Souvent surjoué, ce film de capes, d'épées et d'aventures reste beau dans ses décors et ses personnages. Les mousquetaires, Planchet, Richelieu sont très bien joués. Le langage et les dialogues m'ont plu. Bien que je n'ai pas beaucoup apprécié Sophie Marceau. Les paysages sont sublimes et la reconstitution de l'époque sonne juste, tout comme les nombreux combats d'épées.
Tavernier signe un film de cape et d'épée réjouissant qui ne se prend pas au sérieux et qui est bourré d'humour. Les dialogues sont très bons d'autant plus que ce sont d'excellents acteurs qui les déclament (Philippe Noiret, décidément parfait mais aussi Sami Frey, ClaudebRich, Sophie Marceau...).
Film de cape et d’épée repris en urgence par Bertrand Tavernier qui n’était que producteur, La Fille de d’Artagnan devait être réalisé par Riccardo Freda, prolifique cinéaste de genre du cinéma italien des années 40 à 60 (dont Le Fils de d’Artagnan) à qui Tavernier voulait rendre hommage et qui vivait désormais dans des conditions précaires. Freda ayant accumulé les bévues et étant très en froid avec Sophie Marceau, Tavernier récupéra une œuvre dont le tournage avait débuté depuis quelques jours. Cela explique peut-être que, contrairement à la majorité de la filmographie de Tavernier, le long métrage est un pur film de ce genre comme on en faisait dans le cinéma français et italien par le passé. Il ne faut donc pas chercher une vision sociétale ou un film historiquement juste (il reprend la chronologie des romans d’Alexandre Dumas et non pas celle de la réalité historique où d’Artagnan est plus jeune). Chercher la crédibilité n’est pas le but de cette œuvre. Nous sommes ici pour y prendre du plaisir comme dans le cinéma populaire de cette époque : les répliques sont souvent amusantes, les combats sont très bien mis en scène (les acteurs semblent les avoir eux-mêmes effectués) et on prend beaucoup de plaisir devant le casting impressionnant (Sophie Marceau, Philippe Noiret, Claude Rich, Sami Frey, Jean-Luc Bideau, Charlotte Kady ou encore Nils Tavernier). La Fille de d’Artagnan reste donc un vrai plaisir de cinéma nous replongeant à une époque où le film de cape et d’épée était roi en Europe.
C'est frais, savoureux et décalé - les acteurs sont cabotins et comme ce sont les grands du cinéma français, on se régale ! d'ailleurs pourquoi le génial Samy Frey ne tourne pas davantage ? et comme le chante J Clerc : Faut des ballons, des cerceaux Et les seins de Sophie Marceau.
Le genre de film que l'on regarde jusqu'au bout... en se disant qu'il va bien finir par ce passer quelque chose !? Quelle déception ! Philippe Noiret s'y ennuie visiblement, Sophie Marceau pas crédible un seul instant, elle joue le rôle de façon anachronique, je trouve, elle à joué dans ce film de la même manière qu'elle aurait joué dans "la boum" cet étrange décalage se ressent tout le long du film, à aucun moment on arrive à se convaincre que le film ce déroule au 18ième siècle, et pour cause, Marceau agit et réagit à la façon d'une femme du 20ième siècle... Voilà pourquoi je pense que sa seule prestation sabote tout le film, et j'aurait pas voulu être à la place du monteur qui a du s'arracher les cheveux pour tirer quelque chose des rushes... C'est à mi-chemin entre un épisode des Musclés et Les 4 Charlots Mousquetaires, en moins drôle et moins intéressant, c'est dire !! Objectivement, c'est mauvais-mauvais-mauvais, totalement raté, c'est un constat, une addition de grands noms du cinéma ne fait pas un grand film. Ne faites pas comme moi, évitez de perdre 1h30 de votre existence en regardant ce maudit navet !
Film de cape et d'épée à la française comme on savait en faire à une époque... Casting impressionnant et Tavernier au commande, on pouvait y croire. Mais la sauce ne prend, Noiret ne semble pas investi et la mise en scène manque cruellement de panache avec une "lenteur" bizarre dans les combats. Les costumes ont l'air d'être repris de films des années 60... De beaux moments tout de même et une Sophie Marceau virevoltante. Un des films de Tavernier où il semble que le cinéaste a omis de mettre sa patte.
Un ratage, hélas, presque total. Que dire d'un film de capes et d'épées durant lequel on s'ennuie ferme, avare en duels ou en chevauchées, lent, long, sans panache ? Le casting est certes impressionnant mais à côté de la plaque: Philippe Noiret, prévu à l'origine pour le rôle de Porthos, supplia Tavernier de lui confier celui de d'Artagnan, promettant de perdre quinze kilos pour le début du tournage (promesse tenue). Mais cela ne suffit pas ! Noiret était un géant du cinéma mais n'était guère taillé pour camper le fringuant gascon, même vieillissant... il n'est aucunement crédible, voire même franchement lourdaud, dans les -rares- scènes de combat. Dans ce registre, le rôle de Mazarin (dans "Le retour des mousquetaires" de Richard Lester) lui convenait beaucoup mieux. Jean-Luc Bideau ne possède pas le charisme mystérieux d'Athos (dont le scénario, de toute façon, s'acharne à faire une caricature grotesque). Seuls parmi les mousquetaires, Sammy Frey - excellent Aramis- et, dans une moindre mesure, car son rôle est un peu sacrifié, Raoul Billerey en Porthos, tirent leur épingle du jeu. Pour les autres: Claude Rich campe un méchant savoureux mais ce magnifique comédien est en roue libre, il éructe, il marmonne, il chuchote, il mange ses mots et, la plupart du temps, il faut s'accrocher pour comprendre ce qu'il dit. Idem pour le comédien jouant Planchet avec une patate dans la bouche. Reste Sophie Marceau: elle est jolie, elle y croit dur comme fer et... elle a fait virer Freda après quelques jours de tournage ( la carrière de génial "bisseux" ne lui semblant sans doute pas digne d'elle), coulant par la même occasion le film qui, d'agréable série B qu'il aurait pu- qu'il aurait voulu- être s'est transformé en exercice de style un peu vain, ne jouant pas le jeu de son sujet, se révélant, au final, bien plus plat et inintéressant que la moindre "mousqueterie" de cinéastes beaucoup moins côtés que Tavernier, beaucoup plus "bassement commerciaux", comme Hunebelle ou Borderie. JC Mornard
Un navet d'une rare idiotie et je suis poli. Un détail, pourquoi faut-il que Sophie dévoile sa (très jolie) poitrine devant le jeune héros alors que celui-ci dort ? On critique le cinéma américain, mais je ne suis pas sûr que le français vaille le quart de son dixième. Signé : un Belge inquiet de l'avenir du cinéma européen.
Des combats à l'épée qui pourraient figurer en place chez Nanarland. C'est creux, mal filmé, aucun rythme, ennuyeux.. Personnellement, ça me chagrine de voir Mr Ph. Noiret se compromettre dans cette caricature de film de cape et d'épée.
Prévu à l’origine pour le metteur en scène Riccardo Freda (“Le Fils de d’Artagnan”), ce film de cape et d’épée sera finalement réalisé par Bertrand Tavernier. Et le résultat final est vraiment satisfaisant. La mise en scène ne manque pas de panache, l’histoire est assez originale et la photographie ne manque pas de charme. La sublime et merveilleuse Sophie Marceau campe avec fougue et beaucoup d’envie le rôle principal et Philippe Noiret est convaincant dans celui d’un d’Artagnan vieillissant. On passe donc un très bon moment devant ce long métrage qui possède en plus une bonne dose d’humour, grandement aidé par des répliques qui font souvent mouche !
Le film le plus mauvais que j'ai vu depuis longtemps. A montrer en école de cinéma! les dialogues sonnent faux, les acteurs n'y croient pas une seconde et nous encore moins. Personne dans la famille de 12 à 50 ans n'a tenu le coup jusqu'au bout!!! Une catastrophe monumentale! Dans ce style mieux vaut voir Fanfan la tulipe avec Bourdon dans le rôle du roi http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=44653.html.