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Un visiteur
4,0
Publiée le 19 juin 2008
Une oeuvre sombre et violente qui laisse sous le choc. Avary est vraiment un grand scénariste et réalisateur. Les acteurs sont en plus époustouflants et les événements laissent sans voix. C'est tout cette atmosphére de sex drogues et violences qui rendent ce film si culte.
Je me demandais quel était le plus mauvais film que j'avais vu récemment ? Ce vieux "Killing Zoé" (que je n'avais jamais eu la chance de visionner) fait parfaitement l'affaire. Réalisé par Roger Avary (ami de Quentin Tarantino), ce film est une compilation de grand n'importe quoi : acteurs soit en roue libre (à qui cabotinera le plus) soit suprêmement mauvais, scénario invraisemblable (aucune situation crédible, comportements aberrants - et il ne peut même pas se targuer d'être surréaliste ou cartoonesque...), dialogues creux et la plupart du temps d'une niaiserie abyssale (la drogue et le désespoirs n'excusent pas tout), violence gratuite que l'on suit dans une indifférence totale (aucun sens de la dramatisation). La bêtise profonde de l'ensemble est étonnante de la part d'un scénariste comme Avary. Pauvre Eric Stoltz qui passe son temps à se demander ce qu'il fout là et nous avec ; pendant tout le film, une seule pensée : "Mais casse toi !! T'es le seul qui a un cerveau dans l'affaire et tu restes avec ces neuneux...???". Bref, une série Z mise en scène et photographiée comme le pire téléfilm de M6 un dimanche après-midi... la violence en plus. Aucun intérêt.
Pote de Q. Tarantino (qui officie içi en tant que producteur éxécutif), R. Avary est devenu un cinéaste culte à partir de ce film de braquage qui se propose de montrer à quoi aurait pu ressembler le fameux braquage au coeur de "Reservoir dogs". Sauf qu'avant cela, on doit quand même se farcir 3/4 d'heure de scènes qui ne servent pas à grand-chose, enfin probablement que si mais je me suis profondément ennuyé durant ces dernières : Zed débarque à Paris, le mec du taxi lui recommande une fille pour la nuit, ils tombent amoureux peu après, le pote de Zed arrive, l'emmène en virée dans Paris après lui avoir montrer le plan de la banque à braquer puis la nuit s'écoule, multipliant les plans de défonce. C'est long en plus, c'est très long. Bref, le braquage dérape et on se rend compte que la fameuse Zoé travaille dans cette banque ! Certains qui critiquent les grosses ficelles des blockbusters hollywoodiens n'ont pas l'air trop choqué de cette énorme ficelle du scénario, qui vire après au grand portnawak. C'est certain, les acteurs se sont éclatés avec des rôles aussi bigger than life mais moi, désolé, je suis resté à quai. Mise en scène très molle aussi, décors cheap au possible (petit budget oblige) et rien de bien neuf dans ce petit polar pas loin d'être ridicule. D'autres critiques sur
Un Américain débarque à Paris pour braquer une banque le 14 Juillet avec un vieil ami. Un thriller déjanté et violent, avec des comédiens totalement shootés, à l'image d'un sublime Jean Hugues Anglade.
« Killing Zoe » est un thriller franco-américain, au ton volontairement décalé et provocateur qui plaira forcément aux fans de Quentin Tarantino... Et pour cause, le réalisateur Roger Avary n'est autre qu'un des scénaristes de « Reservoir dogs » et « Pulp fiction » ! Les influences sont donc fortes, tout comme les ressemblances dans le rythme et le déroulement de l'intrigue. Pourtant, malgré son ton outrancier, la première partie me semble un peu longuette et on peine vraiment à entrer dans l'histoire. Heureusement, ce léger bémol est vite balayé par la qualité des personnages et l'implication des acteurs (trice) qui les font vivre. De plus, l’intérêt du film se voit largement décuplé dès le début de l'attaque de la banque.... qui survient dans un déluge de violence et d'humour noir à la limite du raisonnable. Cette scène (qui peut parfois mettre mal à l'aise) s'impose d'ailleurs comme l'une des plus violente et déjantée jamais tournée au cinéma. Le résultat se révèle donc tout à fait honorable et ne laissera personne indifférent, qu'on apprécie le genre ou non. A ce titre, « Killing Zoe » est depuis longtemps devenu culte, ce qui me semble totalement mérité !
Un scénario aussi irréaliste que stupide, de mauvais acteurs, des dialogues vides de sens et d'intérêt, une réalisation laborieuse,... bref, tous les ingrédients du "bon" navet répondent à l'appel.
Ayant pas mal fait parlé de lui à sa sortie, le film est, 20 ans après, largement surcoté. Son esthétisme, ses partis-pris, son essence... tout cela a terriblement vieillit et démontre que le film sorte de sous Tarantino également producteur, n'était qu'un produit de mode de son époque.
Avary est un grand malade!!! C'est un film violent et amoral!! mais il est plaisant et défoulant!! Et dire que ce type à coécrit Pulp Fiction ca fait peur!!
Un film assez emballant à ses débuts mais le passage nocturne ou les malfaiteurs se shootent et sans intérêt et vient enfin la scène du casse pas mauvaise mais comme l'ensemble du film on a l'impression que Killing Zoe est un film amateur qui veut faire branché. Il y avait du potentiel dans Killing Zoe mais parfois ça frise le ridicule, au niveau de l'interprétation Anglade est assez speed, Eric Stoltz plus sobre comme la jolie Julie Delpy. Une déception car cela faisait un bail que je désirais découvrir Killing Zoe et je me rends enfin compte que ce film est tout à fait dispensable à voir.
Quelle daube! Killing Zoe m'a fait pensé à "Tueurs nés" de Oliver Stone, de la violence purement gratuite et affligeante. Ce film ne sert vraiment à rien.
Jean-Hugues Anglade mérite ici un oscar dans son rôle de méchant. Film assez cru en deux phases, l'avant braquage et le braquage. La première partie présente, en partie, les personnages. Rien de très intéressant et même plutôt ennuyeux, à l'arrache. La seconde est bien meilleure puisqu'il s'agit d'un casse de banque sans fioriture, très bien joué et clairement loin des productions américaines. Un film qui vaut le détour pour sa deuxième partie et ses braqueurs, surtout pour le rôle de Jean Hugues Anglade dans le rôle du leader.
En août 1994, le nom de Roger Avary était surtout connu pour avoir collaboré avec Quentin Tarantino sur Reservoir Dogs et plus amplement sur Pulp Fiction qui venait d’obtenir la Palme d’or. Il n’est donc pas surprenant de voir son premier film en tant que réalisateur, Killing Zoé, être coproduit par Tarantino. Il ne faut cependant pas penser qu’Avary serait une pâle copie de ce dernier. En effet, s’ils œuvrent tous les deux dans le film de genre violent, leurs styles sont assez différents. Killing Zoé est un long-métrage plus brut avec un style plus européen notamment dans la photographie qui est plus crue et délavée que chez Tarantino. Avary offre donc une réalisation plus réalistespoiler: (malgré certains effets de mise en scène comme les déformations d’images pendant la scène de drogue, l’effet stroboscopique lors de la bagarre entre Zed et Éric ou le ralenti sur la mort d’Éric) . De plus, s’il se permet certaines citations cinéphiles comme son compèrespoiler: (les extraits de Nosferatu le vampire de Friedrich Wilhelm Murnau pendant la scène de sexe) , Avary signe un scénario nettement moins référentiel et surtout laissant une place nettement moins grande aux dialogues. Alors que le début pouvait laisser augurer un film assez lent, le cinéaste accélère grandement le rythmespoiler: avec sa séquence du braquage (qui occupe toute la deuxième moitié du métrage) et surtout amène plus de tension et de violence (le film est tout de même interdit aux moins de 16 ans)spoiler: même si celles-ci étaient déjà présentes dès l’arrivée d’Éric . Cette seconde partie est donc la plus prenante mais ne pourra pas pour autant plaire à ceux qui avait été rebuté par l’amoralisme ambient ou la volonté évidente de choquerspoiler: (la présence de drapeaux français ensanglantés en est le symbole parfait) . Ce film plaira ainsi essentiellement aux amateurs de cinéma de genre et de films violents (on pourra trouver le fond un peu vain si on cherche autre chose) malgré la présence aux côtés d’Eric Stoltz de comédiens français qui aurait pu attirer un plus large public comme Julie Delpy et surtout Jean-Hugues Anglade qui est tout bonnement magistral et qui possède un rôle lui permettant de voler la vedette dès qu’il apparait. Servi par la musique entêtante de Tomandandy, Killing Zoé est donc un film de braquage qui devrait plutôt plaire aux amateurs du genre et de films provocants mais ne pas intéresser véritablement le reste du public. Toutefois, on ne pourra pas nier le fait qu’Avary réussit à s’éloigner très largement de l’imposante ombre de Quentin Tarantino, ce qui est déjà un exploit non négligeable.
Film culte des années 90 pour certains, Killing Zoe a tout de même un peu vieilli. La scène dans la boîte, censée incarner une descente aux enfers branchée et underground, prête aujourd’hui un peu à sourire : visuellement trop appuyée, presque caricaturale, elle frôle le "too much" arty. Cela dit, le braquage, cœur du récit, reste nerveux et bien mené, avec une tension efficace et un crescendo bien géré. Jean-Hugues Anglade y est à contre-emploi, halluciné et imprévisible – un vrai plaisir à voir. Killing Zoe n'est pas un chef-d'œuvre, mais reste une bonne petite série B, brute, courte, un peu sale – et finalement attachante malgré ses excès.