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    Le Salaire de la violence
    note moyenne
    3,9
    59 notes dont 10 critiques
    répartition des 10 critiques par note
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    10 critiques spectateurs

    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 20 avril 2020
    Phil Karlson est surtout connu des cinéphiles pour ses quelques réussites dans le film noir dont l'étonnant "Quatrième homme" réalisé en 1952. Mais il a œuvré dans beaucoup d'autres genres dont le western qui lui a permis de porter à son crédit "Le salaire de la violence" sur lequel il remplaça Rudolph Maté initialement prévu à la réalisation. Le scénario est écrit par Frank S. Nugent qui connait très bien l'univers du western pour avoir beaucoup travaillé avec John Ford depuis "Le massacre de Fort Apache" en 1948. Empreint d'un certain manichéisme, le film est principalement une étude de caractères autour d'un clan familial à la tête duquel règne en maitre, Lee Hackett (Van Heflin), un riche propriétaire de ranch vieillissant aux valeurs traditionnelles issues de la conquête de l'Ouest desquelles ne sont pas exclues le racisme et l'apologie de la loi du plus fort. Autour de lui deux fils aux caractères complètement différents (Tab Hunter et James Darren) qui illustrent de manière radicale (un peu trop sans doute) les réactions différentes possibles face à une même éducation. Détail important qu'il faut signaler, spoiler: rien n'est dit sur le statut marital de Lee Hackett dont on peut supposer qu'il est veuf . Prendre le père comme modèle unique avec comme seul horizon de l'égaler ou de le dépasser ou au contraire suivre sa propre voie en épousant les évolutions de son temps. Autour de ses deux tendances vont s'articuler les rebondissements du film qui seront tous éclairés par les réactions successives des deux fils. La tension fatalement monte entre les trois membres de la fratrie avec un père le plus souvent dans le déni magnifiquement interprété par Van Heflin dont il n'est pas assez souvent dit qu'il était un grand acteur. La réserve exprimée plus haut sur un certain manichéisme est progressivement gommée par les scènes introspectives entre les personnages qui apportent la nuance nécessaire. En sus de la très jolie Kathryn Grant grimée en métis, il faut aussi noter la très belle photographie de Charles Lawton Jr. qui s'ajoute à la réalisation sans temps mort de Phil Karlson dont on peut se demander si "Le salaire de la violence" n'est pas son film le plus abouti et l'un des meilleurs westerns des années 1950.
    Santu2b
    Santu2b

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    3,5
    Publiée le 2 mai 2020
    Phil Karlson fait figure aujourd'hui de cinéaste assez méconnu alors qu'il a livré de belles chose en matière de film noir et de western. En témoigne ce "Salaire de la violence" réalisé en 1958, mettant en scène deux frères aux tempéraments opposés, l'un posé et l'autre impétueux. Certes il y a forcément un peu de manichéisme dans le sujet mais ce film magnifiquement photographié regorge néanmoins de nombreuses richesses. Ainsi il aborde la question amérindienne sous un angle nouveau, à savoir celui des relations matrimoniales où un père ne sait plus quel film doit-il renier. Sans avoir l'importance de "L'homme qui tua Liberty Valance", ce père justement symbolise à son tour les temps qui changent ainsi qu'une manière de concevoir la loi. Injustement ravalés au rang de la série B, le film et son cinéaste méritent clairement une réhabilitation.
    this is my movies
    this is my movies

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    4,5
    Publiée le 7 décembre 2015
    Un western psychologique qui se sert admirablement des archétypes du genre mais pour y narré un drame familial et sociétal d'une grande profondeur. A dire vrai, il s'agit sans doute d'un des films les plus forts sur le thème de la libre circulation des armes, un débat qui agite toujours autant les consciences aux USA encore aujourd'hui. V. Heflin signe une prestation remarquable, composant un personnage complexe, un être humain parfois touchant, souvent navrant mais animé des meilleures attentions, ce qui rend ses multiples mauvais choix moins durs à accepter pour le spectateur. On a de l'empathie pour lui tout comme pour celui de T. Hunter. Lui aussi n'est pas un mauvais bougre, juste un petit garçon perdu. Le scénario, sublime, est signé par F. Nugent, la plume à l'oeuvre derrière certains des meilleurs films de J. Ford (tout sauf un hasard), et il se garde bien de porter des jugements définitifs sur les principaux protagonistes. Il se joue surtout des clichés et manie la psychologie et les mots avec beaucoup de dextérité (la façon dont il suggère à travers certaines phrases est une véritable leçon). Quand à P. Karlson, un réal que je ne connaissais pas du tout, il s'en tire avec les honneurs, dirigeant bien tout son monde et se montrant peu avare en effet de mise en scène, signant un découpage maîtrisé et dune grande intelligence. Le film brasse de nombreux thèmes et sait s'y prendre pour faire monter la tension, croquant une multitude de caractères et jouant avec brio sur des schémas codifiés. Un western certes mais qui explore surtout certains travers de son pays et qui s'impose comme un excellent film tout court. A découvrir absolument. D'autres critiques sur
    Roub E.
    Roub E.

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    3,5
    Publiée le 10 mai 2020
    Un western un peu atypique. Dans le salaire de la peur, on a pas d’attaques de diligence, pas de shérif incorruptible à la poursuite de hors la lois, pas d’attaques de train, pas de convois attaqués par les indiens et tous ces clichés que l’on retrouve habituellement dans le western hollywoodien des années 50. Je le qualifierai de western psychologique ou l’on voit l’influence néfaste d’un patriarche à la tête d’un ranch sur ses deux fils. Le premier persuadé d’être dans son bon droit voir d’être le droit tout cour va tout simplement pourrir la vie de ses deux rejetons, un personnage que l’on qualifierai de toxique aujourd’hui. Le film aborde une multitude de sujet pour les seulement une heure trente qu’il dure. Il n’est pas exempt de défauts certes. Ce qui m’a le plus interpellé c’est l’actrice qui est censé joué l’indienne pour laquelle il faut beaucoup d’imagination pour l’accepter. Mais l’ensemble reste assez réussis, les décors sont bien réalisés et bien utilisés, la grande scène avec la traversée de chevaux est très belle. On navigue entre film de procès, drame familiale, action, évocation d’un pays qui se construit sur la spoliation le tout sur un fond de western.
    bobmorane63
    bobmorane63

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    5,0
    Publiée le 9 avril 2013
    Un trés grand Western signé Phil Karlson dont c'est le premier long métrage que je visionne de ce cinéaste méconnu et dont il me tarde de voir le reste de sa filmographie !! J'ai regardé ce film par curiosité pour l'un des acteurs principaux qui se nomme Van Heflin dont j'ai apprécié le peu de longs métrages que j'ai vu qui choisit bien ses roles et dans ce qu'il a tourné. "Le salaire de la violence" est un Western dramatique familiale, deux frères de retour dans le ranch de leur père à la personnalité opposés, l'un innocent amoureux d'une Indienne mais l'autre qui doit avoir le diable dans la peau tuant par supposé accident le frère de l'Indienne cité dans un ravin se souciant plus du cheval de famille que de la personne. La suite va se compliquer pour la famille, tribunal, meurtres de sang froid, racisme et autres points négatives pour le mauvais fils. Une trés bonne surprise que ce film qui commençait de façon classique et plus ça avance, plus ça devient glaciale à proprement parlé. Une parfaite mise en scène dans des décors somptueux pour un Western. Je classerais "Le salaire de la violence" parmi les sommets du genre. Van Heflin, Tab Hunter et les autres comédiens et actrices sont excellents. Grandiose.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,0
    Publiée le 9 octobre 2013
    Quand un fermier brutal est amenè à affronter ses fils, cela donne un beau western de Phil Karlson (prince de la sèrie B des annèes 50 malheureusement quelque peu oubliè de nos jours) intitulè "Gunman's Walk". Un film marquè par une violence tendue qui rapproche Karlson d'Anthony Mann ou de Richard Fleischer à leurs dèbuts! Derrière ce western vif en forme de sèrie B se cache avant tout une oeuvre dèlicate qui èvoque avec justesse la tragèdie familiale et le racisme! Excellente interprètation de Van Hèflin qui tient d'une main de fer son ranch et de Tab Hunter dans un contre-emploi inattendu qui joue l'un de ses fils qui ne jure que par la violence! Un père qui tente de faire de ses deux fils des citoyens respectables...mais la tâche s'annonce bien difficile dans un Ouest marquè par la haine! Avec "Gunman's Walk", Karlson se retrouve pleinement dans son art, traitant ici un sujet qui lui va comme un gant: l'affrontement psychologique! De plus le Scope est de belle qualitè...
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    5,0
    Publiée le 17 novembre 2013
    Phil Karlson ne mérite pas sa place obscure dans l'histoire du cinéma, c'est un remarquable metteur en scène talentueux et même original, capable de s'attaquer à des genres bien différents. Il a parfaitement réussi ce western hyper classique au sujet rabâché sur le temps qui passe, raciste en diable mais qui se laisse regarder avec beaucoup de plaisir. La façon dont l'histoire nous est racontée nous tient toujours en haleine même si les événements sont prévisibles, l'ambiance du western est là et bien là. Le méchant l'est dans ses gènes et dans son éducation, il est le moteur du scénario et ne nous décevra pas. Tous les acteurs sont bon avec un Van Heflin absolument parfait dans un rôle de composition très difficile, il lui faut adopter des comportements souvent opposés. L'émotion ressentie lors de son chagrin final est forte ,elle m'a rappelé celle qui termine ''la colline des potences'' bien qu'elle représente une fin tragique et non un renouveau. Les extérieurs du début agrémentés par tous les chevaux sauvages nous transportent loin de nos bases et la course le long de la falaise est une belle trouvaille cinématographique. Un western vraiment méconnu et à ne pas manquer pour les amateurs.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 12 décembre 2013
    Phil Karlson est un réalisateur plutôt méconnu en France mais sa filmographie est riche et variée. Parmi les rares westerns qu’il a dirigés, Le salaire de la violence tient une place particulière dans le genre. Sur un fond de drame familial et social, Phil Karlson met en scène un propriétaire de ranch, Lee Hackett interprété par Van Heflin et ses deux fils que tout oppose. Ed (Tab Hunter) est un homme brutal, arrogant, provocateur et insolent avec son père et le shérif. Davy (James Darren), son frère, est plutôt pacifiste, sincère et convivial. Lors d’une course poursuite à cheval, pour la capture d’une belle jument blanche, Ed bouscule un métis qui se tue lors de sa chute. A partir de cet instant, la tragédie va commencer. Le père aussi entêté que le fils ne va pas arranger la situation. Sur un scénario bien ficelé et parfaitement maîtrisé, Karlson met l’accent sur le laxisme d’un père qui a négligé l’éducation de son fils et qui prend sans cesse son parti, ce qui aboutira à de nouveaux drames. Van Heflin et Tab Hunter se surpassent dans cet excellent film violent mais réaliste dans l’analyse des rapports humains. Véritable découverte, ce petit chef-d’œuvre mérite qu’on s’y attarde.
    clint54
    clint54

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    3,5
    Publiée le 27 avril 2016
    Le titre n'est que partiellement évocateur de la trame ici énoncée. Il faut préférer le titre original qui sonne plus juste. Filmé en 1958, en plein essor du genre ,il en ressort une bien étrange lucidité contemporaine. Le Western psychologique mâtiné de drame familial.Pourtant,tous les archétypes classiques existent,les fondamentaux sont bouleversés. Les indiens sont toujours le peuple méprisable et vaincu. La parole du revolver toujours plus percutante que les mots.Le poids de l'autorité parentale remise en question et tout simplement bafouée. Un film trop méconnu qui mérite un public. Le dénouement final bien que presque attendu sert très admirablement le dernier plan séquence du père inconsolable qui demande assistance.Peut être jugerons nous désuet certains discours, mais le désaccord ne vaut pas toujours approbation. Les acteurs sont excellents et participent grandement à l'authenticité de ce récit fort bien filmé.
    Mugsy H
    Mugsy H

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 10 critiques

    5,0
    Publiée le 22 août 2019
    "Gunman's Walk" n'est pas seulement exceptionnel au niveau des divertissements, il présente également ce qui pourrait être un cliché dans un commentaire superbement réalisé et écrit sur de nombreuses questions. L'histoire est une action d'abord occidentale. Van Heflin, sans aucun doute l'un des plus grands acteurs occidentaux, joue le rôle d'un héros occidental raboteux des temps des pionniers, qui a participé à de nombreuses guerres contre les Indiens d'Amérique.  Contrairement aux récits plus somptueux de nombreux Occidentaux, il ne pardonne pas son ennemi et son personnage est toujours à peu près le même homme lorsqu'il entre dans une nouvelle ère. Le personnage de Heflin est maintenant un grand homme sur son territoire, respecté et redouté de tous. Heflin donne à ce personnage une incroyable sympathie qui, rétrospectivement, le rend encore plus effrayant. Il est facile de comparer cet homme avec Anthony Quinn dans "Last Train to Gun Hill", une autre performance impressionnante par un autre grand acteur.  Sauf que cet homme est beaucoup plus amical et moins menaçant, mais il commande le respect de ses capacités avec des armes à feu, des poings et du courage. Heflin a maintenant un grand ranch et deux fils. L'ancien, Tab Hunter, veut être le grand héros de son père, mais vit à une époque où les Amérindiens ne sont pas en guerre avec eux. En fait, Ed Platt joue un agent des Indiens qui tente de protéger la population autochtone des débordements de Hunter, en vain. Le fils cadet, James Darren, est parfaitement choisi comme la colombe de la famille, qui a horreur de la violence. Pour aggraver les choses, il est attiré par une belle fille amérindienne, ce qui le positionne comme l'une des victimes de la souffrance au milieu. Heflin suit le rythme, mais pas par les moyens conventionnels. il se raccroche à sa valeur en rappelant ses exploits du passé. Hunter entend constamment les exploits avec d'autres hommes plus âgés dans le salon, parlant comme s'ils se trouvaient dans le salon de coiffure du Floyd Mayberry.  Exploits contre les Indiens d'Amérique qui ne sont plus autorisés, mais Hunter veut que de telles histoires se racontent un jour sur lui. Le personnage de Heflin n'a pas bougé avec le temps. Il se moque d'eux. Il élève ses fils pour devenir des combattants et le résultat final est que le fils aîné dépasse de loin toute ligne civilisée. Le point culminant n'est pas exactement caché. Nous savons que Heflin doit se confronter, et il le fait en confrontant ses fils. Il l'admire et l'autre, il le renie au milieu du film. À la fin, il réalise son erreur. Mais tout au long du film, les personnages nous rappellent que Hunter n’est pas celui qui a tout provoqué.  C'est en fait Heflin. Pourtant, la performance de Heflin est si grande qu'au lieu de le voir pour le méchant qu'il est, nous le plaignons et ne le blâmons pas. Un peu comme le malin Fred March dans "Hombre", l’un des hommes les plus pervers des westerns, qui est pourtant capable de passer au travers des serpents. L'attitude et le caractère de Heflin sont dans le fils aîné, et il était responsable. En fin de compte, Heflin l'admet et nous lui pardonnons tout d'abord lorsque nous le voyons s'effondrer. Cependant, ce film nécessite beaucoup de réflexion. Cela donne une image très effrayante de la vérité sur les préjugés et sur le mal qu’il est permis de transmettre à travers les cultures et les générations, et sur la façon dont cela est fait.  C'est un film que nous devrions visionner et dont nous devons apprendre, et cela se fait de manière très sournoise. Un film à voir absolument. Cependant, ce film nécessite beaucoup de réflexion. 
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