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Le-Droogie
21 abonnés
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4,5
Publiée le 25 juillet 2011
Araki nous pond une nouvelle fois un film complètement barré et radicalement nihiliste, qui vient clore sa trilogie de l’adolescence dans un grand feu d’artifice de poésie laide et indécente. Et le bibi que je suis adore ça… Déjà, stylistiquement, les couleurs criardes qui forment le style d’Araki sont désormais bougrement chiadée… Plus encore, certains plans sont devenus parfaitement cultes, notamment celui où Montgomery se tient debout à côté du fameux panneau « God Help Me ». Il a d’ailleurs été repris sur plusieurs dizaines de couvertures de livres. Bref, vous savez que déjà, visuellement, vous avez à faire à du très lourd. Ensuite, au niveau du contenu, le film est une nouvelle fois un gros merde à tout fondement moral, et une représentation crue de la jeunesse populaire américaine complètement larguée. La réa’ assure un max’, la photo, le scénar’ mêlant scène de viol, assassinats, infiltration d’un extra-terrestre en forme de lézard, j’en passe et des meilleurs. Un Nowhere qui pourrait être synonyme de Nothing, à voir absolument, vous n’avez aucune excuse si vous ne l’avez pas vu. Un essentiel de la filmographie d’Araki, et du cinéma indépendant américain, d’une manière générale. Allez, une petite réplique tout droit tirée du film, en total bonus pour vous, parce que j’suis sympa : « Qu’est-ce que tu dirais de t’asseoir sur ma tête et de lâcher un gros pet juteux ? ».
Nowhere est beaucoup moins convaincant que Doom Generation. Moins cohérent, moins bien construit, un peu plus superficiel. Néanmoins, cela reste un film personnel et intéressant, avec une palanquée d'acteurs. Et contrairement à ce que certains disent, ce n'est pas parce qu'un film traite de choses négatives, qu'il est nihiliste... bien au contraire.
Araki ne change pas de sujet, on retrouve comme toujours nos jeunes ados nymphos, toujours à poil, toujours vulgaires, toujours bourrés, toujours drogués, toujours hallucinés, toujours bourrées, toujours trop colorés... un film sur mon quotidien n'à vraiment aucun intérêt.
Moins bon qu'un kaboom ou the doom generation , nowhere n'en reste pas moins esthétiquement très original , propre à araki ! Toujours tournée vers une adolescence singulière et tourmentée , cette oeuvre est inondée de couleurs exacerbées et d'une mise en scène ingénieuse . Ce qui manque peut etre à ce film par rapport aux autres réalisations d'araki , est la présence de personnages qui sortent du lot . Malgré cela, le film reste plaisant et ouvert d'esprit .
Un film complétement fou et imcompréhensible, mais vraiment fun, et avec une certaine reflexion sur la vie des jeunes en général ! J'ai beaucoup aimé !
Araki n'est pas parti trop loin, il est parti nulle part. Comme son film... qui ne mène... Nulle part. Je ne connaissais pas Araki avant d'avoir vu "Kaboom". Intrigué par l'originalité et la beauté de ce film, j'ai décidé d'en savoir plus sur ce Gregg Araki, et j'ai donc commencé par ce film, à première vue intéressant... C'est un ratage total. Les quelques défauts présents dans le scénario de "Kaboom" sont ici multipliés par mille. Le scénario est inexistant, du début à la fin, l'absence de sens est mille fois plus frustrante dans la mesure où c'est vulgaire, parfois très laid et ça ne mène à rien. Du nihilisme le plus parfait, ce film n'est même pas un trip, c'est un ramassis de clichés, de dialogues et de personnages tous plus inintéressants les uns comme les autres. Je me suis vraiment ennuyé, au bout d'une demi heure, le film devenait une souffrance, heureusement seulement qu'il ne dure pas plus d'1h20... L'absurde, le film "trip", ce n'est pas du tout à la portée de tous les réalisateurs. Un film frustrant, minable et sans intérêt, par ailleurs interprété par certains mauvais comédiens, contrairement aux personnages hallucinants de "Kaboom". Araki est donc en mon sens un réalisateur très inégal...
Considéré comme l’apogée de sa « Trilogie de l’Apocalypse Adolescente », Nowhere frappe avant tout par son esthétique. Los Angeles devient ce “nulle part” où Gregg Araki pousse son style à son paroxysme, livrant une comédie noire hallucinée et délirante.
Oeuvre satirique, Nowhere semble emballé n'importe comment, mais seuls des esprits éclairés sauront voir la cruelle et cynique satire mais vraie de ce pportrait dressée d'une jeunesse en plein déclin, & qui se prête encore aux générations actuelles. Bijou inclassable, Nowhere est une merveille à voir, l'esprit ouvert.
Nowhere c'est top, je suis amoureux du film. Jamais un film n'a aussi bien retranscrit l'ambiance pré-apocalyptique de la génération X.
J'ai l'habitude de dire que Nowhere c'est LE film Shoegaze (ce genre de musique avec les instrument bordélique et aux chants très doux, timides, mélancholiques) pas seuleument a cause de la BO qui fait l'apologie du genre mais parce que c'est vulgaire, grossier, bordélique et que le film est très touchant quand on s'y attend le moins.
Trash, bien chargé en hémoglobine, sexe et drogue… un film qui dépeint un monde post adolescent dépravé mais qui se laisse regarder ! C est une œuvre originale qui tient la route sans être exceptionnelle
Esthétiquement, c'est parfais. Au niveau de la mise en scène, là aussi, c'est un sans faute. Mais trop déjanté à mon goût, on est bien loin de la finesse de "Mysterious skin". Les acteurs y sont tout de même très bons. Mais le scénario manque de construction, on se perd un peu dans l'histoire...
The Doom generation m'a laissé perplexe, je n'ai pas vraiment accroché, mais avec Nowhere Araki m'a conquise pour de bon. C'est un film qui a son univers particulier, un peu du Bret Easton Ellis sur grand écran. J'ai vraiment beaucoup aimé, les différentes histoires, la critique de la société américaine, les acteurs et la BO. Film à voir, ça change vraiment des teens movies bidons.
Nowhere contient à lui seul tout l'univers de Gregg Araki. Son acteur fétiche (James Duval, vu dans Doom Generation) y incarne un post-ado romantique, paumé au milieu d'une sitcom déjantée, en plein Los Angeles. Bisexualité, violence, sadomasochisme, drogue, extra-terrestres... Le tout rythmé par les magnifiques musiques de Slowdive (le titre qui ouvre le film est un chef d'oeuvre de pop "ambient"), Radiohead, Catherine Wheel, Marylin Manson, etc.
Nowhere est le film le plus caractéristique de Gregg Araki, ce que "lost highway" est à Lynch. Si vous n'avez pas aimé Doom Generation, vous allez détester !