Nowhere
Note moyenne
3,3
765 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

79 critiques spectateurs

5
18 critiques
4
15 critiques
3
15 critiques
2
12 critiques
1
9 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film méconnu sur les éternelles turpitudes des adolescents chics de Californie, seulement celui-ci mérite toute notre attention grâce à l'approche particulière d'un réalisateur doté d'une personalité hors-norme, cela se voit à l'écran.

Globalement, c'est vrai qu'il n'y a pas vraiment de scénario, le film tourne autour de thèmes, pèle-mèle : sexe, amour, homosexualité, isolation, suicide, invasion d'aliens et fin du monde, c'est plutôt fort de réunir tout ça dans un film d'à peine 1h20.

On suit ici l'existence vidée de sens de plusieurs adolescents aux lignes de dialogues devenant de plus en plus "énigmatique" au long du film. On ne nous épargne pas les scènes chocs, car ici on a affaire à un teen movie trash : sado-masochisme, suicide, consommation de drogue, baston etc... La réalisation est baroque, djeunisante mais réussie (même si elle en fera gerber certains) avec des images aux contrastes poussé (orange-bleu youhou), gros plans à foison, montage épileptique, scènes sous acide, des décors art moderne et des costumes punks qui font le côté weird du film.

Evidemment, certains décrieront le manque de ligne directrice, mais dire que le film n'a pas de sujet serait une grave erreur, rien que le titre Nowhere (nulle part) nous montre qu'on parle bien ici des errements extatiques de la génération actuelle. Les plans sont truffés de messages, par exemple un plan furtif sur un livre de Nietzsche, philosophe anti-nihiliste notoire. Tous les thèmes de la jeunesse y sont brassés et un soupçon de bargitude réhausse le tout.

La couverture de la version poche des Lois de l'attraction de Bret Easton Ellis reprend une image du film, un choix judicieux, car ce film se rapproche plus de l'esprit du bouquin que le film qui en a été tiré.

Un film à l'esthétique peu commune, un peu fou et qui parle bien de nous, les jeunes, alors c'est à voir.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 janvier 2013
Nowhere contient à lui seul tout l'univers de Gregg Araki.
Son acteur fétiche (James Duval, vu dans Doom Generation) y incarne un post-ado romantique, paumé au milieu d'une sitcom déjantée, en plein Los Angeles. Bisexualité, violence, sadomasochisme, drogue, extra-terrestres...
Le tout rythmé par les magnifiques musiques de Slowdive (le titre qui ouvre le film est un chef d'oeuvre de pop "ambient"), Radiohead, Catherine Wheel, Marylin Manson, etc.

Nowhere est le film le plus caractéristique de Gregg Araki, ce que "lost highway" est à Lynch. Si vous n'avez pas aimé Doom Generation, vous allez détester !
thethythy
thethythy

30 abonnés 434 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
La caméra ne cadre pas toujours et le manque de moyen se voit clairement par les nombreux plans fixes. Mise à part ces questions techniques, Gregg Araki nous raconte des histoires d'adolescents amusantes et rafraîchissantes. La multitude de personnages, généralement bien interprétés par les jeunes acteurs, et de situations fait quand un même un peu fourre-tout et tape à l'oeil mais c'est la façon du réalisateur de relever la sauce. Doit persévérer.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
L’atmosphère est onirique, les décors sont extravagants et surréalistes, tous plaqués de couleurs criardes. "Life is Sweet" chantonnent les Chemical Brothers en arrière-plan. Un mec se fait arracher les piercings aux tétons par deux gamines sado-masochistes en manque d'ecstasy. Le récit est déconstruit, perdu à lui-même, saturé et vide à la fois. Les gens ont tous des surnoms, les faux-dialogues sont poussés à l’extrême. Qui existe, qui n’existe pas, on ne sait pas trop. On s’en fout. Du moment que quelqu’un ramène de la défonce à la partie de cache-cache du vendredi soir. On voit un extraterrestre qui désintègre Rose Mcgowan et Shannen Doherty, alors qu’elles se demandaient qui pourrait bien les accompagner à la fête de Jujyfruit. L’image est léchée, les prises de vues sont oniriques. On est où ? Los Angeles ? Mais "Los Angeles c'est genre… nulle part, tous ceux qui vivent là sont paumés", nous explique Dark Smith en se masturbant sous la douche, dès l’ouverture du film, alors que sa mère lui hurle dessus pour utiliser la salle de bain. Sentiment de désastre. Dérive, péripéties, sexe et alcool, en plein dans la Génération X. Du Bret Easton Ellis imagé et sous acide, un montage Nouvelle Vague à la Godard. "Nowhere", c’est une claque. Une prise de conscience sociale "sur un monde qui déraille", un exercice de style enragé. Où se trouve la fête de Jujyfruit se demande un black de 15 ans ?
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse