Une immersion dans la banale journée d’un ado de 18ans en quête de l’amour pur…
Dernier opus de la trilogie "Teenage Apocalypse", après le docu-fiction Totally F***ed Up (1994) et le teen movie cauchemardesque The Doom Generation (1995). Les films de Gregg Araki (Mysterious Skin - 2004) se suivent et… se ressemblent. Un univers propre à lui, où queers, homos & hétéros ne forment plus qu’un dans un univers régit par le sexe et la drogue. Comme à son habitude, le réalisateur nous renvoie dans un Los Angeles fantasmé, psychédélique et cauchemardesque.
Un troisième opus qui s’avère (à mes yeux) être le moins réussi, encore plus borderline que les précédents, avec une intrigue qui s’avère sans queue ni tête si ce n’est d’avoir un trop grand nombre de protagonistes au point de ne plus s’y retrouver. Une profusion d’acteurs (tant eu premier qu’au second plan) où l’on retrouve (entre autres) Chiara Mastroianni, Christina Applegate, Ryan Phillippe, Heather Graham, Scott Caan, Mena Suvari, ainsi que Shannen Doherty, Rose McGowan, Denise Richards ainsi que l'ex-pornstar Traci Lords.
Une intrigue toujours aussi déjantée et surréaliste (à l’image de la trilogie), où pêle-mêle, on y croise un prédicateur, un reptilien, des ados sous ecsta qui jouent à cache-cache, un acteur de Baywatch, des dragqueen, un gang féminin badass ou encore un enlèvement extraterrestre, tout ça, condensé en 80 minutes !
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Gregg Araki ne laisse pas indifférent et vient tourner en dérision des représentations adolescentes typiquement américaines et dézingue par la même occasion des séries tv typiques des 90’s telles que Baywatch & Beverly Hills 90210. Psychédélique et nihiliste, le film traite aussi bien de viol que de suicide, Gregg Araki brasse trop d’idées à la fois, avec trop de personnages, pour au final, finir par nous perdre en cours de route, dommage.
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