atrice Leconte qui aligne d’excellents films dans des registres bien différents ( de « Tandem » à « Monsieur Hire » via le grandissime « Ridicule » ) réussit à nouveau un tour de passe-passe merveilleux avec ce film d’amour qui dépasse l’amour, tant il est sensuel, imprévisible, presque immobile. Le cinéaste filme tout simplement un phantasme de gamin devenu réalité : épouser une coiffeuse, comme celle qu’il a connu dans son enfance, plantureuse et à la saveur exotique. Antoine ne fait rien d’autre de ses journées que d’admirer la belle Mathilde tout aussi admirative de son époux qui anime son salon de danses orientales , réminiscence d’une enfance heureuse. Les sentiments parfument la pièce, leurs regards conjuguent un bonheur qui parait indéfectible. Anna Galiena est la représentation parfaite de ce temps suspendu , immobile, insouciant. Encore peu connue à l’époque en France, l’actrice italienne subjugue par tant de sagesse et de malice confondues. Qu’Antoine ait été séduit par la femme, la comédienne, le rôle, n’est pas surprenant. Que Jean Rochefort incarne à merveille le personnage, non plus ! AVIS BONUS Les commentaires du réalisateur d'hier et d'aujourd'hui, ceux d'Anna Galiena , avec les extraits idoines ,et le boléro de Ravel revu par Jacques Villeret, que du bonheur ! Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Le Mari de la Coiffeuse est un film de Patrice Leconte sorti en 1990. Ce long métrage est absolument bouleversant. D'une simplicité rare dans son histoire (un homme décide enfant qu'il se mariera avec une coiffeuse, réalise son rêve et vit une histoire d'amour avec elle), cette histoire épurée est portée par un Jean Rochefort extraordinaire, alternant entre sobriété désarmante et touchante avec des scènes de folie douce (spoiler: notamment les scènes de danse mythiques ) réjouissantes. Il forme un couple hors du temps avec Anna Galiena, sensuelle et sublime qui offre une performance tout en nuance. Le couple fonctionne magnifiquement, la voix off de Rochefort est hypnotique et ancre bien le spectateur dans un rêve, sentiment renforcé par une bande originale qui n'en fait pas trop. spoiler: Les derniers mots prononcés par Rochefort après le suicide de Mathilde sont bouleversants . C'est presque frustrant que le film ne dure pas plus longtemps (seulement 1h18). Le Mari de la Coiffeuse est une histoire simple mais d'une beauté folle. Un classique du cinéma français avec un Jean Rochefort dans un de ses meilleurs rôles.
Grand film, grand Jean Rochefort, un film bouleversant qui marque une évolution dans la filmographie de Patrice Leconte et qui laisse un goût de mélancolie, de tristesse et de joie mêlées. Beau film, au sens noble du terme.
"la vie est simple, il suffit de désirer très fort quelque chose pour l'obtenir" ... mouai mouai mouai. Prétentieux tout de même. En tout cas dans ce film on est d'accord, Rochefort n'a pas eu à désirer longtemps la jolie et jeune coiffeuse pour pouvoir la tripoter dans tous les sens. Remarquez il a raison c'est excitant de retirer la culotte d'une coiffeuse en train de faire un shampoing à un client. Excitant mais moi ça ne me fait pas rêver... et en plus c'est triste... Non si vous voulez rêver, regardez "la fille sur le pont", magnifique pour sa part.
Un gros plan de Jean Rochefort, de face, pour commencer ; un plan presque inquiétant.. Et un authentique auteur, Patrice Leconte, pour un film atypique: poétique, fantaisiste, kitsch.. Un film fait sur mesure pour son interprète, Jean Rochefort, qui incarne un personnage en apesanteur, lunaire ; le plus excentrique de nos acteurs, avec sa voix inimitable en voix off.. Et des seconds rôles prodigieux, tels Roland Bertin et Maurice Chevit.. Des ruptures de ton avec des répliques qui font penser au cinéma de Bertrand Blier.. Pourtant, d'où vient cette impression de lassitude et de tourner en rond, dans un film au format pourtant court ?
Mise en image des rêveries érotiques d'un (pré)adolescent, ce film ne tient (évidemment) pas debout: La réalité ne colle pas toujours aux fantasmes juvéniles. En outre "j'aurai aimé être prévenu" - comment cela ? On démarre sur film onirico-poétique 'tous publics', on se retrouve soudainement dans un film érotique: Désagréable. J'ai regardé ce film sur DVD, je ne comprends pas qu'il soit estampillé 'tous publics'. Il devrait être accompagné d'une interdiction aux moins de douze ans. Au final: Quel pensum!
Il y a trente ans, je n'avais pas aimé ce film. Je viens de le revoir et j'ai été envouté par cette merveilleuse histoire d'amour, portée par un Jean Rochefort d'une fantaisie jubilatoire et totalement hypnotisé par la délicate Anna Galiéna. Quel beau film, je suis content d'avoir eu la curiosité de me replonger dedans
Je ne connaissais pas ce film avec Jean Rochefort. Les une heure et vingt minutes du film sont relativement interminables. Le film traite du désir, d''amour, avec pour particularité de n'avoir absolument aucune intrigue. Certaines scènes sont pourtant formidablement étonnantes, et sont bien drôles, mais n'arrivent malheureusement pas à relever la platitude du scénario autant que des dialogues, et de l'ennui de ce film où l'on baille plus que l'on ne rit.
J'ai beaucoup apprécié ce film,pas facile à mettre en image un rêve( surtout celui-ci que beaucoup d'hommes ont dû faire...),dommage que Mathilde face ce choix surprenant. J'ai acheté le DVD du film,je l'ai vu et revu plusieurs fois avant de comprendre pourquoi le choix de Mathilde.Partir avec le summum du bonheur !