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Renaud de Montbas
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4,0
Publiée le 29 juin 2021
J'avoue que je n'en attendais pas tant de la part de Richard Fleischer plus connu pour ses innombrables séries B ("les vikings", "Amityville 3D" en passant par "Conan le destructeur" et "Kalidor la légende du talisman") que pour son génie cinématographique. "Terreur aveugle" fait mentir cette réputation. Mené par une Mia Farrow impeccable en aveugle traquée, ce polar distille le suspens psychologique dans le moindre détail d'image et chaque prise de vue (ha la gouttière rejetant l'eau de la douche...). Une petite pépite à voir absolument. 4 / 5
Terreur Aveugle est un thriller vraiment excellent. Réaliser au début des années 70 par Richard Fleischer, ce long métrage s'avère vraiment inquiétant. Il s'agit d'un film fondé sur la cecité de l'héroine admirablement interprétée par la super Mia Farrow, qui trouve ici un rôle vraiment à la hauteur de son immense talent. Il est vrai que le scénario de Brian Clemens n'a rien de rééllement fabuleux, mais la mise en scène du réalisateur de 20000 Lieues sous les Mers est rééllement captivante et ingénieuse du début à la fin, et il filme d'une bien belle façon son héroine et le tueur au bottes de cowboy. Le tout est accompagnée par la superbe et inquiétante partition musicale de Elmer Bernstein, qui rend le film vraiment attrayant. Voici donc un thriller dramatique que les amateurs de frissons se doivent de découvrir, il s'agit en tout les cas pour moi d'une réelle surprise.
Ce film prouve qu’on peut créer un thriller redoutable avec une économie de moyens, que les plans coup de poing et les effets spéciaux ne font pas tout… Un long travelling avant au ras du sol dans une demeure vide, un tueur dont on ne voit que les bottes, l’absence de musique tonitruante… Les « survival » d’aujourd’hui, souvent médiocres, ont ici un ancêtre très respectable ! Un petit bijou vintage qu’il serait dommage de remiser aux oubliettes.
Une jeune femme aveugle harcelée et menacée par un dangereux psychopathe. Le sujet n'est pas original, il y avait déjà eu, je crois, un film sur le sujet, avec Audrey Hepburn, "Seule dans la nuit", mais ce film de Richard Fleischer avec Mia Farrow (à l'époque auréolée du succès de "Rosemary's Baby") est efficace, à défaut d'être un chef d'oeuvre. Quelques scènes très réussies, et la durée du film, rikiki, empêche les longueurs. Bref, on ne s'ennuie pas. A voir. Sans jeu de mots.
Décidément, Richard Fleischer signe encore un film qui impressionne: film à suspense et film avec des horreurs. Une jeune femme aveugle a sa famille décimée par un tueur lors de son absence (une sortie à cheval), mais comme elle est aveugle et qu'elle pense qu'ils sont sortis pour la soirée, elle ne s'en rend pas compte de suite. C'est une famille aisée qui dispose d'une grande bâtisse, avec des écuries et beaucoup de terrain, à la campagne. À son retour elle ne se rend compte de rien. Ce n'est que le lendemain que des éléments l'intriguent, mais pas de suite, la mise en scène jouant pendant un certain temps des nerfs du spectateur, car lui il sait. La mise en scène s'évertue en permanence à nous montrer, dans un coin, dans un angle, à l'arrière-plan, en reflet dans un miroir, ce que Mia Farrow ne peut voir. Une porte ouverte, un cadavre dans une baignoire, sur un fauteuil ou sur un lit, un objet inapproprié (une douille de cartouche sur le sol, un bracelet par terre, etc.). D’abord dans la maison où Mia Farrow est seule. Ensuite lors de sa fuite dans la forêt, son enfermement dans une cabane insalubre et puis sa fuite dans la boue puis dans une décharge avec des carcasses de voitures. Avec l'humidité et la boue (nous sommes dans le Berkshire au Royaume-Uni): elle est pieds nus. La mise en scène ne montre pas le tueur, sauf ses bottes. Et la narration nous oriente vers un tueur et nous fait oublier l'intrigue (la recherche du tueur) et ne nous prépare pas à la surprise finale, qui tombe à point et rend le film encore plus intéressant. Nous pourrions dire qu'il s'agit d'un exercice de style par un réalisateur débutant qui voudrait faire le malin à la sortie de son école de cinéma pour montrer qu'il est virtuose de la caméra, des angles et du découpage. Mais pour Richard Fleischer, dont il s'agit du vingt-huitième film, le challenge, le plaisir de mise en scène est évident et il s'est bien amusé pour la penser. En synthèse le film contient une multitude de séquences-chocs ou visuellement mémorables qui permettent au film de garder son impact et de happer le spectateur jusqu'à la fin.
Terreur aveugle est un film qui propose quelques belles séquences de tension, notamment grâce à une mise en scène habile, mais également par ses musiques glaçantes. Le choix de cacher le visage du tueur renforce son caractère dangereux, menaçant ; il n'est identifiable que par ses actes meurtriers, ce qui le rend d'autant plus terrifiant. Malheureusement, les qualités du film semblent s'arrêter au seuil de ces moments d'angoisse. Les quelques relations qu'il cherche à tisser entre ses personnages ne sont guère convaincantes, tout juste utiles au déroulement de l'intrigue (et donc parfaitement médiocres). Le quatrième acte est profondément superficiel. Il aurait pu donner au film une dimension supérieure, mais ne lui accorde que la maigre satisfaction d'un infime regain de tension, pour enfin conclure sur une révélation insignifiante.
Richard Fleischer fait partie de la liste assez longue de ces réalisateurs crées par le système de l'Âge d'or hollywoodien et qui vaut mieux que ça injustement oubliés ou du moins considérablement sous-estimés. Or loin d'avoir été un tâcheron qui se contente de filmer le plus platement possible ce qu'on lui disait de filmer, c'était au contraire un très bon et très solide artisan à l'aise dans beaucoup de genres, et qui a même su parfois mettre une patte bien personnelle à ses réalisations en particulier dans le domaine du thriller... Ici c'en est un... Le réalisateur de "L'Étrangleur de la place Rillington" décide de placer sa mise en scène sous le signe de l'intelligence. L'héroïne jouée par Mia Farrow est aveugle et il joue beaucoup sur ça. Les deux premiers tiers où le spectateur devine et ensuite voit les actes du psychopathe alors que la protagoniste ne peut que difficilement deviner et bien évidemment pas du tout voir créent un malaise habilement exploité. Mais la réalisation réussit aussi en quelque sorte à aveugler le spectateur en filmant fréquemment en contrebas mais surtout en ne montrant que le minimum de l'apparence physique de l'assassin et principalement ses bottes ; d'ailleurs on peut trouver dommage qu'à la fin le visage de l'assassin soit révélé de manière frontale alors qu'au final celui-ci n'a aucune importance dans l'histoire, la façon d'amener la résolution étant ici plus intéressante que la résolution elle-même... C'est dommage car c'est la seule erreur de ce thriller autrement redoutablement efficace.
Dans une luxueuse demeure familiale dans la campagne anglaise, tous les membres d’une même famille sont froidement assassinés, sauf Sarah, une jeune femme aveugle. Le mystérieux assassin est bien décidé à éliminer ce témoin gênant…
A la réalisation de ce thriller psychologique, on retrouve Richard Fleischer (Soleil vert - 1973) qui nous entraîne dans un redoutable jeu du chat et de la souris, entre un assassin et une jeune aveugle. D’entrée de jeu, le réalisateur a choisi de ne pas nous dévoiler le visage de l’assassin (il faudra attendre la toute fin pour enfin le voir). Pendant toute la durée du film, le seul élément qui nous permettra de le reconnaître parmi les autres protagonistes du film, ce sont ses bottines étoilées et sa gourmette. Pour le reste, on restera volontairement dans le flou, à l’image de Sarah, devant composer avec sa cécité et la frayeur qui l'envahit.
Terreur aveugle (1971) prend le temps de poser les bases et de nous immiscer au coeur du drame (il faudra attendre pas moins de 45 minutes avant que le meurtrier ne commence son oeuvre). Côté mise en scène, c’est particulièrement soignée. Non seulement on ne voit jamais qui est l’assassin, mais en plus de cela, spoiler: on ne verra jamais le massacre de la famille, uniquement les corps gisants à détour d’un plan, sans que l’héroïne ne s’en aperçoive, c’est particulièrement glaçant et ingénieux.
Quatre ans après Audrey Hepburn dans Seule dans la nuit (1967), Mia Farrow s’avère parfaitement crédible dans ce rôle, elle donne de sa personne et clairement, elle y est bluffante.
Jamais entendu parler de ce film de Richard Fleischer (Soleil vert…). Un bon petit film de terreur. On nous montre ce que l’héroïne ne voit pas, cela fait monter l’angoisse progressivement. Mia Farrow en début de carrière s’en sort très bien. Au final quelques sueurs froides et même si l’ensemble n’est pas inoubliable, il se laisse largement regarder.
Le film met un temps infini à démarrer. Il est évident que c’est la partie de la fuite la plus intéressante. Et elle ne démarre en gros qu’à la moitié du film. La peur est bien là et on peut imaginer ce que c’est qu’une course de panique sans voir……
Fraichement aveugle, Sarah est logée chez sa famille, dans une demeure rurale. Après un rencard avec son petit ami, elle rentre à la maison, et ne réalise pas qu'un tueur psychotique a éliminé toute sa famille. Le cauchemar commence... "See No Evil" contient quelques idées franchement bonnes. Notre héroïne qui fait sa vie au milieu des cadavres sans s'en rendre compte, ceux-ci étant dévoilés peu à peu par des cadrages travaillés. Un tueur dont on ne voit que les bottes, qui évoque d'ailleurs les futurs boogeymen des années 80. Ou la cécité de l'héroïne, qui sera utilisée à plusieurs reprises par le scénario. Le hic, c'est que le film trouve rapidement ses limites. Il faut attendre près de 45 minutes pour que l'histoire démarre vraiment. La première moitié étant une mise en tension d'abord efficace puis plus molle. Les acteurs sont parfois approximatifs, Mia Farrow en tête. Tandis que la photographie a un aspect "naturel" qui la rend un peu fade. Heureusement, c'est Richard Fleischer derrière la caméra, qui offre tout de même quelques beaux moments de suspense. Mais on lui préférera ses autres oeuvres de serial killer ("The Boston Strangler", "10 Rillington Place"). Et question cécité, on préférera "Wait Until Dark", beaucoup plus astucieux.
Un bon thriller mené par cet excellent faiseur qu était Richard Fleisher. On suit une héroïne aveugle (pas très convaincante Mia Farrow pour le coup) en proie à un tueur qui fait beaucoup penser aux futurs slashers des années 80. Le film est suffisamment ramassé pour ne pas que le concept s essouffle et son côté violence dans la campagne anglaise m a fait penser aux « chiens de pailles de Pekinpah ».
Un thriller immersif oppressant mais mettant trop de temps à démarrer, dans lesquel une aveugle se retrouve traquée par un tueur psycho, portée par l’interprétation convaincante de Mia Farrow. 2,75
Le thème de l'aveugle en prise avec un tueur est classique. Mais Richard Fleisher n'a pas joué sur la supériorité que donne à l'aveugle le développement de ses autres sens, dont son ouie, dans l'obscurité. Tout se passe en plein jour. S'il y a quelques bons moments de suspense, le scénario reste assez convenu. Une oeuvre mineure dans laquelle on retrouve tout de même la patte du maître.