Sorcerer
Note moyenne
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145 critiques spectateurs

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MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2015
Dans une audacieuse agonie, William Friedkin rebâtit l'une des œuvres phares de Clouzot, faisant de Sorcerer un film maudit et surtout son exercice le plus intense. Poignante excursion d'âmes déchues dans une jungle infernale de boue et de sang, le cinéaste imprègne dans son si cher grain d'image un aperçu moite de l'enfer sur Terre, la douleur constante de la forme en étrange adéquation avec le mysticisme ambiant, œil abyssal d'une nature surnaturelle, surpuissante, impardonnable. Les protagonistes sont installés tels les figures dominantes d'une fresque tragique, le contraste fou du long prologue d'exposition - entre film de gangster, thriller, cinéma français et documentaire de guerre - s'apparentant à un doigt aiguisé pointant leur indétournable malédiction. Sur la musique étouffante de Tangerine Dream, deux camions massifs et fragiles circulent alors entre film d'aventure et cinéma fantastique, filmés tels des machines démoniaques amenant leurs victimes aux confins de la douleur vers un prodigieux climax esseulé et hallucinogène. Jouant avec l'empathie des personnages dans une tempête de scènes mémorables sur le fil du rasoir, résultante probable d'un tournage invivable, Sorcerer est un funeste voyage au bout de l'enfer, l'humain transpirant par tous ses pores d'un gasoil écarlate au milieu de ce duel implacable entre la nature et l'industrialisation, fascinant purgatoire d'un paradis perdu.
Shinny
Shinny

42 abonnés 248 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2015
Tout est presque parfait, juste un petit manque du côté des personnages, le film ne prend pas assez le temps pour rentrer dans leur psychologie et donc nous met un peu de côté. De plus j'aurais aimé que la place de la femme du restaurant soit davantage investie par le réalisateur.
pierrre s.

564 abonnés 3 441 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2018
Un film en deux parties, la première est une introduction de l'histoire et des personnages, la seconde concerne l'action pure et dure. Le petit ennui c'est que les deux parties sont vraiment distinctes et que l'on aimerait passer plus rapidement de l'une à l'autre. Mis à part ça, le film est très réussi, et la tension de certaines scènes reste exceptionnelle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 mars 2009
Un très grand film de Friedkin, peut-être son meilleur. Un chef-d'oeuvre absolu qui réside dans la caverne des plus grands films du genre, comme "FITZCARRALDO" d'Herzog. Les acteurs sont totalement dévoués au film, c'est un grand bonheur. La séquence finale du calvaire avec le dernier camion est STUPEFIANTE, tout comme le reste du film, en particulier l'épisode du pont... INCROYABLE.
Frédéric M.
Frédéric M.

246 abonnés 2 200 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 décembre 2015
Malgré une première partie assez longue, la deuxième partie est beaucoup plus prenant, en fait dès que leur expédition commence. Le casting est génial, des anti héros auxquels on peut que difficilement s'attacher mais on reste curieux de connaitre leur sort. Je ne peux hélas comparer au film original.
Nico591
Nico591

54 abonnés 800 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2015
Avec ce remake du "Salaire de la Peur", William Friedkin a su garder l'essence même de son modèle, à savoir un suspense particulièrement anxiogène.
Après une première partie où Friedkin prend bien le temps de présenter les personnages et leurs motivations, il nous fait étal de sa mise en scène virtuose lors de la seconde partie qui est un sommet d'aventure et de suspense.
E.nigma
E.nigma

16 abonnés 183 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2015
Très spectaculaire, incroyablement lent à démarrer, environ une heure, c'est dire. Ce remake très réussi voir presque plus réussi que le film d'origine possède le mérite de nous faire découvrir cette aventure d'une manière beaucoup plus grave et puissante. Cependant un manque d'originalité assez flagrant est à déplorer, qui se veut dès plus fidèle est respectueuse de l'oeuvre. Cependant l'authenticité et la qualité des scènes d'action sont vraiment époustouflante. Un film de 1977, impossible à réaliser de cette manière en 2015 au vu des nombreux risques liés à la scène du pont.
Pierre F.
Pierre F.

30 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2014
Une introduction un peu trop longue mais une deuxième partie carrément incroyablement réussie. Des scènes à couper le souffle, une intensité dramatique des plus soutenue, des acteurs excellents, des prouesses techniques. Un film culte.
Olivier Gallais
Olivier Gallais

11 abonnés 44 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 juin 2022
Très grosse déception !!! Et dire que le film est dédié à Clouzot, le pauvre doit se retourner dans sa tombe. Le film ne commence qu'au bout d'une heure, avant l'histoire est très confuse. Après, pas d'empathie pour les personnages et question suspense aucune sensation. J'adore Friedkin mais là il s'est totalement planté
samosan
samosan

9 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2015
Un film angoissant et brutal qui m'a marqué par son ambiance désespoir total j'aimerai revoir ce superbe film
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 348 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juillet 2025
« French Connection » en 1971, « L’exorciste » en 1973, William Friedkin est à l’orée des années 1970 le nouveau chouchou d’Hollywood en même temps que son nouvel enfant terrible. Intransigeant sur ses ambitions artistiques et donc peu enclin aux concessions, le jeune réalisateur un peu à la manière de Josef von Sternberg durant les années 1925 à 1936 dont il partage certains traits de caractère, va connaître une suite de carrière plutôt chaotique qui s’apparente il faut bien le dire à un lent déclin. Mais en 1977 quand il décide de se lancer dans une revisite du « Salaire de la peur » (1953) d’Henri-Georges Clouzot qu’il admire, Friedkin est encore à son zénith pouvant s’autoriser toutes les audaces.
S’il ne l’a jamais explicitement évoqué, il paraît probable que grand cinéphile, il ait été impressionné par « Aguirre la colère de Dieu » de Werner Herzog, fiction historique située au XVIIème siècle et tournée in situ au Pérou avec la jungle amazonienne en toile de fond omniprésente, rappelant que de tout temps l’homme n’a jamais voulu s’accommoder des contraintes de Dame Nature. Se frotter lui aussi à un tel défi loin d’Hollywood est une idée possiblement venue à l’esprit de Friedkin toujours enclin à flirter avec les marges. Le sujet du roman de George Arnaud situé en Amérique Centrale se prêtait bien à l’exercice, Clouzot ayant tourné son film en Camargue et dans la bambouseraie d’Anduze.
Pour étayer ce rapprochement avec le cinéaste allemand, on pourra noter que comme le groupe du mouvement krautrock Popol Vuh avait sublimé les images dantesques filmées par Herzog, Edgar Froese le leader de Tangerine Dream est sollicité par Friedkin après que celui-ci a assisté à un concert du groupe en 1973 à Munich. Le budget étant conséquent et le projet ambitieux, le film réclamait un casting de stars. Steve McQueen qui a lu le scénario est emballé mais venant de se marier avec Ali MacGraw, il exige que sa nouvelle épouse l’accompagne sur le tournage avec un poste d’actrice ou de productrice à la clef. Après quelques tentatives vaines pour convaincre l’acteur ombrageux, Friedkin sans doute présomptueux (il le concèdera plus tard) décide de se passer de McQueen alors une des plus grosses stars mondiales qui vient de triompher dans « La tour infernale ». Il sera remplacé par l’excellent Roy Scheider qui s’est fait remarquer dans « Les dents de la mer ». Marcello Mastroianni qui devait lui aussi rejoindre le tournage se désiste pour des raisons familiales. En cascade Lino Ventura peu enthousiaste à l’idée d’être placé sur l’affiche en-dessous de Scheider se désiste à son tour.
Ce seront donc Roy Scheider, Bruno Cremer, Francisco Rabal et Amidou (prévu dès le départ) qui seront spoiler: les quatre « mercenaires » de l’impossible chargés de convoyer une charge de nitroglycérine à travers la jungle jusqu’à un puit de pétrole en flamme.
Le tournage sera bien sûr éprouvant tant par les conditions climatiques que par les exigences très précises de Friedkin qui fait appel successivement à deux chefs opérateurs. Dick Bush pour les scènes introduisant chacun des quatre kamikazes situées à Vera Cruz, Jérusalem, Paris et New York. Scènes qui n’existaient pas chez Clouzot et dont Friedkin juge qu’elles sont indispensables pour expliquer spoiler: ce qui va motiver puis finalement souder quatre hommes n’ayant rien en commun
. Pour les prises de vue dans la jungle après avoir remercié Dick Bush, Friedkin fait appel à John M. Stephens qui avait travaillé avec John Frankenheimer sur « Grand Prix ».
Le scénario est écrit par Walon Green repéré par Friedkin pour avoir officié auprès de Sam Peckinpah sur « La Horde sauvage » western mythique qui par la mort omniprésente planant au-dessus d’un groupe de mercenaires sur le retour lancés sur une dernière mission suicidaire est en totale connexion avec les visées de Friedkin. Tout a donc été soigneusement pensé et exécuté pour embarquer le spectateur dans une sorte de cauchemar éveillé qui rappelle comme l’avait fait Werner Herzog qu’on ne brave pas impunément la nature dans ce qu’elle a de plus sauvage. Filmant au plus près les visages creusés par la chaleur, la fatigue, la peur et la concentration extrême tout au long de ce tutoiement constant avec la mort, Friedkin en pleine maîtrise et totalement libre à des milliers de kilomètres des Studios, entreprend et réussit ce qu’il considère comme son chef d’œuvre.
Malheureusement l’absence de Steve McQueen se fera cruellement sentir dans les résultats au box-office de « Sorcerer » qui comble de malchance va sortir alors que le premier épisode de la saga Star Wars signé George Lucas renverse tout sur son passage. Depuis William Friedkin irréductible et lucide jusqu'au bout est parti rejoindre les étoiles, fier d’avoir pu participer à une belle ressortie Director’s cut de son film en B-Ray qu’il aura vu devenir culte. Ce n’est que justice.
selenie

7 466 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2017
On ne peut s'empêcher de comparer avec la version de Clouzot. Ce dernier a signé un Film Noir psychologique qui se focalise essentiellement sur le convoi alors que Friedkin signe un film d'aventure tragique qui prend son temps. Le convoi lui-même ne dure pas plus de la moitié du film et s'arrête à un seul vrai passage sous tension, le fameux pont de cordes. On reste donc un peu sur notre faim. La mission de transport devient secondaire et se focalise avant tout sur la solitude de ces hommes qui cherche non pas une seconde chance, mais une sorte de rédemption morale.
Site : Selenie
Redzing

1 458 abonnés 4 964 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2014
Quatre hommes en exil atterrissent dans une localité perdue en Amérique du Sud, et acceptent de conduire des camions bourrés de nitroglycérine, pour gagner assez d'argent afin de quitter l'endroit. Friedkin a toujours clamé que "Sorcerer" est une nouvelle adaptation du roman, et non un remake du "Salaire de la Peur" de Clouzot, malgré les similitudes des deux scénarios. Néanmoins, on peut parfaitement apprécier "Sorcerer" tout en connaissant le classique de Clouzot. D'abord, les personnages principaux, bien que très immoraux, sont intéressants à suivre (en particulier le débrouillard Roy Scheider ou le touchant Bruno Crémer). Ensuite, le film bénéficie de plusieurs moments de suspens très bien gérés, mêlant chauffeurs sous pression, nitroglycérine vacillante, climat agressif, et environnement instable. Enfin, Friedkin est très en forme à la réalisation, il parvient à bien exploiter une jolie photographie et des décors naturels. Ainsi, "Sorcerer" vaut le coup d'oeil, et ne méritait pas son échec cuisant à l'époque (le film a été dévoré au box office par "Star Wars"...).
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2015
(...) Tout ce que vous voyez à l'écran est bien réel. Les camions tombèrent plusieurs fois dans la rivière, ils furent à chaque fois remontés, remaquillés et replacés jusqu'à ce que le réalisateur obtienne ce qu'il veut. Très pointilleux, Friedkin était un véritable tyran sur le tournage, renvoyant un technicien ayant fait foiré une prise ou bien poussant Scheider dans ses retranchements. L'acteur est d'ailleurs au top dans le film, signant une performance éblouissante et véritablement marquante. Il faut voir son regard perdu dans les dernières séquences, on peut dire qu'il n'a jamais été aussi bon, ni avant, ni après. Le reste du casting est tout aussi incroyable, Bruno Cremer en tête. A l'époque, c'était un pur acteur de cinéma et non pas l'éternel interprète de Maigret pour France 2. Sa performance est assez épatante, l'acteur déployant tout son charisme, sa manière d'habiter le cadre, son débit presque trop lent, trop tranquille mais aussi une belle intensité dans des scènes clés.(...) Mais un tel film est-il bon uniquement grâce à ses acteurs ou ses conditions de tournage épiques ? Bien sûr que non. (...) Cinéaste du chaos, Friedkin nous trousse quelques séquences d'émeutes assez saisissantes tandis que certains plans sont d'une beauté visuelle à tomber : le départ des camions sous la pluie, l’explosion de la plateforme, le retour nocturne de la dernière caisse et j'en passe. Son montage propose aussi une plongée mentale dans la psyché du héros, avec ses paysages qui défilent au milieu de flashbacks et d'hallucinations pour un résultat sensitif d'une belle puissance et très évocateur. J'ose à peine imaginer le choc pour ceux qui ont eu la chance de découvrir ce film en salles ou après, lors de sa ressortie, vierge de toute information ou a priori. Les paysages sont stupéfiants et surtout, Friedkin et son département artistique ont réussis à rendre vivant les camions baptisés pour l'occasion. (...) Un grand film, presque unique en son genre, beau, tragique, puissant, parfois tendre mais souvent cruel, très violent et palpitant de bout en bout, avec de nombreux rebondissements et quelques surprises. A noter enfin la partition du groupe Tangerine Dream, qui a composé la musique à partir des premières versions du scénario, sans voir aucun rushes. Certaines séquences sont rehaussées par les notes électroniques et d'autres sont en parfaite adéquation avec cette ambiance hors du temps. La critique complète à lire ici
Dik ap Prale

302 abonnés 3 079 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 septembre 2024
Avec certaines séquences comparables au gigantisme d'un Fitzcarraldo, réalisé quatre ans plus tard par Herzog, on peut affirmer que cette période aura vu des œuvres d'envergures tomber malgré tout trop vite dans l'oublie et quel crime; Face à tant de réalisme dans le spectacle accordé. Alors si vous êtes passé à côté de ce remake, n'hésitez pas à refaire votre filmographie. Friedkin, avec l'approbation de Cluzot, déjoue les attentes et propose une aventure très variable, très riche et sans réserve qui offre certe de grandes séquences en camion mais surtout des caractères forts à en faire oublier l'original.
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