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pfloyd1
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4,0
Publiée le 7 mai 2023
Malgré son age, Le convoi de la peur n'a pas perdu de son intensité à l’écran. Très bien réalisé, on ne peut que se plonger allégrement avec ces quatre chauffeurs de l’extrême, prêts à tout les dangers pour recommencer une nouvelle vie, dans la jungle, sur des sentiers improbables, cette aventure impossible est une prouesse à elle seule. Les acteurs ont dû réellement en baver, ça sent le vraie et l'on perçoit l'exigence du réalisateur à filmer ses situations catastrophiques extrêmes. Dans les 30 premières minutes, on se demande même si l'on ne s'est pas trompé de film, le contraste saisissant avec les beaux quartiers de Paris et Bruno Cremer sont à des années lumières de ce que l'on découvrira ensuite. La photographie est superbe. Roy Sheider est toujours aussi charismatique à l’écran, il enchaîne après Les dents de la Mer (2 ans plus tôt) ce film qui n'a malheureusement pas eu le succès attendu.
Remake américain du "Salaire de la peur" de George-Henri Clouzot. Friedkin s'emmêle un peu les pinceaux dans sa mise en scène. en voulant introduire ses personnages, le réalisateur tourne une longue présentation de ceux-ci, qui finalement n'apporte pas grand chose au film si ce n'est le style du cinéma américain des 70's. Il faut donc attendre patiemment la deuxième moitié du film pour que celui-ci devienne le remake du film que l'on connait. Le film devient alors bien plus structurée et commence alors la meilleure partie du film, qui soudain ne comporte plus aucune longueur et parait même trop court. Friedkin n'a donc pas réussit à égaler le chef d'œuvre de Clouzot; mais en faire un remake, c'était s'attaquer à un Everest. On retiendra tout de même de ce film le design des camions annonçant presque les engins de Mad Max et des décors particulièrement crasseux dans un style marquant. La musique électronique du groupe Tangerine Dream a, par contre, très mal vieillie.
Globalement très déçu. L'affiche préparée à l'occasion de la re-sortie de ce film de William Friedkin et son titre original réhabilité (Le convoi de la peur était vainement plus proche du Salaire de la peur de Clouzot alors que les deux films jouent sur des terrains très différents) laissaient espérer une vraie aura de peur, celle d'une peur née d'un fantasme presque mystique où les machines prennent vie comme des bêtes enragées, et où les hommes ne mènent plus un convoi dont ils sont devenus prisonniers. Les passages dans la jungle transmettent bien cette once de folie, mais j'attendais quand même quelque chose de bien plus poussé. Du coup, le film souffre pas mal du manque de développement des personnages pour mettre en place une crainte réelle de l'explosion. Heureusement, ce traitement distancié est un peu justifié par l'image d'un monde arbitraire et absurde, véritablement développée au moment où spoiler: le premier camion explose alors que Friedkin fait un instant mine d'enfin laisser ses personnages s'exprimer vraiment, et où le film tue dans l’œuf toute certitude sur la nature de son univers. Malheureusement, ce traitement frileux s'impose trop tardivement comme une évidence, et avant cela, une ouverture très bancale et trop longue sape considérablement l'immersion, la plupart des choix de Friedkin tournant un peu à vide. Malgré sa montée en puissance, Sorcerer demeure donc bancal et pas tout à fait abouti. J'aurais aimé plus radical, voilà tout.
Avec "Sorcerer" (le convoi de la peur), William Friedkin réalisateur de bijoux comme l'exorciste, la chasse ou plus réçemment killing joe, signe un brillant remake du salaire de la peur. Plus sombre que le film de Clouzot et tourné en couleur en 1978, le réalisateur donne aux paysages d'Amérique du sud une dimension quasi maléfique à laquelle se confrontent les 4 conducteurs des 2 camions (aux calandres impressionnantes) chargés de nitroglycérine. Ces quatre fuyards en quête de survie ( et de rédemption pour certains) se voient contrariés dans leurs desseins par une nature malveillante et un sort souvent malicieux. A noter la composition de 2 grands acteurs aujourd'hui disparus, Roy Scheider et Bruno Cremer.
SPOILER on notera une fin de film très différente de l'oeuvre originale.
Le Convoi de la Peur ou Sorcerer en titre original, est un remake du grand classique et chef-d'oeuvre " Le Salaire de la peur " de H-G Clouzot sorti 23 ans plus tôt. Réalisé par William Friedkin (French Conection, l'exorciste), le film est généreux avec une durée de 2h, il est ambitieux et coûta d'ailleurs très cher. Le traitement du Convoi de la peur est totalement différent de la version de 1953, plus sombre, plus international, plus cruel. Comme dans la version originale, la distribution est magistrale, L'excellent Roy Scheider et le formidable Bruno Cremer y sont réunis (on y voit aussi le jeune Jean-Luc Bideau). Sorcerer est un film audacieux, parfois surréaliste, complètement expressionniste, allant même jusqu'à la frontière du psychédélisme. Nous sommes bien en 1977. Un spectacle fascinant et prenant. Pourquoi ce film est-il passé inaperçu ? Certainement éclipsé par la sortie la même semaine de "La Guerre des Étoiles". Il mérite pourtant bien sa place dans le panthéon des grands films.
Le chef d'oeuvre méconnu de William Friedkin est à mes yeux le seul chef d'oeuvre de sa carrière parmi tous ses films que j'ai pu voir. De la première à la dernière image, le remake du "Salaire de la peur" est hypnotisant, captivant de bout en bout. Mettant en avant des mauvais garçons, Friedkin explore le côté sombre de l'âme humaine. "Sorcerer" est un film sale, amoral. Divisé en deux, la première moitié de la narration nous présente les personnages. Bien que un peu longue quand même, l'ambiance est prenante. La deuxième moitié est un voyage au bout de l'enfer qui se regarde tel le voyage d'"Apocalypse Now" en terme de ressenti grâce à son rythme lent et son ambiance quasi fantastique malgré une mise en scène réaliste, et ses personnages peu fiables. La scène du pont suspendu est un modèle de tension, le climax du film. Quand à Roy Scheider, il est impeccable. Un chef d'oeuvre.
Auréolé du succès de French Connection et L'Exorciste, William Friedkin se lance dans le projet d'une nouvelle adaptation du Salaire de la Peur, après celle de Clouzot 25 années auparavant, et entre alors dans un tournage compliqué, qui fut accompagné d'un échec lors de sa sortie en salle.
Ce qui est finalement plutôt logique tant Le Convoi de la Peur prend des risques et n'hésitent pas à s'aventurer sur des sinueux et sombres chemins. S'il reprend un schéma similaire à celui de Clouzot dans la construction du récit, William Friedkin s'éloigne tout de même du film français pour en proposer une vision toute personnelle, misant beaucoup sur l'ambiance et le cadre du récit, celui d'une Amérique du Sud en proie à la dictature militaire et la pauvreté, et c'est dans cet environnement que des âmes bannies et maudites vont accepter le fameux convoi.
Friedkin prend bien le temps de nous présenter un par un les quatre protagonistes, comment ils en sont arrivés là et leur vie dans ce contexte si particulier. Il parvient, sans lourdeur, à nous faire comprendre comment ils vont en arriver à accepter le salaire de la peur, il nous fait ressentir cette situation, la crasse dans laquelle ils vivent et la dureté des journées pour une rémunération de misère. C'est là que Le Convoi de la Peur est une grande réussite, dans la façon de nous faire vivre les tourments des personnages, comme en témoigneront les séquences d'hallucination de Roy Scheider, marquantes et d'une rare puissance.
Les sensations sont au rendez-vous, le mystère d'abord, puis la forte tension ensuite, tout sonne juste et on se retrouve immergé au cœur de la jungle. L'atmosphère est à l'image des personnages, glauque et poisseuse et Friedkin fait preuve d'une incroyable maîtrise pour mettre tout cela en scène, notamment la seconde partie et les impressionnantes séquences en forêt, d'une grande densité et emmenant encore plus Le Convoi de la Peur vers une noirceur et un pessimisme total.
Soutenue par l'hypnotisante bande-originale des Tangerine Dream, l'oeuvre crée une parfaite alchimie entre le son et les images, notamment dans la dernière partie, alors que le cinéaste parvient à faire ressentir une sensation de mouvement perpétuel, où les camions deviennent même des personnages à part entière. Il s’appuie aussi sur de remarquables comédiens, Roy Scheider et Bruno Cremer en tête, qu'il n'hésite pas à pousser dans leur dernier retranchement et ne laissant aucun regret vis-à-vis des choix initiaux de Steve McQueen et Lino Ventura.
William Friedkin propose avec Le Convoi de la Peur une oeuvre puissante et forte, où il nous fait ressentir toute la misère et la poisse humaine, celle poussant des hommes à accepter un salaire de la peur, et démontre une parfaite alchimie entre le fond et la forme, pour mieux nous faire vivre une fascinante aventure au cœur d'une jungle dangereuse.
Un film sous-estimé que celui de william Friedkin et qui vaut son echec en salles à son titre laissant augurer d'une trame fantastique alors qu'il n'est pas moins que le remake du "salaire de la peur" de Clouzot. Il faut d'ailleurs faire preuve d'une certaine patience avant que nos 4 "salopards" ne prennent la route avec dangers, nature hostile et guérillas en guise d'itinéraire, ceci évidemment conjugué avec cette matière extrêmement instable qu'est la nitro-glycérine. Tous les moyens sont alors déployés pour faire vivre un véritable calvaire aux protagonistes dont l'excellent Roy Scheider et le français Bruno Cremer : donc un véritable suspense, des séquences-choc et une magnifique réalisation font de ce film une très honnête relecture de ce classique du cinéma français. Le dvd zone 1 est inepte, copie sale en 4/3, son en dolby surround, menu très laid, bref pas les conditions idéales pour apprécier un film...
Génial remake du Salaire de la peur (1953), ce film de William Friedkin rend un magnifique hommage à l'œuvre de Henri-Georges Clouzot tout en s'y détachant afin d'y apporter de judicieuses touches personnelles. Plus sombre, plus violente, la version de Friedkin – échec commercial à sa sortie, le film est pourtant considéré comme son meilleur par le réalisateur lui-même – est superbement mise en scène et multiplie de manière très intelligente les références politiques, sociales et psychologiques. Si les rapports interpersonnels des personnages sont ici moins travaillés, le cinéaste a choisi de davantage exploiter le passé de chaque protagoniste. Mais aussi d'amplifier l'atmosphère moite et poisseuse du fin-fond de l'Amérique du Sud. Un exemple de remake brillamment réussi.
L'un des meilleurs films de William Friedkin. Il s'agit d'un remake (Un excellent remake comme on ne sait malheureusement plus en faire aujourd'hui) du "Salaire de la peur" de Clouzot. Curieusement méconnu, ce film est un bijou d'aventure, d'action et de suspense. Les acteurs sont tous excellents et inoubliables (Roy Scheider, Bruno Cremer et Francisco Rabal).
Une trop longue première partie, celle de l'exposition des personnages (dont on se fout) et de l'intrigue, par contre la traversée de la jungle est intense.
Je ne suis pas un fan de Friedkin (loin sen faut), mais je dois reconnaître que ce remake du Salaire de la peur, même sil prend vraiment son temps, est très impressionnant dans ses scènes daction camionneuses.
Un film d'une noirceur abyssale avec des acteurs au sommet et qui ne sont plus Roy Scheider, Bruno Cremer, Francisco Rabal. L'entrée en matière pour chaque personnage est bien amené, Friedkin n'ayant pas son pareil pour filmer chaque région de la planète! 2 scènes d'anthologie: le passage des camions sur le pont pourri en pleine intempérie et l'explosion du tronc d'arbre. A quand une sortie collector en bluray avec commentaire audio du sieur William?j'ai hâte!
Grand film de mise en scène de William Frienklin, pour l’histoire et surtout les personnages c’est autre chose. 0n comprend que le film ait sévèrement « bidé » lors de sa sortie, les hommes semblent être confrontés à une noirceur extrème, entre vengeance, corruption, et trafics divers. Aucune emphathie ou identification possible avec ces hommes en fuite, déchus… Cette vision de Frienklin peut se justifier lorsqu’il filme des policiers, des marginaux, moins quand il filme des hommes partis se réfugier pour différentes raisons en Amérique latine. Pas une once de joie à se mettre sous la dent avec cette vision terriblement nihiliste mais de grandes scènes en revanche. La mise en scène de Frielkin est belle, précise, prise sur le vif avec ce grain d’image qui n’appartient qu’aux années 70. Il tente quelques visions et échappées métaphoriques d’un bel effet, mais perdu au milieu d’un contenu désespérant et noir, duquel on ne pourrait extraire que cette danse entre Roy Scheider et une femme un peu fatiguée, sorti de ces favelas.
Thriller d'aventures réalisé par William Friedkin, Le Convoi De La Peur est un bon film, même s'il commence de façon poussive, à l'instar d'un diesel. L'histoire nous fait suivre quatre hommes en cavales dans leur pays respectifs qui, pour se cacher, fuient dans une dictature d'Amérique du Sud. Là-bas, ils vivent sous de fausses identités et travaillent comme ouvriers dans une raffinerie de pétrole américaine qui fait vivre toute la région. Porvenir, le petit village où ils vivent est un bidonville insalubre et sordide qu'ils souhaitent quitter. Mais faute de moyens, ils sont contraint d'y rester. Seulement, une occasion se présente à eux après l'explosion d'un puits de pétrole, puisqu'un important salaire est proposé à ceux qui acceptent de transporter de la nitroglycérine nécessaire afin d'éteindre l'incendie, à bord de deux camions à travers la jungle sur plus de trois cent kilomètres. En dépit de l'immense danger que représente cette expédition, ils acceptent. Ce scénario, qui n'est autre qu'une nouvelle version du film Le Salaire De La Peur sorti en 1953 et réalisé par Henri-Georges Clouzot, lui-même adapté du roman du même nom de l'auteur Georges Arnaud, publié en 1949, s'avère extrêmement prenant à visionner pendant toute sa durée de deux heures. Enfin, toute sa durée, pas vraiment. Car l'intrigue mettant en place les différents protagonistes débute de façon très décousue et déstructurée, manquant de liant, ce qui fait qu'on ne voit pas vraiment où elle veut en venir. Il faut bien attendre trois quart d'heure pour qu'enfin tout se rejoigne et soit plus clair. L'objectif fini par se dessiner et, à partir de ce moment-là, on rentre enfin dans le vif du sujet. On vit un périple routier intense, à l'enjeu majeur puisque la marchandise instable risque de tuer les chauffeurs à tout moment. D'autant plus qu'ils vont devoir affronter des obstacles importants et qu'ils vont aussi faire face à une météo particulièrement difficile. Tout cela donne lieu à des scènes emplies de suspens. Le ton se veut très sérieux et concentré afin de réussir cette mission risquée. Surtout, on ressent de façon palpable l'atmosphère humide et pleine de sueur qui se ressent sur les corps suintants. L'ensemble est porté par des personnages pour lesquels ont craint le pire et dont on fini par s'attacher, en dépit de leurs passés peu glorieux. Des rôles bien interprétés par une distribution de gueules charismatiques comprenant Roy Scheider, Bruno Cremer, Francisco Rabal et Amidou. Ils sont entourés par d'autres rôles joués par Ramon Bieri, Peter Capell, Karl John ou encore Friedrich von Ledebur. Tous ces individus entretiennent des rapports d'entraide pour se sortir indemne de ce travail harassant. Des échanges soutenus par des dialogues bénéficiant dune belle authenticité, déclamés en plusieurs langues respectant leurs origines. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère qualitative. Sa mise en scène est ambitieuse et précise, nous faisant ressentir chaque effort et chaque moment tendu. Elle nous gratifie de quelques passages spectaculaires. De plus, elle évolue dans différents pays avant de contenir son action dans cette jungle inhospitalière. Les environnements changeants au fil des kilomètres nous permet d'admirer des paysages aussi attirants que dangereux. Ce visuel à la photographie soignée est accompagné par une bande originale fortement appréciable signée par le groupe de musique électronique allemand Tangerine Dream. Leurs compositions au synthétiseur renforcent l'atmosphère menaçante et collent parfaitement aux images. On regrettera juste qu'elles soient si peu présentes. Reste une fin réussie venant mettre un terme à cette œuvre marquante. En conclusion, Le Convoi De La Peur est un long-métrage méritant d'être découvert en dépit de son faux départ.