Sorcerer
Note moyenne
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carbone144
carbone144

117 abonnés 849 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2025
Film impeccable, à la réalisation nerveuse et dont les plans, une succession de plans fixes et d'actions filmées caméra à l'épaule, nous immerge dans ce qui ressemblerait presque à documentaire. Je ne reviendrai pas sur l'histoire, dont il s'agit d'une nouvelle adaptation ; cependant, quand on a connu le chef-d'oeuvre de Clouzot "le Salaire de la Peur", cette nouvelle version ne permet pas de recréer le suspens connu alors. Donc à moins, alors, d'être la première adaptation que l'on regarde concernant cette aventure. Dans ce cas, j'imagine que la découverte de Sorcerer doit être un magnifique choc.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 février 2023
Enfin vu ce film qualifié de maudit en raison des exigences de son metteur en scène, de la durée du tournage, de ses péripéties dramatiques et de son échec au box-office.
A ce qu’il paraît « Sorcerer » n’est pas un remake du « Salaire de la Peur » d'Henri Georges Clouzot, une inspiration car les personnages de « Sorcerer » n’ont rien à voir avec « Le Salaire de la Peur ».
On peut toujours jouer sur les mots ou les nuances, « Le convoi de la peur » tout en proposant une lecture personnelle de William Friedkin a toutes les apparences, tous les contours du « Salaire de la Peur ».
A bon pinailleur, salut !

Il reste que quatre hommes d’horizons différents doivent transporter de la nitroglycérine dans des camions usés sur des routes impossibles à travers une jungle récalcitrante.
Les chauffeurs sont constitués en binômes : l’américain Scanlon (Roy Sheider) avec l’espagnol Nilo (Francisco Rabal) en tête du convoi ; le français Serrano (Bruno Cremer) et le palestinien Kassem (Amidou) à l’arrière.
Comme on le remarque, ces hommes viennent de pays différents et sont des voyous réunis dans un village perdu et misérable d’Amérique Centrale.
Village qui n’est rien d’autre qu’une sorte de grande prison à ciel ouvert. En effet, à défaut d’être vraiment emprisonnés entre quatre murs, William Friedkin préfère jouer sur la symbolique. Et c’est une des bonnes idées du film.
Cette idée fait partie de la scène d’exposition qui fait suite aux présentations des protagonistes.
Et oui, avant, le metteur en scène nous brosse le portrait des quatre hommes, un par un, chacun dans leur pays d’origine.
Ainsi, dans le désordre, spoiler: l’américain est chauffeur d’une bande de bras cassés qui a eu la mauvaise idée de braquer un mafieux qui le recherche ; l’espagnol est un tueur à gage recherché ; le palestinien fuit après avoir fait exploser une bombe dans le quartier juif de Jérusalem ; et le frenchie baigne dans la malversation financière et laisse derrière lui la honte et le déshonneur à sa famille !

Scènes d’exposition qui durent près d’une heure !
Et pourtant aussi étrange que cela puisse paraître, je n’ai pas trouvé le temps long tellement que c’était dense.
Cependant, je me suis tout de même posé la question suivante : « Quand est-ce qu’ils partent ? »

Evidemment, la scène du pont est incroyable, mais je retiendrai particulièrement celle de Bruno Cremer et d’Amidou.
Une autre bonne idée du film : soudain, apparaît une gerbe de branches entremêlée qui vient heurter le pont suspendu et plaquer Serrano contre son camion. Cette gerbe qui apparaît subitement a tous les accents du film d’horreur en ce qui me concerne. Elle est imposante comme un monstre qui vient broyer le corps de Serrano. On ne la voit pas venir, le metteur en scène s’est bien gardé de nous dévoiler les environs, le spectateur, soudainement surpris, est comme les deux personnages, obnubilé à faire passer le camion sur un pont suspendu lequel est déjà éprouvé par le premier passage conduit par Scanlon et la tempête de pluie.
Autre bonne idée : la calandre d’un des camions représente le démon Pazuzu.
Ce n’est pas anodin ou un effet de style, cette représentation nous dit que le convoi est déjà marqué sous le sceau du maléfice (tiens tiens, un reste de « l’Exorciste » ?).
A cela s’ajoutent deux autres personnages terrifiants : la jungle et la musique de Tangerine Dream participent activement à donner au récit sa dimension horreur.

« Sorcerer » est un film intense au rythme soutenu.
Je peux comprendre que la première heure peut rebuter certains. Une première heure pourtant indispensable et maîtrisée par William Friedkin. Ce n’est sans doute pas objectif, un autre metteur en scène n’aurait pas réussi ce pari.
Ici, le spectateur que je suis a ressenti le poids de la chaleur, de l’humidité, des solitudes, des regards perdus ou curieux, des frustrations, des colères sourdes, de l’attente, tous ces comportements liés à l’enfermement dans une prison.
Comme ces prisonniers de ce village pourri d’Amérique Centrale, le spectateur n’a qu’une envie : déguerpir au plus vite !
Comment ?
Enfin, le départ.
Le voyage commence, et contre toute attente, l’intensité retombe légèrement ; je sais pertinemment que le voyage sera ponctué d’obstacles, que les routes seront des pièges pour ces deux camions parce que je suis conditionné par « Le Salaire de la Peur » ! Je m’apprête à compter les points, si je puis dire.
Cependant, le metteur en scène arrive à me surprendre dans la soudaineté de trois scènes dont celle du pont avec Cremer et Amidou.

Apparemment, William Friedkin n’aurait fait aucune concession, il a eu ce luxe de prendre son temps.
Tant mieux ? Tant pis ?
William Friedkin aurait déclaré : « Film dont je ne toucherai pas une seule image. ».
Cela signifie que le metteur en scène n’a aucun regret, aucun reproche à se faire, il n’est pas responsable de l’échec.
Son seul regret aurait été de refuser les conditions de Steve McQueen. L’acteur aurait permis au public de suivre.
William Friedkin n’a pas eu de chance, son film a eu le tort d’arriver à un mauvais moment. C’est tout.

Ce convoi « Sorcier » n’est rien d’autre qu’une chronique d’une mort annoncée.
Mort qui ne concerne pas seulement les personnages du film mais le film lui-même ! La vision de William Friedkin s’est avérée aussi explosive que la nitroglycérine malmenée par les camions.
A voir en V.O si possible.
ronny1
ronny1

58 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2017
Remake du SALAIRE DE LA PEUR de Clouzot, SORCERER, fait suffisamment rare pour être signalé, égale l’original. Si Henri-Georges Clouzot n’a jamais respiré dans l’optimisme quant aux rapports humains, que dire de William Friedkin ? La sainte trilogie finance-mafia-politique broie les individus réduits en esclavage (un salaire permettant juste de survivre, mais pas de partir) quelque part dans une jungle sud-américaine devenue naturellement un camp de concentration. Cette usure impitoyable, au physique comme au moral, conduit inévitablement à la mort. Cette vision désespérée de notre monde occidental n’est pas nouvelle chez le cinéaste, SORCERER se plaçant entre FENCH CONNECTION et TO LIVE IN DIE IN LA.
La mise en place est d’une élégance rare, essentiellement par la grâce de la partie parisienne devant beaucoup à Bruno Cremer. Excellent du début à la fin du film, il donne avec Amadou, un vrai poids au deuxième camion en comparaison du film original (Folco Lulli et Peter Van Yeck). Il est vrai que le premier équipage du SALAIRE DE LA PEUR se composait de Montand et du génial Charles Vanel (prix d’interprétation à Cannes) et celui de SORCERER de l’estimable Roy Scheider (Steve McQueen qui était prévu, se montra trop exigeant) et du non moins estimable Francisco Rabal…
Les prouesses ici atteignent un point d’orgue avec le passage du pont branlant en pleine tempête. Cette scène spectaculaire est aussi le point d’inflexion, l’épopée entrant dans une spirale tragique sans issue comme le souligne admirablement la partition à la fois angoissante et flamboyante de Tangerine Dream.
Contrairement à Clouzot, aucune distraction érotique (le décolleté de la sexy Vera Clouzot ou Miss Darling nue sous la douche) vient affadir le propos, au contraire, l’invitation pour une valse de Roy Scheider à une ex beauté, devenue un débris, est aussi touchante que désespérée, seule étincelle vacillante dans ce monde plus noir que nous pouvions le penser, et dont le plan séquence final achève de nous déciller quant à la collusion de la trilogie citée plus haut.
Gregory S
Gregory S

56 abonnés 785 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2024
Contrairement à beaucoup.de me 'de, c'est le prologue en format quasi documentaire qui m'a le plus plu. Peut-être parce que je connais le salaire de la peur, et que la partie dans les convois m'a moins convaincu, en effet la tension est moindre que dans le film de Clouzot, c'est plus fantastique
que terrifiant. Mais ce film, notamment par sa musique et son montage,.est une réussite malgré l'échec mondial lors de sa sortie en 77 et 78.
Kouto
Kouto

32 abonnés 4 782 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2025
Le réalisateur inclassable William Friedkin s’attaque à un remake du film « Le Salaire de la peur » et signe un long-métrage égalant sans conteste son modèle. Après une longue introduction permettant de faire connaissance avec les protagonistes ayant chacun fuis leurs pays respectifs chargés de convoyer par camion de la dynamite instable dans la jungle d’un pays d’Amérique du Sud, le récit se concentre donc sur le fameux convoyage risqué qui offre un suspense au cordeau. La mise en scène est grandiose, sombre et sans concession dans une ambiance tropicale étouffante. Un long-métrage éprouvant pour les nerfs.
Eselce

1 626 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 septembre 2016
Nettement moins bien que l'original, ce remake du "Salaire de la peur" est tout de même beaucoup plus violent et vulgaire. Il reprend quelques scènes et plans, en ajoute avec plus ou moins de succès... Personnellement, je n'ai pas accroché aux acteurs dont les personnages n'offrent pas l'empathie de l'original. La BO m'a brisé les oreilles, elle agace beaucoup plus qu'elle ne donne le ton. La scène du pont est du grand n'importe quoi, la nitro aurait du péter, vu les secousses... Et avec sa machette, Roy Schneider en fait un peu trop... Je salue tout de même la restauration du film qui donne l'impression d'avoir été tourné dans la décennie 2010. Les 20 dernières minutes sont, pour moi, les plus distrayantes. Ce remake aura au moins le mérite d'en montrer davantage sur les péripéties de l'original spoiler: Le déclenchement terroriste de l'incendie du puits de pétrole et le pourquoi de l'explosion du camion de tête
mais ne lui arrive pas à la cheville, surtout dans son final.
Roub E.

1 317 abonnés 5 405 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2023
La version de Clouzot du salaire de la peur est un des grands chefs d’œuvre du cinéma, ce remake de Friedkin, où plutôt cette nouvelle adaptation l’est tout autant. Cette version va différer dans son introduction en nous montrant comment les divers personnages en sont arrivés la. Fuyant chacun quelque chose, ils se retrouvent dans une forme de prison à ciel ouvert, libres, mais ne pouvant s’échapper. Sorcerer est un film constamment sous tension, oppressant, nous montrant une nature hostile ou la mort ne tient qu’à un fil ou un glissement. Formidablement mis en scène, il est une des œuvres marquantes d’un cinéaste alors au sommet de son art.
Acidus

880 abonnés 3 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2017
Fort du succès de ses deux précédents longs métrages, "French Connection" et 'L'exorciste", William Friedkin s'est engagé dans une entreprise périlleuse, celle de réaliser une nouvelle adaptation du roman " Le Salaire de la Peur" de Georges Arnaud, déjà porté au cinéma par Henri-George Clouzot en 1953. La version de Clouzot étant excellente, j'étais sceptique quant à celle de Friedkin, malgré sa bonne réputation. Pourtant, si elle ne dépasse pas celle de son aîné, cette nouvelle adaptation est réussie et Friedkin s'en sort avec les honneurs en dépit de l'échec commercial de son film. Premier point appréciable, l'intrigue de "Sorcerer" est assez différente du film de 1953 pour ne pas avoir cette impression de redite, de voir le même long métrage. Les modification sont bien pensées et Friedkin réussit, à l'instar de Clouzot, à créer une ambiance de tensions et de suspens durant tout le trajet en camions. Ma préférence va toutefois à l'oeuvre de Clouzot, plus intense, à l'instar du climax spoiler: (l'explosion d'un des deux camions)
que foire William Friedkin. Un très bon film qui ne démérite pas et s'apprécie même lorsque l'on a vu "Le salaire de la Peur". C'est dire le niveau....
Shawn777

820 abonnés 3 979 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2024
Qui a dit que les remake américains de films français étaient tous mauvais ? Moi, je dois bien l'avouer, je l'ai dit à plusieurs reprises et c'est bien souvent le cas, notamment lorsqu'il s'agit de remaker des comédies françaises ; "True Lies" étant, à ma connaissance, la seule exception. Mais on s'égare un peu trop du sujet puisque, tout d'abord, il s'agit là d'un drame et non d'une comédie et puis surtout, le réalisateur, William Friedkin, a précisé qu'il s'agissait d'une seconde adaptation et non d'un remake au "Salaire de la peur" de Clouzot. Bon il me semble que c'est plus pour une histoire de droits qu'il a dit ça mais force est de constater que l’œuvre se différencie pas mal du film d'Henri-Georges Clouzot, notamment dans sa première partie, et n'ayant pas lu le livre dont sont tirés les films, je ne pourrai pas dire lequel est le plus proche de l’œuvre originale. Mais enfin bref, si Clouzot avait passé quarante minutes à nous montrer des relations et des dialogues autour de limonades dans un café pourri et notamment entre les deux personnages principaux, Friedkin, lui, préfère nous présenter "la vie d'avant" des personnages principaux. Et ça change pas mal de choses. Et oui, dans cette adaptation, on oublie complètement le gros sous-texte gay, les personnages étant définis cette fois de par leurs actions passées et non plus de par leur relation. En fait, Friedkin met l'accent ailleurs et c'est une bonne chose, ça évite la redite, mais seulement, on n'a ici jamais le temps de s'attacher aux personnages. Alors certes, la première partie du "Salaire de la peur" est peut-être un peu longuette mais au moins, on connait les personnages, on sait qui s'apprécie et qui ne s'apprécie pas, permettant de rendre ce dangereux voyage d'autant plus prenant. Ici, et comme beaucoup de remakes américains, le réalisateur a choisi de se tourner vers le spectaculaire. Alors oui, nous avons des scènes bien plus impressionnantes que dans le premier film, comme celle du pont qui est particulièrement haletante et surtout superbement réalisée. Mais d'un autre côté, on n'a pas ce côté dérangeant très appuyé par le film français, on n'a presque que du spectaculaire finalement. Puisque de plus, la scène d'introduction présentant tous les personnages est bien trop brouillonne pour que l'on n'en retienne quoi que ce soit, mois-à-part peut-être le passé du banquier qui est un peu plus développé que ceux des autres. Eh oui, il est difficile d'explorer le background de quatre personnages en seulement quelques minutes. Ainsi bon, ça ne nous aide pas vraiment à rentrer dans le film et surtout, ça ne sert jamais vraiment l'intrigue, sauf pour créer des flashbacks en surimpression un peu pourris. Cependant, le réalisateur fait de son mieux pour nous offrir sa propre vision du livre (ou du premier film de Clouzot, chacun voit midi à sa porte) et si on peut parler de remake, on peut également parler de film complètement différent qui ne vise pas du tout les mêles buts. Et pour son côté, encore une fois, spectaculaire, pour sa mise en scène d'une Amérique du Sud profondément crasse, corrompue et suintante de pauvreté, pour ses plans magnifiques etc., le film est réussi. Le film est, comme dans le premier, porté par des acteurs de talent dont Roy Scheider, Bruno Cremer, Amidou et Francisco Rabal qui parviennent à rendre le tout très crédible et surtout à rendre leur personnage malgré tout attachants, comblant alors les lacunes d'écriture à ce niveau-là. "Le Convoi de la peur" reste donc globalement un bon film, même en comparaison à son ainé français.
Alain D.

744 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2024
Quatre aventuriers conduisant deux camion avec des caisses de nitroglycérine comme chargement destiné à éteindre un puits de pétrole en feu. Cela ne vous rappelle rien ? Un remake du "Salaire De La Peur" transplanté dans la jungle sud-américaine. Rien donc de surprenant, cependant William Friedkin nous offre des scènes spectaculaires et un casting royal avec notamment, de superbes Bruno Cremer et Roy Scheider.
ConFucAmuS

654 abonnés 1 046 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juillet 2019
Il n'y a rien d'étonnant à voir le cinéaste William Friedkin se frotter à l'épreuve du remake, surtout s'il s'agit du classique le Salaire de la peur, réalisé par Henri-Georges Clouzot en 1953.
Pure mécanique du suspense et d'épure, pas loin de l'abstraction. Auquel le réalisateur culte de l'Exorciste ajoute une ambiance à la frontière du concret et de l'irréel. Et son détachement salvateur.
Étonnamment, le film s'avère aussi réussi que l'original alors qu'il en est délesté de presque 20 minutes.
Belle à en mourir, la version Friedkin est le voyage au bout d'un l'enfer sale et suffocant face auquel l'homme ne peut prendre aucune initiative.
Constamment sur la corde raide, Sorcerer est viscéralement oppressant alors qu'il se satisfait du strict nécessaire.
Les personnages se révèlent plus opaques qu'ils ne l'étaient dans l'œuvre de Clouzot. Chez Friedkin, ils sont des anges déchus, des condamnés magnifiques qui jettent leurs forces dans cette odyssée de la dernière chance. Quatre pions qui leur pêchés ont déboulonnés jusqu'à les mettre à la merci de l'avidité d'autres comme eux.
Le quator d'acteurs fait jeu égal avec la version originelle.
Roy Scheider a rarement été plus intense, Bruno Cremer est un bloc de charisme, Francisco Rabal illumine d'ambigüité et Amidou d'une justesse imparable.
La réalisation magnifie l'environnement et les différentes épreuves que nos anti-héros devront traverser (cette séquence du pont, immortelle).
La photographie à la fois naturaliste et irréelle donne à Sorcerer des allures de cauchemar éveillé. Un cauchemar de toute beauté.
Et la musique (entêtante) de Tangerine Dream amplifie ce sentiment d'obscurité pressante qui écrase ces hommes.
Un chef-d'œuvre impitoyable.
7eme critique

626 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2018
Après "Le salaire de la peur" d'Henri-Georges Clouzot, William Friedkin reprend ce scénario et vient l'adapter à sa sauce, notamment en troquant le climat aride du film de 1952 pour un environnement cette fois-ci plus tropical. La première partie est un peu longue, il faudra patienter une bonne heure pour en venir en fait et assister à cette fameuse mission suicide. Ce scénario revu sous cet angle (avec des étapes différentes cherchant à surenchérir en matière de tension), n'offrira pas le même charme que le film d'Henri-Georges Clouzot. Moins prenant, avec des personnages moins attachants, et une mise en scène moins bluffante (on ne retiendra finalement que la scène du pont), ce "Sorcerer" tiendra la route sans pour autant rivaliser avec l'original.
norman06

429 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2015
Bon remake du classique de Clouzot, à la fois contemplatif et visuellement élaboré. Malgré une exposition un brin déconcertante, le récit devient vite captivant. Casting international réussi.
Vador Mir

307 abonnés 999 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2023
Remake très bien fait du salaire de la peur qui ne surpasse pas l'original, mais qui reste de très bonne facture.
La classe de Friedkin et le suspens du scénario font le job. Le principe est un parfait exemple de tension au cinéma.
orlandolove
orlandolove

172 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2015
Après un prologue assez conventionnel, le film ne démarre véritablement que dans la jungle sud-américaine où l'ambiance poisseuse nous prend immédiatement aux tripes. La suite est un petit bijou halluciné, visceral et spectaculaire (la traversée des camions sur le pont suspendu est un must). Une vrai chance d'avoir pu voir ce classique au cinéma !
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