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Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mars 2014
Un remake assez prenant du "Salaire de la peur" sans la magie du premier film. Bon, les moyens mis en œuvre et la mise en scène de Friedkin sont plus que convenables. Bruno Cremer, est excellent et de ses interprétations dans "la 317ème section", jusqu'au dernier Maigret de "France 2" ne démentiront jamais sont talent. Roy Schreoder fait un beau numéro, qu'il renouvellera dans "Tonner de feu".
Le chef d'oeuvre méconnu de William Friedkin est à mes yeux le seul chef d'oeuvre de sa carrière parmi tous ses films que j'ai pu voir. De la première à la dernière image, le remake du "Salaire de la peur" est hypnotisant, captivant de bout en bout. Mettant en avant des mauvais garçons, Friedkin explore le côté sombre de l'âme humaine. "Sorcerer" est un film sale, amoral. Divisé en deux, la première moitié de la narration nous présente les personnages. Bien que un peu longue quand même, l'ambiance est prenante. La deuxième moitié est un voyage au bout de l'enfer qui se regarde tel le voyage d'"Apocalypse Now" en terme de ressenti grâce à son rythme lent et son ambiance quasi fantastique malgré une mise en scène réaliste, et ses personnages peu fiables. La scène du pont suspendu est un modèle de tension, le climax du film. Quand à Roy Scheider, il est impeccable. Un chef d'oeuvre.
L'un des meilleurs films de William Friedkin. Il s'agit d'un remake (Un excellent remake comme on ne sait malheureusement plus en faire aujourd'hui) du "Salaire de la peur" de Clouzot. Curieusement méconnu, ce film est un bijou d'aventure, d'action et de suspense. Les acteurs sont tous excellents et inoubliables (Roy Scheider, Bruno Cremer et Francisco Rabal).
Probablement le meilleur film de William friedkin après "L'Exorciste". Pas un remake mais bien une relecture tout a fait personnel du roman de George Arnaud.
En ce qui me concerne j'ai été littéralement scotché devant "Le Convoi de la peur" qui, sans être du niveau du film de Clouzot, réussit très bien à se démarquer de ce dernier. Les personnages sont tous aussi anthipatiques les uns que les autres et cela à un tel point qu'il est littéralement impossible de s'identifier à eux. Deux d'entre eux se distingue tout particulièrement: le premier Victor Manzon dit "Serrano" (Bruno Cremer) à fuit la France après avoir été accusé de fraude. Après le suicide du seul homme qui aurait put tout arranger, celui ci quitte son épouse sans lui dire un seul mot.
Le second Jackie Scanlon (Roy Scheider) dit "Dominguez" a quitté les Etats-Unis après avoir braqué une Eglise avec son gang. L'un de ses membres n'a pas hésiter à abattre le prêtre mais se dernier s'étant tuer au cours d'un accident de voiture ce sera sur Scanlon que le frère de l'homme de religion, qui n'est autre qu'un puissant caïde mafieux, se rabattra pour assouvir se vengeance. Traqué, Scanlon n'a donc pas d'autre choix que de fuire.
Ici il n'est nul question de personnage aux actes héroïques et au sein de l'équipe la solidarité et vraiment toute relative. Les tensions entre les quatres protagonistes sont fortes et naviguent entre la menace verbal et la violence physique. Jackie Scanlon (ses collègues également d'ailleurs) n'est guère attachant la où le personnage de Mario (brillement interprété par Yves Montand) dans "Le Salaire de la peur" était courageux et solidaire. Le personnage de Scheider va même jusqu'à jubiler à l'idée que la seconde équipe puisse échouer. Il ne vois qu'une chose, il empocherait la prime de l'un d'eux.
Je ne sais pas ce que Steve McQueen (premier choix de Friedkin pour le rôle) aurait donné dans le rôle de Scanlon mais Roy Scheider offre ici une performance de tout premier ordre. Le comédien passe à travers toutes les étapes de l'épuisement tant physique que psychologie et cela au fur et à mesure que le film avance. On le vois s'enfonçer de plus en plus loin dans la dépression qu'à la fin il n'est plus que l'ombre de lui même. Une telle interprétation aurait mérité d'être plus remarqué et force est de constater que Scheider reste encore aujourd'hui un acteur trop sous estimé. Le reste du casting s'en sort avec les honneurs, mention spécial à Bruno Cremer qui est ici la parfaite représentation de l'autorité dans une opération qui en manque cruellement. Cela en devient d'autant plus évident lorsque les autres membres de l'équipe doivent se passer de lui.
William Friedkin déploie ici tous ce qui fait le brio de son cinéma et cela dans des conditions assez difficile. Sa mise en scène se montre imaginative et efficace à tous les niveaux et son film ne souffre à mes yeux d'aucune baisse de rythme. Je reste impressionné par la séquence du pont qui se révèle être à la fois la plus spéctaculaire et la plus tendue de toutes celles qui composent le film.
"Le Convoi de la peur" reste à mes yeux un chef d'oeuvre méconnue et méséstimé qui mérite d'être redécouvert à sa juste valeur. Le tout accompagné par la musique envoûtante de Tangerine Dream. Je peux comprendre que l'on se demande ce que cette autre adaptation du roman de Arnaud apporte de plus à celle de Clouzot, mais pour moi cela reste l'oeuvre la plus aboutit de son réalisateur et une véritable leçon de mise en scène.
Même si ce n'est pas son meilleur film, Franklin était dur avec lui-même lorsqu'il considérait "Sorcerer " comme son pire film, car le scénario prenant, la mise en scène efficace et l'excellente prestation des comédiens font de ce film un spectacle de bonne tenue. Ok, on peut préférer (et c'est mon cas) les "French connection, on peut préférer (et c'est mon cas) le film de Clouzot ("Le salaire de la peur") dont "Sorcerer" est un remake, mais il serait dommage de passer à côté de ce film d'action efficace et intelligent.
Certes un remake du "salaire de la peur", mais un grand film méconnu , qui comporte des scènes impressionnantes. Le film comporte 2 parties: la première, la présentation des personnages et leur arrivée dans l'infâme bidonville pour les damnés de la terre qui leur sert de repaire, cette partie est prenante et la description de village glauque et poisseux est remarquable. La deuxième partie, le voyage en camion , est tout simplement hallucinante, les scènes dans la forêt sont d'une puissance et d'une densité incroyable quand aux scènes du pont suspendu, c'est tout simplement parmi les scènes les plus dantesques que l'on ait vu au cinéma tant on se dit que l'équipe technique a du prendre des risques insensés. Un film, dur, noir, d'un pessimisme total, sans espoir, du très grand cinéma. On sait que Friedkin voulait un duo Steve Mac Queen-Lino Ventura. Si Roy Scheider paraît "léger" pour le rôle, Bruno Cremer est quand à lui impressionnant, écrasant même les autres comédiens. A noter la composition remarquable de Amidou souvent vu dans les films de Lelouch , mais dans des rôles très légers. Un grand film a redécouvrir.
Six ans après" French Connection", Roy Scheider retrouve le réalisateur William Friedkin qui venait de connaître le succès mondial avec "L'exorciste". Le réalisateur s'intéresse à trois personnalités différentes dans ce film d'action ahurissant. Le film dispose d'un scénario riche et dense et très efficacement mis en scène. Mêlant dangers de la nature, violence, terrorisme, banditisme, affaires pétrolières juteuses, hommes d'affaires ruinés, William Friedkin nous livre un long-métrage complexe dans son fond et dans sa forme. Le film traite de la cupidité des hommes, de l'entraide temporaire, de l'amitié, de la haine, de la vengeance et de l'amour perdu. Friedkin ne déroge pas à sa réputation, son film est violent, explosif, bien ficelé et surtout affiche un pessimisme que l'on n'est plus habitué à voir dans les films modernes. Le réalisateur sait comment attirer le regard du spectateur, c'est simple, auncun moment ne se passe sans qu'un évènement se produise. Etrangement, ce film passa inaperçu dans les salles et pourtant le spectacle qu'il nous est donné de visionner est grandiose. Ingéniosité, meurtres, situations qui s'enchaînent à une vitesse ahurissante, le film est tout sauf ennuyeux et prévisible. En effet, peu de personnes peuvent déclarer qu'ils connaitront le cheminement de ce film qui se déroule d'abord dans plusieurs villes connues pour déboucher dans la jungle en Amérique latine. A noter que Bruno Cremer participe activement dans ce film, l'idée de mettre un Français au sein du groupe ne surprend personne puisqu'il s'agit d'une autre version du "Salaire de la peur" de Clouzot. Mais le scénario de celui-ci est beaucoup plus travaillé et les séquences d'action sont vraiment impressionnantes. Au final, le réalisateur américain William Friedkin élabore et signe un chef-d'oeuvre du genre du film d'action et l'on espère bien évidemment que ce long-métrage trouve la reconnaissance qu'il mérite car le résultat du travail fourni ne peut que laisser le spectateur sans voix. Un film d'action violent, sombre et cruel!
William Friedkin avait dit lui-même à Henri-Georges Clouzot qu'il ne ferait pas mieux que "le salaire de la peur" en faisant ce remake. Et il avait bien raison car avec ce film il montre combien un remake peut être navrant et inutile et que parfois il faut savoir s'incliner devant les grands. Là où Clouzot installait un climat permanent de tension et brossait un portrait psychologique fort, Friedkin mise avant tout sur le spectaculaire et il y parvient durant une séquence (celle du pont, la seule vraiment impressionnante) mais il ne fait jamais décoller le film. Les personnages n'ont aucune psychologie, l'introduction est inutile et la mise en scène elle-même semble molle et pas inspirée. On a vu de meilleurs remakes, on a connu Friedkin plus inspiré.
ce remake de 1977 dépasse l'original , friedkin réalise l'un de ses meilleurs film injustement boudé à sa sortie tous les acteurs sont parfait roy scheider en tete et vu les scènes d'anthologie cela m'étonne qu'il reste encore méconnu
Friedkin s'essaye au remake dès 1977. Et ça marche. Vrai film d'aventure, transposant habilement les enjeux du salaire de la peur à l'époque du tournage (la crise pétrolière), le film a l'excellente idée de respecter une logique multinationale en donnant les principaux rôles à des acteurs de nationalités différentes (Bruno Cremer, alias commissaire Maigret, est à ce titre un bon représentant de notre hexagone) et en respectant l'unité des langues. Des détails qui encrent bien dans le réel cette histoire, et qui arrive à nous faire aimer sans soucis ses personnages (ce qui dramatise bien leur disparition quand elle se produit). Réussi de bout en bout, cette réadaptation n'a cependant pas marqué le monde, nos compatriotes lui préférant toujours l'original. Pourquoi donc ? Réponse quand j'aurai trouvé ce dernier...
Un remake américain d'un de nos grands classiques français, réalisé par William en hommage a Henri-Georges Clouzot. Il y a de quoi être enthousiaste ! Et si le résultat est tout de même sacrément inférieur au film original, le film n'est pas mauvais, pas mauvais du tout. "Le Convoi De La Peur" est un bon film, qui souffre de quelques longueurs, notamment au début (dans le film original, l'introduction est longue également, mais pas aussi ennuyeuse, loin de la), mais qui est capable d'offrir quelques scenes incroyablement prenantes ! La bande-originale n'est pas mal, elle donne quelque chose de nouveau a cette histoire, et les acteurs sont tous tres bons, et notamment bien sur, les acteurs principaux.
Un film d'une noirceur abyssale avec des acteurs au sommet et qui ne sont plus Roy Scheider, Bruno Cremer, Francisco Rabal. L'entrée en matière pour chaque personnage est bien amené, Friedkin n'ayant pas son pareil pour filmer chaque région de la planète! 2 scènes d'anthologie: le passage des camions sur le pont pourri en pleine intempérie et l'explosion du tronc d'arbre. A quand une sortie collector en bluray avec commentaire audio du sieur William?j'ai hâte!
Un film sous-estimé que celui de william Friedkin et qui vaut son echec en salles à son titre laissant augurer d'une trame fantastique alors qu'il n'est pas moins que le remake du "salaire de la peur" de Clouzot. Il faut d'ailleurs faire preuve d'une certaine patience avant que nos 4 "salopards" ne prennent la route avec dangers, nature hostile et guérillas en guise d'itinéraire, ceci évidemment conjugué avec cette matière extrêmement instable qu'est la nitro-glycérine. Tous les moyens sont alors déployés pour faire vivre un véritable calvaire aux protagonistes dont l'excellent Roy Scheider et le français Bruno Cremer : donc un véritable suspense, des séquences-choc et une magnifique réalisation font de ce film une très honnête relecture de ce classique du cinéma français. Le dvd zone 1 est inepte, copie sale en 4/3, son en dolby surround, menu très laid, bref pas les conditions idéales pour apprécier un film...
Le film souffre déjà de la comparaison avec l’original de Clouzot : toute la première partie, plus expéditive, au style documentaire pas toujours très heureux, ne parvient pas à donner corps aux personnages ; du coup le récit demeure mécanique – voir maladroit. Seule la deuxième partie, à partir de l’incroyable séquence du pont, s’ouvre sur une béance métaphysique qui permet d’entrevoir le grand film qu’aurait dû être Sorcerer…
Je n'aime pas trop cet approche mais difficile de ne pas comparer... "Le salaire de la peur" revu par W. Friedkin est une demi réussite. L'action est rehaussée avec quelques moments vraiment palpitant durant le transport en camion. Le film est plus court mais pourtant, il faudra près d'une heure avant que le film ne décolle vraiment. "Le salaire de la peur" prend également son temps mais permet une toute autre approche des personnages : on a le temps de s'imprégner de leurs personnalités pour les voir évoluer. Ici, malgré une présentation des protagonistes, on n'est pas vraiment concerné par leurs sorts... Leurs relations étaient un éléments important de l'original et c'est bien dommage de perdre cet ingrédient... Néanmoins, le film remplit son contrat et promet quelques scènes intense. Les acteurs campent leurs rôles avec détermination. Je finirais en disant que si vous ne pouvez en voir qu'un, voyez l'original...