Sorcerer
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Mangoobif
Mangoobif

2 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2025
En 1953, sortait un film incroyablement efficace, intense et original : « Le Salaire de la peur » de H-G Clouzot, une profondeur des personnages forte et une Palme d'Or.
« Sorcerer » reprend également le roman de Georges Arnaud. William Friedkin à la real, celui-ci creuse dans la vie de l'écrivain, le livre étant dédié par l'auteur à son père. Et va plus loin à la fois dans le concept même de l'angoisse d'un tel périple spoiler: (transporter des caisses de nitroglycerin en camions sans âge à travers la jungle, sur plus de 300km)
, dans la profondeur des personnages, et dans la matière, le contexte. Non pl spoiler:
us tourné en Provence, cette fois-ci le tournage se déroule en République Dominicaine. Et quel tournage ! Entre autres la célèbre scène de la passerelle qui nécessita 3 mois ou encore l'épidémie de paludisme parmi l'équipe technique.

C'est l'un de ces rares remakes qui égalent, voire surpassent l'original. On plonge radicalement dans l'histoire car tout ici est sensoriel, palpable, olfactif et ultra documenté. Cette immersion est facilitée par une photographie superbe, des décors réels à la fois sauvages et authentiques : une utilisation de lieux réels qui frôle le documentaire. Le film empeste la graisse, la sueur et la testostérone.

Steve McQueen, qui venait de se marier, a finalement refusé le rôle de Roy Scheider, ne voulant pas retourner tourner dans la jungle après le tournage colossal de « Papillon », et imposant sa nouvelle compagne dans le casting. Et on se demande s'il ne fut pas préférable pour l'authenticité revendiquée du film, qu'il n'y ait pas eu de grande star non plus. Roy Scheider n'était cependant pas un inconnu, ayant joué auparavant dans "The French Connection" 71, "Les Dents de la mer" 74, "Marathon Man" 76. Bruno Crémer (superbe), Francisco Rabal et Amidou sont immenses.

Au-delà des 4 protagonistes, les camions sont aussi de véritables personnages du film, impressionnants, vibrants, ils marquent le spectateur, rappelant « Duel » de Spielberg, sorti peu de temps auparavant.

"Sorcerer" est un grand film, comme on en fait plus et on n'en faisait pas non plus beaucoup à l'époque, tout en prises réelles, cherchant l'immersion, en évitant les grands studios. Intense, avec une histoire de production folle et mouvementée, pleine de rebondissements.
Le film est aussi une critique ouverte de la politique étrangère américaine, ... et un échec au box-office. Pas de grande star donc et aussi et surtout, la sortie de "Star Wars : A new hope" une semaine plus tôt.

Un chef-d'œuvre de William Friedkin à (re)découvrir, incontournable pour tout bon cinéphile.
Quentin Rt
Quentin Rt

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2025
Le début du film est déconcertant, on saute aux quatre coins du monde pour suivre l'histoire de quatre hommes différents. Leur point commun ? Ils sont tous recherchés pour avoir causé la mort d'individus. On les retrouve enfin ensemble dans un pays d'Amérique du Sud non précisé, au milieu de la jungle, à travailler sur un gisement de pétrole. Assez vite, la métaphore devient claire: ces hommes, tous criminels, purgent leurs peines ensemble en enfer. L'environnement, que ce soit la jungle oppressante ou les roches hypnotiques, ainsi que les conditions climatiques, de la météo pluvieuse aux geyser de flammes, jouent un rôle majeur dans le portrait de cet univers infernal. Friedkin n'hésite pas à plonger dans la psychologie interne du personnage principal, avec un montage psychédélique, qui ressasse notamment le moment où il tua ses camarades dans un accident. Il s'agit donc autant d'un voyage externe, à travers la jungle, que interne, combattant ses propres démons. Ce film me rappelle beaucoup Sirat, mais pour ceux qui n'ont pas aimé ce dernier, celui-ci est plus clair dans sa démarche: à chaque mètre parcouru, nos protagonistes risquent leurs vies. Le montage, notamment dans les scènes à suspense comme lorsqu'ils traversent le vieux pont avec le camion, est la grande force du film. Un nombre d'angles de prises de vue s'enchaîne à un rythme frénétique, on voit les cordes qui commencent à craquer, les réactions des personnages, les roues du camion glissant sur le bois, etc.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2025
Film impeccable, à la réalisation nerveuse et dont les plans, une succession de plans fixes et d'actions filmées caméra à l'épaule, nous immerge dans ce qui ressemblerait presque à documentaire. Je ne reviendrai pas sur l'histoire, dont il s'agit d'une nouvelle adaptation ; cependant, quand on a connu le chef-d'oeuvre de Clouzot "le Salaire de la Peur", cette nouvelle version ne permet pas de recréer le suspens connu alors. Donc à moins, alors, d'être la première adaptation que l'on regarde concernant cette aventure. Dans ce cas, j'imagine que la découverte de Sorcerer doit être un magnifique choc.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2025
Le réalisateur inclassable William Friedkin s’attaque à un remake du film « Le Salaire de la peur » et signe un long-métrage égalant sans conteste son modèle. Après une longue introduction permettant de faire connaissance avec les protagonistes ayant chacun fuis leurs pays respectifs chargés de convoyer par camion de la dynamite instable dans la jungle d’un pays d’Amérique du Sud, le récit se concentre donc sur le fameux convoyage risqué qui offre un suspense au cordeau. La mise en scène est grandiose, sombre et sans concession dans une ambiance tropicale étouffante. Un long-métrage éprouvant pour les nerfs.
Hector de Troie
Hector de Troie

1 abonné 65 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2025
J’avais classé ce film comme un polar suite à sa réédition par les studios Critérion et je ne m'attendais pas du tout à ce que ce soit la version américaine du Salaire de la peur même si j’ai eu un doute en voyant le titre américain. Vu le réalisateur (L’Exorciste), je pensais que j’allais me trouver dans un polar mystique en Amérique du sud et ce n’est pas le cas, du moins pas tout à fait …

On suit ici quatre occidentaux perdus dans un village abandonné de tous et des dieux en Amérique du sud. le Pays imprimante peu car ils veulent fuir cajun ayant ses raisons (homme d’affaire ruiné, mafieux, …. Il travaillent dur sans espoir de s’échapper jusqu'à ce qu’on leur propose un travail en or maudit (rapport aux Aztèques et à la symbolique mystique qui orne ce film) qui consiste à conduire un camion d’explosif très instable (la nitroglycérine) dans la jungle.
Les deux camions vont donc se diriger dans cet enfer vert à travers la peur et la folie.

Je parlais de la mystique et la folie qui habitait ce film, on retrouve en effet des symboles aztèques disséminés dans le film (le camion avec sa bouche terrifiante, la musique, les indiens) si bien qu’on se croirait presque dans Aguirre ou la colère de Dieu, ou encore au coeur des ténèbres de Conrad qui va amener ces hommes dans un pays sauvage mais où le plus grand dangers vient d’eux même.

Quel bonheur de retrouver Bruno Cremer dans le rôle de l’homme d'affaires français ruiné qui fuit la réalité de sa situation. Si on a vu la 317 section, on a l’impression que cet homme ne sent bien que dans la jungle avec son regard bleu d’un calme impressionnant et apaisant.

Enfin il faut le comparer à son modèle, le Salaire de la Peur. Personnellement je n’ai pas trouvé trouvé Montand très crédible, mais la version de 1953 possède incontestablement une esthétique formidable, œuvre universelle par son noir et blanc magnétique car liée au pétrole bien sur.

Que possède ce film que n’a pas son aîné ? un aspect mystique assez bien trouvé et la scène spoiler:
du pont, la politique des spoiler est vraiment ridicule .... spoiler:
est vraiment terrifiante. Si vous aimez Schoendoerffer, la présence de Bruno Cremer peut suffire pour passer le film de pas mal à bien !
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2025
Thriller d'aventures réalisé par William Friedkin, Le Convoi De La Peur est un bon film, même s'il commence de façon poussive, à l'instar d'un diesel. L'histoire nous fait suivre quatre hommes en cavales dans leur pays respectifs qui, pour se cacher, fuient dans une dictature d'Amérique du Sud. Là-bas, ils vivent sous de fausses identités et travaillent comme ouvriers dans une raffinerie de pétrole américaine qui fait vivre toute la région. Porvenir, le petit village où ils vivent est un bidonville insalubre et sordide qu'ils souhaitent quitter. Mais faute de moyens, ils sont contraint d'y rester. Seulement, une occasion se présente à eux après l'explosion d'un puits de pétrole, puisqu'un important salaire est proposé à ceux qui acceptent de transporter de la nitroglycérine nécessaire afin d'éteindre l'incendie, à bord de deux camions à travers la jungle sur plus de trois cent kilomètres. En dépit de l'immense danger que représente cette expédition, ils acceptent. Ce scénario, qui n'est autre qu'une nouvelle version du film Le Salaire De La Peur sorti en 1953 et réalisé par Henri-Georges Clouzot, lui-même adapté du roman du même nom de l'auteur Georges Arnaud, publié en 1949, s'avère extrêmement prenant à visionner pendant toute sa durée de deux heures. Enfin, toute sa durée, pas vraiment. Car l'intrigue mettant en place les différents protagonistes débute de façon très décousue et déstructurée, manquant de liant, ce qui fait qu'on ne voit pas vraiment où elle veut en venir. Il faut bien attendre trois quart d'heure pour qu'enfin tout se rejoigne et soit plus clair. L'objectif fini par se dessiner et, à partir de ce moment-là, on rentre enfin dans le vif du sujet. On vit un périple routier intense, à l'enjeu majeur puisque la marchandise instable risque de tuer les chauffeurs à tout moment. D'autant plus qu'ils vont devoir affronter des obstacles importants et qu'ils vont aussi faire face à une météo particulièrement difficile. Tout cela donne lieu à des scènes emplies de suspens. Le ton se veut très sérieux et concentré afin de réussir cette mission risquée. Surtout, on ressent de façon palpable l'atmosphère humide et pleine de sueur qui se ressent sur les corps suintants. L'ensemble est porté par des personnages pour lesquels ont craint le pire et dont on fini par s'attacher, en dépit de leurs passés peu glorieux. Des rôles bien interprétés par une distribution de gueules charismatiques comprenant Roy Scheider, Bruno Cremer, Francisco Rabal et Amidou. Ils sont entourés par d'autres rôles joués par Ramon Bieri, Peter Capell, Karl John ou encore Friedrich von Ledebur. Tous ces individus entretiennent des rapports d'entraide pour se sortir indemne de ce travail harassant. Des échanges soutenus par des dialogues bénéficiant dune belle authenticité, déclamés en plusieurs langues respectant leurs origines. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère qualitative. Sa mise en scène est ambitieuse et précise, nous faisant ressentir chaque effort et chaque moment tendu. Elle nous gratifie de quelques passages spectaculaires. De plus, elle évolue dans différents pays avant de contenir son action dans cette jungle inhospitalière. Les environnements changeants au fil des kilomètres nous permet d'admirer des paysages aussi attirants que dangereux. Ce visuel à la photographie soignée est accompagné par une bande originale fortement appréciable signée par le groupe de musique électronique allemand Tangerine Dream. Leurs compositions au synthétiseur renforcent l'atmosphère menaçante et collent parfaitement aux images. On regrettera juste qu'elles soient si peu présentes. Reste une fin réussie venant mettre un terme à cette œuvre marquante. En conclusion, Le Convoi De La Peur est un long-métrage méritant d'être découvert en dépit de son faux départ.
Sacha Kudli
Sacha Kudli

11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juillet 2025
Ce film ne connaît aucun filtre, aucun repère moral, ni compassion.
Il montre le désespoir de l’homme, et suggère que la seule issue à sa condition est de la traverser de plein fouet.
L’un des plus grands thrillers de tous les temps.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juillet 2025
« French Connection » en 1971, « L’exorciste » en 1973, William Friedkin est à l’orée des années 1970 le nouveau chouchou d’Hollywood en même temps que son nouvel enfant terrible. Intransigeant sur ses ambitions artistiques et donc peu enclin aux concessions, le jeune réalisateur un peu à la manière de Josef von Sternberg durant les années 1925 à 1936 dont il partage certains traits de caractère, va connaître une suite de carrière plutôt chaotique qui s’apparente il faut bien le dire à un lent déclin. Mais en 1977 quand il décide de se lancer dans une revisite du « Salaire de la peur » (1953) d’Henri-Georges Clouzot qu’il admire, Friedkin est encore à son zénith pouvant s’autoriser toutes les audaces.
S’il ne l’a jamais explicitement évoqué, il paraît probable que grand cinéphile, il ait été impressionné par « Aguirre la colère de Dieu » de Werner Herzog, fiction historique située au XVIIème siècle et tournée in situ au Pérou avec la jungle amazonienne en toile de fond omniprésente, rappelant que de tout temps l’homme n’a jamais voulu s’accommoder des contraintes de Dame Nature. Se frotter lui aussi à un tel défi loin d’Hollywood est une idée possiblement venue à l’esprit de Friedkin toujours enclin à flirter avec les marges. Le sujet du roman de George Arnaud situé en Amérique Centrale se prêtait bien à l’exercice, Clouzot ayant tourné son film en Camargue et dans la bambouseraie d’Anduze.
Pour étayer ce rapprochement avec le cinéaste allemand, on pourra noter que comme le groupe du mouvement krautrock Popol Vuh avait sublimé les images dantesques filmées par Herzog, Edgar Froese le leader de Tangerine Dream est sollicité par Friedkin après que celui-ci a assisté à un concert du groupe en 1973 à Munich. Le budget étant conséquent et le projet ambitieux, le film réclamait un casting de stars. Steve McQueen qui a lu le scénario est emballé mais venant de se marier avec Ali MacGraw, il exige que sa nouvelle épouse l’accompagne sur le tournage avec un poste d’actrice ou de productrice à la clef. Après quelques tentatives vaines pour convaincre l’acteur ombrageux, Friedkin sans doute présomptueux (il le concèdera plus tard) décide de se passer de McQueen alors une des plus grosses stars mondiales qui vient de triompher dans « La tour infernale ». Il sera remplacé par l’excellent Roy Scheider qui s’est fait remarquer dans « Les dents de la mer ». Marcello Mastroianni qui devait lui aussi rejoindre le tournage se désiste pour des raisons familiales. En cascade Lino Ventura peu enthousiaste à l’idée d’être placé sur l’affiche en-dessous de Scheider se désiste à son tour.
Ce seront donc Roy Scheider, Bruno Cremer, Francisco Rabal et Amidou (prévu dès le départ) qui seront spoiler: les quatre « mercenaires » de l’impossible chargés de convoyer une charge de nitroglycérine à travers la jungle jusqu’à un puit de pétrole en flamme.
Le tournage sera bien sûr éprouvant tant par les conditions climatiques que par les exigences très précises de Friedkin qui fait appel successivement à deux chefs opérateurs. Dick Bush pour les scènes introduisant chacun des quatre kamikazes situées à Vera Cruz, Jérusalem, Paris et New York. Scènes qui n’existaient pas chez Clouzot et dont Friedkin juge qu’elles sont indispensables pour expliquer spoiler: ce qui va motiver puis finalement souder quatre hommes n’ayant rien en commun
. Pour les prises de vue dans la jungle après avoir remercié Dick Bush, Friedkin fait appel à John M. Stephens qui avait travaillé avec John Frankenheimer sur « Grand Prix ».
Le scénario est écrit par Walon Green repéré par Friedkin pour avoir officié auprès de Sam Peckinpah sur « La Horde sauvage » western mythique qui par la mort omniprésente planant au-dessus d’un groupe de mercenaires sur le retour lancés sur une dernière mission suicidaire est en totale connexion avec les visées de Friedkin. Tout a donc été soigneusement pensé et exécuté pour embarquer le spectateur dans une sorte de cauchemar éveillé qui rappelle comme l’avait fait Werner Herzog qu’on ne brave pas impunément la nature dans ce qu’elle a de plus sauvage. Filmant au plus près les visages creusés par la chaleur, la fatigue, la peur et la concentration extrême tout au long de ce tutoiement constant avec la mort, Friedkin en pleine maîtrise et totalement libre à des milliers de kilomètres des Studios, entreprend et réussit ce qu’il considère comme son chef d’œuvre.
Malheureusement l’absence de Steve McQueen se fera cruellement sentir dans les résultats au box-office de « Sorcerer » qui comble de malchance va sortir alors que le premier épisode de la saga Star Wars signé George Lucas renverse tout sur son passage. Depuis William Friedkin irréductible et lucide jusqu'au bout est parti rejoindre les étoiles, fier d’avoir pu participer à une belle ressortie Director’s cut de son film en B-Ray qu’il aura vu devenir culte. Ce n’est que justice.
shuffleup
shuffleup

8 abonnés 352 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mars 2025
Dans ce remake, l'exposition est aussi longue que dans l'original (1h) mais plus intéressante : le passé de chacun des 4 personnages est montré, la partie aventures est moins développée (1h au lieu d'1h30), le visionnage en devient moins stressant. Par rapport au film de Clouzot, les rapports de domination entre les personnages ne changent pas, leur cruauté n'est pas extrême, et l'explosion du 2eme camion est beaucoup moins bien rendue, mais la fin est beaucoup mieux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 décembre 2024
Remake du chef d’œuvre de Clouzot, et comme tout remake ça fait peur même avec William Friedkin derrière…et en soit on peut être rassuré aussi et à raison car c’est un Chef d’œuvre absolu !! Les acteurs au top , la mise en scène incroyable, la photo splendide !
Chef d’œuvre !
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 877 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 novembre 2024
Après la première version des années 50, que je n'avais pas appréciée, c'est William Friedkin qui vient mettre son nez au sein de cette histoire."Sorcerer" est donc une nouvelle adaptation du roman nommé "Le Salaire de la Peur", et je tiens à dire que je la porte bien plus dans mon cœur que celle d'Henri-Georges Clouzot. Même si ce film n'est pas un remake, j'ai apprécié les changements de cette version, car elle apporte des choses vraiment bénéfiques à l'ensemble. La première vient clairement du fait de donner plus d'épaisseur à nos héros, en prenant le temps de les installer pendant les 30 premières minutes. Certes, comme le précédent film, le temps est donc long avant d'arriver à ce qui nous intéresse. Mais au moins, dans cette version, l'attente est bien plus comblée par des choses intéressantes. Là où les personnages du film de 1953 étaient mauvais en tout point, sans aucune justification et de manière bien trop exagérée, ceux de ce long-métrage sont un peu plus nuancés. Malgré tout, cela ne veut pas forcément dire que je les apprécie, ils restent assez simplement écrits et plusieurs d'entre eux sont quand même assez creux en matière de développement. Mais au moins, le film bénéficie de bases bien plus solides pour sa deuxième partie. À ce moment-là, on retrouve la fameuse course contre la mort, qui réussit à être aussi efficace que le projet de 1953. Les péripéties et les décors ont beau être différents, la tension réussit toujours à fonctionner. Grâce à la mise en scène assez bonne de William Friedkin, on ressent une véritable angoisse pour nos héros. L'absence de musique, et le fait d'autant laisser durer ces épreuves, offrent une attente assez bien gérée quant à la résolution de chaque péripétie. Certes, le rythme est parfois lent, mais on sent que le long-métrage n'a pas peur de ralentir cela pour le bien de son ambiance. Malgré tout, même si je préfère cette version, est-ce que cela suffit à me la faire apprécier ? Clairement, j'ai passé un meilleur moment, mais le tout ne réussit toujours pas à me toucher. La tension est présente, mais je me suis quand même beaucoup ennuyé au visionnage, le problème étant peut-être que cette histoire ne me parle tout simplement pas. Pour conclure, une adaptation assez correcte.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 octobre 2024
Remake du chef-d’œuvre de Clouzot, et comme tout remake qui se respecte, cela fait très peur… et au final William Friedkin arrive à en faire un chef-d’œuvre tout en le modernisent et en le changeant et rien que pour ça on dit bravo ! Mise en scène, photographie, montage, direction d’acteur, tout est absolument parfait dans ce film !
Chef-d’œuvre !
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2024
Quatre aventuriers conduisant deux camion avec des caisses de nitroglycérine comme chargement destiné à éteindre un puits de pétrole en feu. Cela ne vous rappelle rien ? Un remake du "Salaire De La Peur" transplanté dans la jungle sud-américaine. Rien donc de surprenant, cependant William Friedkin nous offre des scènes spectaculaires et un casting royal avec notamment, de superbes Bruno Cremer et Roy Scheider.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 octobre 2024
Remake du (Chef d’œuvre) film de Clouzot , et comme tout remke en plus d’être un chef d’œuvre ça fait très peur ! Même si le réal de ce remake fait plaisir, William Friedkin arrive à transformer ce remake à un Chef d’œuvre du cinéma !! Il change pas mal de choses tout en gardant l’âme du film Clouzot !
Grand film !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 octobre 2024
Remake du (chef d’œuvre!) film de Clouzot et comme tout remake…ça fait peur. Mais sauf que ce remake est réalisé par l’excellent William Friedkin et grâce à lui ce remake il le transforme en Chef d’œuvre absolu !!
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