Sorcerer
Note moyenne
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145 critiques spectateurs

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CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2020
Propulsé comme l’un des réalisateurs phares au début des années 70 suite au succès de « French Connection » et de « l’Exorciste », William Friedkin réalise en 1977 son adaptation du « Salaire de la Peur ». Après un tournage des plus mouvementés, le film est descendu par les critiques au moment de sa sortie et demeure à ce jour le plus gros échec de son metteur en scène. Ceci est d’autant plus incompréhensible que « le Convoi de la Peur » n’est pas franchement mauvais, bien au contraire, même s’il le résultat demeure inférieur à la version d’Henri-George Clouzot. L’atmosphère moite, sombre et tendue du récit est retranscrite d’habile manière, bien qu’il fasse attendre une bonne heure avant que l’histoire ne décolle réellement. D’autre part, il est dommage que la personnalité des 4 personnages principaux n’est pas clairement exploitée. L'ahurissante et mémorable séquence du pont suspendu vaut à elle seule une vision de ce film méconnu.
beautifulfreak
beautifulfreak

131 abonnés 343 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 février 2015
Un chef-d'oeuvre poisseux complètement scotchant, à la fois réaliste et empreint d'un certain onirisme (on a parlé à son propos de "réalisme magique"), porté par la musique de Tangerine Dream, l'interprétation fiévreuse des comédiens et la réalisation impeccable de Friedkin. La preuve que les remakes peuvent être utiles parfois, quand ils ne sont pas de simples photocopies et que la vision du réalisateur transcende l'original. Dommage que ce film culte au tournage difficile n'ait pas eu le succès qu'il méritait.
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2015
Dans la catégorie des bons remakes, Le Convoi de la Peur est probablement au sommet. Avec l'aval de Henri-Georges Clouzot, réalisateur du Salaire de la Peur, William Friedkin signe ici l'un de ses plus beaux films et par la même occasion donc un remake puissant qui s'affranchit de son prédécesseur grâce à une identité propre. Le réalisateur de L'Exorciste a une patte, un savoir-faire, mélangeant une mise en scène réaliste à un univers fantastique. Aussi est-il le choix idéal pour remettre en scène cette histoire sous tension où quatre hommes qui n'ont plus rien à perdre vont effectuer un voyage suicidaire à bord d'un camion rempli de nitroglycérine... Reprenant le pitch de Clouzot lui-même inspiré du roman de Georges Arnaud, Friedkin l'agrémente à sa sauce et en fait une œuvre incroyablement dense, surréaliste, unique. Son goût prononcé pour le cinéma fantastique se fait ici totalement sentir et l'on découvre peu à peu le film comme un mélange de genres maîtrisé avec une rare finesse. Alternant tour à tour entre le cinéma d'aventure pure et dure, le thriller nerveux et même le cinéma horrifique, Le Convoi de la Peur est d'une efficacité renversante. Imaginez les personnages du Bon, la Brute et le Truand, des gueules patibulaires suintant comme jamais, dans un périple sans fin où ils sont dévorés par un monstre sanguinaire aux allures de forêt diabolique. Emmitouflé dans une atmosphère lugubre, sale et étouffante où le silence laisse parfois place à des murmures effrayants, le film nous terrasse du début à la fin. Le film se découpe en plusieurs chapitres, de la présentation séparée des personnages principaux à leur vie infernale dans un bidonville chilien puis avec cette traversée éprouvante au fin fond de la jungle, jungle qui semble décidée à les éliminer. Le décor est ainsi un personnage à part entière, Friedkin ayant déniché des endroits absolument surréalistes. Autres personnages emblématiques du film : les deux camions utilisés pour la traversée, deux monstres de ferraille que l'on croirait vivants, le metteur en scène parvenant par on ne sait quel miracle à les rendre à la fois menaçants et capricieux. Que dire d'autre ? La photographie est remarquable, la musique joue habilement avec nos nerfs, l'interprétation est stupéfiante, d'un Roy Scheider devenant de plus en plus fantomatique à notre Bruno Cremer national imposant comme jamais, le rythme ne faiblit jamais et l'histoire prend son temps pour nous immiscer dans une rare noirceur, le film commençant et finissant de manière désespérée. Le Convoi de la Peur est une leçon de cinéma, un chef-d'œuvre injustement boudé à sa sortie et tombé trop longtemps dans l'oubli alors qu'il est un film d'aventures sans pareil et l'un des seuls remakes à surpasser l'original, Friedkin transformant le film original en une épopée ténébreuse de bout en bout.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2015
Génial remake du Salaire de la peur (1953), ce film de William Friedkin rend un magnifique hommage à l'œuvre de Henri-Georges Clouzot tout en s'y détachant afin d'y apporter de judicieuses touches personnelles. Plus sombre, plus violente, la version de Friedkin – échec commercial à sa sortie, le film est pourtant considéré comme son meilleur par le réalisateur lui-même – est superbement mise en scène et multiplie de manière très intelligente les références politiques, sociales et psychologiques. Si les rapports interpersonnels des personnages sont ici moins travaillés, le cinéaste a choisi de davantage exploiter le passé de chaque protagoniste. Mais aussi d'amplifier l'atmosphère moite et poisseuse du fin-fond de l'Amérique du Sud. Un exemple de remake brillamment réussi.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2015
C'est adoubé par Henri-Georges Clouzot que William Friedkin a réalisé ce remake du mythique "Salaire de la peur". Malheureusement la "Grande Faucheuse" ayant fait son oeuvre, Clouzot ne verra jamais le film, et ce dernier sera un bide commercial qui tombera dans un relatif oubli.
Ce que l'on ne peut pas reprocher au réalisateur de "French Connection" et de "L'Exorciste" c'est d'avoir réalisé une pâle resucée. A une exception près, chacun des quatre protagonistes étant longuement présentés au début ce qui permet une grande empathie, enfin surtout envers celui interprété par Bruno Cremer, très émouvant, la structure scénaristique est certes la même ce qui rend l'ensemble presque sans surprise mais par contre, le ton est totalement différent. William Friedkin donne une résonance fantasmagorique (voir le visage blafard de Roy Scheider !!!) et fataliste, et cela dès la première image, alors que le film de Clouzot est un thriller psychologique qui laisse espérer jusqu'au bout.
La réalisation de William Friedkin quant à elle est très musclée, violente et sans temps mort, qui donne quelques morceaux de bravoure comme la séquence de la traversée du pont sous la pluie, d'un suspense difficilement soutenable.
"Sorcerer" est un remake mais un remake qui parvient à être un film en lui-même et qui mérite de sortir des sombres oubliettes dans lesquels il est.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2015
Réaliser un remake d'un grand classique est toujours une gageure. Cette fois, le pari est plus que réussi et nous avons affaire à un film fort différent, bien que la trame soit préservée. Certaines scène, en particulier celles de l'émeute, sont particulièrement impressionnantes de réalisme. Tout en respectant les codes du film d'aventure, Le convoi de la peur (fort mauvais titre français) nous offre une vision de la misère sordide qui règne en Amérique latine et du cynisme des compagnies pétrolières. Comme un autre spectateur-critique, j'ai trouvé que Bruno Kremer écrase par sa présence les autres personnages, bien que Robert Stack soit excellent. Au point qu'on regrette qu'il disparaisse de l'écran avant les autres. Seul (petit) reproche : la présentation des personnages est un peu longue, sans originalité, à part celle du terroriste palestinien sur qui le réalisateur ne porte pas de jugement. Un grand film, méconnu semble-t-il, que je suis moi-même surpris de ne pas avoir vu au moment de sa sortie. A ne pas manquer quand il passe sur le câble...
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2015
William Friedkin signe un exceptionnel remake du film de Clouzot, "Le Salaire de la peur". Quelques ajustements scénaristiques, avec notamment une présentation plus ample des personnages principaux, et une approche moins psychologique mais plus politique. Au-delà de sa construction géniale, le film éblouit surtout par sa puissance visuelle. Chaque image est imprégnée d'une beauté empoisonnée, nous faisant sentir que la mort n'est jamais très loin et prête à cueillir ces hommes qui s'enfoncent dans la jungle. Par rapport au film original en noir et blanc, il est également très intéressant de voir comment Friedkin utilise la couleur. Que ce soit le feu qui jaillit dans la nuit ou un camion qui tente de passer un pont dans des conditions dantesques et avec une luminosité quasi nulle, l'impression est forte et prend aux tripes. D'une façon quelque peu diverse, on retrouve un sentiment d'oppression et de malaise qui fonctionnait déjà à merveille chez Clouzot. "Sorcerer" est un film qui prend son temps, qui passe les vitesses lentement mais sûrement et qui ne rétrogradera jamais. Toujours avancer, jusqu'à toucher une forme de désespérance paroxystique lors d'un final hallucinant, où l'expérimentation inspirée du film d'horreur vient s'allier au drame humain. Une interprétation de haut niveau, une atmosphère crépusculaire et des scènes destinées à nous hanter pour un film brillantissime.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2015
Commençons par le début. Ce film est un remake. Donc un film américain remake du Salaire de la peur de H.G. Clouzot. Ça reste néanmoins un très bon film. Les scènes dans la forêt tropicale sont pour moi excellentes, notamment lorsque les camions traversent tant bien que mal un espèce de pont de singe au ras d'une rivière gorgée de pluies torrentielles. Comme on dit après la pluie le beau temps et c'est ce qu'on voit sur le prochain plan.
Le début du film est excellent aussi. Les personnages sont présentés les uns après les autres et c'est ensuite qu'on comprend le lien entre eux. Voir Bruno Cremer dans un film américain c'est sympa aussi. Les scènes du début sont très rythmés, ce qui est bien pour un début de film. Il n'y a pas de temps mort. Il ne faut pas oublier Amidou, un acteur trop peu connu qui est aussi très bon dans ce role.
J'ai par contre trouvé qu'il y avait un peu trop de raccourci dans le film. Comment en viens-t-on à aller chercher du TNT à 300km du puits n'est pas une question à laquelle le film répond très bien à mon sens.
MAis ça reste un film d'action, prenant, avec une bonne histoire et de très bons acteurs.
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2015
Dans une audacieuse agonie, William Friedkin rebâtit l'une des œuvres phares de Clouzot, faisant de Sorcerer un film maudit et surtout son exercice le plus intense. Poignante excursion d'âmes déchues dans une jungle infernale de boue et de sang, le cinéaste imprègne dans son si cher grain d'image un aperçu moite de l'enfer sur Terre, la douleur constante de la forme en étrange adéquation avec le mysticisme ambiant, œil abyssal d'une nature surnaturelle, surpuissante, impardonnable. Les protagonistes sont installés tels les figures dominantes d'une fresque tragique, le contraste fou du long prologue d'exposition - entre film de gangster, thriller, cinéma français et documentaire de guerre - s'apparentant à un doigt aiguisé pointant leur indétournable malédiction. Sur la musique étouffante de Tangerine Dream, deux camions massifs et fragiles circulent alors entre film d'aventure et cinéma fantastique, filmés tels des machines démoniaques amenant leurs victimes aux confins de la douleur vers un prodigieux climax esseulé et hallucinogène. Jouant avec l'empathie des personnages dans une tempête de scènes mémorables sur le fil du rasoir, résultante probable d'un tournage invivable, Sorcerer est un funeste voyage au bout de l'enfer, l'humain transpirant par tous ses pores d'un gasoil écarlate au milieu de ce duel implacable entre la nature et l'industrialisation, fascinant purgatoire d'un paradis perdu.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2015
Friedkin disait que le convoi de la peur était son meilleur film... Je suis obligé d'être en désaccord. Arte disait qu'ils passaient ce film le lendemain du Clouzot "pour comparer"... Ben comparons... Autant le Clouzot m'a glacé le sang à plusieurs reprises, tétanisé devant mon écran... Autant là...

En fait je ne comprends aucun des choix de Friedkin, mais genre aucun... Présenter en introduction les personnages et ce qu'ils ont fait avant... pour quoi faire ? Je veux dire que ça n'explique rien sur leur personnalité, psychologie, sur d'éventuelles relations entre eux... c'est triste... On voit ces trois types faire des choses qui les conduisent jusqu'à ce coin paumé de la terre. Ok et ? Parce que ça prend une plombe pour finalement ne rien dire et ça ne sera même pas réutilisé plus tard. D'autant qu'après le village sur place on y passe que peu de temps et tout s'enchaîne de façon moyennement logique... En fait c'est un film qui manque de lien entre les scènes, il doit y avoir beaucoup de déchets au montage, c'est pas possible autrement. Le film n'explique pas qu'il y a deux camions, à un moment un camion passe devant l'autre, on ne sait pas pourquoi... Mais après c'est pas le plus grave, on est mis devant le fait accompli, je l'accepte...

Cependant ce qui me pose problème c'est que finalement ce que met Friedkin en place ne fonctionne pas... Je me réjouissais d'avoir vu dans la bande annonce une image où on voyait le camion sur un pont... Et c'est un tel pétard mouillé.

En fait je reprocherai à ce film d'être tout simplement trop américain et j'ai l'impression de retrouver tous les griefs que l'on reproche aux remakes de films ricains habituellement. Chez Clouzot on a des personnages, des vrais, qui existent, qui ont une personnalité, tous... Là ils sont tous interchangeable et savoir que l'un est un banquier ou un terroriste, finalement ne change rien. Clouzot avait mis en place des relations d'amitiés, de confiance, rien de tout ça ici (alors on pouvait faire sans, je suis d'accord, mais disons que ça n'aide pas les personnages à s'épaissir). Et puis il y a cette scène où le patron explique qu'il fallait transporter de la nitroglycérine et là on voit le type se désister, dire que non, c'est pas pour lui, qu'il connaît ça, qu'il a vu des gens que la peur avait rendu fou... Et là on savait que ça allait être une descente aux enfers.

Ce n'est pas non plus chez le Friedkin, où la peur est absente (mais bon ce n'est pas présent non plus dans le titre en VO (que je n'ai pas compris d'ailleurs)), les personnages semblent faire ça comme ils vont chercher le pain à une exception faite.

J'ai su que je n'allais pas vibrer comme j'avais vibré pour le Clouzot lors du départ du camion, ça se fait comme ça, l'air de rien, une petite musique au synthé assez kitch, quelques plans où on voit qu'ils roulent vraiment au bord du précipice... ça fait un peu film d'horreur kitch. et surtout on passe très vite sur les obstacles, il ne prend pas le temps de les développer, de les filmer limite en temps réel comme chez Clouzot. Parce que franchement traverser un pont comme ça, ça aurait dû le point l'orgue du truc, mais non, c'est quasiment "rien". Une péripétie de plus... Alors que franchement niveau décor, ça explose le Clouzot, la non visibilité dans la jungle et puis pardon d'y revenir, mais cette rivière gigantesque et ce tout petit pont...

Mais il y a quelque chose qui ne passe pas. Idem dans le Clouzot il y a une inconnue (je ne veux pas spoiler) qui ici est levée... pourquoi ? on avait besoin de savoir ça ? Non, bien sûr que non... c'était ça qui rendait le Clouzot terrifiant, on ne sait pas... Tout peut se passer.

C'est ça le problème de ce film, c'est pour ça qu'il ne peut pas me toucher, il passe trop vite d'une situation à l'autre, développe et montre des choses dont on n'a pas besoin, voire même qui nuisent au récit et à sa fluidité.

Après ce n'est pas mauvais, mais voilà, j'enchaîne les deux films, le Clouzot m'a retourné et celui-ci pas... Il y a malgré tout une ambiance chez le Friedkin, notamment grâce aux décors, ces types avec leur chapeau, leur chemise, la chaleur, la jungle et le camion... ça me rappelle Jurassic Park... C'est la jungle de nos cauchemars...

Et ça c'est bien... Friedkin sait qu'il ne peut pas prendre Clouzot sur son propre terrain... En même temps... le salaire de la peur c'est une telle claque, te faire flipper sur le simple fait de prendre un virage en U... il fallait le faire ! Seulement comme je l'ai dit, les choix de Friedkin ce n'était pas forcément ce qu'il fallait faire pour être intense. Ceci dit je ne veux pas nier la performance technique de filmer cette scène sur le pont, mais il faut qu'elle me parle, que lorsque je la regarde je flippe, je suis inquiet... Ce que je ne suis pas du tout. Par contre, même s'il ne veut pas, et ne peut pas faire une décalque du Clouzot, il reprend malgré tout des scènes pour ne rien en faire... (l'arbre sur la route, le passage sur la plate-forme en porte-à-faux...) et quelque part dans mon souvenir, je sais qu'elles ne resteront pas, c'est le Clouzot qui va rester et je ne garderai du film de Friedkin que l'image que j'en avais déjà avant de le voir : la jungle et un pont...

Donc finalement je suis bien déçu, peut-être parce que j'ai adoré le Clouzot... peut-être... Mais je ne pense pas que voir le Clouzot m'empêche de ressentir la tension s'il y en avait une et ça me permet de voir, par contre, quels ont été les changements et lesquels fonctionnent le mieux.
Nico591
Nico591

53 abonnés 800 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2015
Avec ce remake du "Salaire de la Peur", William Friedkin a su garder l'essence même de son modèle, à savoir un suspense particulièrement anxiogène.
Après une première partie où Friedkin prend bien le temps de présenter les personnages et leurs motivations, il nous fait étal de sa mise en scène virtuose lors de la seconde partie qui est un sommet d'aventure et de suspense.
E.nigma
E.nigma

16 abonnés 183 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2015
Très spectaculaire, incroyablement lent à démarrer, environ une heure, c'est dire. Ce remake très réussi voir presque plus réussi que le film d'origine possède le mérite de nous faire découvrir cette aventure d'une manière beaucoup plus grave et puissante. Cependant un manque d'originalité assez flagrant est à déplorer, qui se veut dès plus fidèle est respectueuse de l'oeuvre. Cependant l'authenticité et la qualité des scènes d'action sont vraiment époustouflante. Un film de 1977, impossible à réaliser de cette manière en 2015 au vu des nombreux risques liés à la scène du pont.
Pierre F.
Pierre F.

30 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2014
Une introduction un peu trop longue mais une deuxième partie carrément incroyablement réussie. Des scènes à couper le souffle, une intensité dramatique des plus soutenue, des acteurs excellents, des prouesses techniques. Un film culte.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 septembre 2014
"Sorcerer" (1977) offre un coté mystique avec une réalisation et iconographie qui rappelle très sérieusement le film "The Exorcist" (1973) réalisé par le même William Firedkin quelques années auparavant.
Nous sommes face à un oeuvre où il n'y a, selon moi, quasi rien à reprocher.
Comédiens parfaits, musique par le groupe culte Tangerine Dream, histoire aboutie, ...
Il existe de ces films que tout le monde pourrait apprécier... à de très rares exceptions.
"Sorcerer" en fait partie.
Les notes d'IMDB sont par ailleurs là pour le prouver... 4% seulement des votants sont en dessous de la moyenne quant 60% sont au dessus de 8/10 !
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2014
Quatre hommes en exil atterrissent dans une localité perdue en Amérique du Sud, et acceptent de conduire des camions bourrés de nitroglycérine, pour gagner assez d'argent afin de quitter l'endroit. Friedkin a toujours clamé que "Sorcerer" est une nouvelle adaptation du roman, et non un remake du "Salaire de la Peur" de Clouzot, malgré les similitudes des deux scénarios. Néanmoins, on peut parfaitement apprécier "Sorcerer" tout en connaissant le classique de Clouzot. D'abord, les personnages principaux, bien que très immoraux, sont intéressants à suivre (en particulier le débrouillard Roy Scheider ou le touchant Bruno Crémer). Ensuite, le film bénéficie de plusieurs moments de suspens très bien gérés, mêlant chauffeurs sous pression, nitroglycérine vacillante, climat agressif, et environnement instable. Enfin, Friedkin est très en forme à la réalisation, il parvient à bien exploiter une jolie photographie et des décors naturels. Ainsi, "Sorcerer" vaut le coup d'oeil, et ne méritait pas son échec cuisant à l'époque (le film a été dévoré au box office par "Star Wars"...).
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