Sorcerer
Note moyenne
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145 critiques spectateurs

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Jahro
Jahro

68 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2018
Pas mal du tout ce William Friedkin, qui a donc autre chose à revendiquer que L’exorciste et French connection. Ici, c’est encore du côté de l’Hexagone qu’il cherche son inspiration, avec un remake du Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot, lui-même tiré d’un roman signé Georges Arnaud, sans doute basé sur l’histoire vraie de… non, là c’est trop. On y suit le parcours de trois galériens, qui tentent au fin fond du Chili d’oublier leur vie antérieure. Et de surtout trouver du cash. Une occasion se présente, mais elle n’est pas donnée à tout le monde : devoir acheminer un pack de nitro sur des kilomètres de jungle et de montagnes abruptes, sous des climats épouvantables, à deux aux volants de fourgons en tandems mal assortis. La mission paraît insurmontable, le suspense est à peine tenable. Mais ils sont bien là nos anti-héros, se serrant les coudes dans l’adversité, bravant des périls inimaginables. La mise en scène est dans l’ensemble sobre, mais recèle quand même ses moments de grâce. Des coupes brutales dans le rythme, des travellings hallucinogènes, les arpèges avant-gardistes des bien nommés Tangerine dream. Le casting international n’est pas exempt de reproches, en témoignent un Bruno Crémer jamais à l’aise, et son partner Roy Schneider déjà usé, qu’importe. Avec son étrange modernité, le film réussit son pari de tenir le choc face à l’original – et c’est déjà énorme.
Last Action Zero
Last Action Zero

91 abonnés 278 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2018
Pur chef-d’œuvre formel... Bordel que ce film est beau !...
Ces images sont absolument magiques et envoutantes. Elles me hanteront toute ma vie. Je ne connais pas la totalité de la filmographie de Friedkin. Mais on sent bien qu'il a eut la plus grande liberté possible de faire ce qu'il voulait. Aussi démesuré et folle, que fut la vision qu'il a eut pour son film. Qui plus est pour 1977. Rarement la laideur ne m'a paru si belle. Une bande-son tout aussi grandiose, magnifié par la présence hypnotique du légendaire Tangerine Dream, qui signe avec ce film, le contrat pré-nuptial de la grande histoire d'amour, qu'il vivra avec Hollywood pendant plus d'une décennie. Le film peut sembler lent, de par son rythme et son économie de dialogue. Et pourtant, incroyablement fasciné, je n'ai absolument pas vu passer les deux heures. Du début jusqu'à la fin, c'est un film à grand spectacle qui divertie, autant qu'il interpelle les consciences sur l'ambivalence de la nature humaine, et de ce monde infâme qui est le notre. Amateur de manichéisme romanesque, passer votre chemin. Et pour terminer, au risque de paraitre chauvin, je dirait que dans ce film, malgré un casting sans défaut( dont un Roy Scheider d'une noirceur hargneuse fascinante ), c'est bien Bruno Cremer qui crève l'écran, avec son charisme trempé de grand balaise aux yeux d'acier. Et de très loin devant les autres. Du charisme comme ça, on en fait plus m'sieur' dames... Et c'est bien dommage pour notre cinéma hexagonal :D
Fêtons le cinéma

859 abonnés 3 715 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 avril 2018
Film-sorcier qui change ses personnages mis au ban de la société parce qu’ils incarnaient le chaos en bêtes de somme soudainement plongées dans un autre chaos. Dans une inéluctable continuité, l’Enfer tropical se substitue aux paysages urbains comme métaphore d’une sauvagerie vécue mais latente - en ville - devenue visible et irritante - dans la jungle. Mais dans les deux cas, transport d’une bombe à retardement, faite de tueurs à gage ou de nitroglycérine, qui rattrape les exilés inévitablement. William Friedkin filme l’agonie d’une humanité obsédée par son compte à rebours existentiel, s’envolant ventre à terre vers l’en deçà culturel où elle pense se reconstruire, fausse terre d’asile où le temps continue de couler. Œuvre construite en diptyque, Sorcerer répand un malaise étouffant à l’atmosphère poisseuse : la caméra refuse toute grandiloquence et affiche un réalisme étourdissant de véracité, la seconde partie étant certainement la plus saisissante et brutale. Un voyage unique et grandiose dans les tréfonds de la folie humaine.
Benjamin A

816 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2018
Auréolé du succès de French Connection et L'Exorciste, William Friedkin se lance dans le projet d'une nouvelle adaptation du Salaire de la Peur, après celle de Clouzot 25 années auparavant, et entre alors dans un tournage compliqué, qui fut accompagné d'un échec lors de sa sortie en salle.

Ce qui est finalement plutôt logique tant Le Convoi de la Peur prend des risques et n'hésitent pas à s'aventurer sur des sinueux et sombres chemins. S'il reprend un schéma similaire à celui de Clouzot dans la construction du récit, William Friedkin s'éloigne tout de même du film français pour en proposer une vision toute personnelle, misant beaucoup sur l'ambiance et le cadre du récit, celui d'une Amérique du Sud en proie à la dictature militaire et la pauvreté, et c'est dans cet environnement que des âmes bannies et maudites vont accepter le fameux convoi.

Friedkin prend bien le temps de nous présenter un par un les quatre protagonistes, comment ils en sont arrivés là et leur vie dans ce contexte si particulier. Il parvient, sans lourdeur, à nous faire comprendre comment ils vont en arriver à accepter le salaire de la peur, il nous fait ressentir cette situation, la crasse dans laquelle ils vivent et la dureté des journées pour une rémunération de misère. C'est là que Le Convoi de la Peur est une grande réussite, dans la façon de nous faire vivre les tourments des personnages, comme en témoigneront les séquences d'hallucination de Roy Scheider, marquantes et d'une rare puissance.

Les sensations sont au rendez-vous, le mystère d'abord, puis la forte tension ensuite, tout sonne juste et on se retrouve immergé au cœur de la jungle. L'atmosphère est à l'image des personnages, glauque et poisseuse et Friedkin fait preuve d'une incroyable maîtrise pour mettre tout cela en scène, notamment la seconde partie et les impressionnantes séquences en forêt, d'une grande densité et emmenant encore plus Le Convoi de la Peur vers une noirceur et un pessimisme total.

Soutenue par l'hypnotisante bande-originale des Tangerine Dream, l'oeuvre crée une parfaite alchimie entre le son et les images, notamment dans la dernière partie, alors que le cinéaste parvient à faire ressentir une sensation de mouvement perpétuel, où les camions deviennent même des personnages à part entière. Il s’appuie aussi sur de remarquables comédiens, Roy Scheider et Bruno Cremer en tête, qu'il n'hésite pas à pousser dans leur dernier retranchement et ne laissant aucun regret vis-à-vis des choix initiaux de Steve McQueen et Lino Ventura.

William Friedkin propose avec Le Convoi de la Peur une oeuvre puissante et forte, où il nous fait ressentir toute la misère et la poisse humaine, celle poussant des hommes à accepter un salaire de la peur, et démontre une parfaite alchimie entre le fond et la forme, pour mieux nous faire vivre une fascinante aventure au cœur d'une jungle dangereuse.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2018
Remake du salaire de la peur, au moins aussi bien que l'original, plus réaliste, plus "sale". Les arguments en sa faveur ne sont donc pas forcément les mêmes que pour l'original, mais il tient aussi bien la route, si je peux hasarder ce mauvais jeu de mot. L'ambiance excellente, la tension, notamment lors de la célèbre scène du pont, les interactions des personnages, tout concourt à faire de ce film l'un des chefs d'oeuvre de Friedkin. Pourtant le film ne partait pas gagnant, film maudit au tournage très difficile, avec une distribution particulière dans les salle, le succès n'a pas été à la hauteur de la qualité.
7eme critique

626 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2018
Après "Le salaire de la peur" d'Henri-Georges Clouzot, William Friedkin reprend ce scénario et vient l'adapter à sa sauce, notamment en troquant le climat aride du film de 1952 pour un environnement cette fois-ci plus tropical. La première partie est un peu longue, il faudra patienter une bonne heure pour en venir en fait et assister à cette fameuse mission suicide. Ce scénario revu sous cet angle (avec des étapes différentes cherchant à surenchérir en matière de tension), n'offrira pas le même charme que le film d'Henri-Georges Clouzot. Moins prenant, avec des personnages moins attachants, et une mise en scène moins bluffante (on ne retiendra finalement que la scène du pont), ce "Sorcerer" tiendra la route sans pour autant rivaliser avec l'original.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2017
Si William Friedkin roule de mécaniques hors d’âge et bricolées, c’est au détriment de la psychologie de ses quatre héros incarnés par Roy Schneider, Francisco Rabal, Bruno Cremer et Amidou. Le parcours de ces derniers, long de 218 km, s’annonce chaotique et explosif. Il le sera, même à bas régime, par un filmage nerveux et un montage calculé. Parmi les instants de bravoure, il y a bien sûr celui de la traversée du pont par les deux camions sous des trombes d’eau. William Friedkin réalise ainsi son Fitzcarraldo (1982, Werner Herzog) non pas sur, mais sous les flots. La fin hallucinée du trajet est l’aboutissement et le prolongement d’un projet hallucinant.
Shephard69

410 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 novembre 2017
Précédé par sa réputation légendaire de tournage difficile, un film de William Friedkin, auteur notamment des chefs d'oeuvre que sont "L'exorciste" et "French connexion", absolument grandiose même s'il s'avère particulièrement paradoxal et peu facile d'accès. Calqué sur un modèle très proche de la version de 1953 d'Henri-Georges Clouzot mais s'intéressant moins aux mécanismes de la peur sur la psyché humaine, un long-métrage aux deux parties extrêmement distinctes avec une première heure assez lente de mise en place de l'intrigue, de développement psychologique des personnages et une seconde moitié très forte en tension dramatique avec quelques passages au suspense suffocant renforcé par une mise en scène incroyable et des plans magnifiques, marquants, iconiques ; un final très onirique. Peut-être pas le casting de premier choix que voulait le réalisateur américain mais des prestations énormes de la part de Roy Scheider ou Bruno Cremer. Au final, une oeuvre méconnue du grand public à cause d'une sortie au cinéma très proche de celle de "Star wars" mais assurément du grand spectacle dans une tonalité qui rappelle "Fitzcarraldo" de Werner Herzog, d'un réalisme cru, viscéral et impitoyable, une claque magistrale.
Acidus

880 abonnés 3 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2017
Fort du succès de ses deux précédents longs métrages, "French Connection" et 'L'exorciste", William Friedkin s'est engagé dans une entreprise périlleuse, celle de réaliser une nouvelle adaptation du roman " Le Salaire de la Peur" de Georges Arnaud, déjà porté au cinéma par Henri-George Clouzot en 1953. La version de Clouzot étant excellente, j'étais sceptique quant à celle de Friedkin, malgré sa bonne réputation. Pourtant, si elle ne dépasse pas celle de son aîné, cette nouvelle adaptation est réussie et Friedkin s'en sort avec les honneurs en dépit de l'échec commercial de son film. Premier point appréciable, l'intrigue de "Sorcerer" est assez différente du film de 1953 pour ne pas avoir cette impression de redite, de voir le même long métrage. Les modification sont bien pensées et Friedkin réussit, à l'instar de Clouzot, à créer une ambiance de tensions et de suspens durant tout le trajet en camions. Ma préférence va toutefois à l'oeuvre de Clouzot, plus intense, à l'instar du climax spoiler: (l'explosion d'un des deux camions)
que foire William Friedkin. Un très bon film qui ne démérite pas et s'apprécie même lorsque l'on a vu "Le salaire de la Peur". C'est dire le niveau....
ronny1
ronny1

58 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2017
Remake du SALAIRE DE LA PEUR de Clouzot, SORCERER, fait suffisamment rare pour être signalé, égale l’original. Si Henri-Georges Clouzot n’a jamais respiré dans l’optimisme quant aux rapports humains, que dire de William Friedkin ? La sainte trilogie finance-mafia-politique broie les individus réduits en esclavage (un salaire permettant juste de survivre, mais pas de partir) quelque part dans une jungle sud-américaine devenue naturellement un camp de concentration. Cette usure impitoyable, au physique comme au moral, conduit inévitablement à la mort. Cette vision désespérée de notre monde occidental n’est pas nouvelle chez le cinéaste, SORCERER se plaçant entre FENCH CONNECTION et TO LIVE IN DIE IN LA.
La mise en place est d’une élégance rare, essentiellement par la grâce de la partie parisienne devant beaucoup à Bruno Cremer. Excellent du début à la fin du film, il donne avec Amadou, un vrai poids au deuxième camion en comparaison du film original (Folco Lulli et Peter Van Yeck). Il est vrai que le premier équipage du SALAIRE DE LA PEUR se composait de Montand et du génial Charles Vanel (prix d’interprétation à Cannes) et celui de SORCERER de l’estimable Roy Scheider (Steve McQueen qui était prévu, se montra trop exigeant) et du non moins estimable Francisco Rabal…
Les prouesses ici atteignent un point d’orgue avec le passage du pont branlant en pleine tempête. Cette scène spectaculaire est aussi le point d’inflexion, l’épopée entrant dans une spirale tragique sans issue comme le souligne admirablement la partition à la fois angoissante et flamboyante de Tangerine Dream.
Contrairement à Clouzot, aucune distraction érotique (le décolleté de la sexy Vera Clouzot ou Miss Darling nue sous la douche) vient affadir le propos, au contraire, l’invitation pour une valse de Roy Scheider à une ex beauté, devenue un débris, est aussi touchante que désespérée, seule étincelle vacillante dans ce monde plus noir que nous pouvions le penser, et dont le plan séquence final achève de nous déciller quant à la collusion de la trilogie citée plus haut.
mx13
mx13

288 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2018
Un film d’aventure aux allures Spielbergiennes de Munich et Indiana jones, intéressant et prenant malgré sa longueur et répétitivité sur la dernière heure. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
pierrre s.

564 abonnés 3 441 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2018
Un film en deux parties, la première est une introduction de l'histoire et des personnages, la seconde concerne l'action pure et dure. Le petit ennui c'est que les deux parties sont vraiment distinctes et que l'on aimerait passer plus rapidement de l'une à l'autre. Mis à part ça, le film est très réussi, et la tension de certaines scènes reste exceptionnelle.
selenie

7 466 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2017
On ne peut s'empêcher de comparer avec la version de Clouzot. Ce dernier a signé un Film Noir psychologique qui se focalise essentiellement sur le convoi alors que Friedkin signe un film d'aventure tragique qui prend son temps. Le convoi lui-même ne dure pas plus de la moitié du film et s'arrête à un seul vrai passage sous tension, le fameux pont de cordes. On reste donc un peu sur notre faim. La mission de transport devient secondaire et se focalise avant tout sur la solitude de ces hommes qui cherche non pas une seconde chance, mais une sorte de rédemption morale.
Site : Selenie
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 octobre 2017
Film d'aventure intéressant mais rien de plus. La mise en place des personnages et les raisons de leur exil est plutôt bien faite. Mais c'est vraiment dommage que la dimension psychologique et les rapports entre les protagonistes soient juste effleurés. Tellement loin de la tension du Salaire de la Peur de Clouzot. Les scènes du pont et de l'arbre sont bien faites mais je n'ai pas ressenti la peur comme dans l'original. La fin est un peu bâclée . A voir pour des amateurs de paysages incroyables et d'ambiance de village perdu où la misère est poignante.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

186 abonnés 2 658 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 juillet 2017
Une trop longue première partie, celle de l'exposition des personnages (dont on se fout) et de l'intrigue, par contre la traversée de la jungle est intense.
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