The Thing
Note moyenne
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tisma

361 abonnés 2 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2025
The thing à une force scenaristique : le fait que le danger peut etre n’importe qui, et n’importe où ! Une chance hyper bien exploitée par Carpenter et sa realisation ! Les effets visuels sont saisissants pour l’epoque et la tension dure tout du long !
Cadreum
Cadreum

67 abonnés 816 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2025
Qui est le film ?
Sorti en 1982, The Thing s’inscrit dans la période charnière de la carrière de John Carpenter, entre Halloween (1978), qui avait fait de lui un maître du suspense minimaliste, et Christine (1983), où il explorera la possession par l’objet. Ce film de science-fiction horrifique, remake assumé du The Thing from Another World (1951), s’ancre dans la paranoïa de la Guerre froide mais la transpose dans un huis clos glacial, au cœur de l’Antarctique. En surface, c’est une série B sur un monstre polymorphe découvert par une équipe de chercheurs. En profondeur, c’est une réflexion sur la peur, la contagion et la dissolution du collectif.

Que cherche-t-il à dire ?
Il y a, chez Carpenter, un goût systématique pour les architectures du soupçon : des maisons suburbaines de Halloween aux stations isolées de The Thing. Le film n’est pas d’abord une histoire de monstre ; c’est une enquête esthétique et morale sur la façon dont une communauté se décompose quand la question de l’authenticité devient impossible à trancher. The Thing ne terrorise pas par la vue d’un extérieur hostile, mais par la disparition progressive de toute frontière nette entre soi et l’autre et par la manière dont le cinéma lui-même fabrique et déjoue ces frontières.

Par quels moyens ?
Carpenter choisit l’Antarctique comme laboratoire social et optique : un espace où la visibilité est violée (la neige éblouit, la nuit engloutit), et où la communauté humaine est réduite à une cellule expérimentale. Le hangar, la salle radio, la salle de travail, tous ces lieux fermés deviennent des volumes d’énonciation où la parole perd sa crédibilité. L’échelle du paysage (un blanc infini) met en relief la petitesse de l’homme et la fragilité de ses rituels sociaux. Les rares incursions dans l’extérieur (tempêtes, incendies, explorations nocturnes) renforcent l’impression d’un monde sans dehors, où toute échappée se paye d’un effacement.

Le ressort dramatique est simple et terriblement moderne : un parasite qui imite. Tout, dans le film, procède du soupçon. Le montage fragmente, les dialogues se recoupent, les regards se dérobent. Carpenter installe une dramaturgie du doute : chaque figure devient à la fois sujet et menace. Dans les années 1980, au cœur des névroses liées à l’infiltration, aux espions et aux retournements identitaires, ce motif résonne comme une fable politique : la peur de l’ennemi intérieur, la fragilité des institutions quand la preuve manque et la rumeur se répand. La fameuse scène du « blood test » est l’archétype de cette dramaturgie : une épreuve où la science se mêle à la superstition, où la rationalité technique devient moyen de juger l’altérité, avec un résultat moral ambigu et destructeur.

Loin de tout numérique, Carpenter confie à Rob Bottin la conception d’effets spéciaux organiques. À l’opposé d’un fantastique lisse et numérique, Carpenter et Rob Bottin (effets pratiques) font de la monstruosité une matière. Les transformations ne sont pas des effets de surface mais des métamorphoses organiques : chair qui plie, lambeaux qui se recomposent, membres qui se réarrangent selon une logique autre. Cette matérialité a deux conséquences : d’un côté elle intensifie l’horreur (la monstruosité est viscérale, tactile) ; de l’autre elle met en jeu la question du récit cinématographique comme art de la simulation. Le spectateur, comme les personnages, est placé devant un paradoxe : la monstruosité n’est pas l’opposé de l’humain, mais sa continuité aberrante.

Carpenter compose un contrepoint visuel entre plans larges gelés (la désolation polaire) et plans rapprochés étouffants (les visages, les mains, la chair). La caméra, souvent basse et stable, laisse le monstrueux surgir par intrusion, tandis qu’un montage sobre ménage des respirations dramatiques. Musicalement, l’utilisation parcimonieuse d’Ennio Morricone (nappes synthétiques, motifs dissonants) installe une atmosphère qui creuse l’étrangeté.

L’équipe de chercheurs est exclusivement masculine. La solidarité masculine, habituelle dans les récits d’aventure, se fissure ici rapidement : rivalités, soupçons, décisions autoritaires. MacReady (Kurt Russell) n’est pas un leader héroïque mais un pragmatique qui compose avec la nécessité : ses solutions sont tactiques, souvent brutales, et toujours accompagnées d’un calcul moral ambigu. Carpenter montre comment, en l’absence de médiations sociales solides, la « famille professionnelle » se délite et se retourne en machine d’auto-destruction.

Où me situer ?
The Thing est un film parfait parce qu’il parvient à tout faire dialoguer ; la chair et la pensée, la peur et la logique, le monstrueux et le métaphysique. Carpenter atteint ici une pureté de mise en scène rare, où chaque plan, chaque silence, chaque souffle gelé participe d’une même tension morale : celle de la survie du lien humain face à l’inconnaissable. Rien n’y est gratuit, tout est agencé avec une précision d’horloger. La terreur y naît moins des effets que du regard : celui, glacé et rationnel, d’un cinéaste qui ausculte la peur comme une donnée philosophique. The Thing ne cherche pas le frisson mais l’expérience, la mise à nu d’une vérité : que le mal, ici, n’est pas ailleurs, mais dans la contamination du doute. En cela, c’est un film total, un laboratoire de cinéma où la perfection formelle devient un instrument d’éthique.

Quelle lecture en tirer ?
Relu aujourd’hui, The Thing parle encore et peut-être davantage des angoisses contemporaines : pandémie, fake news, crises identitaires où la preuve est médiée, débattue, voire impossible. L’idée d’un parasite mimétique qui se diffuse en effaçant les marques distinctives résonne avec les inquiétudes sur la désinformation, sur les identités fluides instrumentalisées, sur la perte de repères collectifs. Enfin, l’arrière-plan écologique (glace qui libère des formes anciennes) annonce aussi, discrètement, la hantise de la reprise d’un passé que l’on croyait enfoui.
CloakBack
CloakBack

10 abonnés 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2025
Dans une base isolée d’Antarctique, un groupe de chercheurs découvre une forme de vie enfouie sous la glace. Ce qu’ils réveillent n’a pas seulement le pouvoir de tuer, mais de devenir. The Thing n’est pas un simple film de monstre : c’est une autopsie glaciale de la peur, de la méfiance et de la nature humaine.

Sorti en 1982, au cœur d’une Amérique traversée par la paranoïa post-Vietnam, la guerre froide et les débuts du sida, le film de John Carpenter reflète l’angoisse de son époque : celle de la contamination invisible et de la perte d’identité. Là où la science-fiction des années 50 redoutait l’invasion extérieure, The Thing déplace le danger à l’intérieur même du groupe, dans la chair, dans le sang, dans le regard. Ce glissement du monstre venu d’ailleurs vers l’ennemi parmi nous en fait une œuvre d’une modernité saisissante.

Carpenter filme l’enfermement comme une expérience humaine extrême. Le froid, les couloirs, la neige : tout respire l’isolement et la claustrophobie. Chaque plan semble menacer de s’effondrer. La peur, d’abord collective, devient intime : qui suis-je, si je ne peux plus me fier à mon propre corps ? Le réalisateur transforme la survie en une étude de la suspicion. Ce n’est plus une histoire d’extraterrestre, mais une lente déshumanisation.

Visuellement, le film demeure un sommet. Les effets spéciaux de Rob Bottin, entièrement réalisés en dur, conservent une puissance organique inégalée. Les corps se tordent, se décomposent, se dédoublent dans une horreur presque charnelle. Mais au-delà du spectaculaire, la mise en scène de Carpenter impressionne par sa précision : cadres rigoureux, rythme millimétré, tension continue. Rien n’est gratuit, tout est pensé pour installer l’inquiétude dans le moindre silence.

La musique d’Ennio Morricone, minimaliste et mécanique, agit comme une pulsation de menace. Deux notes répétées, obsédantes, suffisent à maintenir un état de tension quasi biologique. Tout semble fonctionner à rebours : plus l’action s’intensifie, plus le film se referme, jusqu’à ne plus laisser aucune échappatoire.

Ce qui fait la grandeur de The Thing, c’est sa cohérence morale. Carpenter refuse la consolation, le héros, la victoire. L’horreur ne se résout pas, elle s’observe. Ce refus du spectaculaire triomphant, incompris à sa sortie, a condamné le film à l’échec commercial avant qu’il ne devienne culte. Aujourd’hui, on y voit une œuvre d’une lucidité glaçante : l’homme n’est pas dévoré par le monstre, il l’est déjà.

Sous ses apparences de film d’horreur, The Thing questionne la confiance, l’identité et la survie. Il montre une humanité enfermée dans sa peur, incapable de coopérer face à l’inconnu. La créature n’est qu’un révélateur : le véritable danger, c’est la suspicion.

En définitive, The Thing est un chef-d’œuvre d’angoisse et de précision, à la fois viscéral et métaphysique. Carpenter y atteint un équilibre rare entre maîtrise formelle et désespoir philosophique.
Un film froid, oppressant, presque parfait, où chaque battement de cœur résonne comme un compte à rebours.

Une descente dans la peur pure.
Frank71
Frank71

3 abonnés 63 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 octobre 2025
Un film à regarder comme une relique. Le scénario a fait ses preuves mais l’usure du temps fait osciller le film entre l’horreur, la tension (recherchées), le kitsch et le ridicule. Une pièce historique de l’épouvante SF, désormais rongée par le temps.
SAVIN PierreYves
SAVIN PierreYves

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2025
The Thing, sans doute l'un des meilleurs monstre du cinéma.
Rien de moins en jeu que la survie du monde. Appartenant à la trilogie de l'Apocalypse de Carpenter, il marque au fer rouge celui qui le voit. Tant par ce qu'il montre que ce qu'il ne montre pas. En effet, le spectateur peut aisément interpréter les blancs laissés volontairement par le montage, pour lui donner le sens qu'il veut mais avec toujours la même conclusion.
Le casting est formidable, même si je déplore tristement l'absence de Donald Pleasence qui aurait dû jouer dans ce métrage.
La musique est mythique et mystérieuse, collant admirablement à l'ambiance même si le style fait penser d'avantage à un Morriconne qui ferait une copie de Carpenter, décidément on reste dans le thème.
Et alors les effets visuels...si certains accusent le coup, d'autres par contee, tiendraient le menton aux CGI d'aujourd'hui. Ils donnent cependant un cachet à cette hymne de l'horreur qui place les xénomorphes et autres Predators dans une catégorie bien en dessous en terme se menace et
de frayeur pure.
Une oeuvre que tout bon adepte du genre doit voir. Sans doute le chef d'oeuvre ultime du Big John.
Kouto
Kouto

32 abonnés 4 782 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2025
John Carpenter signe un film d’horreur culte dans lequel un groupe de chercheur basé en Antarctique se retrouve confronté à une Chose capable de prendre l’apparence de n’importe quelle forme de vie. Privilégiant le suspense le cinéaste installe un climat oppressant où règle la suspicion entre les protagonistes, le tout sur la musique d’Ennio Morricone, discrète mais particulièrement efficace pour accompagner l’angoisse vécue sur cette base scientifique. Classique et efficace.
Robin C.
Robin C.

24 abonnés 235 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 août 2025
Tout d'abord, je tiens sincèrement à m'excuser auprès de chaque personne lisant cette critique et étant fan du film "The Thing", mais, je n'ai vraiment pas accroché à celui-ci.
En premier lieu, les personnages ne sont que très peu attachants et leur mort est donc peu impactante pour le spectateur. Puis, les morts sont vraiment ridicules, similaires à celles de certains nanars. Et, même la réal de Carpenter (qui m'avait impressionné pour Halloween) ne m'a pas marqué et n'apporte rien pour le long-métrage. Enfin, le rythme est lent, on ne fait que s'ennuyer et on a pratiquement l'impression qu'il ne se passe absolument rien pendant 1h45.
Bref, peut-être que j'en attendais trop ou que le côté "fantastique" du film ne me touche pas particulièrement mais je ne suis jamais vraiment entré dedans et, je suis d'accord, c'est dommage.
Valentin Shafaie
Valentin Shafaie

16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 août 2025
Un film prenant par son scénario. Ce film nous fait vibrer jusqu'à la fin avec tous ses personnages. On se pose toujours la même question et on n'a la réponse. Ce film nous met des esquives et des feintes. Un très bon film de science-fiction horrifique pour les années 80 même pour aujourd'hui. Par contre les effets spéciaux sont moyennement passable ( pour ce qui aime les choses dégueulasse vous êtes servi). Après c'est les goûts et les couleurs du réalisateur et de chacun. Sinon film incroyable.
 Stallworth
Stallworth

6 abonnés 151 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2025
Excellent ! Du début à la fin l'angoisse et le suspens sont présents, ce qui se justifie déjà par le lieu, à savoir que nous sommes au fin fond de l'Antarctique, mais surtout par cette chose indescriptible qui peut infiltrer tant les hommes que les animaux. Un huis-clos superbement bien mené où chacun se méfie de ce qui était avant son ami, au point d'en devenir fou (et j'avais d'ailleurs l'impression de devenir fou avec eux).
Et mention spéciale pour les scènes où l'on voit la "chose" lorsqu'elle se transforme, c'est à la fois répugnant et effrayant, bravo aux équipes qui ont fait ça lol.
Solianne
Solianne

27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2025
C'est parfois incroyable de se dire que ce film a plus de 40 ans tant il a du mal à vieillir.

Et il est réussi sur bien des aspects : tout d'abord au niveau du scénario, où on peut aller beaucoup plus loin que le film lui-même et imaginer comment la chose a réussi à arriver sur Terre, peut-être en ne partant que d'un état de cellule. Dès cet instant, on comprend que la menace est vertigineuse. ( spoiler: D'ailleurs si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi elle a atterri en Antarctique si son but c'est d'assimiler un max d'êtres vivants ? Parce que c'est la seule retenue que j'ai...
) Et d'ailleurs, la chose, dans sa manière de jouer aux échecs, est prodigieuse : elle a toujours un coup d'avance.

Chaque personnage est clairement défini, et on a plaisir à les suivre dans leur paranoïa clairement justifiée et destructrice. On se perd en tant que spectateurs, on se prend au jeu, et même si c'est un film de SF horrifique, on s'amuse presque à jouer aux détectives. D'ailleurs, on ne s'y trompe pas : Among us, le jeu vidéo, part de ce principe et... Oui, c'est très addictif. MAIS, c'est dosé, c'est intelligemment amené, c'est mature, et c'est comme ça que le film a évité de devenir une licence où les suites n'auraient plus eu aucun sens.

Car c'est avant tout un film avec une vision, une réalisation léchée, un sens du détail, dans une atmosphère très particulière et qui est très difficilement reproduisible tant elle est précise. John Carpenter a vraiment réussi a créer un univers riche dans un "quasi" huis clos. Par exemple, regardez la façon dont est filmé le chien (bravo au toutou au passage). Quand il est au contact des humains, il semble normal (comme le dirait Clark), il se fait même un allié qu'il n'assimilera pas. Mais quand il est seul, la caméra se fige, on le voit, au regard glacial, la gueule fermée, le corps immobile. Autre exemple, et là on rentre en zone spoil : spoiler: Quand les protagonistes vont chercher Fuchs et qu'ils retrouvent Blair, on voit clairement au premier plan la corde qu'il voulait utiliser pour se pendre. Et lui, derrière, détaché, disant qu'il veut être avec les autres. Clairement, dès cet instant on sait qu'il a été assimilé, car même si son tempérament ressemble à celui de Blair, son attitude quant à la menace n'est plus plausible : il s'est isolé parce qu'il savait avant tout le monde qu'ils devaient tous mourir. Et la façon dont est filmée cette scène où ils le retrouvent et où il supplie de revenir nous fait instantanément comprendre tout ce qu'on a pas vu, nous faisant comprendre ce qu'il s'est passé, mais en nous faisant douter de notre propre jugement. C'est juste parfait, parce que nous voilà contaminés par l'autre virus du film : une paranoïa sans certitude ni repère.


Enfin, la scène finale me fait toujours frissonner, là encore zone spoil : spoiler: que Childs soit oui ou non la Chose, ça n'a plus d'importance. J'aime à penser qu'il l'est, car la conversation devient celle de deux ennemis qui se sont complètement immobilisés aux échecs, sans capacité de gagner ni l'un ni l'autre. Dès cet instant, puisqu'ils sont tous les deux condamnés à périr, à quoi bon se battre encore ? La chose, dès lors dénuée de but, admet sa défaite, et cesse le combat. Ce n'est peut-être pas la bonne solution, mais puisque nous ne saurons jamais, j'aime à imaginer cette fin.


En bref : The Thing est extraordinaire, c'est un film qui nous fait réfléchir, qui est beau à regarder même en 2025 et qui est une référence incontournable. Les scènes cultes s'enchaînent, le body horror est une impressionnante prouesse, et mon seul regret est peut-être de ne pas avoir une BO un peu plus marquante. Attention, elle est bien dosée, mais il lui manque un petit truc pour devenir culte, et je fais cette remarque uniquement parce que c'est une BO signée Ennio Morricone. C'est très personnel, mais je trouve que c'est moins inspiré que ses autres œuvres. Et puis oh bon, c'est bon, j'ai déjà mis 5 étoiles, j'ai le droit d'avoir un petit regret quand même, non ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 avril 2025
Carpenter est connu pour sa polyvalence exceptionnelle et avec The Thing, il démontre une nouvelle fois tout son talent.

D'entrée sa composition musicale opère pour instaurer l'angoisse, de plus il nous présente majestueusement son décors immaculée, marquant l'absence de civilisation alentours.

Il est aussi précepteur dans l'art de la subjectivité et sous entend la menace avec brio, tout en s'enfonçant dans le lugubre.

Tout le travail sur le body horror est fascinant et monstrueux (dans tous les sens du terme), dès les prémices, le maître de l'horreur nous promet un spectacle horriblement fabuleux.

Chaque création est plus épouvantable que la précédente, le réalisateur tient toutes ses promesses offrant de l'art aussi sinistre que splendide avec l'aide de Rob Bottin (qui avait seulement 21 ans, c'est fascinant).

The Thing est captivant de bien des façons mais surtout sur sa position prise de la peur, un sentiment engageant énormément de facette et l'une des plus remarquables est la paranoïa, qui est parfaitement maîtrisée de bout en bout.

Tout en critiquant l'Homme et sa conquête du monde, Carpenter signe l'un des plus grands tours de force du genre.

Le/la spectateur/rice se retrouve aussi désemparé/e que les personnages, de plus grâce à la personne derrière moi qui m'a fait vivre une séance en Imax, je peux assurer que les jumpscares restent terriblement efficaces.

Le film n'a pas pris une ride, que ce soit sur son ambiance angoissante et stridente, ses marionnettes épouvantables, les effets spéciaux qui les accompagnent et son final spectaculaire.

Le cinéma reste subjectif mais c'est à mes yeux le meilleur film d'horreur de l'histoire.
AH Saf
AH Saf

2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2025
Critique du film The Thing (1982)

Réalisé par John Carpenter, The Thing est un chef-d'œuvre du cinéma d'horreur et de science-fiction. Ce remake du film The Thing from Another World (1951), lui-même inspiré de la nouvelle Who Goes There? de John W. Campbell, offre une expérience viscérale et paranoïaque inégalée.

Un huis clos angoissant

L'intrigue se déroule dans une base de recherche en Antarctique où un groupe de scientifiques américains découvre une créature extraterrestre capable d'imiter parfaitement ses victimes. Dès lors, un climat de suspicion s'installe, chaque personnage pouvant potentiellement être la Chose. Carpenter excelle dans l'art du huis clos, instaurant une tension qui ne cesse de monter jusqu’à l’inévitable explosion de violence.

Des effets spéciaux légendaires

L’un des aspects les plus mémorables du film est son usage d’effets spéciaux pratiques, conçus par Rob Bottin. Ces transformations organiques et cauchemardesques restent parmi les plus impressionnantes de l’histoire du cinéma, surpassant encore aujourd’hui de nombreuses productions modernes en CGI. L’horreur corporelle, inspirée des écrits de Lovecraft, renforce la sensation de malaise et d’impuissance face à l’inconnu.

Un climat paranoïaque et une tension psychologique

The Thing fonctionne autant comme un film d’horreur que comme une étude sur la paranoïa. Kurt Russell incarne MacReady, un protagoniste à la fois charismatique et pragmatique, tentant de maintenir l’ordre alors que la confiance entre les membres du groupe s’effondre. La musique minimaliste d’Ennio Morricone, marquée par des basses oppressantes, contribue à cette atmosphère pesante.

Une réception mitigée devenue culte

À sa sortie en 1982, le film fut un échec critique et commercial, éclipsé par E.T. de Spielberg, sorti la même année. Jugé trop sombre et nihiliste, il fut boudé par le public. Pourtant, au fil des ans, The Thing a gagné le statut de film culte, considéré comme l’un des meilleurs films d’horreur de tous les temps.

Conclusion

Avec son atmosphère oppressante, ses effets spéciaux révolutionnaires et son exploration magistrale de la paranoïa, The Thing est une œuvre incontournable du cinéma de genre. Carpenter livre un film aussi terrifiant qu’intelligent, dont l’impact perdure encore aujourd’hui.
Alasky

459 abonnés 4 654 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2025
Intrigant et captivant, le scénario est original mais dans l'ensemble le film est à remettre dans son contexte (début années 80) car il vieillit un peu mal au fil du temps. Les plans sont bien cela dit, et rien que pour le regard de Kurt Russel on dit oui.
Bazouiye
Bazouiye

4 abonnés 203 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 décembre 2024
C'est une sorte de mélange entre le premier The Thing, the Blob et invasion of the body Snatchers. La paranoia prend le dessus et le film ressemble à un énorme loup garou. Il à tout les codes d'un très bon film. Alliant Horreur/Épouvante/Thriller/Sci-Fi/Action avec la beauté des décors des années 80. On ne peut faire confiance à personne et on ne peut s attacher à personne. Comment sauver l'humanité dans ces conditions ?! Le film est excellent mais je ne peux pas mettre 5 parce que j'ai légèrement décroché à un moment mais c'est du détail.
Titanneeb
Titanneeb

19 abonnés 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2024
Un classique, pas un chef d'œuvre mais sympa à découvrir. Le film a plutôt bien vielli, ça se regarde encore aujourd'hui sans problème. Les personnages sont intéressants à suivre même si on a le droit à des clichés. La fin ouverte est pas mal. C'est pas un film que je vais regarder encore et encore mais franchement c'est bon.
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