Inconditionnel de Billy Wilder,cela m'arrache le coeur de ne pas mettre une quatrième étoile.Il manque hélas quelque chose à ce film pour cela.La mise en scène est trop classique ,quelques plans plus audacieux retiendraient l'attention,le scénario n'est pas en cause mais lui aussi est trop sage,les dialogues sont bien moins riches que dans ses films suivants.En fait,ce sont surtout les deux acteurs principaux qui déçoivent le plus .Fred MacMurray n'est pas un grand acteur,sa carrière en fait foi.Barbara Stanwyck est trop irrégulière et seuls certains rôles lui conviennent.Ici,elle est franchement mauvaise,peu attirante donc absolument pas convaincante.Reste le toujours bon E G Robinson,heureusement qu'il est présent.Au final un film intelligent,soigné mais décevant.C'est le revers de la médaille:quand on attend tout de quelqu'un, il ne faut pas grand chose exprimer son mécontentement.
Scénario très bien monté, fait encore d'actualité : L'arnaque à l'assurance pour toucher le pactol. L'enquête des assureurs pour déceler s'il y a fraude à l'assurance ou non. J'ai bien aimé le personnages et la psychologie de l'arnaqueur, en plus de sa narration. Un film bien monté avec une ambiance inquiétante et plusieurs surprises. L'intensité du film et le jeu des personnages nous font bien ressentir leur psychologie et leur état de stress, surtout concernant "Walter".
Billy Wilder nous sert une bonne intrigue et mise en scène raffinée mais ultra sombre, dans la lignée des films noirs de l'époque. Premier film dans lequel je vois Barbara Stanwyck et son jeu m'a conquise.
Formidable leçon de Cinéma pour une oeuvre tout aussi magistrale néanmoins injustement méconnue, "Assurance sur la Mort" trône toujours parmi les classiques absolus des films noirs. Plutôt que de donner à son spectateur une série de rebondissements et autres, Billy Wilder ne joue pas sur la surprise constante (il suffit de voir la première scène). Il va brosser l'une des reflexions parmi les plus édifiantes qu'on ait pu voir sur le thème de la Fatalité où comment un homme malgré tous les raccourcis qu'il a pu prendre finira ratrappé par son destin. L'interprétation est dans l'ensemble irréprochable surtout en ce qui concerne Edward G. Robinson à la fois fascinant et fasciné apportant même une touche d'humour bienvenue. Je n'ai pas vu d'autres oeuvres de Wilder donc je ne pourrais pas juger mais "Assurance sur la Mort" est surement l'un de ses films les plus fouillés psychologiquement parlant, dans lequel les émotions, les angoisses des personnages y sont captés avec une finesse rare. Je ne dis pas que c'est un film qui ma transcendé continuellement mais ses qualités n'ont pas laissé sur moi une impression éphémère. Passionnant.
Un film noir signé par un des plus grands réalisateurs Américain du siècle dernier.
J'avoue ne pas avoir été très captivé par ce film, peut être à cause de mon état de fatigue, je crois même mettre endormie au milieu du film donc ce n'est qu'un avis et une note provisoire.
Comparer à un film comme La dame de Shanghai ( si si il peuvent être comparés) ici l'intrigue se dévoile trop rapidement, le film est très (trop) bavard et le jeu des acteurs est plutôt statique à mon gout.
Un avis qu'il me faudra étoffer j'ai surement besoin de le revoir, mais pour moi Wilder a fait mieux
J'attendais beaucoup de ce polar, supposé chef d'oeuvre dixit les critiques. Mais force est de constater qu'il a mal vieilli. L'excellent jeu des acteurs et l'atmosphère pesante n'y font rien : l'ennui s'installe rapidement et le dénouement simpliste déçoit. A oublier.
"Je sentis cette odeur de chèvrefeuille que la nuit rendait encore plus pénétrante. Je ne savais pas que le meurtre avait cette odeur de chèvrefeuille" Un film passionnant et plein de suspense sur un meurtre et sa résolution par l'équipier du héros. La mise en scène, l'interprétation et l'intrigue: un trio parfait pour un film au final machiavélique car inattendu. Magnifique Stanwick également.
L'un des films noirs les plus enthousiasmants qu'il m'ait été donné de voir ! Billy Wilder construit son chef d'oeuvre comme un gigantesque flashback en nous positionnant du côté d'un assureur plus calculateur qu'il n'y paraît, follement amoureux d'un femme qui provoquera sa perte. Toutes les caractéristiques du genre ( figure de la femme fatale, affaire de chantage, personnages désaxés...) sont portées à leur paroxysme par le cinéaste, ce dernier n'oubliant pas de ponctuer ses dialogues d'une délicieuse perversité. Edward G. Robinson livre une prestation jubilatoire, incarnant une figure pratiquement désespérante tant sa complexité dramatique touche au passionnel. Le scénario de Double Indemnity est un monument d'écriture, qualité parfaitement retranscrite par la mise en scène précise et intelligente de Billy Wilder. Bref un petit chef d'oeuvre de palpitation et d'humour noir, et très certainement l'une des réussites majeures du cinéma américain des années 40. Un classique à ne manquer sous aucun prétexte !
En 1944 sortait sur les écrans "Assurance sur la mort", le quatrième film américain concocté par Billy Wilder, alors en contrat avec la société de production Paramount. Basée sur un recueil de nouvelles de James M. Cain (auteur du "Facteur sonne toujours deux fois", scénariste pour "La griffe du passé" (de Tourneur)...), Wilder, pour adapter l'ouvrage, engage Raymond Chandler. Il est considéré, avec Dashiell Hammett, l'inventeur du film noir. Et Wilder d'assumer ici la mise en scène (on en parlera plus bas). Raymond Chandler est le créateur du fameux détective Philip Marlowe pour "Le grand sommeil" incarné par le non moins mythique Bogart au cinéma. Chandler se fait aussi scénariste et signe le scénario du "Dahlia bleu" (avec Alan Ladd). "Assurance sur la mort" est souvent décrit comme premier film noir. D'autres considèrent "Le faucon maltais" (1941, aux Etats-Unis !) (toujours avec Bogart) être le premier du courant. "Assurance sur la mort", synopsis : l'employé d'une assurance tombe amoureux de sa cliente et échafaude un plan pour toucher l'assurance souscrite au mari. Fort d'un scénario au diapason (merci Cain et Chandler), Billy Wilder (qui tient ici deux casquettes : réalisateur et scénariste) se fait l'assurance de briguer son film d'éléments propres au film noir. Tout d'abord, je tiens à préciser que l'ensemble du film se déroule dans une ambiance, certes délétère à souhait, mais qui a l'art d'immerger le spectateur dans l'essence même de la déchéance humaine. A cela, la composition ressentie aujourd'hui comme étonnamment étrange de Barbara Stanwick (Véritable icône d'époque. En atteste "Boule de feu" d'Hawks, "Les furies" d'Anthony Mann...) apporte toute la profondeur de son personnage. En campant le rôle d'une femme fatale, elle donne une impression de déjà-vue même si c'est elle qui apporte tout le savoir-faire d'une interprétation de femme vénéneuse, d'une vamp prête à tout pour son argent. Et les Jeanne Moreau, Thurman et autres Pfeiffer de se calquer sur l'interprétation sans doute assourdissante hier de Barbara mais qui fait kitsch 69 ans après. Logique. Pour finir de parler du casting, il reste Edward G. Robinson (vu chez Curtiz ("Le vaisseau fantôme"), John Huston ("Key Largo"), Jewison ("Le kid de Cincinnati")...), super dans le rôle du détective. Avec le temps, il reste une attraction sympathique mais sans plus. Merci Edward. Dans le rôle principal, Fred MacCurray (il a joué pour Dmytryk pour les besoins de "Ouragan sur le Caine") fait illusion, tout simplement. Dommage. Pour continuer à parler atmosphère, Wilder embaume son histoire dans une musique qui se fait vieillotte au début, mais qui a l'art de se comparer à des partitions hermaniennes par la suite. Très bon point Miklos Rosza ! On lui doit les compositions de "La maison du Dr Edwardes" (de Sir Alfred bien sûr !), "Quo vadis" (avec l'inébranlable Robert Taylor), "Ben Hur"... . Dotée d'une musique atmosphérique et d'un style indéniable qui en ressort, Wilder construit son film avec une minutie implacable. Montage, cadrage des plans et réalisation : rien n'est fait au hasard. Cette impression de brouillard dans ce noir et blanc armé, c'est juste un tremplin pour mieux cerner et donc berner le spectateur. Ces images qui défilent, la voix-off du personnage qui raconte l'histoire à la Orson Welles, sont autant de témoignages pour prouver qu'il s'agit d'une mixture cajolée par un maître en la matière, Billy Wilder. A commencer par le générique de début, sublime à souhait. Et surtout, ce mélange de brouillard qu'on retrouve dans l'écriture des personnages. Une ambiance, poisseuse, qui colle au film et imprègne cette sensation de mal être au fur et à mesure que le film avance. Coups de bluff de la part de Wilder qui font qu'on veut bien rester jusqu'à la fin du film. Merci Billy. "Double indemnity" / "Assurance sur la mort" est considéré pour ces raisons comme un chef d'œuvre du film noir. Pour moi, il s'agit simplement d'un classique (la scène d'intro est la même que "The barber, l'homme qui n'était pas là") qui commence à vieillir malgré la parfaite maîtrise du futur réalisateur de "Certains l'aiment chaud". Un joyau du genre donc ancré à merveille dans l'univers des 40's. Wilder ou l'art de nous divertir avec ses mains d'artisans. Spectateurs, regardons pour la culture du cinéma.
La construction du film, tant dans son scénario que dans sa mise en scène, évoque un train fou qui finit par s'emballer jusqu'à l'inévitable collision finale. Au démarrage, ça ronronne doucement avant que la mécanique n'accélère avec une belle efficacité formelle. Les acteurs sont impeccables, dans un style de jeu qui sent bon son époque mais passe encore plutôt bien aujourd'hui. Les jeux d'ombre et de lumière ne sont pas toujours bien gérés (j'ai pourtant une bonne télé, donc le problème ne vient pas de là) et certains effets scénaristiques sont trop évidents et relèvent du cliché, mais indéniablement Billy Wilder a un savoir-faire et en joue avec gourmandise.
Un courtier en assurance tombe sous le charme de l’épouse d’un riche homme. Parti pour vendre des assurances autos, il se retrouve à vendre une assurance vie de manière crapuleuse et, ensorcelé par la belle, à échafauder un plan macabre pour contenter la belle…. Mais il ne récoltera ni l’argent ni la belle, mais que des malheurs… Comme dans un Hitchcock, Billy Wilder dévoile dès le début le terme de l’histoire. Mais ce film souvent trop bavard n’a pas la puissance des films du maitre du suspens Ce crime soit disant parfait n’égale pas le film du même nom. Prévisible et cousu de fil blanc, l’intrigue ne nous tient pas toujours en haleine. Trop classique à mon goût jusque dans les décors du LA des 30’s (stores vénitiens,…). Billy Wilder, grand cinéaste américain de l’âge d’or du cinéma américain a surtout marqué les esprits par ses comédies. Un film pas indispensable…
Assurance sur la mort est un thriller pas mal, à la limite du moyen, ça ne ma guère vraiment captivé, l'ambiance est mollassonne et le scénario n'a rien de bien révolutionnaire, enfin maintenant, à l'époque forcement ça devait être différent mais maintenant et à mon gout c'est un policier banal sans grande originalité, et puis je suis vraiment pas fan des mises en scènes de l'époque, ça fait faux, le pire c'est les gens qui s'embrassent, la main qui sert l'épaule c'est ridicule je trouve m'enfin bon je ne blâme pas le film pour ça, c'est le jeu de l'époque, la réalisation reste bonne en revanche, la bande son elle est un peu soûlante, j'avais l'impression d'entendre la même musique en boucle et puis voilà quoi, et puis l'histoire est grosse quand même, comme si un gars avec un job quand même bien payé allait du jour au lendemain être près à tuer un homme juste à cause d'un coup de foudre, c'est bien beau l'amour mais faut pas pousser non plus.
Je trouve que ce film a mal vieilli. Son histoire est originale et bien menée mais l'histoire d'amour ne tient pas debout. Je pense même que ce scénario ferait un meilleur film s'il était refait aujourd'hui car le rythme serait plus soutenu et le côté noir ne serait pas mis au second rang comme dans ce film. Néanmoins, ça se laisse regarder avec plaisir.