Assurance sur la mort
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Caine78

7 754 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 novembre 2006
Et on croit avoir tout vu... C'était sans compter sur MONSIEUR Billy Wilder, qui nous signe un chef d'oeuvre éblouissant, dont le génie de la mise en scène n'a d'égale que le sublime scénario adapté du roman de James Cain. C'est simple, tout est ici parfait, voire plus, Wilder apportant une touche incroyablement personnelle à ce film noir d'une incroyable intensité, au noir et blanc sublime et avec une musique inoubliable signé par le grand Miklos Rosza. De plus, les dialogues sont impressionnants de maitrise et de brio, tout comme de nombreux petits détails qui rendent ce film encore plus unique. A noter une interprétation assez impressionnante, avec un Fred MacMurray qui épate, une Barbara Stanwyck fascinante et un immense Edward G. Robinson (pour ce dernier, il faut dire qu'on était habitué.) Le septième art ne s'en aie jamais remis, et ne s'en remettra sans doute jamais. Moi non plus...
yayo
yayo

75 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2013
Un des plus grand film noir jamais fait par un des plus grand metteur en scène ayant existé. Double Indemnity est construit sur un scénario à la fois solide et redoutable. Tout s'enchaîne parfaitement, les acteurs sont excellents, certaines scènes sont vraiment bien construites et sont une leçon de cinéma. Grand film.
septembergirl

664 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mars 2013
Un film captivant de Billy Wilder, à l’ambiance sombre et au scénario magistral. La construction narrative du film est brillante, le récit se fait intégralement en flashback avec la voix off du personnage principal qui commente son propre destin. La photographie en noir et blanc, jouant sur les contrastes, est très travaillée. Le suspense est superbement mis en scène et la bande son est très bonne. Les trois acteurs Fred Mac Murray, Barbara Stanwyck, et Edward G. Robinson campent leurs rôles à la perfection. Un résultat saisissant qui fait de ce film l’un des meilleurs polars noirs des années 1940 !
Buzz063
Buzz063

99 abonnés 919 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juillet 2012
Le film noir parfait. Celui auquel tous les films du genre seront inévitablement comparés. Celui qui a été mille fois copié, que ce soit d’un point de vue esthétique (l’ombre des stores qui dessine sur les personnages ce qui ressemble a des barreaux de prison) ou des situations depuis tellement vues qu’elles en sont éculées (le coup de la voiture qui refuse de démarrer au moment fatidique). Autant de figures de style imaginées par un Billy Wilder qui se révèle avec ce film.
Le scénario écrit à quatre mains avec Chandler est un modèle du genre. Le récit est intégralement en flashback, le personnage principal commentant par une voix-off omniprésente son propre destin. Le script décrit qui plus est l’action depuis le point de vue des criminels auxquels il fait en sorte que le spectateur s’identifie.
La photo du film, conçue par John F. Seitz est magnifique, très travaillée et contrastée à l’extrême, les acteurs sont ainsi parfois filmés dans la pénombre au point de ne plus pouvoir distinguer leurs visages.
Wilder démontre aussi son génie du casting. A la suite d’Assurance sur la mort, Barbra Stanwick va devenir une des figures incontournables du film noir. Son maquillage exagéré et sa perruque blonde visible sont faits pour que son allure apparaisse aussi fausse que sa personnalité.
Le choix de Fred MacMurray pour incarner le héros est encore plus judicieux. Acteur populaire abonné aux comédies inoffensives, il convient parfaitement dans ce contre-emploi, incarnant idéalement le type ordinaire, le simple représentant en assurances qui en viendra à planifier et exécuter un meurtre.
Et on ne pas évoquer la qualité du casting sans citer le grand Edgar G. Robinson dont le personnage d’enquêteur de la compagnie d’assurances lui permet d’aligner les morceaux de bravoure d’acteur autant dans les monologues dans lesquels il se lance que dans la description de la relation entre lui et le personnage principal.
Enfin, Assurance sur la mort donne, au détour d’une réplique, la définition parfaite du film noir : « Je l’ai fait pour l’argent et pour une femme. Je n’ai pas eu l’argent. Et je n’ai pas eu la femme. »
soniadidierkmurgia

1 433 abonnés 4 334 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 août 2025
Le film noir, tel que le critique français Nino Frank l’a défini en 1946 dans un article pour la revue l’Ecran Français prend pour mètre étalon quatre films américains du début des années 1940 succédant aux films de gangsters de la décennie précédente popularisés par la Warner. « Le Faucon Maltais » de John Huston en 1941, « Laura » d’Otto Preminger en 1944, « Adieu ma belle » d’Edward Dmytryk en 1944 et bien sûr « Assurance sur la mort » de Billy Wilder en 1944 dont il va être question ici. C’est l’apparition du roman hard boiled avec à sa tête des auteurs comme Dashiell Hamett, Raymond Chandler, Horace McCoy, James Hadley Chase ou James M. Cain qui va enclencher le mouvement et inspirer quelques-uns des films les plus réputés du genre.
Billy Wilder arrivé à Hollywood en 1934 en qualité de scénariste s’est d’emblée plutôt spécialisé dans la comédie légère où il fait merveille en collaboration avec Charles Brackett au sein de la Paramount notamment au service du réalisateur vedette du studio Ernst Lubisch pour lequel ils ont scénarisé deux de ses plus fameuses comédies loufoques (« La huitième femme de Barbe-Bleue » et Ninotschka »). Sa première réalisation « Uniformes et jupons courts » en 1942 semble confirmer le pli déjà amorcé. Mais le jeune réalisateur curieux et sûr de l’étendue de son talent entend diversifier sa palette.
Toutefois on n’attend pas encore Billy Wilder à la direction d’un film à suspense. La nouvelle de James M. Cain parue en 1936 sous la forme d’épisodes dans le magazine Liberty attise très rapidement la convoitise des principaux studios. Mais le code Hays tout juste en vigueur et entendant imposer son carcan de vertu, met immédiatement en garde sur les risques de coupes risquant de s’abattre sur ce récit plus que sulfureux. Le projet s’enlise donc dans le marais des idées avortées. Une reparution de la nouvelle dans un recueil (Three of a Kind) en 1943 voit Joseph Sistrom producteur de la Paramount acheter les droits d’adaptation.
Étonnement, le choix du réalisateur se porte sur Billy Wilder. Charles Brackett jugeant la nouvelle trop glauque refuse de s’impliquer davantage dans l’écriture du scénario au côté de son habituel complice. James M. Cain déjà sous contrat avec la Fox, Wilder fait appel à Raymond Chandler qui rédige rapidement un premier traitement jugé très mauvais. Les deux hommes vont donc travailler quatorze semaines ensemble dans les studios de la Paramount. Leur collaboration très fructueuse sera malheureusement douloureuse à cause de leurs tempéraments diamétralement opposés. Wilder déclarera que ces quatre mois d’écriture ont été les pires de sa vie. Chandler ne sera pas en reste qui dira : « Ce travail avec Billy Wilder sur Double Indemnity a été atroce et aura sans doute abrégé ma vie ».
Il fallait peut-être payer ce lourd tribut pour voir naître un chef d’œuvre insurpassable et indémodable qui d’emblée définira quasiment l’ensemble des codes narratifs du film noir classique : fatalité, angoisse, perversion, avidité, manipulation, engrenage fatal et trahison. Idem pour l’esthétique et les procédés de mise en scène comme le flashback, la voix-off, le pauvre type tombant dans les rets d’une femme fatale, les emprunts à l’expressionnisme allemand ou encore le détective solitaire spoiler: (ici un inspecteur d’assurance)
. Ce coup d’essai fut d’évidence un coup de maître mettant en lumière les qualités de Billy Wilder dont la caractéristique principale sera toujours au-delà de son talent de narrateur et de sa pugnacité de savoir s’entourer notamment en choisissant les acteurs les plus appropriés à la vision qu’il a de chacun de ses films.
Ainsi, après qu’Alan Ladd, James Cagney, Spencer Tracy, Gregory Peck et Fredric March puis George Raft aient refusé le rôle de Walter Neff, Wilder a pensé que l’agent d’assurance devait revêtir tous les atours du type ordinaire se croyant un peu trop malin. Il pense alors à Fred MacMurray qui est en 1943 le « gentil » de la Paramount. Celui-ci refuse pensant que le studio ne le laisserait jamais risquer d’abîmer son image et surtout qu’il serait incapable d’être le personnage. Wilder saura être convaincant et MacMurray n’aura pas à le regretter. Pour incarner Phyllis Dietrichson, Joseph Sistrom et Wilder pensent à Barbara Stanwyck alors laplus grande star de la Paramount qui hésite à jouer les meurtrières. Encore une fois Wilder saura être persuasif en demandant à l’actrice qu’il connaît bien : « Vous êtes une actrice ou une souris ? ». Piquée au vif, Stanwyck déjà très expérimentée avec plus de 40 films à son actif à seulement 36 ans relève le défi. Edward G. Robinson conscient qu’il aborde une nouvelle phase de sa carrière sera Barton Keyses, le chef et ami de Walter Neff en charge de l’enquête pour le compte de sa compagnie d’assurance. Une relation amicale particulièrement bien exposée par le scénario renforçant encore la dramatisation de l’intrigue.
Le tournage combinant prise de vues en extérieur et en studio durera deux mois de septembre à novembre 1943. John F. Seitz le chef opérateur phare de la Paramount qui vient de travailler sur « Tueur à gages » de Frank Tuttle fait des merveilles pour orchestrer un jeu de contrastes entre les paysages californiens rayonnants de soleil où se déroule l’action et les ambiances nocturnes qui seront celles du drame et de la deuxième partie du film. L’osmose entre Stanwyck et MacMurray joue à plein rendant l’intrigue très crédible permettant au spectateur de s’imaginer avec un peu d’angoisse coupable dans la peau des protagonistes que le scénario rend tout à la fois effrayants mais aussi très ordinaires. Le tout diffuse une atmosphère irrespirable qui noue la gorge. Bref comme presque toujours chez Wilder on y croit !
Aucun défaut n’a pu être relevé par la critique de l’époque si ce n’est la perruque blonde un peu trop voyante de Barbara Stanwyck. Avec le recul on peut se dire que spoiler: celle-ci est au contraire tout-à-fait adaptée au type de femmes pouvant séduire les vendeurs à domicile de toute sorte qui pouvaient y voir comme une invitation à ce que l’on nommait ironiquement à l’époque du « rentre dedans »
. Le film a bien sûr été un immense succès qui ne fut paradoxalement pas récompensé aux Oscars de 1945. Alfred Hitchcock pourtant peu enclin aux compliments envers ses concurrents dira : « Après Assurance sur la mort deux mots à retenir : Billy Wilder ». Woody Allen de son côté a toujours considéré « Double Indemnity » comme le plus grand film jamais réalisé. Rien à ajouter après deux compliments si référencés sauf peut-être remarquer que la censure qui avait obligé Wilder et Chandler à revoir la fin de la nouvelle leur a permis d’en imaginer une autre bien plus convaincante et bouleversante. Comme quoi parfois la contrainte peut utilement stimuler la créativité.
Benjamin A

807 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2014
Dès le début d'"Assurance sur la Mort", on connais la fin et c'est là que Billy Wilder fait fort, il réussit à faire un film captivant et fascinant. Il reprend plusieurs codes des meilleurs films noirs, entre la femme désespérée, un homme cupide, trahison, meurtre avec un soupçon de romantisme parfois troublant. Il arrive quand même à nous offrir du suspense et les rebondissements sont bien pensés et parfois surprenant. Le scénario est bien écrit, mais la vrai réussite ce sont aussi les personnages intéréssant et parfois fascinant et les dialogues très bien écrit aussi et parfois somptueux. La mise en scène de Wilder est parfaite et la photographie en noir et blanc sublime. Les trois acteurs principaux sont impeccable. Un grand film noir, fascinant, captivant et envoutant. Du grand art.
ElAurens
ElAurens

91 abonnés 585 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2011
Rares sont les films qui vous captivent du début à la fin, ou l’on ressent un plaisir constant durant toute la durée du film. Assurance sur la mort en fait partie, je ne suis pas un fada de films noirs, mais celui-ci est juste énorme. Il n’y a pas de quoi s’étonner, après tout c’est le géant Billy Wilder à la réalisation, mais quand même. Tout est excellent, la mise en scène, le scénario, les acteurs, les dialogues ou encore la bande originale, qui sans être inoubliable, colle parfaitement à l‘ambiance. Une scène m’a particulièrement marqué, c’est celle ou la fille est cachée derrière la porte, la tension est optimale, c’est un moment exceptionnel de cinéma. Un petit mot sur le trio d’acteurs principaux, les trois sont vraiment très bons, mais pour moi c’est Barbara Stanwyck qui tire son épingle du jeu, c’est la première fois que je voyais cette actrice et elle m’a bluffé, c’est l’une des plus grandes interprétations féminines que j’ai vu. Je finis par une banalité, Assurance sur la mort est un chef-d’œuvre !
VodkaMartini
VodkaMartini

63 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Wilder savait tout faire, de la comédie loufoque ("Some Like It Hot" bien sûr) à celles douce-amère ("La Garçonnière") jusqu'au film noir comme ici (ou le génial "Sunset Boulevard"). Un chef d'oeuvre de plus pour Monsieur Wilder, et un!
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 887 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2014
Ce qui frappe d'emblée dans Double Indemnity, c'est la qualité des dialogues, comme souvent avec Wilder. Alors certes, on est dans les années 40 donc certaines tournures paraissent un peu pompeuses et d'autres un peu démodées, mais les répliques fusent et s'enchainent avec une fluidité remarquable, sans aucun temps morts. Pour ce qui est du reste, on retrouve les éléments représentatifs du film noir tant sur la forme que sur le fond, des jeux de lumières à la voix off en passant par les personnages typiques. L'intrigue est implacable mais certains éléments ne sont pas très crédibles à l'image de la romance naissante. Le plan machiavélique et l'enquête qui suit manquent globalement de suspense, de tension et le dénouement se révèle un peu décevant car relativement téléphoné bien qu'il conclue parfaitement ce noir qui reste sans doute le plus emblématique de Billy Wilder.
chrischambers86

16 163 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 octobre 2020
Immense classique du film noir de Billy Wilder, tirè d'un roman de James Cain et adaptè pour l'ècran par Raymond Chandler himself! C'est une oeuvre qui ouvre une nouvelle ère, connue comme un roman, même s'il est très court! On rentre pied au plancher dans cette histoire qui fleure bon la violence, le sexe et la mort! Fred MacMurray, sans doute le plus beau rôle de sa carrière, y joue un agent d'assurances, sèducteur superficiel et sympathique, qui devient un meurtrier dèterminè! Et tout ça pour les beaux yeux d'une femme! il la rencontre et soudain, ils èvoquent l'idèe de tuer son mari! La sèduction qu'elle exerce sur lui le pousse vers son destin! Une sorte d'attirance dans une relation sordide dont on devine l'issue! Barbara Stanwyck est cette garce sensuelle et inoubliable dont la camèra dètaille la beautè dans ses moindres recoins! On n'oubliera pas de citer l'excellent Edward G. Robinson qui mène l'enquête sur le meurtre et qui va peu à peu recueillir tous les èlèments pour comprendre cette sombre machination! Brumeux et hypnotique à souhait, "Double Indemnity" est un grand film noir avec un mèlange dètonnant! De nombreuses scènes sont devenues mythiques, en particulier les rendez-vous secrets entre les amants MacMurray / Stanwyck au supermarchè à Los Feliz...
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 août 2012
J’ai longtemps attendu de voir ce que Billy Wilder pouvait faire d’autre que ses comédies mythiques. J’ai donc été ravi de découvrir cette référence du film noir qui se veut basée sur l'intensité de son suspense. Cependant, malgré l’excellent travail fait sur la domination de la femme fatale -thème central du genre-, son scénario m'a finalement déçu car, après avoir entendu le courtier annoncer au début "Tu n'as pas accusé le bon tueur", j'ai vainement attendu de voir qui il ferait accuser et surtout comment il s'y prendrait jusqu’à un dénouement m’a presque paru trop simple. Le film a pour principal intérêt de faire de Phyllis Dietrichson, magistralement interprétée par Barbara Stanwyck, la parfaite incarnation des femmes fatales propres aux films noirs de l’époque.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 octobre 2014
Parmi les grands cinéastes américains du 20ème siècle, il en existe un qui m'est cher, il s'agit de Billy Wilder, à la fois réalisateur et scénariste. Lui aussi s'est essayé à tous les genres dans ses deux principaux métiers. Il a même produit et écrit le scénario d'une partie de ses films. Scénariste et metteur en scène de "Double indemnity", curieusement, il dévoile le nœud de l'intrigue dès le début de l'affaire. Ce procédé est assez rare dans les films noirs où il faut le plus souvent attendre les dernières minutes pour connaître le fin mot de l'histoire. Pour ce faire, il utilise le flashback et la narration pour conter les péripéties qui conduiront l'agent d'assurance Walter Neff (Fred MacMurray) à remonter le fil des évènements. En fait, cette technique est intéressante car elle attise la curiosité du spectateur pour l'amener à en savoir davantage sur l'affaire, un peu comme un inspecteur de police qui mène une enquête et qui veut comprendre ce qui s'est réellement passé. Outre le scénario magistral de Billy Wilder, la réussite d' "Assurance sur la mort" repose sur trois grandes vedettes de l'époque : le grand Fred MacMurray, l'élégante Barbara Stanwick que Wilder a transformée en vamp blonde pour l'occasion, et le monumental Edward G. Robinson. La trame est soigneusement ficelée, les dialogues sont précis, l'expert est étrangement malicieux. Que va-t-il se passer ? Vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas, regardez ce pur chef-d'œuvre sans perdre une seconde. Un petit geste de MacMurray m'a amusé, sa façon de griller une allumette. A noter également la très belle photographie de John F. Seitz et la musique de circonstance de Miklos Rozsa. Le véritable succès de ce film tient au fait qu'il n'a pas pris une ride.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2014
Génial ! L'archétype du film noir, on est pris de la première à la dernière minute. Le trio d'acteur est juste parfait. Le scénario, le suspens et la photographie le sont tout autant. C'est bon de se lever du canapé et de se dire que l'on a pas vue une merde, ce film est clairement une leçon de cinéma. A voir d'urgence au moins pour la culture. Et pour se convaincre que même après "The lost weekend" ; "Sunset Boulevard" ou même Certains l'aiment chaud, vous n'avez pas encore vu le meilleur film de Billy Wilder ! Je n'en dirai pas plus pour l'intérêt de ce grand film
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2010
L'employé d'une compagnie d'assurance tombe amoureux d'une de ses clientes et prépare avec elle le meurtre de son mari... Tout simplement magistrale !!! Voici les premiers mots qui viennent à l'esprit quand on visionne ce film noir que Billy Wilder réalisa en 1944. Tout les ingrédients sont ici réunis pour que l'on passe un moment de cinéma inoubliable. Au niveau du scénario Billy Wilder et Raymond Chandler nous concocte une histoire passionnante de bout en bout, la mise en scène est truffée de séquences d'anthologie, la photographie de John F. Seltz est magnifique et apporte une élégance inouie, tandis que la funèbre partition musicale du génial Miklos Rosza apporte à cette oeuvre beaucoup de suspense. Côté casting, on peut franchement dire que c'est un sans faute, car que ce soit Barbara Stanwyck ( mémorable dans le rôle d'une des plus grandes femme fatale de l'histoire du cinéma !! ), Fred MacMurray ( excellent dans celui de l'agent d'assurance ) ou encore d'Edward G. Robinson ( impeccable dans le rôle du chef de service ), tout se joli monde arrive sans problème à interpréter des personnages, qui ne sont pourtant pas évident à jouer à première vue. Nous sommes donc clairement en présence d'un films noir absolument remarquable et qui s'inscrit comme étant l'un des plus réussi de son époque. Un véritable chef d'oeuvre en tout point de vue et qui se regarde avec un plaisir sans faille.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2014
Tout est sublime, le scénario, la réalisation, le montage, la photo, la musique (Miklos Rosza) les acteurs. Barbara Stanwick est fabuleuse, c'est palpitant, le suspense et l'angoisse sont au rendez-vous, malgré le fait que l'on sache (volontairement) dès le début comment tout cela va se conclure. On déplore toutefois quelques bémols : le personnage de Nino n'a rien d'attachant et sa liaison avec Stanwick manque de crédibilité, de plus la courte scène, presque à la fin où McMurray donne un jeton de téléphone à Nino est assez puérile. Dommage car on n'est passé très près du chef d'œuvre.
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