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real-disciple
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4,5
Publiée le 26 avril 2011
Assurance sur la Mort est un extraordinaire film noir, dont l'ambiance pesante ne disparaît jamais, portée par des acteurs excellents et une réalisation plus que soignée, une très belle photographie, des dialogues sur mesure, sans parler de ce scénario machiavélique. Pas de doute, on savait faire de grands films à une certaine période. Edward G. Robinson est tout simplement exceptionnel. Un grand film noir à revoir.
Superbement mis en image par un Billy Wilder au sommet de son art. Quelle perversité, quelle suspense ! Le réalisateur signe un film passionnant au scénario machiavélique et parfaitement ficelé. Encore une fois, les personnages sont soignés et les détails de mise en scène sont savoureux. La vénéneuse Barbabra Stanwyck est exceptionnelle et Edward Robinson est épatant.
Billy Wilder signe ici un film à suspense absolument fabuleux qui vous tient en haleine de bout en bout. Porté par un scénario magnifique et un casting de première classe, le film nous livre une histoire de meurtre mis en scène avec brio par l'immense Billy Wilder. Un classique du genre que tout le monde devrais voir avant de mourir.
Le classicisme du film noir américain à l’état chimiquement pur. On reconnaît la patte de l’école germanique (Wilder était d’origine autrichienne) dans le noir et blanc, le jeu de l’ombre et de la lumière ; la manière de Chandler dans la narration autobiographique en voix off et le traitement de l’ambivalence et de la duplicité des sentiments, l’amour-haine liant les deux principaux protagonistes. Le roman de Mc Cain, « Le facteur sonne toujours deux fois », est de ceux qui ont inspiré le plus d’adaptations cinématographiques. Wilder et Chandler ont peut être réussi le meilleur suspense policier dans la leur. En tout cas « Assurance sur la mort » est un modèle de sobriété et d’élégance.
Chef d'oeuvre signé Wilder, Assurance sur la mort avait tout pour en devenir un (chef d'oeuvre, bien sûr). Tout d'abord, l'intelligence du scénario coécrit par Chandler et basé d'un roman de Cain, auteur du Facteur sonne toujours deux fois. La mécanique du film noir est parfaitement huilée, donnant lieu à des séquences au suspense puissant, et l'étau se ressert inexorablement sur les personnages ; un vrai travail d'orfèvre. Intelligence également dans le parti pris d'avoir des héros meurtriers et d'une fin plus noire que le café. Pour porter ces personnages riches et profondément humains, le casting est parfait, dont trois acteurs géniaux : Fred McCurray, Barbara Stanwyck et Edward G. Robinson. Wilder a effectué un travail de maître, par la photographie, mais surtout par la mise en scène de toute beauté. Los Angeles filmé par Wilder devient un labyrinthe étouffant, et nous suivons notre héros aller et venir entre les différents décors clefs, son appartement, la maison des Dietrichson, le bureau et le magasin. La partition de Miklos Rozsa achève d'élever Assurance sur la mort au rang de mythe.
Assurément il faut voir "Assurance sur la mort" comme une forme de néo-réalisme dans le film noir américain (uniquement dans la conception des personnages). C'est pour ça que le film plait tant aux critiques du cinéma. "Assurance sur la mort" est avant tout très influencé par Ossessione (Les amants diaboliques) de Luchino Visconti (1942). Par la critique sociétale, par la moralité et la platitude des personnages, Billy Wilder se sert des codes du néo-réalisme que l'ont trouve dans Ossessione. Alors si on quitte le milieu très fermé des critiques de cinéma et leur enfermement idéologique, peut-on dire que Double Indemnity est un chef-d'œuvre du film noir ? Les codes du film noir sont chamboulés pour un certain réalisme. Le film serait moins convainquant si pour le rôle de l'employé de la compagnie d’assurances, Billy Wilder avait choisi un acteur comme Gary Cooper ou même Humphrey Bogart, l'alchimie n'aurait pas fonctionné. En donnant le rôle à Fred MacMurray, c'est Monsieur tout le monde que Billy Wilder engage. Le spectateur découvre ainsi la banalité des personnages. Ils ne sont pas du tout "glamour". Le personnage de Phyllis Dietrichson séduit l'employé d'assurances Walter Neff, mais est-elle séduisante ? Non. Qui peut dire sérieusement que Barbara Stanwyck dans ce film est l'archétype de la femme fatale ? On en est loin avec sa perruque. Elle apparaît même obscène. Pourtant, tout comme pour le personnage de Clara Calamai dans Les amants diaboliques, elle envoûte le personnage masculin qui est tout comme elle, ordinaire. Ce qui frappe est la vulgarité, la laideur intérieure et extérieure du personnage de Barbara Stanwyck. On se croirait même avec une candidate d'une télé-réalité. Mais Billy Wilder l'a voulu ainsi. Et c'est ça qui est intéressant finalement. Cette plongée dans la médiocrité. En cela, même si le film est sous influence, il reste une réussite même si pour moi ce n'est pas un chef-d'œuvre.
Alors encore au début de sa carrière, Billy Wilder réalise en 1944 un grand classique du film noir, modèle du genre à ranger aux côtés du "Grand Sommeil" ou du "Faucon maltais". Tout y est impeccable et parfaitement soigné : la mise en scène, le scénario bien tordu, les personnages sans scrupules, l'interprétation... Sans être le meilleur film de son auteur, "Assurance sur la mort" est un régal dont on ne se lasse pas et qui fonctionne encore à merveille aujourd'hui, la relation et les dialogues entre Fred MacMurray et Barbara Stanwyck étant particulièrement irrésistibles. Bien que ces deux-là décident de s'unir dans le crime rapidement (en quelques jours, sans même coucher ensemble), l'ensemble du film reste terriblement crédible et l'on se prend au jeu. Et puis il y a Edward G. Robinson, impeccable en vieux briscard à qui on ne le fait pas.
Un petit bijou de cynisme et de sensualité . Tout est amené tranquillement , sûrement , implacablement . L'actrice véritable star de l'époque est d'une beauté envoûtante . La grande époque des films noirs où tout se se jouait dans les attitudes , les regards et expressions . T
Voici un film très très sympa, auquel on ne peut pas reprocher grand-chose. Je veux dire que Wilder arrive à créer un film avec une histoire intéressante, qu’il parvient à maîtriser le suspens alors même que la fin est connue depuis le début, que ses plans sont beaux, que ses acteurs sont bons, franchement ce n’est que du bonheur. On retrouve avec plaisir les ingrédients qu’on a aimé dans le film noir (bon, que j’ai aimé dans Laura par exemple dans mon cas), les personnages a deux visages, une affaire de crime, un mystère assez retord, et bien que contrairement à Laura on connaisse les tenants et les aboutissants du crime (du moins le croit-on), on reste quand même surpris au fur et à mesure et le film n’est jamais vraiment prévisible. Arriver à faire ça mérite tout de même certains éloges. Le mieux, c’est qu’un film sur le métier d’assureur arrive à être intéressant, alors que bon c’est le genre de métier que je ne voudrai pas exercer, loin de là. C’est plutôt pas mal dans le genre. Bref, pas grand-chose à dire, que de plaisir devant ce film.
L'uns des meilleurs polars les plus sombres de l'histoire du cinéma, Wilder signe ici l'uns de ses meilleurs films avec le fameux "Certains l'aiment chaud"! L'ambiance sombre et le scénario sont mis en exergue à la perfection! Barbara Stanwyck joue à la perfection son rôle de méchante comme on en a vu peu au cinéma! Un film tout simplement remarquable et légendaire dans l'histoire du cinéma! J'ai vraiment adoré! Merci Wilder!!
On peut être un peu surpris quand on voit les évaluations élogieuses. Est-ce dû au fait qu'il s'agit d'un grand classique du cinéma ? "Double indemnity" est un film de genre, le film noir, avec tous les codes que cela induit, et où le spectateur doit se laisser happer et tirer par le bout du nez. Tout est scenarisé à l'extrême, mais il faut un duo d'acteur charismatique. Or Fred Mac Murray a le charisme d'une huître dans son rôle de grand couillon, arrogant et sans aucun attrait. Rôle limité à allumer des cigarettes et à détourner le regard. On voit alors qu'il est difficile de jouer un naïf comme savait le faire James Stewart. Barbara Stanwyck a été transformée par Billy Wilder en vamp blonde platine a la coiffure improbable, en lui mettant des bonnets de soutien-gorge caricaturaux qui n'ont rien à voir avec son physique et en lui faisant jouer un rôle qui n'a rien de femme fatale. C'était le premier film que je voyais avec elle et je ne savais pas la grande actrice qu'elle était, illuminant des films très osés dans leurs thèmes et leur époque, très féministes, sulfureux, et elle, avec sa sensualité troublante. Ici on ne croit pas trop à cette intrigue tant les personnages sont peu incarnés. A part la formidable prestation d'Edward G. Robinson et un grand moment quand il déclame les pourcentages de probabilité de suicide ...
Malheureusement la qualité sonore que j'avais m'a empêché d’apprécier le film a sa juste valeur donc pour éviter un 7/10 j'arrondis a 8 bien que je penche vers du 7,5 . Le récit est sombre et ça me change moi qui était habitué a un Billy Wilder orienté dans l'humour . On retrouve donc film noir pour une arnaque a l'assurance sur fond d'amour, on retrouve l'emprunte des films noir hollywoodien par excellence avec de supers acteurs, un récit froid et surtout, un scénario bien écrit . L'écriture du scénario est importante car l'intrigue bien qu'elle ne soit pas très surprenante reste captivante et très bien écrite . En somme un classique qui mérite un visionnage bien que la sauce fut souvent réutilisé donc risque de ne pas surprendre beaucoup de gens .