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Danny Wilde
133 abonnés
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4,0
Publiée le 29 mai 2016
Billy Wilder à la mise en scène, scénario signé Raymond Chandler d'après une nouvelle de James Cain... rien d'étonnant à ce que ce film soit devenu un chef d'oeuvre du film noir. A partir d'une intrigue implacable, la virtuosité de la caméra de Wilder, avec sa photo contrastée, sa narration en flashback dramatisé, et la prestation de Barbara Stanwick ont contribué à sa juste réussite. Le réalisateur fait du spectateur le témoin des ruses du couple de personnages, dont celui de Stanwick, garce jusqu'au bout de la cheville barrée d'une gourmette perverse, est éblouissant ; elle est la femme fatale dans toute sa splendeur, qui respire l'intelligence, qualité dont ce genre de femme est généralement dépourvue. Dommage qu'en face d'elle, Wilder n'ait pas choisi un acteur de la trempe de Dana Andrews ou William Holden plutôt que Fred McMurray, acteur de comédies familiales qui est trop sûr de lui pour ne pas être vulnérable. Mais le film reste quand même inoubliable pour sa peinture d'un couple criminel.
Classique du Film noir et Film noir classique. La force de "Double Indemnity" vient avant tout de ses dialogues et des acteurs qui les récitent. Intrigue efficace quoique trop redondante à mon goût. Idem pour l'ambiance en dents de scie où quelques longueurs vient s'immiscer entre des scènes de tension. Très bonne mise en scène et bande son. Pas un coup de coeur pour ma part mais un film à voir. Assurément.
Film policier, coécrit et réalisé par Billy Wilder, Assurance Sur La Mort est un très bon long-métrage. L'histoire nous fait suivre Walter Neff, un employé d'une compagnie d'assurances, qui va tomber amoureux de la femme d'un de ses clients. Cette dernière parvient alors à le convaincre d'échafauder un plan pour supprimer son mari encombrant et violent et ainsi partager l'assurance-vie. Ce scénario, adapté du roman de l'auteur James M. Cain, nous immerge pendant un peu plus d'une heure et demie dans une intrigue simple mais efficace. Le récit est extrêmement prenant dès ses premiers instants et ne faiblit jamais tout du long de sa durée. Au contraire, plus les minutes passent et plus il gagne en profondeur et en suspense, nous tenant toujours en haleine. Celui-ci est raconté sous forme de confession en commençant par la fin et remonte le temps pour nous faire découvrir petit à petit les tenants et les aboutissants, le tout dans une ambiance de thriller comprenant une enquête. L'action est presque absente, mais malgré cela, le film est captivant à la faveur des rapports entretenus entre les personnages qui font tout le sel de l'intrigue. Des protagonistes parfaitement interprétés par une belle distribution comportant Fred MacMurray, Barbara Stanwyck, Edward G. Robinson, Porter Hall, Jean Heather, Tom Powers ou encore Byron Barr. Tous ces rôles entretiennent des relations hautement prenantes, pleine de tension et de méfiance. Leurs échanges sont soutenus par des dialogues ciselés d'une grande précision déclamés avec élégance. Sur la forme, la réalisation de Billy Wilder se veut sobre mais maîtrisée. De plus, l'esthétique est très jolie à la faveur d'un noir et blanc travaillé. Ce visuel impeccable est accompagné par une b.o. aux compositions en totale accord avec les images. Cet aveux s'achève sur une fin abrupte satisfaisante, venant mettre un terme à Assurance Sur La Mort, qui, en conclusion, est un long-métrage de très grande qualité méritant amplement d'être visionné.
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Une atmosphère pesante et très noire entoure ce polar au scenario simpliste mais ingénieux qui est devenu un classique du genre. Rien d'exceptionnel derrière la caméra mais Billy Wilder parvient tout de même à nous captiver de bout en bout.
Revoir Assurance sur la Mort c’est réaliser en définitive qu’il n’est pas tant l’archétype du Film Noir que le modèle le plus accompli de la catégorie des films qui tirent leur beauté fascinante de leur économie de moyens, de leur rigueur diégétique implacable , de la stylisation à l’extrême de l’environnement des personnages, qui permet d’envisager leurs relations comme des blocs de tension. J’avais oublié cette noirceur absolue qui évacue la figure de l’amour impossible du couple maudit présente dans d’autres grands Films Noirs . J’avais oublié à quel point le monologue/ Voix off du personnage de Fred Mc Murray, nappait le film d’une poésie funèbre, témoin en apesanteur du destin qui s’accomplit. J’avais oublié qu’il ne faut pas laisser trop de temps entre deux visions d’un chef d’œuvre , c’est nécessairement du temps de perdu.
6 217 abonnés
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1,5
Publiée le 11 mai 2021
Assurance sur la mort est sois disant l'un des classiques du film noir et l'un des plus célèbres de tous les temps mais je déteste absolument le début. Fred MacMurray saignant et haletant trébuche dans son bureau et allume un magnétophone. Il commence sa confession puis le film remonte le temps pour revivre son histoire telle qu'il la raconte. J'avais en tête que Fred MacMurray allait faire quelque chose de terrible et être gravement blessé ce qui a tué le suspense du flash-back. S'il n'y a rien à redire aux performances de Fred MacMurray ou d'Edward G. Robinson, Barbara Stanwyck a été terriblement mal distribuée. Je pense qu'elle est une actrice fantastique dans de nombreux rôles différents mais une femme fatale irrésistible n'en fait pas partie. Lana Turner ou Linda Darnell mais Barbara Stanwyck n'est pas aussi sexy dans ce film que dans d'autres de ses films. Sa coupe de cheveux est assez mauvaise pour faire fuir n'importe quel homme et pas pour les attirer. Cependant si vous n'avez jamais vu de sois disant classique et que vous aimez les femmes fatales avec des voix off ringardes et les hommes stupides qui sont facilement attirés par le côté obscur d'une paire de jambes vous devriez probablement regarder ce film pour voir comment tout a commencé...
Le film noir hollywoodien passe pour avoir été crée par J. Huston avec son mythique "Le faucon maltais" mais c'est aussi B. Wilder avec ce film qui en fera un genre majeur et qui complétera la charte que se devrait de respecter pour entre dans cette catégorie : femme fatale blonde, érotisme latent, éclairages contrastés avec l'utilisation des stores vénitiens, complot meurtrier, manipulation, suspense bref, tout est là. Le glamour est moins présent car le film se concentre sur son intrigue et sur ses personnages, tissant des relations très humaines entre eux, quand bien même leurs agissements apparaissent comme inhumains. Le casting est royal et régale à chaque séquence tandis que le scénario écrit par Wilder lui-même et aidé par le mythique romancier R. Chandler, est une mécanique parfaitement huilée. L'ambiance sombre, les personnages attachants et de nombreux rebondissements, voilà ce qui vous attend, même si la fin, dans la maison de la femme, m'a paru un poil ridicule, comme trop souvent dans le genre et dans les films de cette époque. Pour le reste, un classique, un film essentiel qui s'impose comme l'un des mètre étalon du genre. D'autres critiques sur
Un classique du film noir, prenant et passionnant malgré une voie off un peu envahissante qui tue parfois le suspense. Elle sait heureusement s'effacer dans les moments les plus importants et laisse le film nous manipuler. Les personnages sont ambigus et très bien construits.
Film noir assez éloigné des comédies de Billy Wilder, la mécanique est bien huilée pour un classique du genre avec la présence du grand Edward on. Très belle mise en scène pour un polar de qualité comme savaient très bien les faire les américains mais aussi les français entre les années 50 et 70.
Voici la quintessence du film noir, tragique (le film est un flash-back) et épuré, avec ses stéréotypes [la femme fatale blonde et manipulatrice (Barbara Stanwyck (37 ans), l’amant, agent d’assurances (Fred MacMurray (34 ans), le mari, antipathique, et l’enquêteur d’assurance, soupçonneux et coriace (Edward G. Robinson, 51 ans)], sa superbe photographie en noir & blanc (due à John F. Steiz, 52 ans, 2e collaboration sur 4 avec le réalisateur), les costumes d’Edith Head (47 ans et qui obtiendra plus tard 8 Oscars) et la musique de Miklós Rózsa (37 ans et qui obtiendra plus tard 3 Oscars).
Le film a sans doute vieilli, mais faut restituer le contexte... 1944 ! donc au niveau du jeu des acteurs, ce sont plutôt eux qui auraient des leçons à donner à certains acteurs d'aujourd'hui, car ils jouent très bien. De plus l'intrigue est assez captivante, car malgré la sobriété des décors ou de l'action, je ne me suis pas ennuyé.
Noire comédie. Billy Wilder est surtout connu pour ses comédies mais il montre ici qu’il peut faire sien le polar. C’est l’histoire d’un assureur qui tombe sous le charme vénéneux d’une cliente qui aimerait vraiment que son mari passe l’arme à gauche. En se débrouillant bien, la combine peut être juteuse. Nous avons là tous les ingrédients du film noir alors en plein essor. La blonde plantureuse et objet de désir et dangereuse surtout. Le type pris dans un engrenage qu’il ne maîtrise plus. Et surtout un éclairage en clair obscur qui apporte son jeu d’ombres prémonitoires et des mouvements de caméra ample qui semble au fur et à mesure enfermer le héros dans son tragique destin. Le suspens ne repose pas vraiment sur l’envie de connaître la fin puisque le film est un long flash-back raconté en voix off par le héros lui-même. Archétypal qu’on vous dit. On regrettera peut-être le choix d’une actrice bien peu charismatique (à moins que le problème ne vienne de la choucroute qu’elle a sur la tête?) et d’un héros qui n’a pas la détermination d’un Bogart mais on adore la prestation d’un Edward Robinson énorme. Surtout, on kiffe à fond le jeu (voire l’invention) du code du film noir, son ambiance poisseuse, ses retournements de situation, ses dialogues délicieusement scabreux, son humour discret. On reconnaît là de nombreux éléments qui seront empruntés maintes et maintes fois par la suite. Un classique, un cas d’école, un étalon.
Digne du polar noir cette bonne mise en scène éclairée fascinante, il y a de quoi intéressé ce sujet passé comme actuel, une histoire d’arnaque à l’assurance-vie dans cette compagnie employeur employant ce salarié. Fou amoureux de cette femme fatale instigatrice d’intrigue, c’est très bien, j’adore ce scénario !..... Une affaire montée de toute pièce pour toucher crapuleusement sans scrupules, devient criminelle passionnément, pour argent comptant.
Au service du capital passion crime romance, la femme manipulatrice au curriculum vitae personnel privée bien chargé et son homme manipulé par amour, un plan à deux machiavélique couple, l’amant, la maîtresse et le richissime assurance-vie mari collant ingrat mais bien sûr d’avoir pensé à l’épouser......! La faute à la mauvaise éducation la séductrice insatisfaite méchante, la pauvre martyrisée chérie délaissée oh....... la passe par la tête des envies de meurtres qui ne se passeront pas tel dit dans le synopsis.
L’amant employé d’assurance tous risques et périls compris, trafic accidentel hors catastrophe désastre naturelle causant fuite inondation stipulée dans le contrat constat courtoisie calmement les nerfs entre les parties adverses civiles. Des dégâts matériels et corporels volontaires pour cette semi-fiction, cela n’échappera à l’œil expertise Edward G. Robinson dans le tableau joueur de Fritz Lang, la femme au portrait excellent, après suivi de la précédente réalisation critique citée.
Quand ça lui tient à cœur, il ne lâchera pas l’affaire fraude évasion paradis fiscal tropical à l’assureur, Boulevard du crépuscule au coucher du soleil, le Sunset Blvd Classic Hollywood stars muettes et silencieuses, à son triomphe apogée phare rayonnant dans le monde hémisphère du cinéma chewing-gum rafraîchissant. Eu son heure de gloire éphémère, la retraite transition transcendantale vieillissante de la décadence folie des grandeurs recroquevillée nostalgie dans le passé archaïque glorieux.