Assurance sur la mort
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Raw Moon Show
Raw Moon Show

154 abonnés 857 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2013
Impérissable. Tout ici s'articule autour d'une narration qui par essence ménage de vraies zones d'ombre quant à la sincérité du témoignage du personnage principal, Walter Neff... Une déposition qui dès lors ne pourrait servir qu'à protéger une tierce personne dans son entourage ?

Neff débute sa confidence en avouant avoir commis un crime pour de l'argent et pour une femme... Mais il ne précise jamais pour quelle femme...

Un film immortel, je vous dis.
ned123
ned123

214 abonnés 1 771 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2013
J'ai vu un film... d'une noirceur et d'une intensité incroyable. Ce qui m'a particulièrement plu dans ce film, c'est la narration et le rythme... Alors certes, on ne fabrique plus les films de la même manière, et on ne parle plus de la même manière, mais les relations entre les personnages, les tensions et les émotions restent intactes. Barbara Stanwick dégage une énorme énergie érotique (ce qui pour l'époque est une performance compte tenu de la censure encore présente) et reste une manipulatrice "exceptionnelle", indispensable pour ce film de genre... Fred MacMurray donne vraiment l'impression de maîtriser entièrement la situation, et par son jeu nous embarque dans ces doutes, ces incertitudes et ses questionnements. Le scénario est très fort, et les les champs du possible exploré avec finesse par les personnages... Mention spéciale à Edward G. Robinson qui campe un personnage haut en couleur, la conscience de ce film... En fait, ce qui fait l'attrait de ce film, c'est la complexité des personnages et la qualité de la réalisation de Billy Wilder... A voir, vraiment...
QuelquesFilms.fr

363 abonnés 1 774 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juin 2013
"Le plus grand film jamais réalisé", selon Woody Allen. Rien que ça ! Sans aller jusque-là, on peut dire que c'est un pur classique du film noir, avec une femme fatale et manipulatrice, un brave type qui se laisse abuser, un scénario qui mêle sexe et argent, qui suinte l'échec et l'ironie, un flash-back, un noir et blanc très contrasté. Tout cela servi par Billy Wilder. La grande classe. Et c'est aussi une renaissance du genre, en 1944, après des années de guerre où les films noirs avaient cédé la place aux films plus patriotes et positifs. Au même titre que Le Facteur sonne toujours deux fois, cette oeuvre est tirée d'une nouvelle de James M. Cain. Les deux textes avaient d'ailleurs été stigmatisés par le Code Hays pendant des années, avant que la censure ne se relâche. Mais ce n'est pas Cain lui-même qui a écrit le scénario d'Assurance sur la mort, pour des raisons de contrat et d'exclusivité avec un studio. Wilder a fait appel, alors, à un autre écrivain, Raymond Chandler, dont on dit qu'il n'aimait guère le cinéma, ou tout du moins qu'il ne s'intéressait qu'aux atmosphères et peu aux récits. En témoignent Le Faucon maltais ou Le Grand Sommeil, bons films au demeurant, mais dont les intrigues restent assez absconses... Cela dit, pour ce film, Chandler a dû faire un petit effort, parce que la mécanique narrative est sacrément bien huilée. Et côté casting, c'est la première fois que l'on confiait des rôles de meurtriers à deux stars (Barbara Stanwyck, en blonde, et Fred MacMurray), habituées jusqu'ici aux personnages sympathiques.
SATSANGA
SATSANGA

12 abonnés 227 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2012
Un vrai film noir des années quarante avec un scénario machiavélique et une mise en scène époustouflante signée Billy Wilder . Les deux principaux acteurs sont magnifiques et sombres à la fois, tandis que Edward G. Robinson en menant l'enquête, découvre peu à peu la vérité sur cette arnaque de haut vol . A regarder en séance de minuit pour un plaisir encore plus grand .
JeffPage
JeffPage

43 abonnés 534 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2012
Billy Wilder signe ici un film à suspense absolument fabuleux qui vous tient en haleine de bout en bout. Porté par un scénario magnifique et un casting de première classe, le film nous livre une histoire de meurtre mis en scène avec brio par l'immense Billy Wilder. Un classique du genre que tout le monde devrais voir avant de mourir.
Fabien B
Fabien B

1 abonné 51 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 août 2012
Le scénario est juste magistral, il n' y aucune incohérence et tout est pensé au moindre détail ( en tout cas si il y a des incohérences, je ne les ai pas vu). Bily Wilder nous signe un film noir, parfaitement orchestré, avec un jeu d'ombre parfaitement maitrisé. Ce que j'aime beaucoup dans l'histoire, c'est le fait que les deux complices doivent être lié a jamais ( comme dans un tramway), mais que en réalité malgré leur amour ils ne veulent pas prendre ce risque. Chacun cherche à descendre du tramway et à envoyer l'autre au cimetière!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 août 2012
Un magnifique film noir. Mécanique implacable, descente aux enfers inévitable filmée dans un noir et blanc sublime. Barbara Stanwyck, alors habituée aux comédies ou aux mélodrame, compose une femme fatale perverse géniale.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2012
Superbement mis en image par un Billy Wilder au sommet de son art. Quelle perversité, quelle suspense ! Le réalisateur signe un film passionnant au scénario machiavélique et parfaitement ficelé. Encore une fois, les personnages sont soignés et les détails de mise en scène sont savoureux. La vénéneuse Barbabra Stanwyck est exceptionnelle et Edward Robinson est épatant.
Buzz063
Buzz063

101 abonnés 919 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juillet 2012
Le film noir parfait. Celui auquel tous les films du genre seront inévitablement comparés. Celui qui a été mille fois copié, que ce soit d’un point de vue esthétique (l’ombre des stores qui dessine sur les personnages ce qui ressemble a des barreaux de prison) ou des situations depuis tellement vues qu’elles en sont éculées (le coup de la voiture qui refuse de démarrer au moment fatidique). Autant de figures de style imaginées par un Billy Wilder qui se révèle avec ce film.
Le scénario écrit à quatre mains avec Chandler est un modèle du genre. Le récit est intégralement en flashback, le personnage principal commentant par une voix-off omniprésente son propre destin. Le script décrit qui plus est l’action depuis le point de vue des criminels auxquels il fait en sorte que le spectateur s’identifie.
La photo du film, conçue par John F. Seitz est magnifique, très travaillée et contrastée à l’extrême, les acteurs sont ainsi parfois filmés dans la pénombre au point de ne plus pouvoir distinguer leurs visages.
Wilder démontre aussi son génie du casting. A la suite d’Assurance sur la mort, Barbra Stanwick va devenir une des figures incontournables du film noir. Son maquillage exagéré et sa perruque blonde visible sont faits pour que son allure apparaisse aussi fausse que sa personnalité.
Le choix de Fred MacMurray pour incarner le héros est encore plus judicieux. Acteur populaire abonné aux comédies inoffensives, il convient parfaitement dans ce contre-emploi, incarnant idéalement le type ordinaire, le simple représentant en assurances qui en viendra à planifier et exécuter un meurtre.
Et on ne pas évoquer la qualité du casting sans citer le grand Edgar G. Robinson dont le personnage d’enquêteur de la compagnie d’assurances lui permet d’aligner les morceaux de bravoure d’acteur autant dans les monologues dans lesquels il se lance que dans la description de la relation entre lui et le personnage principal.
Enfin, Assurance sur la mort donne, au détour d’une réplique, la définition parfaite du film noir : « Je l’ai fait pour l’argent et pour une femme. Je n’ai pas eu l’argent. Et je n’ai pas eu la femme. »
gimliamideselfes

3 445 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2012
Je l'aime bien Wilder, il fait des films très sympas. Je veux dire, honnêtement, que peut-on reprocher à ce film ? Sa maîtrise du suspens alors qu'on sait ce qui va se passer depuis les premières minutes (le film commence par la fin) ? certainement pas. Un scénario très bien écrit ? certainement pas. Des acteurs très bons ? certainement pas. Une mise en scène de haute volée ? certainement pas. Bon alors si on cherche bien, je dirai que la frange c'est pas mon truc, enfin pas sur Barbara Stanwyck, mais sinon à part ça…
Je veux dire on a un film qui contrairement aux films avec Bogart (qui eux donnaient envie d'être détective privé) donne envie d'être assureur, c'est quand même la méchante classe de réussir à donner envie d'être assureur qui doit être un métier complètement merdique et chiant.
J'aime aussi beaucoup l'ambiance, surtout à la fin, ils sont dans la maison, une fenêtre est ouverte, ils sont dans le noir, on entend la radio des voisins, c'est juste magnifique. Ceci correspond tout à fait à une idée que je pouvais me faire d'une soirée d'été dans les années 30-40 dans une villa cossue.
Tous les ingrédients du film noir sont là et parfaitement maîtrisés. Du coup on a ce qu'on pourrait appeler un putain de bon film, un pur divertissement.
Néanmoins ce n'est pas mon film noir préféré, j'ai plus vibré devant Laura par exemple ou bien les Hawks comme The big sleep.
TommyDuke
TommyDuke

69 abonnés 273 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2012
Un très bon polar signé Billy Wilder qui prouve l'aisance du réalisateur dans plusieurs genres différents. Un film noir à l'esthétisme renversant, un jeu d'acteur fabuleux et un suspens que n'aurait pas renié Alfred Hitchcock. Une réussite.
Virginie.maestro
Virginie.maestro

39 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2018
L'uns des meilleurs polars les plus sombres de l'histoire du cinéma, Wilder signe ici l'uns de ses meilleurs films avec le fameux "Certains l'aiment chaud"! L'ambiance sombre et le scénario sont mis en exergue à la perfection! Barbara Stanwyck joue à la perfection son rôle de méchante comme on en a vu peu au cinéma! Un film tout simplement remarquable et légendaire dans l'histoire du cinéma! J'ai vraiment adoré! Merci Wilder!!
ATON2512
ATON2512

78 abonnés 1 334 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2012
Un petit bijou de cynisme et de sensualité . Tout est amené tranquillement , sûrement , implacablement . L'actrice véritable star de l'époque est d'une beauté envoûtante . La grande époque des films noirs où tout se se jouait dans les attitudes , les regards et expressions . T
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 février 2012
Quatrième film de Billy Wilder, " Assurance sur la mort " est son premier chef-d’œuvre. Il marque ainsi une date importante dans la carrière du cinéaste, mais également dans l’histoire du septième art, par son appartenance au film noir, dont la naissance peut être actée trois ans plus tôt, avec Le faucon maltais, de John Huston. Bien qu’encore balbutiant, le genre n’a pas bataillé à s’affirmer et cet opus appartient aux grands classiques du genre. On en retrouve, portées à un grand degré de perfection, toutes les caractéristiques thématiques, narratives et stylistiques.
Bien que relativement banale (une machination pour toucher le pactole de l’assurance), la trame s’affranchit profondément des sentiers battus pour mettre en scène des personnages banals (elle mal mariée, lui sympathique coursier d’assurance batifoleur) tentés par le crime, attendant chacun dans leur coin le bon moment pour passer à l’action. Et si Phyllis est l’archétype de la femme fatale sans cœur et manipulatrice qui "allume" Neff (Wilder instaure une très forte tension sexuelle entre ses deux personnages) pour mieux le duper, on apprend que bien que conscient du danger encouru, il ne fait rien pour y résister, sautant même sur une occasion à laquelle il aspirait depuis longtemps. Ceci atténue grandement l’impression de misogynie que pourrait laisser le film et participe de sa grande noirceur. C’est que le Mal n’est pas le fait de criminels installés mais d’Américains moyens qui ne se satisfont pas de leur condition, s’ennuient et ourdissent des plans machiavéliques pour épicer un terne quotidien (le syndrome Thérèse Raquin, en quelque sorte). Ils vivent dans d’agréables lieux, où jouent des enfants. Ils sont comme vous et moi (ou presque). Cette banalité du Mal possède une grande force, encore accentuée par la manière dont le cinéaste, grâce à une auto qui ne démarre pas ou l’arrivée d’un intrus qui menace de tout faire capoter, place son spectateur dans une position d’empathie avec ses criminels (probablement l’une des correspondances les plus évidentes avec Hitchcock, lui aussi friand de ce type de manipulations). Quant à l’enquêteur, on a un assureur en guise de détective privé.
Magnifiquement interprété par Edward G. Robinson, il est le supérieur de Neff, et probablement son meilleur ami. Seul personnage totalement sain du trio, vif, intelligent, intègre, Keyes s’emploie à débusquer les fraudes. Mû par son amitié pour Neff, il cherche sans succès à le faire progresser, tant sur le plan personnel (critiquant ses conquêtes féminines) que professionnel (proposant une promotion qu’il refuse). Or, outre l’appât du gain et de la luxure, on peut voir dans le basculement de Neff un désir de se mesurer à cet ami meilleur que lui en tout, dans l’espoir de le doubler. D’où la très forte charge émotionnelle de la fin du film, placée sous le sceau de l’amitié masculine plus forte que l’amour, mais également marquée par l’amertume de la trahison.
Faiblesse et bassesse de l’humanité, que la brillance et l’humour des dialogues est bien en peine d’atténuer. Noirceur et émotion accentuées par le mode de narration adopté, qui veut que ce soit le double meurtrier lui-même qui se confesse à son ami (procédé encore approfondi dans Boulevard du crépuscule, qui présente de nombreuses similarités avec celui-ci, et dans lequel c’est d’outre-tombe que le récit est conduit). Enfin, la mise en scène, jouant admirablement du clair-obscur et des décors, les dissonances de la bande-son, l’atmosphère viciée, les costumes et perruques (soulignant l’artificialité, la légère vulgarité de ces êtres faibles et vils), tout participe de cette ambiance infiniment troublée, fondamentalement cauchemardesque, où, sous les apparences de la civilisation, le mal tapi surgit et frappe à l’aveugle. Parfaite métaphore, par un homme que le nazisme a obligé à se réfugier en Amérique, du chaos vécu par une Europe alors en proie aux pires des maux. Et vrai chef-d’œuvre.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 février 2012
Un courtier en assurance tombe sous le charme de l’épouse d’un riche homme. Parti pour vendre des assurances autos, il se retrouve à vendre une assurance vie de manière crapuleuse et, ensorcelé par la belle, à échafauder un plan macabre pour contenter la belle…. Mais il ne récoltera ni l’argent ni la belle, mais que des malheurs…
Comme dans un Hitchcock, Billy Wilder dévoile dès le début le terme de l’histoire. Mais ce film souvent trop bavard n’a pas la puissance des films du maitre du suspens Ce crime soit disant parfait n’égale pas le film du même nom. Prévisible et cousu de fil blanc, l’intrigue ne nous tient pas toujours en haleine. Trop classique à mon goût jusque dans les décors du LA des 30’s (stores vénitiens,…). Billy Wilder, grand cinéaste américain de l’âge d’or du cinéma américain a surtout marqué les esprits par ses comédies.
Un film pas indispensable…
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