970 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
76 critiques spectateurs
5
7 critiques
4
29 critiques
3
24 critiques
2
9 critiques
1
3 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 juin 2014
En décidant d'"écrire" sur ce film, je m aperçois qu'il est à l'opposé de cléo de 5 à 7: mort est éventuelle chez C. , içi elle est certaine, et ce dés la première minute du film narration est linéaire et même continue chez C. (et pour cause , c'est l idée du film). ici elle est un va et vient entre l avant et l aprés mort, dans un montage exceptionnel rythmé par l'apparition des nouveaux personnages 3.C. est exclusivement urbain, içi c'est la ruralité qui domine éo est belle, coquette, soignée , içi les ongles sales et les lacets défaits de la vagabonde
ce film est fait un peu sur le modèle de la tragédie grecque: dénouement implacable, et choeur narratif constitué de personnages annexes, presque aussi égarés que l’héroïne principal . Le choeur de la tragédie grecque par Yolande Moreau, voila l'exploit réalisé par Varda: le comique décalé au service du tragique, c'est bien ce qui est la vie La vie où le sain , toujours provisoire, côtoie le malsain: un arbre magnifique mais inquiétant ouvre le film, tandis que d'autres pourrissent, du fait des sauveurs américains, et soignées par d'autres sauveurs, pacifistes ceux là . Exceptionnel et rassurez vous , la restauration est identique à l'original, c'est juste du marketing (varda elle même dixit)
On retient de ce film le jeu très naturel de Sandrine Bonnaire car la sobriété de la réalisation d'Agnès Varda si elle sied bien au film a cependant ses limites, le style documentaire de Sans toit ni loi enlève toutes émotions au récit. Le début du film dans sa narration est assez décousue, on rentre malgré tout dedans et on suit le parcours chaotique d'une marginale pas forcément attachante mais dont la vie sans but nous attriste, elle est loin d'être libre contrairement à ce qu'elle croît ; la dernière scène est vraiment triste.
"Le prix de ta liberté c'est l'extrême solitude". C'est ce qui résume la vie frondeuse de cette jeune femme qui refuse toute autorité. Un film fait de rencontres diverses, de gens tous prêts à l'aider et à l'aimer même.... si elle voulait se laisser faire. Un beau film qui marche bien aussi grâce au talent de Sandrine Bonnaire
L'aspect documentaire de la narration confère au film une plaisante neutralité, se bornant à montrer le quotidien d'une sdf décidée à vivre hors de la société quoi qu'il en coûte. Servie par une Sandrine Bonnaire talentueusement brute, cette héroïne m'est pourtant demeurée fort peu attachante, éteignant peu à peu mon intérêt pour ses pérégrinations. De plus, hormis une Macha Méril solaire, le reste du casting, composé principalement d'amateurs, sonne faux, affadissant le propos. Inégal.
Même si j'ai une certaine sympathie pour la personne, je ne m'intéresse pas beaucoup au cinéma d'Agnès Varda, tout en décidant de tenter celui-ci, l'un de ses plus célèbres et surtout diffusé à l'occasion de sa disparition : une forme d'hommage s'imposait. Et il y a bien quelque chose qu'il faut reconnaître à la réalisatrice : sa cohérence. Dans sa logique, tout se tient parfaitement : la narration, la construction, cette volonté d'être d'un réalisme absolu dans un cadre sudiste l'étant déjà beaucoup, comme les différents personnages que l'héroïne pourra y croiser. D'ailleurs, je reconnais que cela a fonctionné un temps : bien que souvent agaçante, le caractère insaisissable de Mona, son refus d'évoluer tout en conservant une part de mystère offrant certains passages intéressants, notamment celui avec Macha Méril, de loin la partie la plus réussie. Mais bon, une fois que j'ai dit ça... Où est le plaisir ? Comment s'impliquer réellement dans un film se complaisant autant dans son procédé, ne faisant que ressasser les mêmes constats, les mêmes situations... Ce n'est même pas une question d'en dire du mal : plutôt de comment en dire du bien. Ce cinéma m'ennuie profondément, trouvant son paroxysme lors d'une dernière demi-heure interminable : il ne se passe rien, on déplace juste un peu tout ce qui a été dit auparavant, le « suspense » n'existant même pas puisque Varda fait le choix de nous dévoiler le dénouement dès les premières minutes. Alors oui, notamment la scène de « poursuite » en ville nous sort légèrement de notre torpeur, on peut trouver sans réelle difficulté du sens à ce« Sans toit ni loi ». Maintenant, que me restera t-il de ce titre ? Sandrine Bonnaire marchant dans des décors ruraux souvent ravagés par la pluie, rappelant régulièrement qu'elle n'a rien mais qu'au moins elle est libre, etc... Certains s'en contenteront. Ceux ayant une idée autrement plus élevée du septième art ne manqueront pas grand-chose, et je l'écris sans malice aucune vis-à-vis d'une femme éminemment respectable. À bon entendeur.
Pionnière de la Nouvelle Vague Agnès Varda s'intéresse avec ce film au destin d'un sdf qu'on a retrouvé morte dans un fossé. Le premier constat est qu'on se demande pourquoi la cinéaste n'a pas choisi un véritable documentaire sur ce sujet ?! En effet, ce docu-fiction est d'un réalisme sans fard, d'un naturalisme extrême qui n'amène aucune beauté que ce soit sur le fond ou la forme. Cette jeune femme n'a pas grand chose d'attachant, son sort funeste est le seul instant où l'émotion nous saisit. Ce choix d'acteurs entre amateurs et pros rend le film encore plus bancal et surtout, sur ce point, donne une sensation de fausseté qui entre en contradiction avec la volonté de la cinéaste. En conclusion un film surestimé.. Site : Selenie
Le choix d'Agnès VARDA de se faire succéder les scènes d'errance de Mona avec le témoignage détaché et interrogatif des gens qui l'ont croisée donne une certaine lenteur qui nuit au film; mais Sandrine Bonnaire donne une authenticité au personnage qui force l'admiration; Quant au constat qu'on ne peut pas vivre en totale négation des règles de la Société, cela n'est pas un sujet nouveau. J'ai noté également la présence de Yolande Moreau qui a fait parlé d'elle depuis et des personnages typiques tels que le berger philosophe et l'ouvrier tunisien.
Ouh là ! Dès les premières images j'étais parti pour une critique hyper agressive soulignant la nullité du truc : - dialogues faux à t'en fissurer les tympans. - personnages "authentiques". A savoir crasseux, méchants, médiocres, consternants, bêtes, pathétiques dans le meilleur des cas (j'extrais quand même l'exquise macha méril : mon dieu ! Qu'elle est belle !). - décors sordides et glauques à côté desquels ta plus épouvantable gueule de bois (je ne parle pas précisément pour toi Ô délicieuse lectrice éventuelle ! Rassure toi !) avec réveil hivernal dans un fossé avec une flaque de dégueuli comme oreiller te parait être le rêve merveilleux et féerique de quelque princesse nubile. Pour parachever le tout, tête de pus sur le furoncle, une "musiKKKKKe" heureusement sporadique mais hautement vrilleuse, tritureuse et broyeuse de nerfs.
Tu vois le topo.
Et ben, j'ai quand même regardé jusqu'au bout et ai, enfin, compris que ce qui m'avait crispé (ça, c'est une litote) c'est exactement ce qu'agnès varda avait voulu me montrer. Donc, chapeau.
Ce film nous amène à suivre la trajectoire vers la déchéance et la mort d'une jeune femme, pourtant diplômée, mais éprise d'indépendance et rétive à toute autorité ou contrainte. Jeune femme au demeurant peu sympathique. Le film est froid, les personnages sont froids, la température est froide; Bien sûr c'est un choix d'Agnès Varda, comme c'est sans doute un choix d'égrener les rencontres successives de l'héroïne avec des personnes la plupart sans charisme, dont certaines interprétées par des acteurs sans talent qui récitent leur texte, ânonnent, ne savent pas prendre une posture. Au total, on se sent spectateur et voyeur, peu concerné et impuissant, mais mal à l'aise, si c'est l'objectif visé, il me semble malsain. Reconnaissons toutefois l'excellence de la prestation de la jeune Sandrine Bonnaire et également celle de Macha Méril qui sort un peu du lot au milieu de trop d'acteurs amateurs
Un film très dure, ambiance délabrée et austère, lenteur calculée, peu de dialogues. Sandrine Bonnaire est impressionnante. Le début du film est un peu décousu mais petit à petit on s'y fait.
Quinze ans avant qu’Agnès Varda ne signe avec Les Glaneurs et la glaneuse, un documentaire sur les plus pauvres, elle réussit déjà à mettre au point une fiction –support qu’elle maitrise généralement moins bien- autour d’une jeune sans-abri où, déjà, le souci de réalisme prévalait sur la fluidité de la narration. Davantage que la mise en scène qui, en multipliant les travellings latéraux, illustre la liberté qui anime cette Mona, c’est surtout son interprétation fougueuse par Sandrine Bonnaire qui la rend profondément attachante et donc multiplie l’impact émotionnel du drame annoncé. Plutôt que de se concentrer sur ses errances, et susciter ainsi un inévitable misérabilisme, la façon qu’a le scénario de se construire sur les points de vue tronqués qu’ont d’elle les personnages secondaires en font un être abstrait, sans passé et à la personnalité insaisissable. Cette construction fait surtout du film une succession d’anecdotes tantôt amusantes, tantôt touchantes, mais sur lesquelles planent toujours cette fatalité qui fait de sa fragilité le trait principal de cette jeune fille que l’on n’aurait sans doute pas aussi bien accepté dans la réalité.
En 1985, Agnès Varda livre une œuvre à caractère sociologique très sombre. On suit les dernières rencontres d’une jeune femme sans domicile fixe (Sandrine Bonnaire, César de la meilleure actrice). Les regards que les gens portent sur cette marginale sont variés mais sans concession. Parfois généreux souvent méprisant, chacun réagit à sa manière devant un choix de vie incompris. Le ton neutre et sans jugement que porte la réalisatrice constitue à la fois la force et la faiblesse de ce film proche du documentaire. On aimerait en connaitre un peu plus sur le passé et les motivations profondes de rejet de la société de cette vagabonde mais on reste souvent proche du factuel. Notons, qu’aux côtés d’acteurs essentiellement amateurs, on retrouve l’expérimentée Macha Méril ainsi que les novices Yolande Moreau et Stéphane Freiss qui font leurs premiers pas au cinéma. Bref, un récit froid et austère.
Une daube française comme on sait les faire. L'excellence nationale se retrouve meme doublé d'une superbe partition ou les notes couchées sur le pq résonne à nos oreilles comme une connection internet des année 90'. Que ce soit lent, soit, des films lent et long sont tres bien. Surement mieux que des films d'action d'ailleurs. Que ce soit nul, soit, tout les gouts sont dans la nature. Mais esthétiquement, il n'y a rien, artistiquement c'est de la merde, mal joué ( voulu d'ailleurs car acteurs amateurs choisis ) aucun beau plans ( pourtant Varda sait en faire faire preuve avec "les plages d'agnes" ) mais voila, c'est du français écrasé sous le poids de nos traditions de films moisis hérités de Godard et tant d'autres.
Sans toit ni loi ne m'a pas particulièrement séduit. Premier film que je regarde d'Agnès Varda et je ressors semi-emballé. Je ne lui trouve pas grand chose d'intéressant si ce n'est que d'être l'un des rares films à montrer au plus près la condition des sans domicile fixe. Malgré le drame que l'on suit (les derniers jours d'une SDF avant sa mort au milieu d'un champ dans le froid), je n'ai jamais accroché au personnage principal. Son obstination à ne pas respecter les lois (même celles qui relèvent purement du civisme ou du bon sens, notamment lorsqu'elle est hébergée gratuitement par des gens qui ne la connaissent pas) rende difficile l'empathie à son égard. Le récit est assez plat et on ne sait pas vraiment quelle morale en tirer (si ce n'est que le tempérament impulsif de la protagoniste l'a enfermée dans un cercle vicieux dont elle ne sort jamais). La jeune Sandrine Bonnaire s'avère ici être une plutôt bonne comédienne dans un rôle pas toujours évident. Mais cette qualité d'interprétation ne cache pas l'ennui que l'on peut éprouver dans ce film à longueur. Enfin bon, au final, je n'ai pas trouvé le film vraiment mémorable.