Un linceul n'a pas de poches
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soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2025
Adaptation très libre d'une série noire d'Horace McCoy, "Un linceul n'a pas de poches" appartient aux films politiques de Mocky (dans lesquels il joue souvent lui-même). Défendant la liberté de la presse comme la veuve et l'orphelin, pourfendant les combines des bourgeois et des politicards, le cinéaste n'y va pas avec le dos de la cuillère.
On est ici dans la grosse farce et il manque à la mise en scène la précision de "Solo" ou de "La machine à découdre". N'empêche, on prend beaucoup de plaisir à suivre cette bande de joyeux drilles dont l'excellent Carmet, étonnamment sobre en flic courageux, et la trop rare Myriam Mézières dans le rôle d'une improbable militante juive ukrainienne.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juin 2025
Dans la grande tradition du polar américain, Un Linceul n’a pas de poches, adaptation du roman de même titre de Horace McCoy, explore les zones d’ombre de l’âme humaine en descendant, de nuit, dans les bas-fonds où se retrouvent pourtant ceux du haut : en effet, les usines endormies, les maisons de plaisir, les ruelles faiblement éclairées font se rencontrer spoiler: des hommes politiques, des journalistes corrompus, des mécènes soucieux d’asseoir leur pouvoir,
que met en lumière le reporter Michel Dolannes, sorte de Don Quichotte, chevalier tout entier consacré à la défense et à la diffusion de la vérité. Le soin porté à la composition des décors et du cadre les parcourant contribue à l’esthétique de la vignette adoptée notamment par le scénario, récit choral où sont énumérés des représentants de partis politiques ainsi que les exactions commises. L’acharnement avec lequel Dolannes traque sans relâche les coupables, partant du principe que les dirigeants doivent montrer patte blanche, c’est-à-dire être irréprochables, s’accompagne d’une mélodie musicale de Paul De Senneville & Olivier Toussaint répétée ad nauseam où la flute de pan laisse entendre l’exotisme du protagoniste, sa marginalité qu’affirme la qualification d’« ennemi public ».
Nous regretterons toutefois que son portrait échappe à cette exploration des failles de la moralité : exception faite des spoiler: différentes femmes entre lesquelles il louvoie, stéréotype du film noir et vecteur de désir aujourd’hui agaçant,
Michel Dolannes n’a rien à se reprocher, connaît la vérité comme s’il la tenait d’un sixième sens, comme s’il n’avait rien vécu ; il ne partage pas la nature des malotrus dénoncés. Un manichéisme dommageable qui conduit d’ailleurs Jean-Pierre Mocky, très sérieux, à jouer de façon poussive.
DreamyFramesSeeker
DreamyFramesSeeker

21 abonnés 138 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 novembre 2024
Ce film m’a intrigué par sa critique incisive du journalisme et de la corruption, portée par une mise en scène austère et dépouillée. Jean-Pierre Mocky propose un récit amplifié par la superbe musique de François de Roubaix, bien que trop insistante. Le jeu des acteurs, souvent surjoué, paraît daté, conférant un charme involontaire qui frôle parfois le ridicule. Amusant également d’observer cette sexualité post-68, libérée mais naïve, typique de l’époque pré-SIDA. Cependant, le rythme inégal et une certaine lourdeur narrative limitent son impact. Une œuvre curieuse, mais figée dans son époque et destinée à sombrer dans l’oubli.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 avril 2024
Il y a dans la mise en scène de Mocky autant de spontanéité que de désinvolture. De sorte que sa dénonciation de la corruption, à travers l'action de l'intègre et déterminé journaliste Dolannes qu'interprète Mocky lui-même, reste constamment du domaine de la caricature.
Ah, quand Mocky veut jouer les chevaliers blancs! Pour tout dire, le cinéaste enfonce des portes ouvertes et son approche -peut-on s'en étonner- n'est pas des plus subtiles. Politiciens (de droite et de gauche), directeurs de quotidiens, notables divers participent d'une corruption généralisée, instituée, contre laquelle Dolannes prétend lutter en créant son propre journal où il révèlera les méfaits et turpitudes des uns et des autres. Du coup, sa vie est en danger.

Adapatant une série noire, Mocky la dépouille de sa noirceur et de son probable suspense policier pour exposer son univers à lui. Ainsi, si le fond du sujet est assez maltraité, faute de rigueur, on retrouve avec un certain plaisir les figures typées chères à Mocky et leur mode d'expression propre à contourner les appoximations de l'interprétation. On trouvera néanmoins peu de personnages dignes d'intérêt et, concernant le sien, Mocky s'étend peu ou mal sur les contradictions qui composent pour une part la personnalité de ce justicier de la presse.
"Un linceul n'a pas de poches" fait partie des oeuvres "sérieuses" de Mocky. En tout état de cause, au regard des évidences dont, trop platement ou trop emphatiquement, le cinéaste nourrit son propos, on peut lui préférer ses comédies satiriques débridées.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2024
Un polar sur fond de scandale politico- financier. Le héros est un journaliste qui a quitté son poste dans un grand magazine, pour créer son propre journal d’investigation. Il veut « sortir » des scandales sur les hommes politiques ou les notables. Les ficelles sont très grosses, et il ne faut pas attendre une analyse politique objective, fine ou pragmatique des cas traités, la charge est manichéenne, mais il faut plutôt y voir une allégorie .Mocky est touchant en « chevalier blanc » ,un peu naïf, qui veut punir les profiteurs. On devine que cela va mal finir pour lui . Il se fait plaisir avec ses deux interprètes féminines, qu’il dénude souvent (années 70’s ) : Sylvia Krystel révélée dans Emmanuelle, et la très piquante Myriam Mézières que l’on reverra peu ( excepté chez Alain Tanner) , qui nous gratifient toutes deux d’une belle scène érotico-lesbienne , sous les yeux ébahis et plein de désir de Mocky. Plus tard il sera amené à faire le gigolo, pour financer son journal avec la très belle Martine Sarcey , troublante et vénéneuse. Tous les seconds rôles sont encore une fois exceptionnels , comme toujours chez Mocky : Jean Carmet tout en mesure et en finesse dans le rôle d’un flic intègre ,et Galabru, Marielle, Lonsdale ,ou Francis Blanche tous au Top.
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2024
Un Linceul n’a pas de poches est un Mocky un peu à part. Adaptation d’un classique du roman noir, d’une durée de 2 heures, il est atypique, et s’avère peut-être le film le plus ambitieux du réalisateur. Il a cependant bidé à sa sortie, et il faut avouer que le métrage n’est pas tout à fait réussi. Déjà, le rythme du film est plutôt chaotique. On sent que Mocky n’est pas à l’aise avec ce format. Il y a des baisses de rythme, beaucoup de sous-intrigues peu intéressantes, voire carrément des scènes sorties du chapeau qui ne font pas avancer le schmilblick. Mocky se sent obligé d’adjoindre par exemple de nombreuses scènes érotiques très années 70 (on comprend pourquoi il a notamment engagé Sylvia Kristel sur le tournage), le souci, c’est qu’elles ne servent à rien, hormis entretenir une vague dimension vaudevillesque qui dessert clairement le sérieux du propos. Mocky se disperse, perd, surtout dans la première partie, le fil de son propos principal, et c’est dommage car par ailleurs le côté coup de poing et grande gueule du réalisateur est bien là et ne fait pas dans la demi mesure. On pourra faire se reproche au film aussi, il n’est pas du tout subtil et même clairement manichéen, mais d’un autre côté, ça fait plaisir ce genre de métrage totalement libertaires et rentre-dedans, ne serait-ce que pour voir à quel point notre époque est corsetée. Du reste, il semble que le livre avait également ce ton, donc on peut louer cette fidélité au matériau d’origine.
Le film est servi par une impressionnante galerie d’acteurs, comme souvent chez Mocky. On retrouve toutes les têtes connues de cette époque, dont Francis Blanche dans son dernier rôle. Mocky s’empare du rôle titre. Il est plutôt bon, mais on ne peut s’empêcher d’y voir un curieux mélange entre Alain Delon (pour le côté tragique du personnage, incorruptible, déterminé) et Belmondo (pour le côté séducteur gouailleur). En moins bien dans les deux cas. Il se fait souvent voler la vedette par les seconds rôles, dont les toujours remarquables Michel Serrault, Francis Blanche, Jean-Pierre Marielle. A noter la présence de la charmante Myriam Mézières, très convaincante également (et la seule qui ne se met pas à poil côté casting féminin !). De bons acteurs pour des personnages souvent hauts en couleurs et volontiers caricaturaux.
Formellement, le métrage ressemble à du Mocky. Des choses assez bizarres (les cadrages biscornus de l’ouverture du film par exemple) voisinent avec des champs contre-champs qui s’éternisent lors de certains dialogues. Des décors excentriques et hyper années 70 (l’appart du héros !) voisinent avec des extérieurs minimalistes qui se résument souvent à quelques rues et fleurent bon le studio. Le métrage reste correct, mais la forme manque quand même d’ambition pour un métrage de 2 heures qui en avait dans son propos. Quant à la bande son, elle est bercée par un tube de cette époque qui a rencontré un vaste succès. Il faut le dire, elle est tellement employée tout le long du film que ça finit par faire musique d’ascenseur !
Pour ma part, Un linceul n’a pas de poche est un film correct de Mocky, sans plus. Porté surtout par son excellent casting et par un propos qui reste brulant d’actualité, Mocky était sûrement le réalisateur tout indiqué pour porter ce scénario irrévérencieux qui envoie des uppercut à tout le monde, mais peut-être pas pour le porter sur la forme. Le réalisateur est un peu dépassé, et il fera beaucoup mieux la même année avec un projet plus adapté à son style, à sa patte, à son côté pressé et un peu foutraque, à savoir L’Ibis rouge. 3
FRED84
FRED84

2 abonnés 41 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2023
Sacré Mocky! En 1974 portant beau , élégamment vêtu(ah le beau borsalino porté!) toutes les femmes se jettent dans ses bras.Il fait parfois le dédaigneux mais ça ne dure pas.Surtout journaliste intègre, il veut pourfendre toutes les bassesses de la société moderne au nom de la justice et de la vérité.Tout n'est pas irréprochable dans cette dénonciation : les belles actrices sont dénudées mais monsieur n'enlève pas son caleçon,certaines situations et scènes frisent le ridicule,le jeu de certains acteurs est approximatif. Toutefois la qualité des dialogues,la belle brochette de comédiens (trop longue à citer),la plastique des comédiennes (ah Sylvia Kristel!),la férocité de l'attaque contre la société,emportent finalement le morceau.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2023
Quelle idée a eu Mocky de jouer lui-même dans le film alors qu'il ne sait pas faire ! Et c'est vraiment dommage même si dans la durée on fait avec. Sinon nous avons là une impressionne brochette d'acteurs qui font tous bien le taf. Le film repose sur une demi bonne idée S'il est réjouissant de voir les "puissants" tous impliqués dans magouilles et compagnie quelque soit leurs bords, l'image du journaliste "chevalier blanc" reste un peu naïve (même si ici elle est sincère). Le film se regarde sans ennui, les acteurs sont bons, les filles sont belles. Et tant pis pour les facilités de scénario, nous sommes au cinéma, que diable !
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2023
Polar réalisé par Jean-Pierre Mocky dans lequel il joue également le premier rôle de Dolanes, un journaliste qui, pour retrouver sa liberté d'expression, crée son propre journal. Dolanes le "fouille merde" va dire la vérité, toute la vérité. Dénonçant toutes les casseroles, magouilles et forfaits, Il va devenir l'ennemi public N°1 d'une faune sauvage peuplée de personnages influents, hauts en couleurs et en vilenies.
Exceptées quelque longueurs et un musique lancinante, la réalisation nous propose un bon film d'action, une adaptation engagée où Mocky écorche a qui mieux mieux le monde politique et les nantis. Un film au casting de luxe avec une foule de personnages hautement interprétés par Daniel Gélin le patron d'un journal, Jean Carmet en Commissaire, Jean-Pierre Marielle en docteur véreux, Michael Lonsdale en banquier, Michel Constantin en typographe gauchiste, Michel Serrault très sérieux en député (de droite évidemment) , Galabru excellent en patron de presse ... et avec la belle participation de Francis Blanche.
Nourigat Tony
Nourigat Tony

9 abonnés 86 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2021
ça m'a fait plaisir de voir ce film des années 70 de Mocky adapté d'une nouvelle américaine avec sa pléiade d'acteurs et son sujet traitant de la corruption. Un bon film irrévérencieux comme son réalisateur.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 623 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 octobre 2021
Ce film est une bombe! Toute la "haute" société se fait littéralement exploser. Ce film démonte toute la main mise des possédants sur tous les maillons de commandement de la politique aux médias, tout en flirtant avec la voyoucratie et ceux qui peuvent, qui veulent bien résister sont bien peu nombreux. Et le pire dans toute cette affaire, c'est que par beaucoup d'exemple, contemporains ou un peu moins, cela ressemble diablement à la réalité. Tellement ressemblant comme pourrait penser qu'il s'agit d'un documentaire.
Le casting est excellent, et les acteurs sont parfaitement dans leur rôle mais celui des salauds. Et il y en a beaucoup!
A voir par tous sans exception pour que ce film soit bien mieux connu et pour aiguiser la curiosité de tous sur ceux qui nous dirigent.
Gilles P.
Gilles P.

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2019
C'est foutraque, c'est libertairo-macho façon années 70, mais quelle énergie! Et une brochette d'acteurs que l'on a tant aimés! Bref du Mocky pur jus.

C'est aussi l'autre film tourné par Sylvia Kristel en 1974 ! Et une musique entêtante qui a eu (malheueusement) plus de succès que le film à l'époque.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2019
Le film est formidable pour ses dialogues plus que pour l'interprétation calamiteuse de Jean-Pierre Mocky.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 mai 2018
Un linceul n'a pas de poche premier film de Jean Pierre Mocky que je découvre est l'adaptation d’un roman noir d’Horace McCoyest; un très bon polar sombre et comique que réalise Mocky ici dans un film ambitieux et qui pose la question de la liberté de la presse, un problème de société.

L'histoire amène le spectateur vers le personnage Michel récemment licencié qui décide de monter son propre journal Le Cosmopolite pour dénoncer les faits et scandales cachés par les autres journaux. Il dévoileras notamment les scandales d'un club de football ou encore un médecin pratiquant des avortements clandestins, toute ces infos dévoilées dans son journal ne sont pas sans risque pour lui et ses collègues dans un contexte politique.

En dehors d'une histoire hors-norme on à ici un casting de taille avec biensure Jean-Pierre Mocky mais aussi Michel Serrault, Michel Galabru, Sylvia Kristel, Jean Carmet et Michel Constantin bref du beau monde dans une œuvre riche en dialogue et dont cette petite mélodie que l'on retrouve tout au long du film et qui trotte dans la tête reste très envoutante.

Provocante parfois caricaturale et grotesque (notamment en première partie de film) ce film dénonce les magouilles politico-journalistiques avant tout et dresse un portait d'une France censurée et d'une révolte grandissante. Film quelque peu inexpliqué de Mocky mais très intéressant même si il à bien vieillis malgré tout
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mars 2018
Défendre le journalisme et la liberté d'expression est une bonne chose. Mais elle est trop vite plombé par le jeu d'acteur de Mocky ainsi que par les trop nombreuses facilités scénaristiques. En conclusion, un film confus et guère convaincant.
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