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Un visiteur
4,0
Publiée le 13 février 2016
Un bon film fantastique réalisé par Mike Nichols. L'histoire est plutôt classique celui d'un éditeur qui se fait morde par un loup qu'il a renversé en voiture un soir. Mais l'intrigue reste intéressante entre la découverte progressive de ses pouvoirs, son ambition professionnelle et sa rencontre avec Laura. Avec un trio qui fonctionne à merveille : Jack Nicholson, Michelle Pfeiffer et James Spader. Le reste du casting est pas mal : Kate Nelligan, Richard Jenkins, Christopher Plummer et Ron Rifkin.
"Wolf" est ce qu'on pourrait appeler un film de scénariste tant sa qualité (à modérer sur la fin) réside principalement dans sa diégèse. Le film permet deux modes de lecture, le premier, plus accessible est l'histoire de la transformation d'un homme en loup et cette première partie est plutôt réussie. Le scénariste a su distiller un flot d'indices quant à la métamorphose de manière très habile, certains plus voyants que d'autres, allant d'une scène où Nicholson déshabille sa femme avec ses dents pour les plus subtiles à une autre où on découvre son odorat très développé pour les moins. D'autres éléments permettent une bonne analyse de sa mutation, les dialogues parsemés de jeux de mots, la présence récurrente des miroirs symbolisant la dualité ou encore la volonté nouvelle de Will d'être le chef de meute. C'est sur ce point que commence la seconde vision du film, le scénariste tire un parallèle entre l'Homme et l'animal utilisant le microcosme des nouveaux aristocrates comme un repère de loups, prêts à tout détrôner le chef de la meute, le jeune loup tentant d'enterrer son aîné. C'est dans cette ambiance mêlant animalité et critique d'un monde d'hypocrisie et d'amitié par intérêt que le misanthrope Randall se voit être le représentant d'un combat entre l'humanité et l'animalité, combat qui donnera à la fin du film l'allure d'un film d'action. Ce n'est pas illogique quant au déroulement de l'histoire mais cela appauvrit le scenario qui se fixe alors sur l'action pure au détriment des personnages qui sont d'ailleurs parfaitement trouvés. Pour Nicholson, seul acteur ayant dans le regard cette folie lui conférant le pouvoir d'être crédible en loup et pour Michelle Pfeiffer qui connaissait déjà ce genre d'histoire ayant joué Catwoman pour le réalisateur spécialiste de l'hybridation Homme/animal. Je n'ai volontairement pas parlé du réalisateur, faisant juste le job et utilisant trop régulièrement un attirail visuel un peu kitsch.
Du sang neuf : le loup n’est plus un monstre, sa métamorphose est progressive et doublée de subtilités physiques et surtout psychologiques. La malédiction a un côté don du ciel… et son traitement est ancré dans la réalité de la vie. Par contre Nichole a du mal à composer ses plans, le directeur de la photo fait tout le boulot, et avec un soin évident. En fait il faut pas s’attendre à une grosse frousse, ni à être impressionné visuellement, ici on a plutôt un coté docu-fiction quasiment éthnologique doublé d’une love story merveilleusement campée par des géants de l’écran. Le scénario pêche peut-être par sa prévisibilité et un pitch assez simpliste, accentuée par la molle réalisation. Un final grandguignolesque et des FX de 60 ans d’âge. On a donc tout misé sur la psychologie des personnages et oubliant un peu le coté loup garou, rendant l'ensemble assez lent et manquant de punch, de prévisibilité... On s'attend donc souvent (du moins majoritairement) à autre chose, à quelques surprises ; mais rien n'y fait. Cela reste regardable, mais l'on va dire ; que c'est un film qui sans les acteurs phare auraient complètement passé inaperçu et qui a fait son temps. MAintenant, les spectateurs attendent autres choses de ce genre de film.
Un film de loups-garou bien modernisé et au casting parfait, avec un Nicholson bestial notamment. Tous les écueils qui auraient pu rendre le film ridicule ont été évités.
Quant le film de loup garou rencontre le registre d'auteur, un mélange de développement personnel, d'échanges nourris et de réflexions sociales conduisant peu à peu à une métamorphose cinglante. Jack Nicholson ("Shinning", "Batman"...) dévoile ici toujours plus de son talent, sa personnalité et donne la réplique à une autre star, Michelle Pfeiffer ("Scarface", "Batman Return", "Maléfique 2", "Ant-Man 3"...) spoiler: jouant d'une sensualité déconcertante, jeu de regard et jeu verbal, adorant échangée avec son futur "fauve" qui, ne le cachons pas, aura un mal de chien à dompté la bête qui sommeillera de jour en jour en lui. Un film d'auteur donc qui ne laissa pas beaucoup de place au fantastique brut (normal), beaucoup au verbal mais curieusement ces nombreux échanges nous permettent quand même une nouveauté totalement inédite dans ce registre, les conséquences morales et psychologiques du principal intéresser face à cette métamorphose qui va donc le détruire intérieurement. Autre surprise, voir quasiment ses débuts sur grand écran avant la consécration télé, James Spader ("Black List", "Avengers 2"...) en seconde victime morale de l'arrogance de son patron, également en transformation pour les préparatifs d'un final très bien maîtriser, superbement filmé avec un plan très soigné (allusion au viol, allusion aux accouplements féroces des canidés). Pas de visuel numérique, ni de maquillage d'ampleur mais des poils quasi naturels, barbe épaisse soignée qui change royalement des prothèses XL et maquillages certes magiques et surenchéris mais comme quoi, pour une fois, cela fut une excellente chose. De temp à autre, inviter le style intimiste au style fantastique / horreur n'est pas chose négative, après, à ne pas abuser évidement.
On savait depuis Shining que Nicholson pouvait avoir un regard diabolique. Il est ici bien utilisé dans une interprétation corporate originale du mythe du loup-garou. Ambiance lycanthropique réussie donc, à part les effets spéciaux qui ont mal vieilli (ralentis façon L'homme qui valait 3 milliards, lentilles de contact fauves). Pfeiffer est belle mais ses expressions se limitent à s'humecter les lèvres. Pas la meileure interprétation du mythe, mais une des plus romantiques.
Je n'avais jamais vu ce film et ça avait l'air pas mal. Au final, ce long (voire très long) métrage est décevant. Fautes d'effets spéciaux ratés et qui ont mal vielli, ce film qui semblait dôté de nombreuses scènes d'action en devient son contraire. 2 ou 3 scènes sont vraiment intêressantes mais le reste est long et soporifique. Les acteurs pas au mieux de leur forme. En gros, ce film est ennuyeux et a mal vieilli.
Pas exceptionnel ce film de loup-garou a tout de même le mérite de se concentrer beaucoup plus sur les personnages et leur psychologie que sur le spectaculaire et heureusement surtout quand on voit à quel point les effets ont vieillis. La manière d'aborder le thème est assez intéressante et Jack Nicholson est parfaitement à l'aise dans son rôle d'éditeur qui ne veut pas se laisser virer face à une Michelle Pfeiffer débordante de sensualité. Dommage que l'ensemble ne soit pas surprenant et que Mike Nichols ne soit pas trop en forme derrière la caméra, nous encombrant de ralentis et de zooms foireux.
Mike Nichols réalisera ses meilleurs films au tout début de sa carrière ("le lauréat ", " ce plaisir qu'on dit charnel"), mais la suite de sa filmographie ( elle comprend 19 longs métrages à ce jour ) reserve tout de même de bonnes surprises.
C'est le cas des 75 premières minutes de " wolf" ( sur un total de presque 115) qui donnent à voir un Jack Nicholson au meilleur de sa forme. Ajoutons que Michelle Pfeiffer n'a peut-être jamais été aussi à son aise, ni aussi resplendissante qu'ici.
Le sympathique directeur littéraire, d'une grande maison d'édition, promis à une mise à l'écart professionnelle, est mordu par un loup qu'il a percuté accidentellement avec sa voiture. Peu à peu, les effets de la morsure le conduisent à s'interroger sur ce qui lui arrive.
Le début est tout simplement formidable. Le côté fantastique du sujet laisse place à une réflexion sur le côté animal qui reste dans l'humain ( cette proximité avait déjà été abordée par Nichols dans " le jour du dauphin ") et sur une suite de scènes de haute volée portées par un Nicholson remarquable.
Les dernieres 45 minutes sont beaucoup moins passionnantes et sont sans doute les concessions à faire aux amateurs du genre fantastique.
Les aficionados de Nicholson, même ceux peu sensibles aux films de genre, ne se détourneront surtout pas de "Wolf" qui réserve de longs moments de jubilation même pour le spectateur le plus exigeant.
Ce film, c'est un petit coup de coeur. Des le début Wolf possède un très gros avantage par rapport aux autres productions traitant du mythe du loup-garou: c'est bien entendu la présence de Jack Nicholson dans le rôle principal et lorsqu'on connait sa capacité à jouer des personnages détraqués mieux que quiconque, il est évident que le rôle de lycanthrope lui va à ravir! Le mythique acteur joue ici son rôle à fond, plein de sauvagerie lorsqu'il prend sa forme animale et charismatique lorsqu'il tente de charmer la magnifique Michelle Pfeiffer... L'intrigue se met en place parfaitement accompagné d'une musique d'excellente facture... C'est un très bon film mélangeant avec habilité amour, fantastique et horreur. J'ajouterais aussi que son affiche est magnifique!
A une époque du cinéma d'épouvante où le thème du loup-garou perde un peu de l'intérêt, Mike Nichols tente sa chance dans ce sujet facile en embauchant Pfeiffer et Nicholson dans le rôle de la Belle et de la Bête version loup-garou, tout en accentuant la relation amoureuse plutôt que l'ambiance horrifique. Le scénario prend un certain temps à développer la transformation de Nicholson, laissant du temps au déroulement de la présentation des personnages, de leur situation, etc . . . et semant surtout un suspens jusqu'à la fin, où les deux loup-garous amoureux de la même femme se battront à mort, leur vie détruite par cette métamorphose. Le réalisateur a su garder le rythme de l'action, tout en évitant de plonger de suite le spectateur dans le conflit, mais en introduisant le commencement, la morsure du loup sur l'homme, puis ensuite de se déchaîner et en perturbant les relations des personnages, qui révèleront leurs pures intentions qu'au dénouement.
Film long à se mettre en place, effets spéciaux ringards, malgré tout on est facilement immergé dans l'ambiance du film et Jack Nicholson est toujours aussi excellent.
« Wolf » est un film assez atypique, ou plutôt qui traite son sujet de manières atypiques. Car contrairement aux autres films de loups-garous (dont un de John Landis que je ne citerai pas car il m'a traumatisé), « Wolf » préfère développer son intrigue sur le plan émotionnel plutôt que sur le plan fantastique.
« Wolf » n'est pas un film de monstre, il met en scène et respecte le mythe du loup-garou, mais il ne joue pas seulement sur le côté bestial de la créature, avec des scènes d'attaque ou de meurtre, évidemment il y en a, mais elles ne sont finalement pas si nombreuses que cela, et c'est à mon sens une qualité car ces fameuses scènes se font attendre et n'en deviennent que plus appréciables. Certains s’ennuieront devant « Wolf » c'est indéniable, cependant ce genre de réaction se provoquera seulement si l'on s'attend à voir un film de loup-garou pur et dur, or il ne faut pas aborder « Wolf » de cette façon car comme dit plus haut, ce n'est pas un film de monstre. L'axe du film tend à mettre en scène les changements émotionnels qui se produisent suite à une morsure qui provoquera la transformation en loup-garou. Augmentation des différentes acuités, caractère que l'on pourrait qualifier de « sang-chaud », mais également (et subtilement dans ce film-ci) un comportement un peu plus sauvage. Mais là où le film gagne en qualité sur ces points-là, c'est qu'il ne tombe jamais dans l'outrance, et cette non surenchère permet également de mettre en scène plus facilement l'ambiance et le scénario du film, qui tend bien sûr à montrer la face cachée sauvage de chaque être humain. Somme toute « Wolf » tient vraiment plus du film sur l'humain que sur la créature, l'idée était assez audacieuse mais elle fonctionne. Néanmoins une chose est certaine c'est que le film trouve aussi une réelle profondeur grâce aux acteurs. Jack Nicholson est une nouvelle fois terriblement convaincant, il parvient à donner autant de profondeur aux deux facettes de son personnage, et sa comparse Michelle Pfeiffer ne lui fait pas d'ombre, mais les deux comédiens forment un excellent duo. James Spader et Christopher Plummer ne sont pas non plus en reste. La bande-originale du mythique Ennio Morricone vient également ponctuer avec subtilité de thriller fantastique.
Le seul bémol de « Wolf » finalement c'est peut-être le maquillage et les effets visuels un peu démodés, mais le film n'est plus tout jeune, alors est-ce vraiment un bémol, ou bien le résultat convaincant d'un film réussit dans son époque, et qui aujourd'hui se trouve un peu vieillit ? C'est à chacun de voir.
« Wolf » n'est pas un film qui peut prétendre au chef-d'oeuvre c'est évident, cependant il n'en demeure pas moins un excellent film, qui traite son sujet de manières originales et grandement appréciables.
Très peu de films à son actif et peu connu du grand public, pourtant Mike Nichols revient sur le devant de la scène dans les années 2000 avec Closer, entre adultes consentants (2005), réunissant une excellente distribution. On le retrouve en ce début d’année avec son dernier film, La Guerre selon Charlie Wilson, avec Tom Hanks dans le premier rôle. Avec Wolf (1994), même si le scénario a un goût de déjà vu, on retiendra en premier, le superbe duo qui nous est offert, le tandem Jack Nicholson & Michelle Pfeiffer. Un duo sublime et envoûtant, ajouté à cela, la mise en scène, qui ne sur-joue pas et évite la surenchère (pourtant très prisé dans ce genre de film). Un suspens qui nous tient en haleine du début à la fin, le tout, sans relâche.
Bon, ce n'est pas tellement mon genre de film à la base donc ça part pas forcément bien. Les effets spéciaux font parfois rire, même si ça a presque 20 ans, mais Jack Nicholson est évidemment parfait en loup-garou... Ces rôles-là sont taillés pour lui, ou l'inverse !