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Un visiteur
5,0
Publiée le 24 janvier 2012
Pour moi, c'est le modèle même du mélodrame ! Si on reste insensible à la nostalgie d'un Proust ou d'une Yourcenar, aux subtilités des visions d'artistes d'un temps révolu et au déchiffrage de ses codes, il faut passer son chemin !
Ce film est une dentelle. La musique, la photographie, le découpage, le jeu des acteurs et le casting même, l'équilibre du scénario, le noir et blanc, la lumière, les décors, tout s'y mélange dans un soin et un équilibre parfait, une exigence d'élégance quand rien ne va. C'est vraiment réconfortant que Vivien Leigh ait pensé que c'était le film préféré de sa carrière ! Et il y est question du réconfort, de son absence ou de son refus. Il est aussi question de ne pas se fier aux apparences, et ceci vaut autant pour les personnages que pour les spectateurs.
Robert Taylor est à tombé par terre ! Partir avec lui sur une île déserte est tout ce que j'ai souhaité à la première projection ! Loin des cowboys poussiéreux, mal rasés et alcoolisés des westerns qui suivirent !
(A cause de la guerre, les Français ont vu d'abord, en 1947, ce film tourné en 1940, alors que le précédent film avec Vivien Leigh, tourné en 1939, "Autant en emporte le vent", n'est sorti à Paris que le 20 mai 1950, donc bien après !)
Mais, dans un film, je suis surtout sensible aux seconds rôles ! Pour moi, ils lui donnent toute sa vraisemblance par les finitions !
Maria Ouspenskaya est une espèce de sorcière échappée indemne du "Magicien d'Oz" (1939), une sorte de Claude Bessy de salle des fêtes qui prendrait la dureté et la bêtise (que lui souffle son exil) pour l'exigence dûe au talent ! Elle est parfaite, on a tout de suite envie de la balancer à la Tamise !
Mais ma préférée restera toujours Lucile Watson (Lady Margaret Cronin), cette magistrale patronnesse de Five o'clock tea, qui pourrait parfaitement épauler Myra, raisonner son fils, et passer l'éponge et les pansements sur ce que les errements de la guerre (et de l'absence) ont créé de misère, et qu'elle peut concevoir, mais que Myra (trop endurcie, elle-même) prend d'abord pour une innocente nounou descendue d'Écosse qui penserait qu'on peut soigner le cancer avec du bouillon de légume ! Préjugés et quiproquos font encore les choux gras du drame ou de la comédie !
Chaque fois qu'une chaîne du câble rediffuse "La Valse dans l'ombre", je pleure à chaudes larmes !
Il y a des films je ne sais plus ce qui m'avait poussé à les acquérir, mais ils traînent et dans un moment de faiblesse je les regarde. Je ne sais pas si ce Waterloo Bridge (titre original) est déjà un remake d'un précédent Waterloo Bridge (le film existe et le synopsis semble coïncider), mais vu que je ne l'ai pas vu, je ne saurai le dire, en tous cas ça m'a rappelé fortement Sans Lendemain de Max Ophüls, sorti l'année d'avant (1939), mais en beaucoup moins bien. Pour faire simple un officier tombe amoureux d'une fille, il part pour la guerre, et ils se retrouvent à la fin de celle ci, seulement la fille, jouée par la magnifique Vivien Leigh, s'est prostituée durant son absence. Enfin ce n'est jamais dis explicitement, sans doute à cause du code Hayes, mais en même temps c'est pas plus mal, on a tous compris, pas besoin de le surligner. Alors bon, déjà dans Sans lendemain ça me faisait un peu bizarre de voir une femme tenir tellement à sa vertu, mais bon je pense que c'est lié à l'époque, je ne rajouterai rien là dessus. Là où le bas blesse, c'est que pour une histoire similaire, le film d'Ophüls est moins chiant, pour le dire crument. Parce que oui cette valse de l'ombre étire un peu toutes ces scènes, et si l'histoire est belle, il manque un rythme, quelque chose de fou. J'ai l'impression que tout est un peu trop convenu, dans les événements, dans la mise en scène. C'est vraiment dommage. Alors certes ça a un petit charme, c'est pas un film foncièrement déplaisant, et puis Leigh est vraiment magnifique, ça me donnerait presque envie de me taper les quatre heures d'autant emporte le vent, mais il manque vraiment quelque chose, surtout qu'à part quelques plans sur les yeux de Leigh il n'y a pas grand chose. Le rôle de Taylor est assez transparent et fade (c'est juste un mec amoureux), dans Sans lendemain c'était aussi le cas, mais il était moins présent, et Ophüls arrivait à le filmer bien mieux. J'avoue que j'ai pas mal regardé ma montre. C'est pas mauvais, mais décevant. Sur le même sujet, il va sans dire que je conseille Sans Lendemain qui déchire du boudin, et que celui ci n'est à conseiller que pour les fans de Leigh et ses beaux yeux.
superbe film. Un film qui glorifie l'âge d'or d'Hollywood ! Ce film est une histoire d'amour tragique et intemporel. Je pleure à chaque vision de ce pur chef d'oeuvre. Musique, acteurs, mise en scène au top. Bon Dieu que ce film est magnifique. A noter qu'il est disponible en DVD zone 1 en VF !!
Un être en pleine jeunesse,beau et pur,mais déjà marqué par un certain défaitisme,c'est ainsi qu'apparaît Myra,jolie danseuse rencontrée lors d'un raid aérien,sur le pont de Waterloo Bridge(titre du film de Mervyn Leroy,1940)à Roy,fringant capitaine britannique prêt à se battre contre les Allemands: c'est la guerre,on est en 1917,et il part...Elle le croit mort...Histoire bouleversante d'un amour absolu,où la jeune femme,éprise d'idéal et de pureté,ne se pardonnera jamais sa "descente aux enfers",et préfèrera le suicide à une lâche tromperie envers celui qu'elle n'a jamais cessé d'aimer... Merveilleuse interprétation de Vivien Leigh et de Robert Taylor,à l'image de cette Valse dans L'ombre aussi belle qu'irréelle....
Peut-être le plus beau mélodrame jamais tourné. Tout y est parfait, de la musique envoutante au noir et blanc sublime. Quant a cette merveilleuse histoire, sa beauté n'a d'égale que ses bouleversants acteurs. Sublime!!!