1446 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
102 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
35 critiques
3
41 critiques
2
14 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Serge_la
12 abonnés
815 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 11 juin 2018
Le film n'est peut-être pas entièrement fidèle à l'aventure réelle mais il fonctionne bien tout seul. Presque toutes les scènes et en particulier dans la jungle, ont l'air vrai. Le radeau a l'air vrai et semble flotter pour vrai. Daniel fait du très bon travail tout le long. Une histoire d'éducation par la survie.
L'histoire est prenante, d'autant plus qu'il s'agit d'une histoire vraie. Quelques égarements dans le côté mystique qui auraient pu être facilement zappés mais le survival dans la Jungle bolivienne sonne juste. Daniel Radcliff, crédible en aventurier perdu, prouve au fil du temps qu'il va réussir à avoir une vraie carrière au delà de son rôle de sorcier à lunette. Bref un film sympathique dans lequel on entre facilement mais qui ne révolutionne pas forcément le genre.
Parti en expédition au cœur de l’Amazonie bolivienne avec 3 autres personnes, Yossi Ghinsberg se retrouve seul et perdu en territoire inexploré. Inspiré de faits réels, ce survival doit beaucoup à la performance physique de Daniel Radcliffe. Bien qu'intéressant, le film est hyper conventionnel. J’ai par contre ressenti une angoisse grandissante au fur et à mesure que le groupe s’enfonçait dans la forêt mais cette sensation s’est étonnamment évaporée dès l’instant où tout bascule. C’est sûr, dans le genre, on n’a fait (beaucoup) mieux.
Film sympa à regarder qui est tiré d'une histoire vraie, ce qui le rend encore plus intéressant à voir. Daniel Radcliffe joue très bien, on oublie harry potter pendant 2h. On vit son aventure avec lui.
Regardé sans attente (pas de diffusion en France, aucune pub...), au hasard, dans l'optique de se vider l'esprit un soir. Une grande surprise, peut-être due à l'interprétation poignante et juste de Radcliffe, très investi (si "garçon" malgré la barbe). On se laisse facilement emporter par cette histoire captivante, servie par de bons interprètes (la gueule hollywoodienne de Kavin, d'abord répulsive, colle au personnage), une photographie et des paysages savoureux. Certains lui ont trouvé des longueurs, moi j'ai savouré chaque minute, totalement immergée. Le film se base sur une histoire vraie, rapportée par deux personnes sur quatre, ce qui présage des zones d'ombre (voire des passages inventés?) que nous ne connaîtrons probablement jamais. A voir uniquement pour ce qu'il est : un film de survie avec de bons professionnels (acteurs, techniciens...), envoûtant et immersif. Sans surpasser Into the Wild, une perfection, il n'a pas à en rougir et mérite ses étoiles.
Une histoire vraie, un Daniel Radcliffe qui prend aux tripes, un grand acteur en fait !, des décors somptueux... Franchement c'est une réussite. On se pose des questions sur soi-même et on se dit qu'on aurait jamais tenu et on a mal pour lui. On pousse l'homme dans ses derniers retranchements, une forme de pureté à l'état brut.
Très beau film, des paysages magnifiques et une vraie histoire prenante. On notera l'excellent rôle et jeu de daniel Radcliffe qui esr excellent. A voir !
« Jungle » un très bon biopic disposant d’une histoire forte basée sur des faits réels. L’intrigue est plus classique, mais le développant reste très attractif, car on se demande longtemps comment le personnage central va s’en sortir tant tout semble aller de mal en pis. Le rythme est plaisant, mais le réalisateur n’évite pas l’écueil du mélodrame. La prestation de Daniel Radcliffe est tout à fait saisissante, tant dans le domaine physique pour marquer le réalisme de l’amaigrissement que dans le registre de la tragédie. L’ensemble est divertissant, mais ne donne absolument pas envie de s’aventurer en terre hostile.
La Nature est indomptable et s’efforce de plonger l’homme dans un tourment de désespoirs. La forêt Amazonienne répond à ce constat et suggère bien plus d’impartialité qu’on ne le pense. L’Australien Greg McLean adapte donc le parcours périlleux de Yossi Ghinsberg, à travers son ouvrage autobiographique « Back From Tuichi: the Harrowing Life-and-Death Story of Survival In The Amazon Rainforest ». Le réalisateur de « Wolf Creek » et de « Solitaire » propose un nouveau survival comme on exploite peu ces dernières années. Il s’agit d’un domaine dont il maitrise les nuances, mais qui peinent parfois à décoller, preuve d’un manque de clairvoyance dans le développement de fond.
Enfin détaché du monde de la magie et du fantastique, Daniel Radcliffe incarne l’Israëlien Yossi Ghinsberg, un photographe et explorateur ambitieux. Aux côtés de ses amis Kevin Gale (Alex Russell) et Marcus Stamm (Joel Jackson), il s’engage dans une aventure à laquelle il n’y aura pas de récompenses à la clé. La lutte est veine lorsque l’on souhaite défier les sauvageries de l’Amazonie. La première partie se concentre sur les pas de leur guide Karl Ruprechter (Thomas Kretschmann). Il les emmène avec assurance au cœur de la mêlée, où l’autonomie et la détermination de chacun sera la clé de la survie du groupe. Il a donc du rythme dans cette première heure très centrée sur l’entourage de Yossi, car on le préserve pour un second acte moins confortable pour le personnage.
Karl apparait comme un voyageur qui a un lourd passé derrière lui, comme si sa présence n’était pas dû au hasard. Les photographes restent influents mais ne peuvent dépendre de lui longtemps. La jungle est une prison où aucun système ne peut contrôler notre façon de penser ou d’agir. On fait ce qui nous plait et ce qui doit être fait pour pouvoir s’extirper du piège dans lequel la négligence les a entrainés. Les techniques de survie démontrent une efficacité dans la gestion du groupe, la solidarité illustre la dernière frontière entre l’instinct primitif et l’humanité telle qu’on la vie de nos jours.
Cependant, le scénario de Justin Monjo s‘essouffle à partir du moment où Yossi se sépare du groupe. Face à sa condition, on découvre une force mentale mise à rude épreuve. Malheureusement, on ne prend pas tout le temps nécessaire pour jongler comme il faut avec le handicap physique de Yossi. A mi-chemin avec « Into The Wild » et d’autres références du genre, le récit se veut très sensoriel. Il veut nous faire ressentir le malaise de l’isolation qui diminue grandement l’homme qu’on s’est donné la peine de construite avant une telle épreuve. Le paradis de l’aventure perd tout son sens lorsque le revers vient ronger la peau et aspirer l’espoir de l’explorateur. L’ambiance prédomine par bien des aspects et voir le héros sombrer dans la folie permet de consacrer toute la dramaturgie à l’expérience réellement vécue.
Le doute désarme ainsi Yossi dans sans quête pour la survie. Le courage dont il fait preuve est une fatalité qui écrase tout suspense et ne permet pas à ce dernier de nourrir l’intrigue avant de donner un effet dramatique. On sent de la passivité qui ne rend pas justice à l’auteur car l’écran ne capte pas correctement l’environnement hostile. Et tout comme la naïveté et la curiosité qui l’ont guidé dans cette descente aux enfers, il y a une corrélation forte avec la notion de pureté. « Jungle » envoute grâce à un magnifique visuel mais ne parvient pas toujours à projeter l’émotion qui le lie à Yossi et son aventure épique, éprouvant physiquement et psychologiquement.
Jungle est la troisième film de cette année qui parle d’exploration dans la jungle (Du moins c’est le troisième que je vois). Après Gold et Lost City of Z qui m’avait peu convaincu, je voyais en celui la peut être un rattrapage sur ce thème... Et malheureusement non. La première heure de ce long métrage m’a vite annoncé la couleur : Un manque d’action, des personnages mou et une jungle peu exploité. C’est seulement lors du début de la deuxième partie que les choses s’accélèrent et que le survie dans la jungle devient prenante. Sauf que le problème c’est que cela dure seulement 30 minutes et on retombe dans les mêmes travers ensuite... Autant vous dire qu’il est frustrant de devoir mettre seulement la moyenne alors que la demi heure de survie est super bien écrite, super bien filmé et extrêmement bien joué par Daniel Radcliffe ! Car autant son personnage est assez discret auparavant, autant la le talent de l’acteur se ressent très rapidement et laisse bouche bée. Le problème c’est que quand on a seulement 30 minutes de bien sur 2 heures, on reste tout de même vraiment sur sa fin. Je ne sais pas si c’est dû à un manque de budget ou pas mais franchement je trouve que les dialogues et l’ecriture manque beaucoup de punch, tout s’enchaîne assez mal et mon ressenti aura été que j’ai vu une œuvre très molle. Quel dommage quand on voit la qualité dont a su faire preuve le réalisateur à certains passages... Je ne conseille ainsi que très peu ce film.
1981, Bolivie. Un jeune israélien idéaliste, Yossi Ghinsberg, et ses deux compagnons de route, Marcus et Kevin, font la rencontre d'un mystérieux aventurier, Karl, qui leur promet de les amener au coeur de la jungle amazonienne à la rencontre d'un tribu inconnue. Avec la perspective naïve née des dernières bribes d'enfance en lui que sa quête d'identité passe nécessairement par la découverte de contrées inexplorées, Yossi convainc ses deux amis de se joindre à lui et à ce guide par la seule force de sa conviction encore bien immature. Alors que les quatre hommes s'enfoncent peu à peu dans la jungle, Yossi n'a aucune idée à quel point sa soif d'aventure s'apprête à être comblée de la manière la plus dramatique qu'il soit...
Après nous avoir sacrément déçu avec "The Darkness" et être revenu en meilleure forme avec "The Belko Experiment", Greg McLean confirme à nouveau tout le bien que l'on pense de lui en allant encore un cran qualitatif plus loin avec "Jungle", un survival initiatique qui puise sa force à la fois dans le caractère véridique des faits qui nous sont rapportés et dans le récit en lui-même de cette incroyable odyssée de solitude au milieu de la jungle sud-américaine.
Tout d'abord, il faudra bien profiter de l'ambiance idyllique des premiers instants car, par la suite, "Jungle" nous fera vivre une véritable descente aux enfers de la nature humaine que rien ne semblera pouvoir stopper sinon le double visage d'un environnement aussi merveilleux que cruellement dangereux. De la découverte mi-touristique mi-hippie de la Bolivie aux premiers pas dans la jungle de l'expédition des quatre hommes, le début optimiste de "Jungle" traduit bien évidemment encore le regard naïf de Yossif qui, malgré un passage à l'armée, a préféré fuir l'encadrement parental rigide plutôt que d'abandonner son caractère d'éternel rêveur. Mais, dès lors que le groupe se fissure en perdant de sa lumière avec l'arrivée de premières dissensions, l'idéalisme qui habite le personnage semble déjà être tiraillé entre les pires bassesses humaines comme, par exemple, lorsque tous sont sur le point d'instinctivement régresser en meute en se liguant contre un élément plus faible. Dans cette équation où le résultat pourrait être une étude comportementale sur l'influence d'autrui, la personnalité mystérieuse du guide allemand aux intentions toutes aussi obscures se mue elle aussi en totale inconnue qui impacte par des variables insidieuses celles de ses compagnons. Même si, au terme de la première partie du film, on pourra encore déceler quelques traces de leur engouement aventurier innocent grâce à des élans de courage récompensés, la scission apparaîtra désormais inévitable et conduira à basculer le récit dans le survival à l'état brut suite à un événement dramatique.
Dans la deuxième partie de "Jungle", placé seul aux côtés de Yossi, le spectateur deviendra le témoin de l'errance aussi bien physique que spirituelle d'un homme qui, au lieu d'accepter son sort a priori inéluctable, choisit simplement de persévérer. Cela se fera au prix de multiples épreuves de souffrances corporelles (une certaine scène de "prélèvement" va vous retourner l'estomac) et de visions qui passeront souvent la dangereuse frontière entre le réel et la démence mais, malgré de dangereux oscillements, la flamme de vie animant Yossi luttera de toutes ses forces pour ne jamais s'éteindre. Le film ne se détournera pas du côté quasiment mystique découlant de cette incroyable histoire de survie en mettant en évidence cette sorte de destinée qui lie ce héros à un autre personnage faisant tout son possible pour le retrouver, comme si, lui aussi, était mué par la même flamme que Yossi (d'ailleurs, l'apport de ce nouveau point de vue dans la dernière partie contrariera l'aspect immersif dans un premier temps mais il se révélera un élément indispensable à la force des ultimes instants). D'autres éléments plus discrets issus des hallucinations et du passé de Yossi iront eux aussi dans la direction d'une puissance indicible oeuvrant de manière omnisciente. Cette expérience d'isolement poussée jusque dans ses derniers retranchements conduira bien entendu Yossi à decouvrir un sens à sa vie et à revoir les directions jusqu'alors choisies, il aura juste fallu qu'il perde tout pour tout découvrir en somme. Les panneaux finaux nous expliquant le devenir des vrais protagonistes ajouteront une véritable densité réaliste de plus à l'expérience cinématographique vécue et nous étonneront encore par cette capacité que possède la nature humaine à sortir grandie des conditions extrêmes d'un environnement hostile.
Alors, oui, peut-être que "Jungle" ne se hissera pas totalement aux côtés de ses plus illustres modèles (coucou "Délivrance"!) mais il est clair qu'il s'inscrit dans leur droite lignée sans en avoir à rougir. Pour finir, signalons l'énormissime prestation de Daniel Radcliffe, acteur caméléon bluffant et à l'implication physique ici "christianbalesque", ainsi que celles des trois autres comédiens (Alex Russell, Joel Jackson et Thomas Kretschmann), sans qui "Jungle" n'aurait sans doute pas eu la même âme... d'aventurier, évidemment.
Un excellent survival dans la terrible jungle de l'Amérique du Sud. Très bien joué avec une implication extrême du personnage principal. Impitoyable et magnifique nature! La forêt amazonienne est très bien filmée, on sent bien que l'homme n'a rien a y faire, cette " histoire vraie " est juste terrible. Pour son point négatif: le concept est forcément limité dans le temps (le temps de survie d'un humain dans ce contexte), du coup il reste en dessous d'un "Seul au monde", mais mérite sa place dans le genre. Pas de héros, pas d'action farfelue, juste l'homme face a la nature.
Bref: prenant et magnifique, un excellent survival!
L'histoire en elle-même tient l'accroche, de bonnes interprétations, beaux paysages, pur drame. Par contre, une mise en scène laborieuse avec une mise en place interminable et des séquences à rallonge. Aurait mérité un autre traitement. Moyen ! 2.5/5 !!!