L'Effrontée
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maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2023
Claude Miller fait des merveilles avec des broutilles, mieux encore, il réalise des films qui marque, reste, perdure dans le temps et raconte à la fois un vécu, passé/présent et ouvre des portes d'avenir. Sans juger, diffamer ou condamner, à l'instar parfois d'un Louis Malle, il raconte et montre, démontre aussi que le cinéma est visuel, narratif, mais laisse place à un terme que l'on malmène souvent, une liberté !

Après, La meilleure façon de marcher vu il y'a quelques mois, L'Effrontée dont certaines thématiques se rejoignent m'offre le pendant de tenir compte de la filmographie d'un réalisateur qui en a sous la chaussure !

De cette toute première image, du Jukebox - prêté par l'illustre Christophe, l'apprend-on dans le générique de fin - démarre une chanson et non des moindres, " Sarà perché ti amo ", qui va accompagner l'ensemble de ce récit, va retentir encore et encore au fur et à mesure de l'ambiance, des humeurs de tout ce petit monde, de sa protagoniste principale, surtout ... Viennent ses bateaux, qui fendent la mer à toute vitesse, sous un soleil qui cogne. La aussi un point qui a son importance !

Néanmoins, passé cette première clameur, le film file vers une autre marche, plus autoritaire, dont la discipline se siffle et se résume au " hop " de son maitre nageur. On le voit tout de suite, cette petite Charlotte, tétanisé à l'idée de sauté de son perchoir, sous la désapprobation de l'autre idiot de moniteur et du rire moqueur du reste de ses compagnons resté à terre va donner du fil à retordre à tout ceux qui se dressent sur son chemin ! Sa fuite, recroquevillé dans le vestiaire et la compagnie de cette femme, de cette autre monitrice, de tennis, comme on l'apprend, va donner des idées à cette petite gamine de 13 ans, entre deux âges, qui va de cette petite blessure au genou guérir très vite pour embrassé d'autres maux, cette fois invisibles, mais dont elle a déjà extrêmement conscience, avec ignorance toutefois ...

Sa fixette, pour la musique, lors de ce cours auquel elle participe dans une classe qui n'est pas la sienne va dérivée vers une autre illusion, c'elle d'une identification à cette jeune fille derrière l'écran qu'elle visionne, du même âge, mais dont la trajectoire est synonyme de représentation, de concert, d'applaudissements manifestes. Le gros plan sur le visage de Charlotte - petite Gainsbourg incroyable - est sublimé par Claude Miller, qui récite les gammes de ses fonctions à entendre, comprendre et qui sans rien dire, laisse son spectateur s'immerger de cette scène absolument fantastique.

Les disputes, multiples, qui s'en suivent, avec le père, le frère - qui s'apprête à partir - avec Léone, sa " nourrice " mais aussi avec la petite Lulu, voisine un poil fragile va bercer le rythme de ce film qui œuvre dans une simplicité déconcertante à retenir se brides de parcours, pour en écrire un hymne fou de joie et de mélancolie, parfois ... Le bonheur est là, envers et contre tout ! Le comportement qualifié de " fantasque " par sa professeur, dont la lecture du bulletin de fin d'années dans la cuisine par Charlotte dans une floppée de quolibets à l'attention de cette dernière, puis pour chaque personne s'y trouvant et n'allant pas dans son sens est une autre petite crise dont on retiens son évidence. Au cordeau, se trame une fonte dans l'intimité de cette famille, unit à sa manière, dont l'on découvre dans un déroulé fécond ce lien étroit et fort, qui se niche en nous et nous entiche d'elle-même pour ainsi dire.

La rencontre avec ses voyageurs pas si inconnus va dès lors conduire l'adolescente vers une rêverie qui va la sortir de son ennui. A la fois stimulé et intimidé par la démesure qu'elle découvre, son caractère, déjà retentissant va encore s'accroitre ! La solitude, la jalousie, les colères, la peur qu'elle résume dans cette conversation nocturne avec son père, que ce dernier peine à contenir dans l'élocution de sa petite m'a vraiment touché ... " - Tu trouves pas que la vie est brusque ? " Le départ, tendre et rapide de son frère, offre pareil moment, délicat et furtif, déchirant surtout ! Cependant, on rigole à nouveau et ceux très rapidement. Dès le deuxième jour de vacances ou notre petite héroïne chamboule toute la baraque et pousse le patriarche à la mettre dehors ! De l'ennui, encore, elle dérive vers le monde, vers la ville, son bistrot, là ou elle rencontre belle et bien Jean, ce type entraperçu à la fabrique le jour plutôt. De cette relation, débute un mensonge à la question de celui-ci. L'âge qu'elle trafique, qui ne semble pas trop le déranger se termine sur un baisé volé et un rendez-vous pour l'après-midi acté.

C'est là que tout s'emballe, enfin, que tout se relie. La livraison de la chaise de piano à la jeune prodige découverte plutôt va rabattre les cartes du déroulé de la journée. La villa luxueuse, là ou l'air n'est plus asphyxiant, va poussé Charlotte à revoir ses plans. Au bord de la piscine, le ventre vide, le malaise la gagne, les rappels de son plongeon un peu contraint et forcé des jours précédents et la fringale qui la gagne l'amène à s'évanouir dans cette eau bleu de chez bleu mais très vite secouru, puis invité pour la réception du soir, par ces nouveaux compagnons fortunés. C'est d'ailleurs là qu'elle tisse une amitié avec Clara, dans un quotidien de deux copines, dans une proximité que l'on s'imagine propre et plus en adéquation qu'avec le vouvoiement auxquelles elles se prêtent. La robe rouge, revêtu pour le concert, participe à retendre en difformité le lien dans cette fiesta guindée du soir, de courte de durée en fin de compte ...

Après avoir filé à l'anglaise, elle retrouve les siens, Léone et Lulu, dans cette petite cuisine - que j'adore - et se livre au récit de cette nouvelle rencontre, entre réalité et rêverie. La nuit tombée, la fraicheur revenue, après la fin de parcours de la pipelette Lulu, là ou elle se retrouve à la fenêtre, sous surprend par la découvert plus bas de son courtisant... Elle le retrouve au bar le lendemain, ou elle lui confie ses envies, son départ qu'elle estime imminent ( le dimanche suivant ), tandis que lui lui partage autre chose, son désir, pour elle. La mention de son logement, à l'hôtel au dessus du perroquet - blase du bistrot de l'action - dans une flopée de bière qui l'enivre encore un peu plus pour des corps, jeune ou moins, réelle ou sur papier, dans une obsession que l'on va encore découvrir sous un autre regard dans sa suite ...

Le shopping et les essayages dans le jardin, avec les critiques, les cris, avant la réconciliations sous cet arbre est peut-être une des scènes les plus géniales de ce film dont les moments comme celui-ci pleuvent, mais dont le condensée reflète au fond ici et maintenant le mieux toute son étendu de conflit et d'amour. Un calme avant la tempête, même si il y'a là, déjà, pas mal de remouds !

La séquence qui les amènent dans la chambre est tout aussi asphyxiante que le manque d'air dans cet été caniculaire ! Le globe, objet de tout les possibles, puis arme contre le mal subit dans cet interstice, rappel que cette jeune adolescente affronte au cours de ces quelques jours toutes ses peurs dans une épreuve de bravoure qu'elle réussit admirablement bien ! Le concert, du dimanche qui doit tout changer en fin de compte n'a pas non plus l'effet escompté. La crise de sa petite camarade, les pleurs dans les toilettes à l'étage de la scène, puis le bref sourire de son " amie " n'atteignent pas les hautes attentes de Charlotte pour ce qu'il en est de son avenir ... La fin de la représentation se termine par une modeste lettre, un aurevoir qui se délite dans le récit, enfin qui se relègue à un autre, un peu plus loin, main dans la main ...

L'Effrontée, est de ses films qui raconte les saisons, les âges, et ne s'oublie pas totalement ... A la fois complexe et simple, le film carbure sur des chemins de compassions, de trajectoires qui chavirent et se redressent, dans un trouble qui suinte de réalisme et qui conserve une pars de rêverie, un monde flou ou tout est possible, envisageable, dont il n'y a aucune frustration malgré la brusquerie que nomme explicitement Charlotte. Que le lien qui subsiste est plus beau et important que tout, qui résume un petit film au fond très grand !

Mention pour ses acteurs, ses femmes surtout, à Bernadette Lafont, qui manque tant au cinéma. A Charlotte Gainsbourg, inoubliable petite friponne, une gamine géniale, que l'on veut voir grandir, autant que l'on souhaite la préservée à ce moment précis. Oui, un contraste pour finir ...
flower33
flower33

4 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juillet 2023
Très bon film où le casting est parfait.
Quel talent cette Charlotte Gainsbourg...si naturelle...elle est vraiment faîtes pour être une actrice !
Très beau film sur les sentiments en général : l'amitié, l'amour, les liens familiaux. Sur ce que l'on ressent lorsque que l'on est une adolescente, sur le fait de vouloir s'émanciper et se détacher de sa famille lorsque l'on grandit et que l'on n'est pas bien dans son corps. Toute cette ébullition et ce cataclysme dans son esprit et du coup l'attitude que l'on a dans le passage du monde de l'enfant à celui de l'adulte.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juillet 2023
Un des plus beaux films de Claude Miller qui a coutume de les réussir (_La Meilleure Façon de marcher_, _La petite voleuse, Mortelle randonnée_, _Garde à vue_ et bien d’autres). Le scénario serait personnel contrairement à ce que disent certains. Quoi qu’il en soit, il est une jolie chronique de l’adolescence d’une hypersensible jeune fille, aimée mais un peu abandonnée, qui se promène dans ses rêves, ses fantasmes puis dans ses désillusions et ses deuils. Gamine superbement incarnée par une Charlotte Gainsbourg novice et déjà ô combien talentueuse et gracieuse qui mérite son César, celui de Bernadette Lafont, certes grande actrice, me paraissant plus improbable. On suit avec émotion, malgré quelques petites baisses de régime, le chemin sinusoïdal de Charlotte, entre exaltations et effondrements. La musique est charmante, les dialogues sonnent juste et la réalisation est légère… comme une gamine-tige. Un film qui a aussi le mérite de ne pas avoir vieilli.
Ghislaine Gény
Ghislaine Gény

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2023
Ce film m'a marqué , peu être parce que j'avais 14ans,. Charlotte est si émouvante ! Le trouble d'une ado de l'époque. Le revoir est plaisant et me fait sourire presque 40ans après... une douce nostalgie du lac léman et des sentiments d'introspection qui m'animais à cette époque. Je comprends qu'un ado de 2023 ne comprenne pas ce film pourtant il traduit bien la dualité des concurrences de caractères à cet âge là...
Moi je me rêvais dans mon avenir et la petite Charlotte aussi je crois...
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 553 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2023
Un film vu à sa sortie, mitigé sur les impressions qu'il a donné mais complexe et assez intéressant avec une comédienne adolescente convaincante.
Amoureuse Tempsplein
Amoureuse Tempsplein

13 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2022
on sent tout le potentiel de charlotte,le seul film d'elle que j'ai vue a cette âge,j'ai beaucoup aimer son interprétation et l'intêret du perssonage a vouloir le déffendre film qu'il faut revoir 8 ans sans l'avoir revue une 2 eme fois c'est trop long
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2022
Souvenir d adolescence que je viens de revoir .Ce film de Claude Miller tient encore le coup au 21 ème siècle ! . Ça ne parle que du mal-être de l adolescence mais pour le coup sans rien de glauque avec des personnages qu on a tous croisé et avec lesquels on a tous vécu. Charlotte Gainsbourg débutait et la candeur est tout simplement d un naturel . Tout sonne vrai . Un joli film .
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 novembre 2024
Ce long-métrage réalisé par Claude Miller en 1985, permet de lancer la carrière au cinéma de la toute jeune Charlotte Gainsbourg. En effet, cette dernière interprète avec justesse les atermoiements d’une adolescente qui cherche sa voie. A la fois farouche et fragile mais aussi très agaçante, elle propose toute la palette des sentiments que l’on éprouve à cet âge (ce qui lui vaut d’ailleurs le César du meilleur espoir féminin). Malheureusement, le film ne possède aucune intensité et le scénario très convenu manque d’originalité. Bref, une comédie légère mais sincère sur le passage de l’enfance au monde adulte.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2021
On est en été et Charlotte, une adolescente, s’ennuie à le passer chez elle entre un père un peu distant depuis la mort de sa femme, son frère Jacky qui l’asticote sans cesse, Léone, la dame qui s’occupe de la maison qu’elle juge trop frontale et Lulu, la petite voisine agaçante au possible. C’est alors que débarque Clara Bauman dans son quotidien. Cette dernière est pianiste prodige et a une vie fastueuse. Charlotte se met alors à rêver d’une autre existence avec sa nouvelle amie. Claude Miller réussissait bien, en 1985, à retranscrire le mal-être d’une adolescente de 13 ans, encore coincée entre l’enfance et l’âge adulte. Les dialogues sont bien écrits (on appréciera les quelques scènes avec un délicieux vouvoiement), les personnages secondaires sont attachants (Jean-Claude Brialy et Bernadette Laffont en tête), alors que Charlotte Gainsbourg malgré sa voix fluette crève l’écran avec sa marinière et son envie de révolte et d’autre chose permanente. Le tout sera rehaussé par une bande-son d’époque avec notamment le fameux tube Sarà perchè ti amo, synonyme d’été et d’insouciance, une période censée être légère (comme ce film finalement), même si a treize ans, on exacerbe tout !
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2021
« L’effrontée » de Claude Miller » sorti en 1985, n’est pas tout à fait le premier long-métrage de Charlotte Gainsbourg mais il lui a permis d’être connue du grand public d’autant qu’elle a reçu le César du Meilleur jeune espoir féminin alors qu’elle n’avait que 14 ans !
Charlotte, 13 ans, en a terminé avec son enfance et - si elle sait ce qu'elle ne veut plus être - elle ne sait pas encore ce qu'elle veut devenir. Elle est coincée entre l'adoration gluante que lui voue Lulu (Julie Glenn en fait la nièce de Claude Miller), une petite voisine de 6 ans, bigleuse et très fragile sur le plan médical, et son grand-frère, Jacky, qui part pour la première fois en vacances avec ses copains et va l’abandonner dans ce petit village du Dauphiné. Le père (Raoul Billerey) est un peu dépassé par les évènements. Quant à la mère de Charlotte décédée lors de la naissance, elle est « remplacée » de façon très judicieuse et très fine par la superbe Léone (Bernadette Lafont). Cette année-là, Clara Bauman (Clothilde Baudon), va donner un concert … et Charlotte d’être fascinée par cette jeune pianiste prodige à peine plus âgée qu’elle mais entourée et protégée par des adultes à commencer par Sam (Jean-Claude Brialy), son impresario. Charlotte va fabuler et penser que Clara veut devenir son amie voire son assistante … mais le concert fini, Clara partira continuer sa tournée d’été. C’est l’adolescence avec son temps des illusions et ses premières désillusions, bercée par la chanson « Sarà perchè ti amo » du groupe Ricchi e Poveri.
Même si le scénario peut se résumer en quelques lignes, c’est vraiment un film sur mesure pour Charlotte Gainsbourg, gauche et maladroite avec les gens, timide et boudeuse mais écorchée vive dans un corps qu’elle ne trouve pas beau, bref dans le cap « étouffant » de la pré-adolescence.
Ce film d’une grand tendresse a reçu le Prix Louis-Delluc souvent qualifié de prix Goncourt pour le 7ème art. C’est aussi un film qui par certains côtés (la présence de Bernadette Lafont très clair voyante par exemple), n’est pas sans faire évoquer François Truffaut !
Damien S
Damien S

37 abonnés 480 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mai 2020
Une bonne comédie romantique. Le premier film avec Charlotte Gainsbourg qui campe une pré ado apathique qu'on a bien envie de secouer ou de gifler tant elle est molle.
Le scénario tient en deux lignes mais l'histoire est suffisamment fédératrice pour se laisser porter, ne serait-ce que par le leitmotiv "Sarà perché ti amo".
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2020
Le film est bien joué, les images sont belles, dommage que ce film soit gâché par la même musique italienne , tube des années 80, qui revient sans cesse
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 décembre 2019
《Ben j'dérange puis après je range !》
Quel plaisir de retrouver cette ambiance de film français se déroulant pendant les vacances d'été. Deuxième film de Charlotte Gainsbourg, elle recevra le Cesar6du meilleur espoir Féminin en 1986 amplement mérité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 novembre 2019
Très joli film de Claude Miller. Charlotte Gainsbourg est magnifique. Ce sera le film le plus marquant de sa carrière.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2019
Ce film, réalisé par Claude Miller et sorti en 1985, n'est pas mal du tout ! Cela fait longtemps que j'entendais parler par ci, par là de ce film mais je n'en avait pas vraiment d'attentes pour autant et je dois dire que j'en suis agréablement surpris. Le film serait apparemment inspiré du roman de Carson McCullers, "Frankie Addams", et raconte les quelques jours assez mouvementés de Charlotte, jeune fille turbulente. Bon, dit comme ça, ça ne donne pas vraiment envie et c'est vrai que le film ne possède pas vraiment d'évènements marquants ou qui sortent de l'ordinaire mais pourtant, on réussit à accrocher à l'histoire. Il est vrai que, personnellement, j'aime beaucoup ce genre de film qui se passe l'été, qui nous rappelle les vacances et qui nous présente des personnages tout à fait naturels. De plus, celui-ci reflète très bien une France des années 80 qui aujourd'hui n'existe plus. L'histoire est donc plutôt simpliste au premier abord car il n'y a pas grand chose mais finalement, on se rend compte que pas tant que ça. Effectivement, sous ses aspects simplistes, le film se révèle être une très belle histoire du passage de l'enfance à l’adolescence qui peut s'avérer chez certains difficile, comme c'est le cas ici. Nous avons également tout un aspect autour de l'amour, comment il est vu à cet âge mais également de la différence d'âge entre Charlotte et Jean, ce qui est très intéressant. Le film comporte certes quelques longueurs mais si on rentre vraiment dedans, alors on s'ennuie pas et on se laisse porter par cet air d'été et de vacances qui nous rappelle tous quelque-chose au fond de nous-même. On n'oubliera pas non plus le très bon morceau "Sarà perchè ti amo" de Ricchi e Poveri qui est très bon et accompagne bien le tout. En ce qui concerne le casting, nous avons de très bons acteurs qui sonnent juste et naturel mais nous retiendrons surtout Charlotte Gainsbourg qui est très bonne. "L'Effrontée" est donc un bon film, tout simplement.
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