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Arkab Prior
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3,5
Publiée le 4 avril 2026
Joli film sur la fin de l'enfance, avec la jeune Charlotte Gainsbourg plus vraie que nature et Bernadette Lafont dans le rôle de sa mère. C'est frais, charmant, drôle et triste à fois. Les acteurs donnent tout et la chanson Sarà perché ti amo apporte sa gaité mélancolique. è primavera (C'est le printemps) sarà perché ti amo. (Ça doit être parce que je t'aime)
La jeune Charlotte, treize ans quoiqu’elle affirme en avoir quinze auprès du marin reconverti, ne sait ce qu’elle veut, entourée d’hommes qui eux le savent : le père spoiler: la réprimande parce qu’elle a déplacé les meubles du rez-de-chaussée, rendant difficile l’accès au lavabo , le frère spoiler: a planifié ses vacances avec ses amis – pour cela, il a mis de l’argent de côté – , ledit marin reconverti conçoit très vite le projet spoiler: d’attirer l’adolescente dans sa chambre d’hôtel , Sam l’impresario spoiler: fait plouf dans la piscine luxueuse de la villa non moins luxueuse louée le temps d’un concert , se délectant du fruit défendu, à savoir une pêche juteuse, métaphore peu subtile du rapport carnassier reliant les adultes aux enfants. L’Effrontée surprend par la tonicité avec laquelle il représente l’ennui générateur d’identité, par la beauté de la photographie qui sublime la banalité voire la laideur de la maison familiale, dixit Charlotte : en confondant pudeur extrême et dévoilement brutal, silence éloquent et paroles qui échouent à dire ce que l’on veut dire – dixit, une fois encore, Charlotte spoiler: recueillie par sa nourrice, toutes deux adossées à l’arbre du jardin –, le film sonde parfaitement cette période contradictoire qu’est l’adolescence. L’élégance de la mise en scène permet de saisir sans misérabilisme aucun la détresse du protagoniste, capte les longues marches de cette dernière et de Lulu conformément au sous-genre du mélodrame estival tel qu’Éric Rohmer ou Pascal Thomas l’ont investi. Surtout, Claude Miller demeure fidèle à sa thématique de prédilection, fil rouge de sa filmographie : le trouble issu d’un désir non partagé construisant un réseau de séductions et de déceptions enchaînées les unes aux autres. L’amitié ambigüe de Charlotte pour Clara Bauman, jeune prodige du piano, s’accomplit par la projection de rêves interdits, d’une envie d’ailleurs spoiler: qui, invalidés à terme par une clausule tour à tour prévisible et terrible, unissent deux êtres abîmés mais renforcés par l’épreuve . Une œuvre magistrale.
Un petite pépite découverte sur le tard, la chanson en italien qui revient souvent je l'adore et le personnage campé par Charlotte Gainsbourg est très attachant
Wahou, la performance de Charlotte Gainsbourg à 14 ans… C’est une très belle histoire, riche de sens et de messages malgré un montage un peu trop agressif à mon goût.
L'effrontée est un chef-d'œuvre qui capte avec maestria l’essence du spleen adolescent. Ce film réussit à retranscrire l’ambiguïté, la quête d’identité et la rébellion de l’adolescence avec une rare précision. La mise en scène est fluide, le scénario subtil et les dialogues, souvent incisifs, sont de grande qualité. La performance de Charlotte Gainsbourg, saisissante de justesse, incarne à la perfection le personnage complexe et torturé d'ado qu'elle interprète. La musique s’intègre parfaitement à l’atmosphère du film. On ressent également l’ambiance des vacances d’adolescence, avec leur mélange de liberté et de malaise. Le film évite le pathos tout en montrant avec justesse l’inquiétude et la désillusion de cette période de vie. C’est un peu une madeleine de Proust, un film qui réveille le spleen de l'adolescence, un souvenir nostalgique et précieux.
Une comédie dramatique sur une adolescente mal dans sa peau interprétée par Charlotte Gainsbourg. L’histoire est crédible mais le film manque cruellement de rythme et ne transmet pas vraiment d’émotions. La jeune Charlotte Gainsbourg se montre tout de même à son avantage pour son premier grand rôle. Je n’en garderai pas un souvenir impérissable.
Une trés bonne comédie dramatique de 1985 , de Claude Miller .
Un bon scénario , une histoire bien , avec beaucoup d'émotions , sur l' amitié entre deux adolescentes de 13 ans , l' une venant d' un milieu modeste ( interprétée par Charlotte Gainsbourg , la fille du chanteur Serge Gainsbourg ) , et l' autre venant d' un milieu riche , d' une famille fortunée , grande joueuse professionnelle de piano , célèbre , à seulement 13 ans .
Ce film a été récompensés par trois prix biens mérités : - Le prix Louis Delluc 1985 . - Le César 1986 , de la meilleure actrice dans un second rôle , pour Bernadette Lafont . - Le César 1986 , du meilleur espoir féminin , pour Charlotte Gainsbourg .
Quel bonheur de revoir après tant d'années ce petit bijou de sensibilité et de réalisme. On se retrouve plongés dans l'atmosphère des années 80, avec nostalgie mais aussi avec joie. Les personnages sont attachants et les acteurs jouent bien. Le personnage du père veuf, bourru mais aimant m'a vraiment touchée. Ainsi que Léone qui est humaine et présente pour Charlotte malgré cette difficile période d'adolescence. Et bien sûr la merveilleuse petite Lulu, incomparable et drôle. Un film de ma jeunesse cher à mon cœur.
Une délicieuse comédie douce-amère de Claude Miller sur les affres d’une adolescente écorchée vive, fragile et timide. Le ton y est juste et du haut de ses 13 printemps, Charlotte Gainsbourg crève littéralement l’écran.
Inoubliable. Beaucoup de scènes sonnent tellement vrai qu'on a du mal à imaginer que c'est du cinéma. Quand Charlotte s'énerve ou pleure notamment. Casting au top et jeu d'acteurs au top.
Claude Miller essaye de dépeindre les tourments et les révoltes de l'adolescence avec le personnage de Charlotte, qui a un âge où on n'est plus enfant (contrepoint avec Lulu), mais où on n'est pas encore adulte (contrepoint avec Clara). Malheureusement, le film ne prend pas, probablement la faute à des dialogues téléphonés et à des personnages secondaires mal dessinés (Jean, l'amoureux, gentil, mais tout de même violeur et pédophile en puissance), le personnage de JC Brialy (dont on ne sait s'il est bienveillant ou toxique), ou encore le personnage de Bernadette Lafont (qui joue un rôle de mère de substitution, mais en n'ayant parfois que les prérogatives de la bonne --"elle peut donner ses 8 jours"--).
Le film vaut surtout pour la superbe interprétation de de Charlotte Gainsbourg , on devine son immense talent , une sensibilité à fleur de peau et une capacité à changer de registre et de jouer toutes les émotions . Mais le film a mal vieillit ,et le scénario trop improbable n'est pas très crédible. On ne croit pas aux personnages , Brialy pas au top, même Bernadette Laffont , ne sait pas trop sur quel registre jouer . La révélation d'une star dans un film moyen.
Film sur l'adolescence d'une jeune fille plongée dans ses tourments, faisant face à la situation précaire de sa famille et à ses rêves de vivre une vie plus intense. Un beau film porté par une chanson culte italienne...