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Un méga pur chef-d'oeuvre de génie burlesque :
Buster Keaton est un singe audacieux, totalement inconscient et diablement habile.
Une intrigue haletante, une avalanche de gags, un torrent de cascades incroyables et réglées au millimètre.
Quelle énergie !
Et toujours ce stoïcisme, surnaturel.
Le meilleur du cinéma comique.
Ou comment avoir la banane pendant 78 minutes.
En savoir plus sur le titre : http://www.facebook.com/photo.php?pid=8388333&l=486339bbaa&id=790879936
Buster Keaton est un singe audacieux, totalement inconscient et diablement habile.
Une intrigue haletante, une avalanche de gags, un torrent de cascades incroyables et réglées au millimètre.
Quelle énergie !
Et toujours ce stoïcisme, surnaturel.
Le meilleur du cinéma comique.
Ou comment avoir la banane pendant 78 minutes.
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J'avoue, honte sur moi, je ne connais pas très bien la filmographie de Buster Keaton et j'ai été très agréablement surprise de ce film de 1927 qui vient d'être restauré. C'est un chef d'œuvre du cinéma muet, à voir et revoir, un pur moment de bonheur si, si, c'est vrai!
Avec Charlie Chaplin, Buster Keaton incarne le pinacle du cinéma comique et burlesque, et atteint le sommet de son art dans son chef d’œuvre de 1926 : « Le Mécano de la Général ».
Soucieux de placer son intrigue narrative dans un cadre historique spécifique, comme il l’a fait avec Les Trois Âges (1923) et Ma Vache à moi (1925), le génie « pince-sans-rire » du burlesque choisit cette fois la Guerre de Sécession américaine et en adapte l’un des faits réels.
En effet, l’histoire du Mécano de la Général s’inspire inspirée d'une opération militaire, le « raid d’Andrews », qui a eu lieu pendant la guerre de Sécession, le 12 avril 1862, et au cours de laquelle une locomotive a été détournée par des volontaires de l’Armée de l’Union pour perturber la voie de chemin de fer reliant la ville d'Atlanta à la ville de Chattanooga. Elle a pris le nom de James J. Andrews, un agent de renseignement qui commanda le raid. Poursuivis par d'autres trains, les membres de l'opération furent finalement capturés. Considérés comme des espions, certains d'entre eux (dont leur chef) furent exécutés, un épilogue qui n’apparait toutefois pas dans le film, certainement pour garder l’atmosphère comique voulue par Keaton. Plusieurs des participants de l’opération furent les premiers à recevoir la Medal of Honor.
Pour les besoins du film, Buster Keaton essaya de se procurer la vraie « General » qui était encore en service, mais la Western and Atlantic Railroad, la compagnie ferroviaire qui la détenait, refusa. Une autre locomotive du même modèle a donc été utilisée. A ce sujet, précisons d’ailleurs que la scène où celle-ci chute du pont pour s’écraser dans la rivière est la plus onéreuse de l’histoire du cinéma muet. Une preuve, s’il en fallait encore une, de l’effort investi par Buster Keaton pour la production de ce long-métrage.
Cette implication s’exprime également par une maitrise étonnante du montage et une inventivité comique qui surprend le spectateur à chaque tentative. En maniant le gag avec une haute précision, sans doute acquise grâce à son expérience dans l’art du spectacle, « l’homme qui ne riait jamais » n’hésite pas à détourner des objets quotidiens de leur usage habituel pour établir un comique de situation perfectionné, en témoigne la légendaire scène du canon. Enfin, son ingéniosité s’incarne aussi dans les surprises qu’il réserve au spectateur, en ouvrant une fenêtre sur un fil narratif que l’on ne voyait pas venir, en amenant son personnage dans une situation inattendue et souvent salvatrice.
Le personnage de Johnnie Gray présente plusieurs similitudes avec une autre figure burlesque bien connue : Charlot. Par ses mimiques, ses gestes et sa maladresse, difficile de ne pas voir le reflet de ce jumeau qui a finit par le pousser dans l’ombre au fil des années. Une injustice qu’il faut d’ailleurs régler car ce tendre malchanceux suscite une empathie certaine, et on finit par s’attacher assez vite à son sort.
Il faut dire que sa promise, Annabelle Lee, lui en fait voir de toutes les couleurs, volontairement ou non. A la fois patriote et fière, cette jeune américaine aisée n’hésite toutefois pas à mettre les mains dans le charbon pour soutenir son partenaire après la bravoure dont il a fait preuve pour la secourir. Dans ce rôle féminin, Marion Mack, dont la carrière a été brutalement stoppée à l’avènement du parlant, s’implique pleinement dans son personnage et participe sans broncher à tous les gags imposés par Buster Keaton, dont la violence est parfois exagérée, caractéristique majeure du slapstick et du comique burlesque américain. Et bien qu’elle se retrouve malgré elle emportée dans cette aventure périlleuse, on ne peut s’empêcher de s’amuser en la voyant se démener avec les astuces hasardeuses de son vaillant compagnon.
Fidèle à un rythme bien mené, Buster Keaton livre ainsi la vision d’une nouvelle forme d’héroïsme, loin de celle des guerriers en sueur et aux mains tâchées de sang. Ici, le pauvre mécanicien fait preuve d’une bravoure sans faille alors qu’il se retrouve dans une situation qui lui est imposée, et se découvre des qualités que personne n’avait soupçonnées.
La mécanique keatonienne est en marche, et bien que le film ait été un échec à sa sortie, Le Mécano de la Général est aujourd’hui considéré comme un chef d’œuvre du septième art, et à juste titre. Premier film retenu pour constituer le fonds du National Film Registry, en 1989, il est également introduit à la 27ème place des meilleurs films américains de tous les temps selon l’American Film Institute, une gloire tardive mais méritée pour un film injustement négligé.
Soucieux de placer son intrigue narrative dans un cadre historique spécifique, comme il l’a fait avec Les Trois Âges (1923) et Ma Vache à moi (1925), le génie « pince-sans-rire » du burlesque choisit cette fois la Guerre de Sécession américaine et en adapte l’un des faits réels.
En effet, l’histoire du Mécano de la Général s’inspire inspirée d'une opération militaire, le « raid d’Andrews », qui a eu lieu pendant la guerre de Sécession, le 12 avril 1862, et au cours de laquelle une locomotive a été détournée par des volontaires de l’Armée de l’Union pour perturber la voie de chemin de fer reliant la ville d'Atlanta à la ville de Chattanooga. Elle a pris le nom de James J. Andrews, un agent de renseignement qui commanda le raid. Poursuivis par d'autres trains, les membres de l'opération furent finalement capturés. Considérés comme des espions, certains d'entre eux (dont leur chef) furent exécutés, un épilogue qui n’apparait toutefois pas dans le film, certainement pour garder l’atmosphère comique voulue par Keaton. Plusieurs des participants de l’opération furent les premiers à recevoir la Medal of Honor.
Pour les besoins du film, Buster Keaton essaya de se procurer la vraie « General » qui était encore en service, mais la Western and Atlantic Railroad, la compagnie ferroviaire qui la détenait, refusa. Une autre locomotive du même modèle a donc été utilisée. A ce sujet, précisons d’ailleurs que la scène où celle-ci chute du pont pour s’écraser dans la rivière est la plus onéreuse de l’histoire du cinéma muet. Une preuve, s’il en fallait encore une, de l’effort investi par Buster Keaton pour la production de ce long-métrage.
Cette implication s’exprime également par une maitrise étonnante du montage et une inventivité comique qui surprend le spectateur à chaque tentative. En maniant le gag avec une haute précision, sans doute acquise grâce à son expérience dans l’art du spectacle, « l’homme qui ne riait jamais » n’hésite pas à détourner des objets quotidiens de leur usage habituel pour établir un comique de situation perfectionné, en témoigne la légendaire scène du canon. Enfin, son ingéniosité s’incarne aussi dans les surprises qu’il réserve au spectateur, en ouvrant une fenêtre sur un fil narratif que l’on ne voyait pas venir, en amenant son personnage dans une situation inattendue et souvent salvatrice.
Le personnage de Johnnie Gray présente plusieurs similitudes avec une autre figure burlesque bien connue : Charlot. Par ses mimiques, ses gestes et sa maladresse, difficile de ne pas voir le reflet de ce jumeau qui a finit par le pousser dans l’ombre au fil des années. Une injustice qu’il faut d’ailleurs régler car ce tendre malchanceux suscite une empathie certaine, et on finit par s’attacher assez vite à son sort.
Il faut dire que sa promise, Annabelle Lee, lui en fait voir de toutes les couleurs, volontairement ou non. A la fois patriote et fière, cette jeune américaine aisée n’hésite toutefois pas à mettre les mains dans le charbon pour soutenir son partenaire après la bravoure dont il a fait preuve pour la secourir. Dans ce rôle féminin, Marion Mack, dont la carrière a été brutalement stoppée à l’avènement du parlant, s’implique pleinement dans son personnage et participe sans broncher à tous les gags imposés par Buster Keaton, dont la violence est parfois exagérée, caractéristique majeure du slapstick et du comique burlesque américain. Et bien qu’elle se retrouve malgré elle emportée dans cette aventure périlleuse, on ne peut s’empêcher de s’amuser en la voyant se démener avec les astuces hasardeuses de son vaillant compagnon.
Fidèle à un rythme bien mené, Buster Keaton livre ainsi la vision d’une nouvelle forme d’héroïsme, loin de celle des guerriers en sueur et aux mains tâchées de sang. Ici, le pauvre mécanicien fait preuve d’une bravoure sans faille alors qu’il se retrouve dans une situation qui lui est imposée, et se découvre des qualités que personne n’avait soupçonnées.
La mécanique keatonienne est en marche, et bien que le film ait été un échec à sa sortie, Le Mécano de la Général est aujourd’hui considéré comme un chef d’œuvre du septième art, et à juste titre. Premier film retenu pour constituer le fonds du National Film Registry, en 1989, il est également introduit à la 27ème place des meilleurs films américains de tous les temps selon l’American Film Institute, une gloire tardive mais méritée pour un film injustement négligé.
Un film muet absolument passionnant où les gags sont truculents et inventifs. Quant à Buster Keaton, il s'agit là d'une véritable révélation personnelle, génial acteur au visage si vivant que j'ai particulièrement apprécié découvrir. Une œuvre généreuse, qui prête à une franche rigolade, un sommet de la comédie burlesque. Hilarant, d'une grande fraicheur.
Beaucoup d'amateurs de cinéma semblent considérer Le Mécano De La General comme le premier film incontournable de l'histoire du cinéma. Et force est de constater qu'il a plutôt bien vieilli et que son humour reste universel. Il règne comme une forme de poésie dans le comique de Buster Keaton. La bande originale de la version rénovée de 2004, composée par Joe Hisaishi, colle vraiment bien au film et ajoute un petit plus. Au-delà du film burlesque qu'il est, Le Mécano De La General est aussi un film qui retrace un épisode authentique de la Guerre de Sécession ce qui lui confère une valeur historique. Même s'il comporte un caractère un peu répétitif sur la fin, n'hésitez pas à voir ce classique, c'est une valeur sûre.
Film marrant avec quelques bons gags. Un vrai classique du muet des poursuites en locomotive géniales, les mimiques de Buster Keaton sont sympas. L'histoire et le scénario sont excellents, à voir surtout pour les fans de cinéma burlesque et pour ceux qui aiment découvrir des films anciens rempli de charme.
Le duo Bruckman / Keaton signe ici une comédie d'aventures visuellement aboutie, au ryhtme soutenu et à la logistique réellement impressionnante pour l'époque, qui vous fera passer un agréable moment, même si l'on peut regretter un manque évident de folie et de prise de risque de la part d'un Keaton d'habitude bien plus suicidaire.
Vraiment décevant, quand on voit que les critiques presse donnent 5 étoiles !!!! Mais enfin, il n'y a quasiment aucun gag qui marche, bon, ils se font arroser à plusieurs reprises et le sabre se détache aussi à pmlusiurs rpriss...Et alors ? Oui, le rythme est bon, c'est bien filmé , mais là à en faire un chef d 'oeuvre , non .
Un très grand film ! Déjà, vous vous en doutez, c'est à mourir de rire. Et rien que pour ça, c'est déjà un film à voir absolument.
Mais, en plus, c'est un formidable plaidoyer contre l'absurdité de la guerre.
Une vraie leçon de cinéma.
Une question subsiste néanmoins : Buster Keaton était-il humain pour faire tout ça !
Mais, en plus, c'est un formidable plaidoyer contre l'absurdité de la guerre.
Une vraie leçon de cinéma.
Une question subsiste néanmoins : Buster Keaton était-il humain pour faire tout ça !
Tout a deja été dit, c'est un chef d'oeuvre de Keaton, plein de trouvailles et de bonnes idées. Film Culte qui se laisse voir et revoir sans aucuns soucis. A mettre en toute les mains!
Bien fait et compréhensible mais le scénario est un peu simplet.
Même si après tout cela ne raconte simplement qu'une course poursuite entre deux locomotives, le film est intéressant pour les gags visuels, les scènes comiques nombreuses et le talent d'acteur du héros. Je préfère encore davantage "les 3 âges"
C est presque fou de se dire que ce film a quasiment 100 ans. Au niveau de sa mise en scène il est d une grande modernité. Audacieux, risqué, ambitieux c est à la fois une comédie (dont on goûtera ou pas l humour) mais surtout un film d action entraînant, qui enchaine de manière régulière des cascades et des poursuites impressionnantes. Un film qui compte assurément dans l histoire du cinéma.
Il est difficile d'évoquer avec originalité un tel monument sur lequel tout ou presque a été dit. En 1926, Buster Keaton et Clyde Bruckman réalisaient "Le Mécano de la Générale", contant les mésaventures d'un cheminot durant la guerre de Sécession. Pourtant, malgré tout ce qu'il a pu représenter, c'est un ressenti en demi teinte qui domine. Les rires sont restés globalement absents lors du visionnage et les sourires assez rares. Les gags ont pris un plus important coup de vieux que chez Chaplin par exemple. Le film impressionne davantage par sa mise en scène spectaculaire ; la scène de la chute de la locomotive dans la rivière fut la plus onéreuse de tous les temps lors de la sortie du film. Un monument historique à découvrir.
L'histoire, les plans, l'humour, la musique, tout est excellent ! C'est du cinéma muet donc peu de dialogue et de la musique tout du long mais du génie dans la manipulation de la locomotive, des embûches, des effets spéciaux et de la prise de risque des acteurs. Je suis bluffé sur les scènes comportant plusieurs trains, des arrêts millimétrés, quelques chocs et des acteurs en action sur une locomotive en marche. Les prises de vues sont superbes et quelques unes sont de bonnes trouvailles, notamment celle du trou dans la nappe. J'ai adoré !
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