"Le Loup-Garou de Londres" est essentiellement réputé pour la qualité bluffante de ses effets spéciaux et de son maquillage. La transformation de l'Homme en loup est d'ailleurs impressionnante pour l'époque. En revanche, le scénario souffre de quelques incohérences, de lieux communs et d'idées pas toujours adéquates spoiler: comme celle des morts-vivants qui tourmentent notre jeune loup-garou . Ce n'est guère effrayant aujourd'hui mais on passe un moment sympathique dans ce qui est surement un des meilleurs films sur ce monstre mythique.
Quelle œuvre atypique que cet American Werewolf in London qui, dès son titre original, articule le film de genre avec la comédie musicale An American in Paris (Vincente Minnelli, 1951), référence d’autant plus pertinente que le scénario premier projetait l’intrigue non à Londres mais à Paris ! Il faut composer avec l’attente qui, compte tenu du thème, surprend d’entrée de jeu : les séquences de dialogues concurrencent les séquences de tension, souvent brèves et allusives spoiler: – on ne perçoit la créature que par des parties de son corps le temps de quelques petites secondes – de façon à perturber la tranquillité du récit qui refuse d’emprunter les chemins balisés. En quittant le sentier principal pour s’égarer dans la lande, les deux bourlingueurs prolongent cette sortie de piste déjà observée lors de leur arrivée dans un véhicule à bestiaux – là, le conducteur les déposait sans que ceux-ci ne consultent les panneaux, sans même qu’ils ne demandent la direction. John Landis s’efforce, au sein d’un hommage parodique au cinéma, d’appliquer esthétiquement l’égarement de ses personnages : la mise en scène n’obéit à aucune rigueur, capable du dépouillement le plus complet comme d’envolées lyriques superbes, la musique instrumentale d’Elmer Bernstein disparaît (sept minutes au total) au profit de chansons ayant toutes un rapport avec la pleine lune. La réalisation se consacre à l’auscultation de corps saisis en pleines transformations, spoiler: capte d’abord les doudounes bleue ou rouge avant de suivre la nudité animale de David figurée par les visions puis concrétisée dans l’appartement au rez-de-chaussée de la belle infirmière prénommée Alex . L’humour potache transparaît bien quand les portes d’un cinéma pour adultes sont franchis, derrière lesquelles spoiler: un faux film érotique est diffusé , quand un membre de la communauté médicale se montre maladroit, quand un rapide travelling dans les bouches du métro londonien laisse percevoir une affiche une affiche pour Airplane! (Jim Abrahams, David Zucker, Jerry Zucker, 1980) ainsi que pour spoiler: une production classée X … mais se subordonne aux enjeux sensibles des trois personnages. Une réussite audacieuse portée par des effets spéciaux saisissants.
Un bon film Fantastique écrit et parfaitement mis en scène par John Landis. Avec " Le Loup Garou de Londres ", il nous propose une fiction aux effets visuels spectaculaires, dans laquelle David Naughton interprète brillamment son rôle de monstre sympathique. Avec de belles pointes d'humour, le scénario somme toute assez classique, est parfaitement exploité par le réalisateur. Mixant habilement scènes d'épouvante et séquences classiques, John Landis nous distille un suspense savamment entretenu dans une ambiance glauque à souhait.
Du cinéma avant tout, Landis à bien compris le genre. Il nous en donne d’ailleurs les principales références. Son idée d’y associer le sous genre des ‘’morts vivants’’ est intéressante surtout pour mieux nous faire ressentir les rêves et la réalité à l’intérieur du film puisque les morts vivants sont réels du moins pour le héros. C’est beau à voir, toujours bien filmé avec de nombreux plans originaux. Landis ne s’encombre pas de prétextes pour faire du visuel qu’il réussit la plupart du temps comme la séquence dans le métro de Londres ou celle avec les ballons volés à un enfant. Toujours dans le même esprit il n’hésite pas à changer l’apparence de Jack ou celle de David en loup-garou qui devient un monstre à part entière au final. L’humour, voir la dérision sont présentes et atteignent un sommet lorsque tous les spectateurs d’un film pornographique se font exterminer dans la salle obscure coupée du monde mais sous le regard des acteurs de l’écran. Landis à beaucoup d’imagination pour notre grand plaisir et il a su choisir une jeune anglaise délicieuse de 29 ans, Jenny Agutter que l’on est heureux de ne pas voir mourir.
Une certaine brièveté explique sans doute le peu de développements sur les personnages secondaires et le contexte de l'histoire, qui aurait permis de nourrir encore un peu plus l'atmosphère du film. Vraiment concentré sur deux personnages et sur le cheminement menant à l'apparition de la Bête, le film de John Landis a fait date dans son emploi des maquillages horrifiques (réellement impressionnants même aujourd'hui) et apporté une nouvelle preuve, après les Blues Brothers, du talent de son auteur dans la gestion du rythme et de la dynamique des scènes, dans un genre tout à fait différent, glissant de l'amusement à l'effroi sans difficulté.
En 1969, John Landis est dans les Balkans. Lors d'un trajet en voiture, il passe à côté d'un enterrement. Le corps est enveloppé dans un drap blanc et recouvert de tresses d'ail. Le paysage est une vaste lande. Une vraie scène de classique de l'horreur à la Universal.
Cela va être un déclic pour le réalisateur : il va écrire un film rendant hommage aux vieux films de monstres. Et il va le réaliser.
Il lui faudra quelques décennies pour réaliser son ambition mais il le fera brillamment. Au point que Michael Jackson, impressionné à juste titre par la scène de la transformation du personnage principal en loup garou, s'adressera au réalisateur pour qu'il mette en boîte le clip de "Thriller". Rien que ça.
Effectivement, cette scène de la transformation en loup-garou, alors que l'on se situe au tout début des années 1980, est impressionnante ! On a du mal à comprendre les trucages. Il semblerait que ce soit un long travail de maquillage et de montage. La scène a dû être particulièrement compliquée à tourner mais le résultat est plus que convaincant.
Par cette seule scène, "Le Loup-garou de Londres" est devenu culte. C'est mérité. Il règne dans ce film un petit air suranné. Les acteurs surjouent, les dialogues sont assez datés et certains effets de réalisation sont dépassés. Mais il n'empêche que cela fait parti de son charme.
Pour ce qui restera son plus grand classique qui lui permettra d'embrayer sur le clip de "Thriller", John Landis nous mijote un sacré cocktail d'émotions, entre terreur et comédie, sans oublier d'être émouvant in fine ! Une extraordinaire relecture moderne et jubilatoire du mythe souvent meurtri du loup-garou, qui reste évidemment dans toutes les mémoires pour sa scène de métamorphose saisissante par sa crédibilité (avant Landis, personne n'avait eu la foutue idée d'avoir un loup-garou quadrupède !).
Découvert à peine au début de mon adolescence il est devenu depuis l un de mes films cultes . Je le vois assez souvent et c est une réussite du genre . La scène de métamorphose est toujours inégalée aujourd'hui. John Landis a réalisé un film qui dépasse les générations.
Un grand plaisir de revoir ce film culte de plus de 40 ans dans une version rescanner en HD et audio 5.1. Un John Landis inspiré. Après l’excellent Blues Brothers, il se lance dans la réalisation d'un film d'horreur. Des touches d'humours pas envahissantes et bien équilibré. Des effets spéciaux de qualité, la transformation en Loup-Garou deviendra le mètre étalon pour les années qui on suivit. Le fait de ne pas trop en montré fait que des années plus tard, même si le film à un peu vieilli, il reste tout à fait regardable même 42 ans après sa sortie. spoiler: Malheureusement les scènes de rêves avec des hommes armés portant des simple masque de loup garou sont un ridicule. ils auraient simplement pu leur mettre des maques de carnavals pour la symbolique qui auraient mieux vielli
Donc un classique et à apprécié, parfois avec un œil tolérant vu sont grand age, mais un incontournable du film de genre.
Excellent film de Loup-garou... Un scénario très classique mais qui dose avec perfection l'humour et un très bon suspense. un petit côté "Chiens de paille" à la sauce lycanthrope.
Un pastiche sur le thème du loup-garou à prendre au second degré, complètement décalé et saugrenu dans son écriture relativement décousue à l'image des dialogues risibles, bon enfant. Un film qui a pris un sérieux coup de vieux mais qui reste agréable à regarder notamment pour ses maquillages tout simplement magnifiques, quelques passages violents et gores contrebalançant avec d'autres scènes au ton plus léger, presque badin. Une mise en scène bien minimaliste mais absolument bien pensée pour l'époque pour au final un long-métrage sympa, sans prétentions qui m'a plusieurs fois fait penser au film de Sam Peckinpah "Les chiens de paille" pour sa peinture d'une Angleterre rurale sombre, froide. Surprenant.
Un excellent film d'horreur du grand réalisateur John Landis. Ce long-métrage a inspiré Michael Jackson pour son célèbre clip " Thriller". Une bonne dose d'humour noir. La transformation du loup-garou est bien faite. Le célébré Frank Oz joue un représentant des Etats-Unis. Le réalisateur fait même une apparition.
Dans ma série sur les loups-garous, il fallait bien que je m’arrête sur cet objet de cultes, signé John Landis. Tout y est croustillant ! En gros, le pitch de départ est le suivant : Deux jeunes vont se balader dans l’Angleterre profonde. Ils y font une rencontre regrettable et l’un d’eux se verra hospitaliser à Londres. Il se trouve un peu changé, effectivement. Le second degré est le maître mot dans cette comédie d’épouvante. Bourré de sous-entendus salaces et gentiment concon par moment, le film oscille entre un sentiment de « confort entre potes » et une ambiance fantastique. Cerise sur le gâteau, les effets spéciaux sont le top de ce qui peut se faire dans le genre (je parle du genre « à l’ancienne », sans le numérique) et impressionnent ! Un vrai bon moment !
John Landis est une sacrée découverte cinématographique ! Dès les premières images, on saisit l'univers particulier du réalisateur, et c'est jubilatoire ! Le film est l'histoire de deux jeunes amis (David et Jack) qui s'arrêtent à un bar d'un village montagnard, une nuit de pleine lune. Plusieurs manifestations étranges se produisent : pourquoi les villageois semblent hostiles ? Quel est cet étrange cri animale ? En sortant du bar, ce qu'ils croisent sur leur chemin va sceller leurs destins... Mêlant stéréotype, humour, émotion et action, ce film vaut certainement le détour avec une bonne dose de second degré ! Le loup garou est très réaliste et les costumes sont superbes ! Plusieurs scènes sont pour moi cultes, mais je vous laisse découvrir cette pépite ! A connaître !