Ce film est encore une fois (après l'excellent BLOODY SUNDAY) la preuve que seul Paul Greengrass est capable de réaliser un film-documentaire qui vous prenne véritablement aux tripes! Alors que le réalisateur hollywoodien de base aurait hésité entre le film super pathos et le message patriotique, nous avons ici la reconstitution ultra-réaliste, récréée quasiment en temps réels, des différents points de vue d'individus impliqués malgré elles dans les tragiques événements du 11 septembre 2001. Le résultat est à la fois du grand spectacle et une leçon d'histoire éprouvante!
Excellent film, qui nous coûte un tragédie à nulle autre pareil. Malgré un début (très) long à se lancer, la dernière demie-heure rattrape l'ensemble. Définitivement, l'Homme est capable du meilleur, comme du pire...
La dernière partie aura beau être poignante de réalisme, la première, bien plus longue, s'attarde sur un chaos administratif qui n'intéresse pas. Greengrass, brouillon, donne un film assez quelconque, répétitif et très facile. Jamais mauvais mais toujours très décevant.
Une belle grosse merde, ce film. Ca bouge tout le temps, à la fin surtout (au début, ça va encore), ce qui fait qu'on ne peut plus rien comprendre à la situation des personnages. Au lieu de faire "stress", ça fait complètement fouillis. Au début on est stressés parce qu'on s'attend au déclenchement des opérations dans l'avion. Or, quand ça arrive, c'est pathétique: les "terroristes" ont les boules, ils agissent sans réelle maîtrise d'eux-mêmes. Etait-ce vraiment comme cela que ça s'est passé? Quoi qu'il en soit, le discours est creux, c'est un film absolument creux, aucun dialogue digne d'intérêt, une enfilage de lourdeurs... Et avec tout ce foutoir, on n'a même pas droit à une fin "spectaculaire".
5 ans après les attentats du 11 septembre 2001, Paul Greengrass s'intéresse au vol "United 93", le seul des quatre appareils détournés à avoir manqué sa cible. Après le crash dans les tours du WTC, le réalisateur nous fait ainsi suivre en quasi temps réel le détournement du vol par les terroristes, la montée en tension chez les passagers, et le point de vue des autorités complètement larguées. En effet, une bonne partie du film est composée de scènes de crise, où les informations erronées et la mauvaise communication entre les différents services civils et militaires nuisent à leur compréhension de la situation. En parallèle de ce portrait réaliste et prenant, le dernier acte se centre sur les passagers, désespérés et déterminés à reprendre le contrôle de leur avion. Le tout est filmé caméra à l'épaule, avec une photographie style documentaire, et des acteurs peu connus, afin d'insister sur le caractère avéré des faits, et l'anonymat universel de ses protagonistes. En résulte un film qui prend aux tripes, et parvient sans mal à toucher son public.
Des quatre avions détournés le 11 septembre 2001, le vol 93 d'United Airlines est le seul à s'être crashé dans une zone non peuplée, bien loin des métropoles et des bâtiments symboliques. Il est aussi l'unique exemple de récit légendaire publié dans le rapport de la Commission 9/11 sur ce jour-là. Quoique les doutes et contradictions persistent autour des évènements survenus ce mardi matin, c'est cette version officielle qui a les honneurs dans la plupart des livres d'Histoire...et donc dans l'inconscient collectif. 2006 fut l'année de célébration des héros ordinaires du 11/09, de ceux qui rappelèrent le courage et l'altruisme dans les moments les plus désespérés. Oliver Stone rendit hommage aux policiers et pompiers dépêchés dans les tours du World Trade Center dans le film éponyme. Paul Greengrass a choisi lui de se concentrer sur le vol qui finira crashé dans un champ de Shanksville. Greengrass conserve la signature qui caractérise son cinéma. Pas de fresque ample, pas d'atermoiements, pas d'effets de manche. Le style est à vif, proche du documentaire, polarisé sur ces 110 minutes qui ont changé la face du pays (du monde ?). Si vous n'êtes pas un aficionado de la patte Greengrass (ce qui est mon cas aussi), sachez que Vol 93 se montre plus lisible que le foutoir nauséeux de certains Jason Bourne. La narration est sur la corde raide de la première à la dernière minute, et le film fait grimper la tension à mesure que les évènements dégénèrent en tapissant les écrans de télévision au passage. En contrepartie, cette efficacité sensorielle se paie au prix de personnages finalement peu caractérisés. Les comédiens sont tous profondément investis, et l'hommage aux passagers du vol 93 est poignant dans ses dernières minutes (malgré une "shaky cam" propre à coller la migraine), mais le traitement scénaristique qui leur est consacré est assez faible. Ce qui se révèle problématique puisque le long-métrage prend le parti de coller à la légende sur ce point précis. Il n'y avait donc aucun problème à donner de la place à ces héros/victimes pour exister. Pourtant la position de Greengrass est ambivalente. Si la partie consacrée au vol en lui-même est une interprétation des évènements, celle attachée au sol (aux tours de contrôle et de défense aérienne) fait preuve d'une parfaite reconstitution quant au chaos de la situation. Curieusement, c'est cette section que j'ai préféré. Le script n'élude aucune des informations cryptiques voir incohérentes qui se sont échangées entre des différents contrôleurs et fonctionnaires de l'armée totalement dépassés. Cette grosse moitié donne une idée du chaos s'étant abattu ce jour-là sans négliger le professionnalisme de ces hommes/femmes ayant tout tentés pour le maîtriser. Vol 93 est un requiem viscéral, quasi-organique d'un jour marqué par l'infamie mais où l'humanité put transparaître au milieu des fumées noires ayant ravagé les États-Unis. Qu'on soit partisan d'une théorie ou d'une autre, impossible de rester indifférent à cette orchestration presque symphonique de la pagaille. Il est cependant problématique que le film se révèle bien plus convenu dans sa version de l'attentat vu de l'intérieur du Boeing.
Retraçant un événement qui marqua durablement le monde entier, le film s'avère prenant, psychologiquement éprouvant, réalisé par un P. Greengrass qui a le sens du spectaculaire. Les points de vue depuis les tours de contrôle, des cellules de gestion du trafic aérien mais surtout depuis les passagers de l'avion détourné restituent avec réalisme la terrible catastrophe qui se prépare. le final est particulièrement angoissant!
Un film intelligemment mené, qui suit un crescendo émotionnel pour sombrer peu à peu dans la terreur et la pitié propres au registre tragique. Le choix d'acteurs peu ou pas connus confère une plus grande capacité d'identification au spectateur, pris par un suspense pourtant inexistant. Le dynamisme de la mise en scène reconnaissable de Paul Greengrass manifeste ici toute son efficacité sans sombrer dans le pur exercice de style. Intense et poignant.
5 ans après la catastrophe, "Vol 93" vient retracer les événements qui se sont déroulés le 11 septembre 2001, à bord du vol 93. À première vue, le sujet est donc extrêmement sensible, le long-métrage venant traiter de quelque chose qui est encore très frais dans la tête du public américain, et même dans celle du monde entier, au moment de la sortie du film. Le risque était donc de proposer quelque chose qui ne sache pas correctement aborder cet événement, et qui le dénature complètement. Mais bien heureusement, ce projet est une totale réussite. Pourtant, son approche est plutôt audacieuse, dans ce refus total de proposer un long-métrage où la fiction est très explicite. Hormis quelques séquences, on n'a jamais la sensation de voir un projet qui essaye de romancer cela, bien au contraire. Paul Greengrass a choisi de filmer son long-métrage comme s'il était un documentaire, et c'est ce qui en fait sa force. Le film ne propose que les faits, il ne va jamais chercher à rendre les Américains absolument héroïques ou à faire passer un message qui pourrait être mal interprété. Ce souhait, d'aller vers une imagerie fidèle à la réalité, est à saluer. Et dans le rendu, cela rend même le résultat encore plus impressionnant, car les séquences en deviennent vraiment glaciales à regarder, on se sent proche de ce qu'il se passe. Forcément, au niveau de la mise en scène, cela se traduit par une caméra à l'épaule pour quasiment tout le projet et une présence extrêmement discrète, voire absente, de la musique. Chaque séquence est donc extrêmement forte, on se sent emporté par cette tension. Dans la première partie du film, qui est assez naturelle et qui décrit simplement une routine qui s'installe pour nos personnages, notre connaissance des événements nous offre un sentiment assez particulier. Le fait de savoir la fin du film, alors que nous découvrons des personnages innocents et incapables de prévoir ce qui va se passer, rend le tout encore plus fort. Et quand arrive le basculement, le fait d'avoir un film qui respecte totalement ce que nous savons du déroulé des événements, amène à une ambiance encore plus forte. Quand on compare ce que propose le film, avec ce qui est réel, on se rend vite compte de la précision avec laquelle a été réalisé ce projet. On a donc un sentiment de voyeurisme malsain qui se dégage de ce long-métrage, jusqu'à une conclusion, et à un plan final, qui nous laisse une sensation extrêmement particulière en tant que spectateur. Cette approche amène certes à des problèmes si on essaye de prendre ce film comme un véritable film. Par exemple, nous n'avons aucune attache aux personnages et nous ne savons rien d'eux. Mais en vérité, même si on peut le souligner, peut-on le reprocher au film ? Très sincèrement, je ne pense pas. C'est le parti-pris qui a été choisi pour cette histoire, et je le trouve plus que légitime. Par conséquent, je vous recommande fortement ce projet. Il est assez exemplaire dans la manière de nous faire vivre ces événements, et c'est probablement l'un des meilleurs films "documentaires" que j'ai eu l'occasion de voir sur un moment aussi marquant de notre histoire. Pour conclure, un film pour ne pas oublier.
On ne les aime déjà pas, on les déteste encore plus avec ce film qui ne juge personne. Le suspens (entre parenthèse) est présent et le déroulement se montre assez réaliste. C'est une bonne petite production sur cette journée inoubliable. 3 bonnes étoiles. ----Juillet 2018----
Dur de rester indifférent avec un sujet aussi poignant que celui-là. Côté réalisation, pas de surprise, on retrouve le style habituel de Paul Greengrass dans ce "Vol 93" : caméra à l'épaule, réalisme de l'action exacerbé, il s'empare d'un fait divers tragique pour le retranscrire sous forme de docu-fiction. Et cela marche toujours aussi bien. La preuve : les personnages, que ce soient les passagers ou les terroristes, restent des êtres humains et sont en proie en doute, surtout au moment de passer à l'acte pour les terroristes. En outre la mise en scène nerveuse installe dès les premiers instants une atmosphère de tension quasi palpable et l'histoire puis le dénouement dramatique se déroulent conformément aux vrais évènements, ce qui donne à l'intrigue une puissance émotionnelle peu commune. Le casting est très bon et tout le monde joue de manière juste en évitant le pathos et autres absurdités (ce qui est relativement rare dans le genre). Pour finir, je rendrai hommage à ces passagers courageux se sont sacrifiés pour sauver des milliers d'autres personnes, leur sacrifice n'aura pas été vain. Émouvant et saisissant.
Les années passent et ces événements me laisseront toujours sans voix. Un film glaçant de réalisme, captivant, émouvant et tellement cruel... Jamais on ne pourra oublier ce jour là ! 4.5/5
Ce film, réalisé par Paul Greengrass et sorti en 2006, n'est pas mal du tout. Le film retrace les évènements du 11 septembre 2001 mais plus particulièrement ceux du détournement du vol 93. Je n'ai jamais vraiment vu de films à ce sujet même si j'ai évidemment connaissance du tragique attentat ce jour là. Cependant, je ne connaissais pas du tout l'histoire de cet avion qui détourné qui a réussi à éviter la collision avec l'objectif. Le film est apparemment plutôt fidèle à la réalité puisque le scénariste/réalisateur a prit le temps de s'intéresser à la véritable histoire en recueillant des témoignages etc., ce qui est donc d'autant plus intéressant. Cependant, je n'ai pas accroché sur toute la longueur du film, je l'ai trouvé long à certains moments, notamment avec les scènes se passant dans la tour de contrôle qui sont pour certaines certes intéressantes mais pas non plus indispensables. Je veux dire que si le film raconte la révolte des passagers du vol, autant faire un film en huis-clos, ce qui aurait été, à mon sens, beaucoup plus oppressant. J'ai en effet beaucoup aimé les scènes se passant dans l'avion car elles sont très réalistes et, je pense, fidèles à la réalité, ce qui en est d'autant plus marquant. Ne connaissant, avant de voir le film, pas du tout la véritable histoire, j'ai été assez surpris et choqué de la fin. En ce qui concerne la réalisation, j'avoue que les scènes se passant dans l'avion ont été bien gérées mais comme avec les "Jason Bourne" du réalisateur, je n'ai pas apprécié tous ses mouvements de caméra qui nous donnent plus le tournis qu'autre chose, ce qui est assez dommage. En ce qui concerne le casting, ce ne sont pour la plupart pas des professionnels (mis à part les personnages principaux) mais restent en tout cas très convaincants. "Vol 93" est donc un bon film mais qui aurait pu être mieux fait.