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Un visiteur
5,0
Publiée le 3 mars 2007
Emilio Estevez, fils de Martin Sheen et frère de Charlie Sheen, réussit brillamment son premier essai "derrière la caméra" : son film est épatant!
A travers quelques 22 personnages, il nous montre ce qu'a été la nuit du 4 juin 1968 durant laquelle le prometteur Robert Kennedy fut assassiné. Incarnant l'espoir, le changement, et le renouveau politique sous fond de guerre du Vietnam, sa perte a été un des plus grands chocs de l'histoire américaine. Tous les personnages, avec cet évènement bouleversant, vont remettre leurs vies en ordre et réfléchir à leurs priorités. Mêlant images d'archives et fiction, il nous plonge dans cette ambiance festive qui tourna vite au cauchemar. La mise en scène est parfaite, et jamais on ne perd le fil de l'histoire, tellement tout coule de source (la durée du film ne doit donc pas être un frein!).
Le casting est impressionnant, et à voir le film on comprend pourquoi : être dans ce film est aussi un acte politique tant ce portrait d'Amérique résonne avec la guerre en Irak d'aujourd'hui et ce qu'en pense l'opinion publique américaine. De plus, tous les personnages ont un profil psychologique étudié et développé de manière à construire aussi leurs propres histoires : la jeune fille prête à se marrier avec un ami d'enfance pour lui éviter de partir à la guerre, la chanteuse alcoolique odieuse avc son mari mais qui donne le change en public, ce mari prêt à totu faire pour elle jusqu'à ce que la goûte ne déborde du vase, ces jeunes sympatisants politiques faisant leurs premières expériences avec le toxiques, la femme du directeur d'hôtel délissée...
Un joli coup de projecteur sur un époque, et sur un moment lourd de conséquences pour l'histoire d'un pays et la vie des citoyens. PS : Noter bien le retour de Christian Slater qui, après quelques temps de passage à vide, revient sur le devant de la scène pour fêter ses 20 ans de carrière avec un rôle en or!
Dans Bobby d'Emilio Estevez chaque personnage, interprétés par une pléiade de magnifiques et grands acteurs (Anthony Hopkins, Demi Moore, Elijah Wood, Sharon Stone, Laurence Fishburne, William H. Macy, Helen Hunt, Christian Slater, Ashton Kutcher, Martin Sheen, Freddy Rodriguez,Joshua Jackson...) illustre les maux de la société américaine d'alors en pleine fracture identitaire : le racisme, la libération des moeurs, la drogue, la guerre... venant bouffer le quotidien, et auxquels l'image et la personnalité de Robert Kennedy venait apporter l'espoir d'un meilleur futur. Presque quarante ans après, ils pleurent toujours pour les mêmes causes. Espoir perdu ce fameux soir du 5 juin 1968. Malgré un début correct sans plus, dû à la multiplicité des personnages à suivre, la dernière demie heure est, quant à elle, extraordinaire, vibrant hommage à l'homme politique sur fond de plaidoyer contre la violence et la peur, avec "Sound Of Silence" de Simon & Garfunkel ... Besoin de rien de plus pour donner les frissons sur une sensation amère de gâchis et de désillusion sur le destin brisé de RFK, un brin utopique, mais qui sait où on en serait aujourd'hui s'il en avait été autrement hier.
Très bon film avec une pleiade de bons acteurs. C'est vrai qu'en France, nous connaissons tous l'assassinat de JFK car nous l'avons appris à l'école mais nous en connaissons beaucoup moins sur son jeune frère, Bobby Kennedy qui avait de grands projets pour l'amérique. Le réalisateur, Emilio Estevez que je connaissais pour un rôle de comique dans "alarme fatale", a vraiment "assuré" pour ce film mélangeant fiction et images réelles de Boby Kennedy. Si vous êtes curieux de la culture américaine, allez le voir !
Sur un thème qui aurait plu à Robert Altman, Emilio Estevez réalise un film très honnête, sans toutefois égaler le maître du film choral. Tous les personnages sont traités sur un plan dégalité, cuisiniers, employés, directeur, coiffeuse, clients, jeunes mariés, vieux veufs, vedette sur le déclin... tous sauf Bobby bien sûr. Cest un tableau de la société américaine de lépoque, pas un film politique sur lengagement du sénateur. Il y a donc des fanas de baseball, des jeunes gens qui découvrent les stupéfiants, dautres qui tentent déchapper à la guerre du Viêt-Nam, des vieux blasés de tout et dautres dévorant la vie Il y manque sans doute un ou deux affreux, aucun nest antipathique, ce qui affadit un peu tout le monde. On y parle de lamour, de la vie, de la mort. La mise en scène parvient à intéresser le spectateur à presque toutes ces micro-histoires, sans confusion, mais sans engendrer une véritable émotion : peut-être un peu trop classique, sans contrastes, sans tous les petits moments creux qui font souvent le charme de ce genre de film. Pourtant, les acteurs sont formidables, parfois à contre-emploi, toujours dune grande générosité. La dernière scène, celle du meurtre suivi de la panique et du désespoir, tranche sur les autres, grâce à une caméra qui semble enfin plus libre, captant des regards, des étreintes, des brisures. Grâce aussi à la voix-off, un discours vibrant de Bobby Kennedy, plaidoyer contre la violence et la peur, toujours dactualité, faisant passer quelques frissons.
Beaucoup de plaisir à replonger dans l'année 68. Evite les clichés tout en soulignant certains incontournables, tels la musique, les coiffures féminines chignonesques et le LSD. Demi Moore crève l'écran (pour utiliser un poncif). Une superbe oeuvre, décrivant l'histoire en marche tout en distanciation au travers de l'insouciance des personnages et de leurs préoccupations quotidiennes, mais renvoyant, sans forcer le trait, à la réalité actuelle de la politique américaine. La réalisation est parfaite. Le tout manque d'un certain souffle pour atteindre le status de chef-d'oeuvre.
En prenant pour thème les dernières heures précédant lassassinat du sénateur démocrate Robert Kennedy le 5 juin 1968 à Los Angeles, E.Estevez nous gratifie dun superbe drame politique en forme de huis clos. Si le fils aîné de Martin Sheen a mis très longtemps à accoucher de ce film, on ne peut que saluer le résultat remarquable de cette uvre forte qui, par le rappel des valeurs et des idéaux véhiculés en son temps par Robert Kennedy, a remporté une grande adhésion auprès du public américain. Le scénario ne réservant aucune surprise quant à son issue funeste, cest surtout par lexceptionnelle qualité de la mise en scène que ce film se distingue. E.Estevez immerge le spectateur dans latmosphère feutrée et intimiste, à la manière dun roman dAgatha Christie, de lhôtel Ambassador de LA, théâtre du drame qui va se jouer devant des dizaines dobservateurs. La réalisation est rendue particulièrement vivante par linsertion adroite, au milieu de la formidable galerie de portraits des multiples témoins, de rétrospectives télévisés et dimages darchives montrant le sénateur Kennedy en pleine campagne électorale. La conviction avec laquelle les différentes stars hollywoodiennes interprètent leur rôle respectif dans ce film est absolument frappante. DAnthony Hopkins à Helen Hunt, en passant par Sharon Stone, Demi Moore, Christian Slater ou encore William Macy, tous les protagonistes composant ce prestigieux casting réalisent à lunissons une magnifique prestation en forme dhommage rendu au politicien assassiné. La séquence finale qui met en scène la panique et limpuissance des figurants est tout à fait mémorable. Au moment précis où lattentat est perpétré contre le sénateur Kennedy, on peut lire dans les réactions et les regards des différents acteurs une perplexité puis une détresse telles que lon a véritablement la sensation dassister à un reportage en direct live des évènements. Un très bon film à valeur dhommage quil ne faut manquer sous aucun prétexte.
" La différence entre un bon et un mauvais trip dépend de sa disposition à se laisser aller..." Cette phrase tirée du film d'Emilio Estevez résume parfaitement l'impression que l'on ressent après avoir vu ce dernier. Le cinéaste nous livre ici un film troublant, déroutant, qui peut rappeler Magnolia de Paul Thomas Anderson, de par ses travelling avant qui suivent les personnages de dos, sous un angle à première vue anodin. La structure narrative évoque quant à elle Elephant de Gus Van Sant ( en effet, les deux films possèdent une intrigue s'étayant sur les évènements précédant un drame: la tuerie de Columbine dans Elephant et l'assassinat de Robert Kennedy dans Bobby ). Le film déroute surtout au niveau du propos, car dans Bobby, il n'est absolument pas question de traiter de politique ou de s'engager ( en cela, le titre du film est trompeur ). Non, il s'agit plutôt de rendre compte d'un ensemble de destins s'entremêlant les uns aux autres. Nous sommes donc très loin du JFK d'Oliver Stone, tant le film d'Emilio Estevez possède une structure narrative morcelée telle un patchwork, et refuse tout dogmatisme. Bobby n'a pas pour objectif d'instruire le spectateur, mais de l'émouvoir. Un assez beau film, drôle et émouvant tout à la fois, dont on ressort différent...
Un film choral politique très bien mené, même si il y a quelques petites longueurs, servi par une pléiade de stars, quand les jeunes étoiles montantes d'Hollywood (Freddy Rodriguez, Lindsay Lohan, Joshua Jackson, Mary Elizabeth Winstead, Ashton Kutcher, Heather Graham,...) rencontrent les plus grands acteurs d'Hollywood (Anthony Hopkins, Sharon Stone, William H Macy, Christian Slater, Demi Moore, Helen Hunt,...). Un film réaliste et touchant, très bien réalisé et avec une excellente qualité de narration.
Certains n'y verront sans doute qu'un film de plus avec des personnages aux destins croisés, mais j'ai personnellement été conquis par ce Bobby. Même si le film ne se focalise finalement qu'assez peu sur Bobby Kennedy lui-même, il n'n brosse pas moins de formidables portraits, une galerie de personnages tous particulièrement touchants, humains au possible. De plus, les dialogues sont savoureux et c'est finalement avec passion que l'on suit ce film qui passe à la vitesse de l'éclair avec une nostalgie qui touche et d'excellents tubes de l'époque. Enfin, on ne peut bien sur pas rester insensible à la galerie d'acteurs présentes dans ce film, littéralement impressionnante. C'est donc une belle réussite qu'a signé Emilio Estevez, et on ne restera pas insensible au personnage de Robert F. Kennedy, dont les images d'archives sont belles et émouvantes. On se sent d'ailleurs particulièrement concerné par toutes les belles phrases de son discours, qui résonnent toujours dans nos oreilles après notre sortie de salle. Quand humanité rime avec subtilité, ca vous donne un très bon film, et c'est Bobby.
Bien qu'assez simple dans la forme, "Bobby" d'Emilio Estevez est un très grand film dans le fond! Film assurément politique, il constitue aussi une excellente autocritique de l'Amérique de Bush! Emmené par une pleiade d'acteurs mythiques que l'on retrouve avec plaisir, "Bobby" se termine en apothéose avec un message qui vous remue les tripes. L'intérêt d'un tel message, c'est qu'il ne s'adresse pas uniquement à l'Amérique et à ses démons. C'est clairement un message universel qui reste plus que jamais d'actualité!
Le premier sentiment qui m'est venu à la fin de ce film est "le monde a raté quelque chose", quel gâchis la mort de cet homme, tout ces espoirs qu'il portaient pour toute une génération est vraiment bien retranscrite dans le film. C'est vraiment un superbe hommage à Bob Kennedy ( dont je ne connaissais pas l'histoire), ces discours sont magnifiques et tellement d'actualité encore aujourd'hui. La fin est à pleurer et très bien amenée. On sent pendant tout le film qu'il va se passer quelque chose, que la joie de son élection est trop belle, la tension dramatique est très bien faite. Tous les acteurs sont très convaincants, mention spéciale à la BO qui est magnifique. Juste un dernier mot pour dire que Bobby était un GRAND HOMME et un superbe film. A voir pour croire que oui les hommes de cette tramp, ça existe!!!
Bon film qui retransrit bien je pense les éspèrances qu'avaient les américain en Kennedy et j'ai donc pu me rendre compte de l'importance de cet homme, de l'influence qu'il aurait pu avoir sur tout un peuple dont j'avais entendu parler et qui est bien démontré dans ce film au casting impressionnant.
Incroyable, l'assassinat de Robert J. Kennedy 'est qu'un pretexte pour nous montrer la vie de différente personne dans la fin des années 60 et pour ceux qui ne connaissent pas ce qui s'est passé le film nous met complètement dans le contexte et nous renvoie à nos années et nous montre que l'on n'avance pas beaucoup et que les préocupations des gens est toujours la même aujourd'hui donc le film est tout simplement superbe. La pléiade d'acteur est incroyable, chaque personnage est intéressant, chaque histoire est intéressante, on a envie d'en voir plus sur la vie de ses gens là pour qui l'on connait peu de choses car le film doit naviguer d'une histoire à l'autre. Le message politique est le message que je rêve d'entendre aujourd'hui mais qui n'arrivera jamais.
Véritable réquisitoire contre la violence et la haine émanant de l'individu, Estevez dirige ce film chorale mené par une troupe gargantuesque d'acteurs célèbres tous impeccables, avec une maestria incontestable. Doublé d'une retranscription de l'époque bluffante, le film suit ces petites vies auxquelles on s'attache, au coeur de l'effervescence électorale, pour retranscrire une époque, tout en déballant son message humaniste et politique, au souffle épique. Un hommage à l'homme qu'était Bobby Kennedy, le portrait d'une Amérique pleine d'espoir désanchantée, un récit pertinent au milieu de son anodinité, qui tire tout de même un peu sur les longueurs, seule ombre au tableau ...