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Gardienne de la Galaxie 1975
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4,0
Publiée le 12 décembre 2012
J'ai tout simplement adoré ! quel humour IMPLACABLE ! On se marre vraiment ; pourtant fondé sur des thèmes tels que la foi Dieu ou graves tels Hitler le néo-nazisme, ce film est renversant de cynisme et d'humanité. Et là tout prend une tournure à chaque scène, chutes totalement imprévisibles de poésie de signes et même d'enchantement. Quelle singularité ce film et quelle belle réflexion sur l'endoctrinement et ...une simple "tarte à pomme" :-) 4/5 pas volée la note !
Un film completement barré avec un scenario incomprehensible et une galerie de personnages tous bizarre les uns que les autres.Le cinema Danois nous a habitué ces dernieres années a des oeuvres originales et decalés (Les Bouchers Verts du meme realisateur par exemple) mais la franchement ca depasse tout ,dommage que les dialogues et les situatons proposées soient si ennuyeuses et sans la moindre trace (en tout cas a mes yeux) de cette humour typiquement Nordique.Le fait que je n'ai pas accroché a ce film vient sans doute aussi d'un scenario tout entier axé sur la religion et la redemption des etres.Dommage egalement pour la qualité des acteurs ,par contre aucun regret pour le doublage catastrophique !!!
Dernier film en date du réalisateur danois des « Bouchers Verts », « Adam’s Apples » est un film qui joue sur le territoire malheureusement beaucoup trop jalonné de l’humour cynique et provocateur. Il raconte l’histoire prétexte d’Adam, un néonazi (sic) qui sort de prison pour un stage de rééducation chez un pasteur, sas de décompression obligatoire avant de regoûter à la liberté. Méchant comme une teigne, tatoué, le portrait d’Hitler sous le bras, il tombe au beau milieu d’une communauté loufoque gérée par un prêtre complètement à l’Ouest, Ivan, qui, pour le responsabiliser, lui confie la garde du pommier et la confection d’une future tarte aux pommes. Sur un canevas aussi ambitieux que celui-ci, le réalisateur multiplie les provocations et les tentatives d’humour trash. Et, bien sûr, il y rajoute du sens : le pasteur débloque car il se faisait violer par son père, sa femme s’est suicidée et son enfant est un légume ; le néonazi s’avère bien plus sympa que ce qu’on pensait au départ et va évidemment changer d’orientation politique et devenir un parfait gentil. Bref, sous ses airs branchés, « Adam’s Apples » est un film cliché, convenu, et réalisé comme un spot publicitaire.
Un film bourré d'humour noir et complètement décalé, chose que je n'apprécie qu'à petites doses; donc j'ai bien aimé le début, le postulat de départ est original, mais le film a tendance a s'enliser et donc à être moins drôle vers la moitié, dommage, ça partait bien.
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0,5
Publiée le 3 juillet 2020
Adam's Apples est un film inhabituel dans lequel vous n'aimez instantanément aucun des personnages. Le pasteur d'une église sans congrégation est moralisateur. La vie lui a donné une longue série de cruautés : un père qui l'a violé à plusieurs reprises, une femme qui s'est suicidée, un fils catatonique, une tumeur cérébrale en phase terminale et des travailleurs qui l'ont battu. Il traite tout cela avec un déni chrétien exagéré. Il ment à une femme dont le fœtus est susceptible d'être handicapé utilisant sa propre expérience malheureuse. Ce déni rend fou son travailleur nazi skinhead qui tire au pistolet sur des gens par caprice. Un autre est grossièrement obèse, il y a aussi dans le film, un pervers et un kleptomane. Puis le messager glorieux magique a une fin heureuse hautement improbable rendue possible par une intervention divine ??? Le message est effrayant et dégoûtant que Dieu existe en quelque sorte et que tout est parfait malgré ses bricolages sadique. Le film contient également des scènes de tueries inutiles de gens, de corbeaux et de chats. Dommage que l'on ne puisse pas noter en dessous de zéro...
Un autre délire cinématographique du très intéressant Anders-Thomas Jensen qui déborde d'imagination pour écrire des scénarios des plus originaux pour des réalisations des plus troublantes. Tout est dit dans le synopsis, il n'y a plus qu'à se poser dans le canapé et admirer l'interprétation de Mads Mikkelsen et ses collègues dans des dialogues de dingue et des situations plus loufoques les unes que les autres autour de la religion, de la morale et d'un gâteau aux pommes...
c'est agréable d'être surpris au cinéma ici on a affaire à un scénario absurde avec des personnages totalement barrés pourtant le ton est si particulier qu'on y croit plus que certains films dits réalistes. Humour et sensibilité sont au rendez-vous.
Petit bijou de comédie noire danoise qui oscille entre farce absurde et méditation métaphysique à travers la confrontation entre un néo-nazi en réinsertion et un pasteur à la foi inébranlable, interprétés par l’excellent duo Mads Mikkelsen//Ulrich Thomsen. 3,75
Crâne rasé, croix celtique tatoué à l'avant-bras, portrait d'Hitler en poche, Adam (Ulrich Thomsen) est un néo-nazi qui vient d'être relâché de prison. Ivan (Mads Mikkelsen), un pasteur qui collabore à un programme de réinsertions d'anciens prisonniers, l'accueille dans sa cure, où il rejoint trois autres marginaux : un ex-tennisman obèse et alcoolique, un immigré pakistanais braqueur de stations-services et une travailleuse humanitaire enceinte et dépressive.
En 2003, Anders Thomas Jensen tournait "Les Bouchers verts", mettant en scènes deux bouchers faisant commerce de viande humaine. La recette - si l'on ose dire - était excellente, mélange d'humour très noir et de fable sociale. Deux ans plus tard, il récidivait avec "Adam's Apples" (dont on se demande pourquoi diable le traducteur le sort sous son titre anglais) que j'avais raté à sa sortie et que je regarde en DVD confiné deux décennies plus tard.
Les ingrédients sont quasiment les mêmes que dans "Les Bouchers verts" - viande humaine et cannibalisme en moins : humour pince sans-rire, cynisme, critique au karcher de certains travers de la société danoise protestante et hypocrite. Sans parler du jeu excellent des deux acteurs : Ulrich Thomsen révélé par Lars von Trier et Mads Mikkelsen, ici à contre-emploi, qui, depuis, a fait la carrière hollywoodienne que l'on sait. Mais la sauce ne prend pas aussi bien.
Certes, "Adam's Apples" évite le boulevard convenu qu'on redoutait qu'il emprunte : la noirceur de l'âme d'Adam le néo-nazi s'attendrira au contact de la bonté angélique d'Ivan. Il préfère emprunter un chemin de traverse surprenant : Ivan va s'avérer encore plus frappadingue, plus traumatisé qu'Adam, obligeant celui-ci à amender sa vie et faire taire sa haine.
Pour autant, une fois que le film est engagé dans cette voie, aussi cynique et ironique soit-elle, il ne fait ni rire suffisamment ni n'émeut assez pour qu'on y trouve jusqu'à son terme prévisible beaucoup d'intérêt.
Adams Æbler, comme les autres réalisations de Anders Thomas Jensen, compose un microcosme où évoluent des personnages en marge de la société en raison soit de leurs convictions, soit de leur passé, soit de leur mode de vie, personnages qu’il s’agit donc à la fois de singulariser et de banaliser en ce que leur décalage trouve ancrage dans un cadre réaliste. Le présent film se saisit de la notion d’aveuglement en l’appliquant d’abord au nouveau venu, ensuite au responsable de la communauté, enfin à leur entourage, prend des allures de parabole biblique détournée : le personnel religieux de l’église, censé incarner la rédemption ainsi que les valeurs chrétiennes, s’avère tout aussi spoiler: diabolique que le détenu néo-nazi accueilli de sorte à redistribuer les cartes de leur caractérisation à mesure que la lumière se fait sur chacun des protagonistes. La frontière entre le Bien et le Mal tend à disparaître au profit de discours moralistes en opposition avec les actions accomplies ; de même, le comique dépasse le politiquement correct en investissant des territoires dangereux (spoiler: le handicap, l’avortement, le cancer etc. ) avec une pertinence et une irrévérence variables. Car une fois le dispositif mis en place sonne l’heure de la répétition d’une formule amusante mais prévisible, appliquée à saisir les ruptures de ton et à faire jaillir le sang de façon automatique. Nous retiendrons l’ambiguïté du pasteur Ivan, qu’interprète malicieusement un Mads Mikkelsen soucieux de jouer avec son image de dur à cuire taiseux, reconverti en homme de foi aveuglé par ses traumatismes.
A l'instar de son précédent film, "Les bouchers verts", Anders-Thomas Jensen nous déballe une histoire absurde à l'humour noir appréciable. Quoi de plus sympathique, également, que de retrouver Mads Mikkelsen dans un de ces personnages loufoque qu'il a souvent incarné au cinéma. "Adam's apples" fait partie de ces comédies atypiques peu médiatisées sur nos terres mais qui méritent pourtant une plus grande attention.
Original et surprenant. Un film qui sort vraiment des sentiers battus. Le même humour non conventionnel qu'un autre film danois, « Direktor » de Lars Von Trier, mais sans les contraintes de réalisation du Dogme. Néanmoins, côté réalisation, c'est assez pauvre, les décors sont souvent assez sommaires, limite téléfilm de chaîne du câble ou AB production (selon vos (dé)goûts et vos souvenirs personnels) et il y a, après un très bon début, une baisse de rythme qui aurait pu être évitée. Heureusement qu'il y a ce genre d'ovnis cinématographiques pour surprendre le spectateur et rafraîchir le métier de scénariste de film.