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SebD31
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5,0
Publiée le 25 mars 2009
Un chef-d'oeuvre de Bergman, décrivant à merveille la passion, puis le déchirement d'un couple se cherchant. Plastiquement splendide et infiniment profond.
Peut-être le premier grand Bergman, où le cinéaste l’emporte sur l’homme de théâtre. Dès les premières scènes, on est impressionné par le choix des plans, les mouvements de caméra et le montage. Comme ensuite par les images de la nature lumineuse de l’été Suédois. Cette forme soignée est au service d’une histoire simple : deux adolescents tombent amoureux, rompent avec la vie sociale « normale » pour vivre une relation idyllique le temps d’une saison, puis sont ramenés à la réalité des contraintes de la vie, des travers de la personnalité et des difficultés relationnelles. On peut voir sous cette trame le résumé ou le symbole de l’itinéraire affectif de beaucoup d’hommes et de femmes ; Bergman y met la conscience et le souvenir positif, dans une fin magnifique, des moments de félicité absolue d’un idéal éphémère. C’est beau d’avoir pu vivre un rêve.
Histoire simple et très classique d’une idylle estivale dont on devine d'avance que l'issue ne sera pas heureuse, tant le caractère de ces jeunes gens est passionnel et réactif, elle en féline écorchée vive qui aime trop la liberté pour s’attacher, lui en ado mal dans sa peau qui veut jouer au dur. La fin pessimiste de cette ode à l’amour est inéducable. Bergman filme superbement ce rêve d’amour libre et sauvage dans une nature généreuse. La mise en scène est remarquable, la photographie est sublime, et l’actrice rayonnante.
Une ode à Stockholm, d'une part, puis à une nature généreuse, accueillante ; Une ode à l'amour, avec ses déboires inéluctables, mais avant tout une ode à Monika, Harriet Anderson, tout simplement rayonnante. Bergman montre ici que l'amour comme la liberté ne sont pas durables, qu'un millier d'autres facteurs existent pour les détruire. L'amour libre, il est beau, enviable, mais éphémère évidemment. Au final Harry aime Monika, mais Monika aime la liberté. "Monika" (1953) ou l'histoire de la vie, en pleine jeunesse, les tracas familiaux, le premier amour, la paternité, le travail et une fin jamais bien heureuse.
Modernité de la mise en scène, modernité du jeu des acteurs, modernité des thématiques abordées et de la façon dont elles sont traitées,... «Monika» est un jalon important dans le cinéma européen des années 50, dans le sillage du néoréalisme italien et source d'inspiration pour tout un pan de la Nouvelle Vague, Jean-Luc Godard en tête. Ingmar Bergman s'interroge une fois de plus sur le couple, de ses innocents et passionnés débuts à la réalité de la vie active et de la vie de famille. Harry et Monika sont deux êtres en marge de la société, l'un a toujours été seul tandis que l'autre, au contraire, à toujours vécu entourée voire étouffée par les autres. Quittant leurs emplois respectifs, ils décident de partir sur une île pour passer l'été. Isolés, plus amoureux que jamais, ils vivent un été de rêve (entrecoupé toutefois de rapines et d'une violente altercation avec un vagabond). Mais Monika tombe enceinte et il leur faut regagner la civilisation et la ville pour espérer survivre, seulement si Harry redouble d'efforts dans son nouveau travail, motivé par sa famille à nourrir, Monika reste à la maison et se languit de leur amour passé. Amour passionnel et amour « rationnel » sont ici confrontés, sans qu'un quelconque jugement de valeur soit émis de la part du cinéaste. Idem pour la conduite erratique des deux amants. Si l'on ajoute quelques scènes de nudité on comprend qu'un tel film ait pu choquer les esprits bien-pensants de l'époque. Même aujourd'hui on reste surpris par le regard-caméra d'Harriet Andersson, à la fois orgueilleux et angoissé, mélange de dédain et d'appel à l'aide. Sans compter une photographie sublime, des cadrages toujours aussi magistraux, une caméra audacieuse, de magnifiques plans contemplatifs, un travail sur le son remarquable,... Bien des qualités qui font de «Monika» un Bergman (de plus) à voir! [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Monika est un chef d’œuvre. C'est un film d'une puissance morale incroyable. Le personnage Monika pourrait être caractérisée par une belle rose avec des épines. Belle, mais tellement irresponsable. Ce film en noir et blanc conduit à une plasticité bien singulière on garde en image des plans comme celle où Harry conduit son bateau avec Monika seins nus allongé sur la coque. Cette relation entre Monika et Harry commencent d'amour et d'eau fraiche et se détruit dès la naissance de leur enfant. C'est un film sur l'Amour qui se transforme lorsque le couple vit à 2 et qu'il se modifie lorsqu'il y a la venue d'un enfant. Ce couple montre une certaine réalité de ce que peuvent vivre plusieurs hommes et femmes. Bergman est un réalisateur qui arrive à faire ressentir des émotions profondes chez l'individu par cette histoire d'Amour qui touche qui fait du Bien et du Mal comme la vie peut le faire. Un film puissant moralement à voir et à revoir pour essayer de déceler tout les rouages d'un Amour qui fait Mal.
Que Bergman soit mort le même jour qu'Antonioni est un hasard assez curieux, car on peut sans problèmes établir des ponts entre les deux oeuvres. Et les amoureux ont rarement le beau rôle, que ce soit "l'avventura ou "la nuit" chez Antonioni, ou dans ce "Monika". Car si au début tout est idyllique, les deux êtres esseulés trouvant leur salut dans un voyage, on devine d'avance l'issue de cette escapade. Trouble fêtes, les autochtones, le climat, les caractères qui évoluent. Bergman livre un portrait de LA femme, belle mais aussi, hystérique et volage. Plus le poids des responsabilités et des contraintes, il n'en faut pas plus pour tuer l'amour. L'amour, malmenée dans cette chronique désenchantée. A la volatilité des sentiments opposent ces paysages statiques, la beauté figée préférable à la beauté en mouvement. Que reste-t-il de l'amour d'ailleurs? Quelques souvenirs érotiques, bien maigre récompense comme l'apprend à ses dépend l'ouvrier rêveur qui accompagne Monika dans sa fuite. Bergman cristallise la désillusion amoureuse dans le regard de Monika, ce plan de face qui s'assombrit progressivement, un monument à lui tout seul. Je trouve assez désolant que l'on parle d'onanisme cérébral concernant Bergman car sa politique, celle des auteurs véhiculent des messages auquel on adhère ou pas, mais qui conserve des qualités formelles et surtout scénaristiques qui n'ont pas vieillis.
Bon voilà ma première note aussi basse. Pourtant pas mon genre mais là !! Dans le cadre d'un cours de philo on nous emmenes voir ce film. Et le sommum de l'ennui m'apparait. Sans aucun doute c'est bien filmer mais le scénario me semble poussif. il est certain que certain trouveron ce film magnafique il l'est sans aucun doute. Mais pour jeune peut etre un peu candide prefere prendre les choses a la rigolade pour ne pas sombrer dans la depression chronique.
Monika illustre le malaise dune société prisonnière de lusine et éprise de liberté. Dans leur fuite du monde adulte et de la ville ouvrière, les deux amants se réfugient du côté de la nature, qui leur apparaît plus civilisée et offrant un meilleur présent que ce quils avaient connus. Evidemment après quelques semaines dune vie magique, le rêve nest pas éternel, et la triste réalité les rattrape bientôt. Essayant de saimer malgré tout, leur relation est vouée à léchec. On retrouve dans Monika (Harriet Andersson) une scène danthologie : un regard caméra, où on sent sexprimer tout le mal-être dune époque et la provocation de la jeunesse révoltée. Les images sont simplement sublimes, et on ne peut que sincliner devant la réalisation dIngmar Bergman. Bien sûr, aujourdhui, le film paraît un peu âgé, et certaines scènes « ridicules », mais lidéal de la jeunesse est resté le même en un demi-siècle : le grand amour, but à la fois ultime mais utopique (mais il faut quand même croire à cette belle utopie), et cest ce qui rend Monika intemporel. A voir au moins une fois dans sa vie.
fantastique! Un miracle du 7ème art! Monika est un film sur l'amour, la liberté, et leur incompatibilité avec notre existence. La première moitié de ce chef-d'oeuvre nous montre le rêve de la jeunesse: par le thême de l'évasion sur une île et par les plans qui sont d'une qualité rarement atteinte au cinéma. Igmar Bergman met alors en scène un retour à la réalité dont il a le secret: la ville, ses nouveaux besoins et contraintes... fait s'écrouler ce qu'il y a de beau en l'humain. La jeune femme Monika suivra toujours la voix de son coeur, sans jamais masquer ses rêves, ce qui demeurera incompatible avec la réalité de l'homme actuel, destiné par ses besoins à suivre la voix du conformisme. Un film pessimiste à voir absolument, ne serait-ce juste pour admirer l'image.