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Qui est le film ?
Deux ans après Shaun of the Dead, Edgar Wright retrouve Simon Pegg et Nick Frost pour la deuxième entrée de ce qu’on appellera plus tard la Trilogie Cornetto. Hot Fuzz paraît d’abord comme un simple prolongement du précédent : un détournement de genre, cette fois du buddy movie policier où sous la parodie se cache une mécanique critique redoutable. Wright quitte le Londres post-apocalyptique pour le calme d’un village anglais, Sandford, où l’ordre règne si parfaitement qu’il finit par sentir la mort.
Que cherche-t-il à dire ?
En surface, Sandford est un modèle d’harmonie, mais Wright le filme comme une dystopie bucolique où la quête de perfection devient justification du meurtre. Nicholas Angel, policier modèle exilé pour excès de zèle, devient l’élément perturbateur d’un équilibre fondé sur la suppression des « anomalies ».
Par quels moyens ?
Wright imite les codes du cinéma d’action américain (ralentis, explosions, gunfights chorégraphiés) pour en révéler une autre dimension. À Sandford, ces postures héroïques deviennent ridicules : on tire sur des vieillards, on dégaine dans une ruelle vide. En surexposant les tics de mise en scène hollywoodiens, Wright les vide de leur glamour.
Le montage enchaîne les cuts on action avec une précision métronomique : signatures de rapport, coupes de cheveux, serrages de ceinture, la routine policière devient un ballet tordant. Ce tempo frénétique, d’abord comique, traduit aussi la manie de contrôle de Nicholas Angel.
La relation entre Nicholas Angel et Danny Butterman (Nick Frost) rejoue la dynamique du buddy movie (l’hypercompétent et le naïf) mais Wright la tord. Leur amitié, d’abord improbable, devient apprentissage de la vulnérabilité. Angel apprend à lâcher prise, Danny à penser.
Wright utilise le comique pour désamorcer la glorification de la violence. Chaque gag, chaque réplique, fonctionne comme un contrepoint à la dramaturgie héroïque. L’ironie ne sert pas à moquer mais à décaper : elle fait apparaître ce qui, derrière le rire, reste monstrueux. Le rire n’est plus une fuite, mais un moyen de percevoir la faille.
Les crimes commis par les villageois ne sont pas passionnels mais bureaucratiques. Ils tuent pour maintenir la qualité de vie. Wright filme ces exécutions avec la même rigueur plastique que les concours floraux ou les cérémonies locales. C’est l’un des gestes les plus percutants du film : la forme se contredit elle-même. L’ordre esthétique révèle le désordre moral. La beauté du cadre devient complice du crime.
Où me situer ?
Hot Fuzz n’a pas besoin d’une explicitation de la violence : il la met en scène, l’imite, puis la retourne contre elle-même. Ce que je trouve plus fragile, c’est la fin : la réconciliation finale adoucit la cruauté du propos. On rit encore, on applaudit la restauration de l’ordre, alors même que le film a montré que cet ordre est vicié. Peut-être est-ce volontaire, une ironie supplémentaire mais elle brouille le geste critique.
Quelle lecture en tirer ?
Sous la drôlerie, le film montre comment les communautés s’inventent des mythes pour légitimer leur violence. Le rire, ici, n’annule pas la gravité : il la rend supportable, donc visible. Wright filme la propreté comme une pathologie, l’efficacité comme une dérive morale. En riant des clichés du cinéma d’action, il en révèle la pulsion d’ordre et la peur du désordre.
Deux ans après Shaun of the Dead, Edgar Wright retrouve Simon Pegg et Nick Frost pour la deuxième entrée de ce qu’on appellera plus tard la Trilogie Cornetto. Hot Fuzz paraît d’abord comme un simple prolongement du précédent : un détournement de genre, cette fois du buddy movie policier où sous la parodie se cache une mécanique critique redoutable. Wright quitte le Londres post-apocalyptique pour le calme d’un village anglais, Sandford, où l’ordre règne si parfaitement qu’il finit par sentir la mort.
Que cherche-t-il à dire ?
En surface, Sandford est un modèle d’harmonie, mais Wright le filme comme une dystopie bucolique où la quête de perfection devient justification du meurtre. Nicholas Angel, policier modèle exilé pour excès de zèle, devient l’élément perturbateur d’un équilibre fondé sur la suppression des « anomalies ».
Par quels moyens ?
Wright imite les codes du cinéma d’action américain (ralentis, explosions, gunfights chorégraphiés) pour en révéler une autre dimension. À Sandford, ces postures héroïques deviennent ridicules : on tire sur des vieillards, on dégaine dans une ruelle vide. En surexposant les tics de mise en scène hollywoodiens, Wright les vide de leur glamour.
Le montage enchaîne les cuts on action avec une précision métronomique : signatures de rapport, coupes de cheveux, serrages de ceinture, la routine policière devient un ballet tordant. Ce tempo frénétique, d’abord comique, traduit aussi la manie de contrôle de Nicholas Angel.
La relation entre Nicholas Angel et Danny Butterman (Nick Frost) rejoue la dynamique du buddy movie (l’hypercompétent et le naïf) mais Wright la tord. Leur amitié, d’abord improbable, devient apprentissage de la vulnérabilité. Angel apprend à lâcher prise, Danny à penser.
Wright utilise le comique pour désamorcer la glorification de la violence. Chaque gag, chaque réplique, fonctionne comme un contrepoint à la dramaturgie héroïque. L’ironie ne sert pas à moquer mais à décaper : elle fait apparaître ce qui, derrière le rire, reste monstrueux. Le rire n’est plus une fuite, mais un moyen de percevoir la faille.
Les crimes commis par les villageois ne sont pas passionnels mais bureaucratiques. Ils tuent pour maintenir la qualité de vie. Wright filme ces exécutions avec la même rigueur plastique que les concours floraux ou les cérémonies locales. C’est l’un des gestes les plus percutants du film : la forme se contredit elle-même. L’ordre esthétique révèle le désordre moral. La beauté du cadre devient complice du crime.
Où me situer ?
Hot Fuzz n’a pas besoin d’une explicitation de la violence : il la met en scène, l’imite, puis la retourne contre elle-même. Ce que je trouve plus fragile, c’est la fin : la réconciliation finale adoucit la cruauté du propos. On rit encore, on applaudit la restauration de l’ordre, alors même que le film a montré que cet ordre est vicié. Peut-être est-ce volontaire, une ironie supplémentaire mais elle brouille le geste critique.
Quelle lecture en tirer ?
Sous la drôlerie, le film montre comment les communautés s’inventent des mythes pour légitimer leur violence. Le rire, ici, n’annule pas la gravité : il la rend supportable, donc visible. Wright filme la propreté comme une pathologie, l’efficacité comme une dérive morale. En riant des clichés du cinéma d’action, il en révèle la pulsion d’ordre et la peur du désordre.
Tout simplement un chef d'oeuvre d'action et d'humour mené de main de maître par un duo incroyable,je ne vois rien d'autre à ajouter si ce n'est que je vous invite à regarder également Shaun of the Dead et le dernier Pub avant le fin du monde pour vous permettre de voir comment ce duo exceptionnel a marqué le cinéma anglais
Après le film de zombie, le réalisateur Edward Wright signe une parodie du Buddy-movie décomplexée et déjantée. Mélangeant avec osmose l’humour et l’action, le récit permet de retrouver le duo Simon Pegg – Nick Frost fonctionnant toujours aussi bien à l’écran. Avec des dialogues mordants, un humour caustique dans sa première heure et une dernière partie axée action explosive tout en multipliant les références, le cinéaste confirme son talent aussi bien d’écriture que de mise en scène.
Comédie policière britannique très réussie, mêlant humour décalé, scènes d’action bien menées et un duo d’acteurs charismatiques. Une satire amusante des clichés du genre, avec un rythme dynamique et un bon équilibre entre suspense et rire.
Vraiment un très bon film avec du gores mais pas dérangeant des blagues de l'intrigue tout je recommande
Moi, j'aime l'Angleterre. Et notamment son cinéma qui, même s'il n'a pas jamais été le plus productif, peut se targuer d'un patrimoine très riche. Malheureusement, des films comme "Hot fuzz" lui font honte. Où donc a pu passer ce si délicieux humour anglais ? Je vous le dis tout net : il s'est américanisé. Pour finir de prouver ce virage à 180 degrés, on y ajoute une petite couche de gore absolument inutile. Et aucune réplique sarcastique, pourtant habituellement prisées par nos voisins d'Outre-Manche. Et sinon ? Pas ou peu de rythme. Et j'en viens au clou du spectacle : le final. Lequel aurait pu être facilement délirant et nous sortir de notre léthargie, peine perdue. Le truc se prend tellement au sérieux que ça ne marche pas. Pour le coup, je me mords les doigts d'avoir été aussi sévère avec le "Braindead" de Jackson. Et pour bien finir de nous achever, il faut se farcir un montage épileptique absolument infernal, tout à fait digne d'une grosse production hollywoodienne. Comme le disait si bien Coluche : circulez, y a rien à voir !
Le flic sérieux qui intègre une brigade de blaireaux, dans un patelin pommé. Concept divertissant, parsemé de situations comiques en tout genre, qui détourne les films policiers à travers une enquête pas crédible pour deux sous. Les amateurs d'humour britannique riront bien.
Après un début assez lent et laborieux, "Hot Fuzz" se révèle être un film très sympathique mélangeant deux super acteurs. Avec un excellent mélange des genres, Edgar Wright réalisé un film un peu moins bon que "Shaun of the Dead", même si vraiment réussi.
Film mélangeant la comédie et l'horreur. Les gags sont réussis.
J’adore ce film. La réalisation est au petits oignons c’est drôle, c’est carré , on valide. Dans le genre humour à l’anglaise film d’action dans un petit patelin il est génial
Un bon film avec de m'humour, attention il faut aimé l'humour plutôt lourd avec des comiques de situation, mais c'est un très bon film du dimanche !
Des flics, des slashers et des glaces.
Après avoir réalisé le genial Shaun Of The Dead Edgar WRIGHT revient sur une toute nouvelle histoire dans la saga Cornetto.
Cette fois ci nous changeons le côté post apocalyptique pour passer dans un thriller.
J’ai passé un bon moment devant mais je trouve quand même que c’est long à venir, les personnages sont pas spécialement attachants, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire mais une fois qu’on est dedans c’est très bien.
Côté acteurs nous retrouvons plus ou moins les mêmes acteurs que dans le précédent dont notamment les acteurs principaux Simon PEGG et Nick FROST.
Mon verdict est que Hot Fuzz est un film de qualité que je vous incite à regarder mais reste moins bon que Shaun Of The Dead.
Après avoir réalisé le genial Shaun Of The Dead Edgar WRIGHT revient sur une toute nouvelle histoire dans la saga Cornetto.
Cette fois ci nous changeons le côté post apocalyptique pour passer dans un thriller.
J’ai passé un bon moment devant mais je trouve quand même que c’est long à venir, les personnages sont pas spécialement attachants, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire mais une fois qu’on est dedans c’est très bien.
Côté acteurs nous retrouvons plus ou moins les mêmes acteurs que dans le précédent dont notamment les acteurs principaux Simon PEGG et Nick FROST.
Mon verdict est que Hot Fuzz est un film de qualité que je vous incite à regarder mais reste moins bon que Shaun Of The Dead.
Bon film d’action avec beaucoup d’humour et un plot twist surprenant.
Hot Fuzz est une œuvre singulière qui combine avec audace comédie absurde et action explosive dans une satire enjouée des clichés du film policier. Porté par le duo irrésistible de Simon Pegg et Nick Frost, le film explore l’idée improbable qu’un village anglais paisible puisse abriter des intrigues criminelles dignes des plus grands thrillers. Bien qu’il regorge de moments mémorables et de séquences hilarantes, Hot Fuzz n’échappe pas à une certaine inégalité narrative qui tempère l’éclat de sa créativité.
Le film s’ouvre sur Nicholas Angel, interprété par un Simon Pegg méticuleusement stoïque, un super-flic tellement exceptionnel qu’il embarrasse sa brigade londonienne. Son exil forcé dans la bourgade de Sandford le place face à une communauté excentrique, un poste de police particulièrement incompétent et une série de meurtres déguisés en accidents. Ce contraste entre la rigueur d’Angel et l’absurdité de Sandford est la source principale de la comédie, savamment écrite par Edgar Wright et Pegg lui-même. Le duo maîtrise l’art de tisser humour absurde et dialogue ciselé, offrant des moments de pur délire, mais le rythme est parfois ralenti par des scènes expositives qui s’étirent un peu trop.
Nick Frost, dans le rôle de Danny Butterman, apporte un contrepoint parfait à l’austérité d’Angel. Sa fascination pour les films d’action et son enthousiasme enfantin créent une dynamique savoureuse qui donne au film son cœur. Leur relation, bâtie autour d’un improbable mélange d’incompréhensions et de camaraderie, est non seulement hilarante, mais aussi étrangement touchante. Cependant, certains moments de leur amitié paraissent répétitifs, ce qui atténue l’impact émotionnel de leur évolution.
L’intrigue, bien qu’astucieuse dans son concept, souffre de quelques faiblesses structurelles. L’idée que la Neighbourhood Watch Alliance (NWA) assassine les habitants pour conserver un titre de "Village de l’année" est délicieusement absurde, mais le développement de ce complot manque parfois de fluidité. Les révélations finales, bien qu’amusantes, n’ont pas la profondeur nécessaire pour rendre le suspense véritablement captivant. Wright s’amuse à empiler les exagérations avec un brio technique indéniable, mais cette surenchère finit par fatiguer dans les derniers actes.
Visuellement, Edgar Wright démontre une fois de plus son talent pour la mise en scène inventive. Les montages rapides, les gros plans exagérés et les transitions dynamiques renforcent l’énergie frénétique du film. Les scènes d’action, inspirées de classiques comme Point Break et Bad Boys II, sont brillamment orchestrées, mêlant chaos et humour avec une précision qui témoigne d’un véritable amour pour le genre. Cependant, cette approche hyper-stylisée, bien que divertissante, peut donner l’impression d’un spectacle plus visuel que narratif.
Le village de Sandford lui-même est un personnage à part entière. Les habitants, incarnés par une galerie de seconds rôles mémorables, ajoutent une couche d’étrangeté et de charme. Timothy Dalton excelle en directeur de supermarché sournois, tandis que Jim Broadbent brille en inspecteur de police jovial et suspect. Cependant, malgré la qualité des performances, certains personnages secondaires sont réduits à des caricatures qui, bien que drôles, manquent de complexité.
L’un des points forts du film réside dans son mélange habile de tons. À travers un humour souvent absurde, Hot Fuzz parodie les tropes du cinéma d’action tout en explorant des thématiques plus sérieuses, telles que l’obsession de la perfection ou les conséquences du conformisme social. Toutefois, ces thèmes sont effleurés plutôt qu’approfondis, laissant au film un goût parfois trop léger pour son ambition.
Les séquences finales, où Angel et Butterman affrontent la NWA dans une explosion d’absurdité et de violence, sont un régal pour les amateurs de cinéma d’action. Les fusillades dans les rues de Sandford, les cascades démesurées et la confrontation dramatique dans le village miniature sont autant de moments qui illustrent le talent de Wright pour le pastiche. Pourtant, cet emballement final, bien que jouissif, manque de clarté et peut donner une impression de surenchère gratuite.
Sur le plan thématique, Hot Fuzz se positionne comme une critique satirique des normes sociétales et des excès d’un certain idéalisme communautaire. Cependant, ces idées restent en arrière-plan, étouffées par le bruit et la fureur de l’action. Le film préfère jouer la carte de la légèreté et du divertissement, au détriment d’un impact émotionnel ou intellectuel plus durable.
En conclusion, Hot Fuzz est une comédie d’action inventive et exubérante qui mélange avec panache satire et hommage au cinéma policier. Si ses ambitions narratives et thématiques ne sont pas toujours à la hauteur de sa virtuosité visuelle et de son humour, il reste une œuvre hautement divertissante, portée par un duo irrésistible et une mise en scène d’une rare énergie. Un film à voir pour ses moments d’éclat, même si son rythme inégal et son excès d’effets en limitent la portée.
Le film s’ouvre sur Nicholas Angel, interprété par un Simon Pegg méticuleusement stoïque, un super-flic tellement exceptionnel qu’il embarrasse sa brigade londonienne. Son exil forcé dans la bourgade de Sandford le place face à une communauté excentrique, un poste de police particulièrement incompétent et une série de meurtres déguisés en accidents. Ce contraste entre la rigueur d’Angel et l’absurdité de Sandford est la source principale de la comédie, savamment écrite par Edgar Wright et Pegg lui-même. Le duo maîtrise l’art de tisser humour absurde et dialogue ciselé, offrant des moments de pur délire, mais le rythme est parfois ralenti par des scènes expositives qui s’étirent un peu trop.
Nick Frost, dans le rôle de Danny Butterman, apporte un contrepoint parfait à l’austérité d’Angel. Sa fascination pour les films d’action et son enthousiasme enfantin créent une dynamique savoureuse qui donne au film son cœur. Leur relation, bâtie autour d’un improbable mélange d’incompréhensions et de camaraderie, est non seulement hilarante, mais aussi étrangement touchante. Cependant, certains moments de leur amitié paraissent répétitifs, ce qui atténue l’impact émotionnel de leur évolution.
L’intrigue, bien qu’astucieuse dans son concept, souffre de quelques faiblesses structurelles. L’idée que la Neighbourhood Watch Alliance (NWA) assassine les habitants pour conserver un titre de "Village de l’année" est délicieusement absurde, mais le développement de ce complot manque parfois de fluidité. Les révélations finales, bien qu’amusantes, n’ont pas la profondeur nécessaire pour rendre le suspense véritablement captivant. Wright s’amuse à empiler les exagérations avec un brio technique indéniable, mais cette surenchère finit par fatiguer dans les derniers actes.
Visuellement, Edgar Wright démontre une fois de plus son talent pour la mise en scène inventive. Les montages rapides, les gros plans exagérés et les transitions dynamiques renforcent l’énergie frénétique du film. Les scènes d’action, inspirées de classiques comme Point Break et Bad Boys II, sont brillamment orchestrées, mêlant chaos et humour avec une précision qui témoigne d’un véritable amour pour le genre. Cependant, cette approche hyper-stylisée, bien que divertissante, peut donner l’impression d’un spectacle plus visuel que narratif.
Le village de Sandford lui-même est un personnage à part entière. Les habitants, incarnés par une galerie de seconds rôles mémorables, ajoutent une couche d’étrangeté et de charme. Timothy Dalton excelle en directeur de supermarché sournois, tandis que Jim Broadbent brille en inspecteur de police jovial et suspect. Cependant, malgré la qualité des performances, certains personnages secondaires sont réduits à des caricatures qui, bien que drôles, manquent de complexité.
L’un des points forts du film réside dans son mélange habile de tons. À travers un humour souvent absurde, Hot Fuzz parodie les tropes du cinéma d’action tout en explorant des thématiques plus sérieuses, telles que l’obsession de la perfection ou les conséquences du conformisme social. Toutefois, ces thèmes sont effleurés plutôt qu’approfondis, laissant au film un goût parfois trop léger pour son ambition.
Les séquences finales, où Angel et Butterman affrontent la NWA dans une explosion d’absurdité et de violence, sont un régal pour les amateurs de cinéma d’action. Les fusillades dans les rues de Sandford, les cascades démesurées et la confrontation dramatique dans le village miniature sont autant de moments qui illustrent le talent de Wright pour le pastiche. Pourtant, cet emballement final, bien que jouissif, manque de clarté et peut donner une impression de surenchère gratuite.
Sur le plan thématique, Hot Fuzz se positionne comme une critique satirique des normes sociétales et des excès d’un certain idéalisme communautaire. Cependant, ces idées restent en arrière-plan, étouffées par le bruit et la fureur de l’action. Le film préfère jouer la carte de la légèreté et du divertissement, au détriment d’un impact émotionnel ou intellectuel plus durable.
En conclusion, Hot Fuzz est une comédie d’action inventive et exubérante qui mélange avec panache satire et hommage au cinéma policier. Si ses ambitions narratives et thématiques ne sont pas toujours à la hauteur de sa virtuosité visuelle et de son humour, il reste une œuvre hautement divertissante, portée par un duo irrésistible et une mise en scène d’une rare énergie. Un film à voir pour ses moments d’éclat, même si son rythme inégal et son excès d’effets en limitent la portée.
Quelle bonne comédie ! Quel bon film d'action ! Quel bon film policier ! Bref quel bon film jouant avec tous les genres avec un grand plaisir qui se transmet au spectateur. Un grand film
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