Je n'irai pas jusqu'à dire que ce film est "mauvais" mais le scénario se devine sans effort, et tout est tellement prévisible, à tel point que l'on s'ennuie de bout en bout.
Le goût de la vie (très mauvais jeu de mot à la française) vous donne tout sauf envie de goûter à la vie, car si c'est vraiment comme ça alors c'est bien fade. Décevant, aucune construction ne serait-ce qu'un minimum originale. On a même l'impression que le réalisateur a expédié la fin de son film pensant que ça devait devenir trop long, remarque c'est probablement ce qu'il y avait de mieux à faire.
Comédie sentimentale vraiment sympathique même si on commence par un terrible drame. Catherine Zeta Jones est formidable, pétillante, touchante et extrêmement investie dans le rôle de grand chef de cuisine qui par son talent d'actrice apporte une crédibilité totale au film. Un film qui nous immerge à l'intérieur de la cuisine haut de gamme d'un restaurant avec au passage nombre de mets et de plats tous plus attirants les uns que les autres, on en sentirait presque les odeurs succulentes. Après l'arrivée dans sa vie de sa jeune nièce, sa vie entièrement vouée à son métier, va être chamboulée, bousculée et le film va prendre une tournure sentimentale autant dans le rapport avec sa jeune nièce que le chef venant la seconder et qui va vite devenir son possible challenger, une option de rechange pour la patronne du restaurant. Entre chien et chat, entre amour et compétition, le film offre des scènes très drôles mais aussi attendrissantes. Le couple avec Aaron Eckhart est très crédible, fonctionne parfaitement, sa décontraction équilibrant la rigidité de Catherine Zeta Jones. Un excellent divertissement gourmand et où on ne s'ennuie pas une seconde.
Autant on peut avoir un peu de mal à rentrer dans ce Gout de la vie, autant il est vrai qu'après on peut ressentir à suivre ses aventures plutot sympas à regarder au final. Scott Hicks n'en fait pas trop derrière la caméra, et l'histoire n'est pas un modèle d'originalité loin s'en faut, mais si l'on accepte ça dès le départ, on pourra passer un petit moment agréable, illuminé par deux (que dis-je, trois comédiens) en état de grace, et qui permettent de rendre le plat non pas délicieux, mais en tout cas tout à fait mangeable. Agréable.
Très gentillet, Le Goût de la vie passe aussi bien qu'une lettre à la poste. Assez bien réalisé, avec un scénario des plus prévisibles mais cependant plutôt bien ficelé dans l'ensemble, ce film est une réussite. Abigail Breslin, découverte dans Little Miss Sunshine, est là aussi très à son aise. Petite note spéciale à la BO qui, malgré sa redondance, apporte un petit peu plus de charme à cette comédie dramatico-romantique. A voir un dimanche soir en période de nostalgie-mélancolie et vous verserez peut-être une larme.
Eh oui, il y a des soirs où on n'a pas envie de se prendre la tête et donc où on a envie de prendre le premier film ayant l'air sans prise de tête. C'est exactement ce qui s'est passé avec moi pour "Le Goût des autres"... C'est l'exemple parfait du film à l'intrigue prévisible et pleine de bons sentiments devant lequel on sait qu'on ne va pas ni s'ennuyer ni se prendre la tête (donc objectif rempli pour ma part !!!). C'est son principal intérêt. Enfin il ne faut pas être méchant, c'est son principal intérêt avec son attachant trio d'acteurs principaux en particulier Catherine Zeta-Jones dont je suis loin d'être insensible au charme. Autrement sitôt vu, sitôt oublié. Bon pour passer une bonne soirée, sans prise de tête évidemment... Oui bon, c'est aussi le genre de film dont on n'a pas grand-chose à dire non plus.
Au menu de ce jour : Fricassée de bons sentiments, salade mélodramatique, tarte à la praline. "No reservations" est au cinéma ce que le pain d'épice est à la gastronomie : un met original qui fera un en-cas digeste, mais qui ne nourrit pas son homme. On a effet du mal à voir où le film veut en venir, au-delà du banal mélodrame sentimentalo-familial. En proposant une relation amoureuse qui parvient à surmonter les enjeux d'un métier très concurrentiel, le scénario voulait peut-être simplement aboutir à une réalisation originale. Pas de quoi en faire un plat.
Fil tout à fait sympathique et qui fait passer un bon moment. Certes, tout est prévisible dans le scénario mais le tout est bien mitonné et la mayonnaise prend bien.
La vie réserve bien des surprises. Cette belle romance le démontre à coup de scènes touchantes, de personnages sensibles, de caractères bien trempés dans une ambiance de haute cuisine qui donne envie de manger tous les plats qui passent à l'écran. Mention spéciale pour la petite Abigail Breslin (Zoé) qui m'a ému aux larmes par son interprétation de cette enfant au destin compliqué.
Dans un monde ou tout n est que mauvaises nouvelles et catastrophes en tout genre , Le gout de la vie propose qqch de radicalement différent : une belle et magnifique histoire
Les acteurs sont formidables et le scénario fantastique On en ressort heureux et touché c est si bon de voir un bon film de temps en temps
Rien ne ressemble trop à une comédie romantique hollywoodienne qu'une autre comédie romantique hollywoodienne. Tel semble être le leitmotiv du Goût de la vie remake d'un film allemand de 2004 que je n'ai pas vu. Surtout qu'il y a Catherine Zeta-Jones dedans. Froide, rigide, autoritaire, elle ne m'a pas spécialement emballé. Alors que le genre veut justement que l'on s'attache aux personnages, elle m'a donné envie de la détester. Pourtant, la Galloise a un joli minois et, souvenons-nous, elle a débuté au cinéma dans un film français au début des années 90 : Les Mille et Une Nuits de Philippe de Broca. Heureusement, il y a Aaron Eckhart dont j'ai impatiemment guetté l'arrivée. Il apporte l'humanité et la fantaisie qui manquaient alors au film. Un film par ailleurs bien déprimant tout au long bien aidé par le regard profondément triste qu'arbore la gamine dont va s'occuper Kate totalement dépourvue de fibre maternelle (quand je vous dit qu'elle n'est pas sympathique). Fort heureusement, tout finit bien. Le spectateur reçoit ce qu'il était venu chercher : le traditionnel happy-end. On a beau les fustiger. Il faut reconnaître que j'aurais été déçu si ça n'avait pas été le cas. Reste que son pathos un petit peu trop présent, son manque d'humour et le peu d'empathie que j'ai éprouvé pour miss Zeta-Jones sont pour moi trop rédhibitoires. N'est pas Richard Curtis ou Mike Newell qui veut.