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Un visiteur
2,5
Publiée le 9 octobre 2006
Une adaptation proprette et sans encombre : rien n'est véritablement gâché, mais rien n'est véritablement osé non plus. Ce Grand Meaulnes, qui passe pour un bon divertissement, apparait cependant comme un long métrage un peu trop séquencé, ce qui contraste avec la dynamique fluide et continuelle de la production imaginaire d'Alain-Fournier.
Belle reconstitution d'époque, jolie cadre, jolies plans, bonne bande sonore, douceur et romantisme à qui mieux-mieux, mais quel ennui, que tous cela est démodé, mou, suranné, on pourrait presque s'y endormir. Les acteurs y sont d'une inexpression à faire peur. Ce film est trop "léché" dans sa mise en scène, et son goût du "détails-clichés" pour faire époque. Que c'est difficile d'adapter un beau roman comme celui-ci, à l'écran, mais qui n'est plus d'époque. Prendre un bon café bien fort avant de consommer !
Bonne nouvelle : Le Grand Meaulnes est un film moins rétro quil nen avait lair. Au final, ça fait pas si vieillot que ça. Voilà, cétait pour le point positif du film. Parce quà côté de ça, le film nest pas spécialement réussie. Tout dabord, le réalisateur semble avoir voulu raccourcir au maximum le bouquin. Résultat : des passages nécessaires à la narration vite expédiés. Et pour éviter de nous perdre dans ses ellipses, il a cru bon de rajouter la voix off de Jean-Baptiste Maunier. On a donc droit à des passages durant lesquels la révélation des Choristes nous lit le livre et lit si mal quon dirait quil le fait pour une classe de maternelle ou pour une bande dattardés mentaux. Autre point négatif, la réalisation, trop approximative, qui se croit maîtrisée : ce nest ni la scène douverture ou les acteurs et la musique se lancent un duel sonore ni parce que la caméra tourne autour dacteurs qui parlent que lon va être en extase. A vrai dire, cest très vite énervant. Mais le pire dans ce Grand Meaulnes, cest incontestablement le choix des deux interprètes principaux. Nicolas Duvauchelle et Jean-Baptiste Maunier ne sont à aucun moment crédible. Le premier semble sennuyer et récite son texte dune voix monotone, sans aucune conviction. Le second en fait en revanche des tonnes, et est constamment dans le surjeu. Il nhésite pas non plus à se ridiculiser involontairement. Le seul problème, cest quils ont malheureusement les rôles principaux. A côté de ça, le seconds rôles, plutôt convaincants, font tout pour essayer de sauver le film : Philippe Torreton sen sort avec les honneurs dans un rôle ultra-stéréotypé de maître décole du début du XX° siècle. Mais celui qui fait le plus deffort dans tout ça, cest Jean-Pierre Marielle, impressionnant. Comme quoi, cest dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe. Mais malheureusement, si on n'avait pas vu ce Grand Meaulnes, on n'aurait absolument rien perdu.
Une excellente histoire, que l'on retrouve avec plaisir au cinéma. On voit aussi quelques jolis paysages. Toutefois, la réalisation plan-plan et le manque de caractère de l'ensemble en font un film tout à fait oubliable. Quelques acteurs sont tout à fait corrects, notamment Nicolas Duvauchelle dans le rôle titre (mais aussi JP Marielle, Clémence Poésy, Malik Zidi). Les autres sont passables. Mention spéciale toutefois pour Jean-Baptiste Maunier (François) qui m'a paru jouer faux pendant tout le long du film.
D'accord, il y a de beaux décors. D'accord, l'adaptation est fidèle. D'accord, Nicolas Duvauchelle est excellent (comme d'habitude) tout comme Clémence Poesy et Emilie Dequenne ; et d'accord, on a presque la petite larme. En résumé, c'est un très bon... téléfilm. Maintenant, en ce qui concerne la qualité cinématographique... c'est pauvre, pas assez travaillé. Ou alors trop travaillé, ce qui donne certaines longueurs. Quant à Jean-Baptiste Maunier, il était précisément celui sur qui il ne fallait pas faire reposer le film. D'abord parce qu'il est trop jeune, et que les artifices pour le vieillir frisent le ridicule, ensuite parce qu'il joue faux. C'est vrai qu'il n'avait pas le rôle le plus facile de l'histoire du cinéma, mais quand même, j'ai dû plusieurs fois me retenir de rire, à des moments censés être tragiques, parce que ce charmant jeune homme n'était pas du tout dans le ton. C'est une honte qu'il ait obtenu ce rôle parce qu'il a un nom, alors que d'autres jeunes acteurs bien plus talentueux que lui mais inconnus ont bien du mal à se faire une place dans le cinéma. En résumé : si on avait remplacé le réalisateur et Jean-Baptiste Maunier, on aurait obtenu un bon film. En attendant, on obtient "Le Grand Meaulnes", qui nous rappelle la faiblesse d'une partie du cinéma français qui n'a plus d'autre ambition que de combler les cases vides des programmes de télévision. Heureusement que tous les films français ne ressemblent pas à celui-là.
Je viens à l'instant de voir Le grand Meaulnes. De manière générale, j'ai plutôt bien aimé le film sans doute parceque j'adore le livre. Hélas cette adaptation reste assez moyenne. Le film est impréçis et laisse principalement une sensation de surfait, de superficiel. Beaucoup de films à petit budget se ratrappent par un bon jeu d'acteur, par la qualité de la mise en scène , mais cette dernière reste déconcertante. Il est triste à avouer que le film peche trop sur Jean Baptiste Maunier,trop jeune,(et pourtant je n'ai rien contre lui, bien au contraire). Celui ci a sans doute était mal choisi ou mal dirigé. Il y a un gros problème en effet de crédibilité : la scène où il on le voit amoureux d'Yvonne de Galais alors qu'il fait une tête et demi de moins qu'elle (sic), le jeu en général, jusqu'à la facon même de marcher, couronné à la fin par l'incarnation du personnage vielli avec un fausse moustache qui vous empêche de vous concentrer jusqu'à la fin du film. La fin qui a été refaite est aussi baclé et très décevante. Une sensation de gachis, de travail presque baclé, bref de deception malgré le personnage d'Augustin Meaulnes incarné par N. Duveauchelle que je trouve excellent, ainsi que Clémence Poesy et bien d'autres. Dommage."C'aurait pû etre beaucoup mieux..."
Les grands classiques de la littérature française se portent bien mal à l'écran. Après un "Vipère au poing" indigent (malgré la présence du regretté Jacques Villeret) voici une nouvelle adaptation du "Grand Meaulnes" d'Henri Alain-Fournier qui ne relèvera pas le niveau, bien au contraire. Très académique, sans rythme et desservi par une distribution indigente (Nicolas Duvauchelle - sans tatouage - et JC Granger forment un improbable binôme), l'oeuvre se révèle d'un platitude extrême et nous plonge rapidement dans la torpeur. Jean-Pierre Marielle (égal à lui-même)nous sauve de l'ennui sidéral au détour de quelques scènes mieux senties. A cette triste version, digne d'une téléfilm lambda, on préfèrera donc celle réalisée il y a près de 40 ans par le regretté Albicocco.
Si vous voulez après un bon repas faire une petite sieste, je vous ai trouvé le film qui vous y aidera sans aucun doute !! Je n'avais pas un grand souvenir du livre lu peiniblement au collège mais je me suis dit que j'allais me racheter une conduite en allant aprécier le film. Hélas, le rythme est d'une lenteur épouvantable. Les acteurs pourtant jouent juste mais notre petit choriste est à mon avis un peu jeune (physiquement) pour le rôle et l'ensemble manque de dynamisme certain. Bref à ne voir que si votre cinéma préféré ne vous laisse pas le choix !
Je trouve le film long à démarrer, je suis quelque peu déçue par notre choriste, qui n'est pas de taille à jouer un personnage adulte, juste en lui rajoutant une moustache, ridicule !! il n'a pas les épaules assez larges pour endosser ce type de rôle!! On retrouve des émotions à la fin mais ça ne permet pas au film de remonter en étoiles !
Déçue, très déçue...Des acteurs vraiment pas terribles (mise à part Marielle et Dusquenne). Un Jean Baptiste Monnier ridicule. Et pourtant une si belle histoire et de si beaux décors!
Lorsque l'on voit un film tiré d'une oeuvre romanesque, on a toujours tendance à faire la comparaison. Or, ici, celle-ci est loin d'être à l'avantage du film de J.D. Verhaeghe. En effet, il a voulu donner à l'histoire un côté réaliste, "terroir", et pour ce faire, il a gommé tout ce qui faisait la beauté et le charme du texte d'Alain-Fournier: le mystère, l'aventure, la passion. Ici, certes, les images sont jolies, mais sans épaisseur, et l'on suit le récit sans aucune passion... Et pourquoi avoir changé de 20 ans l'époque? Pourquoi avoir modifié la fin, créant là un grave contre-sens? Que dire enfin de l'interprétation? A côté des solides P. Torreton, JP. Marielle et V. Stroh, dont les rôles sont assez peu importants, les trois personnages essentiels sont de vraies "erreurs de casting": Clémence Poésy est charmante, mais n'incarne en rien le charme acidulé d'Yvonne de Galais (ce que Brigitte Fossey réussissait fort bien dans la version 1967- très réussie- de Jean-Gabriel Albicocco). Nicolas Duvauchelle incarne un Meaulnes bien peu aventurier, et Jean-Baptiste Maunier, s'il sait au début du film être un François Seurel assez convaincant, ne peut résister aux problèmes de l'âge, et devient franchement ridicule affublé d'une moustache pour expliquer son passage à l'âge adulte, que le jeune acteur est loin d'approcher... Florence Thomassin, la mère de Meaulnes, minaude autant qu'elle peut, et le personnage de Frantz de Galais est à peine esquissé: pauvre Malik Zidi! Seul bon point dans cette interprétation hybride et décevante: le charme acide d'Emilie Dequenne, adorable Valentine. Mieux vaut donc se replonger avec délices dans le superbe roman d'Alain-Fournier, ou encore essayer de voir ou revoir la version d'Albicocco. Lui , au moins, avait su rendre l'atmosphère du roman!!
Mou, hyper conventionnel, rien ne doit déborder ou choquer, pourtant le tragique aurait pu être traité différemment, la mise en scène également mais n'ayant pas lu l' oeuvre de A. Fournier je ne peux comparer. Cependant, une interprétation générale des personnages dépoque hyper caricaturale, c'est d'une fadeur et d'un vide exceptionnel (on est obligé de s'endormir au moins 20 minutes !). Jean Baptiste Maunier n'apporte rien au film, Clémence Poésy y joue simplement mais ne pas voir LE GRAND MEAULNES est léchappatoire à lennui, autant privilégier une bonne petite sieste à la maison plutôt que le cinéma.
Certes, Nicolas Duvauchelle est un type formidable ( quoi que dans ce film...ça laisse à désirer) certes on y voit un Philippe Torreton en instituteur...cela lui va comme un gant. Jean Baptiste Maunier ne fais rien ressentir...personne ne fais rien ressentir...pas même le sublim Marielle, l'histoire pourrait-être vraiment interressante pourtant, mais rien n'est assez poussé, exemple : l'amitié entre Meaulnes et François, et les sentiments qui unissent Yvonne et Meaulnes.On y croit pas une seconde! Tout est rapide, tout va trop vite, et malgré certaines choses tragiques, on reste dubitatif. Mouais...pas émue du tout. J'avais envie d'une bouffée de liberté, d'aventures...rien de cela ne m'a été donné ...