Les non-initiés trouveront ce film ridicule et les autres trouveront ce film très mockyien mais pour autant est-il bon ? Non ce n'est pas un film réussi et contrairement à ce qu'affirme le bonhomme on n'est pas dans un mélodrame à la Douglas Sirk mais pour peu que vous ayez une certaine affection pour son cinéma on pourra regarder Les Ballets écarlates sans rire. A la base comme souvent chez Mocky le scénario n'est pas mauvais en soi mais c'est plutôt son traitement et le jeu des acteurs, dans ce film même Mocky joue de manière un peu trop dilettante, sa compagne Patricia Barzyk interprète le rôle principal mais ce n'est pas une bonne actrice et il est loin le temps ou elle se baladait à poil durant tout un film (voir La Machine à découdre avec sa magnifique groupe sans parler de ses seins...veuillez m'excuser pour ce moment de distraction) en fait seul le gamin joue bien et Dominique Zardi ; pour revenir à l'histoire il est question de notables qui organisent des soirées ou ils se livrent à leur vice : la pédophilie. Les Ballets écarlates aurait pu être avec plus de patiente sans doute un film intéressant mais Mocky tombe dans ses défauts habituels de ses derniers films, pas déplaisant à regarder mais vraiment particuliers et pas à la portée de tout le monde.
spoiler: Bon, OK, OK, le jeu d'acteur est très, trèèèèès mauvais ("il s'agit de la mort d'un enfant", comme si l'on disait : "ah, des brocolis...", 1:09:25) mais il paraît que c'est le style Mocky, pour dédramatiser. Alors mettons cette nullité abyssale sur le compte d'un parti-pris de mise en scène. Qu'on veuille distancier le film de son propos, très bien. MAIS dans ce cas pourquoi adapter au cinéma une affaire réelle (celle dite "des ballets roses") ? Pourquoi traiter d'un sujet aussi grave avec une telle légèreté ? Du coup, avis mitigé. Dans un sens, le film désamorce toute l'émotion, et ça semble un tort ; mais en même temps, c'est peut-être aussi sa principale vertu - car comment soutenir le crime de pédophilie ? Comment même le comprendre ? Réalisé autrement, le film serait sans doute insoutenable. Déjà, certaines scènes tout en ellipses restent à l'esprit, ainsi celle de la piscine ou celle de la séance photo dans la grange. Cauchemardesque ! Et dans ce sens, Mocky a au moins un mérite : avoir rendu intelligible un propos inexprimable (même si le côté marxisto-regardez-ce-que-les-pauvres-sont-prêts-à-faire-contre-du-fric agit assez à contre-emploi). Ce qui est curieux, c'est que le ministre de la culture de l'époque (Donnadieu de Vabres) a cru bon censurer ce film alors pourtant que Irréversible de G. Noé, sorti deux ans plus tôt, et autrement plus violent, n'avait pas posé de problème.
il s'agit d' une histoire vraie, une affaire de 1959 " Les ballets roses de la république ". Ici Mocky dénonce les politiques pédophiles. Cette histoire est passée sous silence. Le film est un témoignage....