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brianpatrick
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4,5
Publiée le 22 mai 2012
Du grand art belge, du très grand Benoît Poelvoorde,, un film très ironique, très marrant. Une ambiance locale cocasse et une ironie concernant les bobos socialismes très marrante.
Daniel Piron est un journaliste qui s’ennuie, son travail n’a rien de passionnant, il fait des émissions sur la sécurité routière ! Alors, quand il lui vient l’idée de réaliser son tout premier documentaire sur un événement réel et douloureux (une prise d’otage dans un bus il y a un peu plus de vingt ans), il franchit le pas et se met à la recherche de tous les protagonistes présents à l’époque. Cela passe par le chauffeur de bus, les otages, tous au rendez-vous, mais avec quelques rides en plus et bien sur, le preneur d’otage ! Il décide de les réunir tout ensemble et de les mettre en scène afin de reconstituer les évènements survenus à l’époque. Pour cela, il a même réussi à dénicher le fameux bus de l’époque. Le problème, c’est qu’il est le seul à croire en son projet, les figurants s’en moquent totalement, même Tony Sacchi, le héros révolutionnaire, ne comprend pas son acharnement. Si le scénario s’avère un peu barré, ses protagonistes le sont tout autant. Avec dans le rôle principal, un Benoît Poelvoorde sensible et épatant. Après nous avoir déçu il y a deux semaines avec sa comédie Les Deux Mondes, le voilà sidérant dans ce drame qui s’offre même le luxe de faire rire à certains moments. Mais la véritable révélation ici, c’est bel et bien lui, plus habitué à rire qu’à pleurer, là le silence le submerge, son visage change du tout au tout, pas besoin de dialogue, les scènes sont tellement bien retranscrites. Une interprétation qui tranche dans sa filmographie de comique Belge, où l’on retrouve aussi à ses côtés, Gilbert Melki et un autre acteur du plat pays, François Damiens.
Quelques bons moments dûs principalement aux dialogues entre le journaliste et son équipe de tournage, pour le reste c'est aussi ennuyeux que le documentaire tourné dans ce film. On ne comprend pas l'entêtement du journaliste pour ce sujet, dont tout le monde se fout, même les otages. Les acteurs s'en sortent bien, mais l'ambiance morose finit par plomber le film
Poelvoorde/Mariage : deuxième ! Même ambiance de comédie douce-amère, même personnage central (ou presque) et même déception. Alors que le sujet et les interprètes pouvaient se prêter à un traitement plus enlevé, Cowboy reste désespérément raisonnable et déprimant. Quelques situations et un ou deux seconds couteaux arrachent bien une poignées de rires (dont, il faut bien le reconnaître, un excellent gag à base de bouillon cube), mais quand on dispose de la crème des acteurs comiques belges (outre Poelvoorde, François Damiens et Bouli Lanners, merde, quoi !) on exploite leurs qualités, on essaie pas de faire dans l'émotion !
Très mauvais, et le talent de Benoît Poelvoorde ne pourra rien y changer. Histoire lente, sans intérêt, sans percutant, sans substance. Du début à la fin, on ne sait pas trop ce à quoi on assiste, et on comprend finalement avoir perdu son temps à attendre quoique ce soit de ce film.
Plutôt intéressé par le synopsis au départ, conseillé par un ami, finalement très déçu, l'histoire ne se pose jamais, c'est très ennuyeux et particulièrement dur de se concentrer et d'accrocher les scènes qui défilent sans but particulier. Dommage car Poelvoorde est évidemment plutôt bon, il y a un vrai problème de mise en scène. On oublie ce film aussitôt après l'avoir vu, pire comme une sensation de brouillard, cette production ne s'assume pas du tout et manque cruellement de charisme.
Refaire un film Belge sur le sujet "prendre Poelvoorde dans un documentaire" était plutôt risqué! Cependant le film marche vraiment bien! Car ce que son prédécesseur apportait comme fraîcheur et comme drôleries celui ci l'apporte en tenu et en gravité! En effet, c'est un film cynique sur les désillusions de la vie et la perte d'idéaux qui semblait si important. Cela le scénario et les personnages marqués par le temps (Poelvoorde, Melki et Damiens en tête) le montre vraiment très bien! Et même si la mise en scène est hésitante et pas forcément brillante, elle fait le travail nécessaire! Bref sans être "c'est arrivé près de chez vous" ce film offre un bon moment de cinéma belge!
Décidément il y a une specificité du cinéma belge qui tient sans doute à ce regard si tendre mais sans fard posé sur les petites gens. A partir d’un fait divers ayant marqué toute la Belgique en 1981 (Un jeune inconnu, Michel Strée, en rebellion contre la casse économique, avait kidnappé un bus de ramassage scolaire), Benoît Mariage renouvelle sa collaboration avec Benoît Poelvoorde qui fut à l’origine du très original « Les convoyeurs attendent ». Un journaliste raté d’une petite station de télé locale s’est mis en tête de retrouver 25 ans plus tard, les protagonistes de cet évènement traumatique,. Fasciné à l’époque par l’action désespérée du jeune commando, Daniel Piron est persuadé qu’il tient là le reportage qui lui permettra de se sortir de sa condition et de retrouver l’estime de sa femme. Le duo de caméramen que lui adjoint son chef dirigé par un François Damiens inénarrable donne immédiatement le ton de ce que sera cette équipée qui par moment rappelle en moins flamboyante le Magical Mistery Tour des Beatles. Daniel Piron devenu le François Pignon (Pierre Richard dans « Les compères ») belge est ramené à sa triste condition au bout d’un voyage tout autant baroque qu’attendrissant. Gilbert Melki prête sa désinvolture noire à Tony Sacchi, l’auteur du fait divers qui après bien des réticences finit par se prendre au jeu proposé par ce Don Quichotte belge. S’il se bat contre des moulins à vent, Daniel Piron n'en possède pas moins un don de persuasion hors du commun constituant souvent l’apanage des excentriques convaincus. Le film est bien sûr loin d’être parfait notamment dans le manque de linéarité de sa narration mais il possède un charme qui comme tous ses acteurs le rend attachant. A noter dans le DVD un reportage très émouvant de Mariage sur Michel Strée devenu soigneur de rapaces et grand amoureux des vautours.
"Cowboy" déconcerte car il nous emmène là ou ce n'était pas prévu.Un film belge avec Benoît Poelvoorde à l'affiche,ça sent la pantalonnade à plein nez.Eh bien,non! Plutôt une tragi-comédie sur les idéaux désenchantés,sur la gauche mourante,sur le pathétique de la vie.Ce Daniel Piron,voulant à tout prix poursuivre un rêve impossible,affronte de plein fouet la modestie de sa situation et ses échecs.Pas vraiment hilarant.L'humour apparaît avec toutes ses gueules usées par les ans,et le décalage entre ce que Daniel aspire,et ce qu'est la réalité.Ce reportage n'est que la manière d'exorciser ce qu'il est est,afin de repartir de l'avant.Morale bien centrée,et Poelvoorde très impliqué émotionnellement.Cowboy aurait pu réussir son coup,s'il n'était pas aussi terne et austère.Un assemblage de vignettes,qui soulignent la petitesse de ces hommes et femmes,mais qui finissent par tourner en rond.Fade.
Magnifique film dans lequel on se sent mal a l'aise de parfois sourire face a cette quete perdue d'avance... Poelvoorde, comme dans les convoyeurs attendents, présente cette sincérité, cette force et cette determination de la derniere chance, que lui seul peut interpreter avec tant de justesse. Damiens parfait dans son second role si "belge". On aime voir ce moment de vie qui aurait pu si facilement arriver pres de chez nous...
Jolie surprise. Un scénario et des dialogues très intéressants, un ton décalé piquant réussi. Cowboy montre un Poelvoorde enfin bon dans un rôle! Je ne m'y attendais plus, ce film m'a au final (agréablement) surpris.