Comment boucler la boucle de la plus belle des manières… Sly ne pouvait pas faire mieux que ce nouvel opus, de loin le plus émouvant de cette saga indémodable. Ici, on retrouve un Rocky humain, qui a vieilli, a perdu sa femme aimée Adrian, et vit encore dans ses souvenirs passés mais conserve toujours ses valeurs et continue de se battre pour défendre ses idées et délivrer des messages subtiles et universels. Dans ce rôle, Stallone est parfait, il ne fait qu’un avec son personnage fétiche, on pourrait croire à une autobiographie tant ce rôle lui colle à la peau et tant on peut faire un parallèle évident entre Rocky et Stallone lui-même. Les scènes face à son fils sont bouleversantes, Milo Ventimiglia est touchant dans son chemin de vie et ses doutes, Stallone lui est pertinent dans ses conseils mais également attachant dans sa défense permanente d’une époque et d’un monde révolu. A travers ce film, Rocky nous rappelle que, bien que tout change, l’important demeure notre attitude face à l’adversité, nos valeurs, nos choix aussi et cette philosophie de vie fait réfléchir. Oui Stallone est un symbole, un guide aussi, un modèle surement.
« Je vais te dire un truc que tu sais déjà : le soleil et les arcs en ciel, c'est pas le monde. Aussi grand et fort que tu sois, la vie te mettra à genoux et te laissera comme ça en permanence si tu la laisses faire. Toi, moi, n'importe qui, personne ne frappe aussi fort que la vie. C'est pas d'être un bon cogneur qui compte, l'important c'est de se faire cogner et d'aller quand même de l'avant. C'est de pouvoir encaisser sans jamais flancher. C'est comme ça qu'on gagne ».
« Ce qui compte, c'est pas la force des coups que tu donnes, c'est le nombre de coups que tu encaisses tout en continuant d'avancer. Ce que t'arrives à endurer tout en marchant la tête haute ».
Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)