Ce film, réalisé par Stephen Frears et sorti en 2007, est très bon, tout simplement ! Le film n'est pas vraiment un biopic à proprement parler, contrairement à ce que pourrai faire penser son titre, mais revient sur la gestion de la crise causée par la mort de Lady Di. Un film qui pourrait donc, en partie, constituer la sixième saison de "The Crown" mais qui s'intéresse surtout à l'impact que Diana a eu sur le monde, aussi bien vivante que décédée. Et oui car, dans la première partie, c'est bel et bien Diana qui prend toute la place, rendant le titre du film alors presque ironique : à travers ses valeurs modernes, Diana est-elle devenue la véritable Reine des britanniques ? Il est assez impressionnant, et notamment au travers des images d'archives très bien utilisées, de constater la véritable force de Diana qui est devenue "the people's princess". Le film s'intéresse alors bien-sûr à la crise qu'a entrainé la mort de Lady Di puisque la famille royale est longtemps restée sans réaction face à cette tragédie, ce que les britanniques n'ont pas compris. Il y a alors eu une vraie cassure entre les britanniques et leur Reine et c'est dans la seconde partie du film que le réalisateur se concentre de plus en plus sur la Reine. Le réalisateur met d'ailleurs en avant une hostilité qui est bien connue aujourd'hui entre Diana et la famille royale mais je trouvais tout de même l'attitude la Reine un peu exagérée, surtout lorsqu'on lit quelques biographies. Néanmoins, on comprend ensuite rapidement que la Reine, même si elle n'appréciait effectivement pas particulièrement Diana, n'a pas réagi de la sorte car il s'agissait de Diana mais parce-qu'elle respecte avant tout le protocole. Et c'est là que nous rentrons réellement dans le cœur du sujet en nous montrant une Reine victime d'un "métier" et d'un mode de vie qu'elle n'a pas choisi, victime de sa prison dorée et ne pouvant même pas pleinement diriger son pays puisque c'est un gouvernement qui le fait à sa place. On découvre alors avant tout une femme avec ses faiblesses et ses craintes (notamment dans une tout aussi forte que simple scène de la Reine au bord de l'eau regardant un cerf) que le film s’efforce de mettre en scène, sans pour autant gommer son caractère un peu particulier. Par ailleurs, j'ai beaucoup apprécié l'écriture du personnage de Charles, plutôt faux-cul, jouant sur tous les tableaux et se mettant du côté qui l'arrange le plus afin de gagner l'opinion populaire. "The Queen" est donc un très bon film qui oppose une "Reine" moderne décédée avec une Reine bien vivante mais aux valeurs archaïques.
Ainsi donc le voilà ce film tant célébré par la critique lors de sa sortie. Et si Helen Mirren et Michael Sheen méritent largement les éloges, tous deux se montrant très bon et très convaincants dans leurs rôles respectifs, le fait est que "The Queen", malgré son sujet alléchant, ne passionne pas vraiment. L'idée de nous plonger au cœur de la tourmente qui a suivi la mort de la princesse Diana en 1997 et qui opposa l'opinion publique à la Reine Elizabeth à qui l'on reprochait de ne pas montrer son chagrin est intéressante, le tout agrémenté de l'équilibre qui doit régner entre la Reine et le Premier Ministre récemment nommé. Mais si s'infiltrer dans les coulisses du pouvoir est relativement intéressant, il est dommage de constater que le scénario reste très consensuel et que Stephen Frears, face à ce sujet un peu sensible, préfère ne pas trop montrer son point de vue. Loin d'être aussi passionnant et cynique que l'on aurait voulu, le film se révèle assez vite un peu fade, comme s'il ne voulait froisser personne. Ce qui est fort dommage car avec un vrai point de vue, le tout se serait révélé bien meilleur.
J ai été agréablement surpris, avec The Queen Stephen Frears dresseur portrait du système de gouvernance de la Grande Bretagne avec cette monarchie parlementaire qui peut paraître désuète. En fait en montrant le duo que forme Tony Blair au moment de son accession au pouvoir et de la reine Elizabeth devant faire face à la crise qu a causé le décès de Lady Di pour la famille royale, Frears nous montre le paradoxe de la vie politique de nombreux pays, à la fois aspirant au changement mais au final très conservateur. La figure de la reine étant utilisée pour montrer un système dépassé auquel le peuple ne veut cependant pas renoncer. L interprétation d Helen Mirren est absolument bluffante, incroyable même tellement elle semble proche dans la prestance de la reine, un côté froid et protocolaire qui ont parfaitement collé à l image que je m en fait. Le reste de la distribution est excellent aussi. J ai bien aimé le côté critique à la fois distante et acide le l aristocratie anglaise. En revanche et c était un handicap quasiment rédhibitoire pour ce film avec moi, j ai du mal à m intéresser à un film dont les personnages m indiffèrent, j ai un mépris tellement grand pour tout ce qui est tête couronnée qu un film aussi réussi soit il aura du mal à me passionner et c est ce qui fut le cas pour The Queen.
Au travers d'une lutte de classes entre l'aristocratie de la famille royale britannique et la masse populaire représentée par Tony Blair, un film intéressant sur les conséquences du décès de Lady Diana. Si Michael Sheen est plutôt bon dans son interprétation du premier ministre anglais, Helen Mirren, elle, colle parfaitement au personnage de la reine Elisabeth II. Agréable, un rythme assez lent mais un film suffisamment étoffé pour susciter l'intérêt jusqu'au bout.
Loin du biopic classique, « The Queen » se concentre exclusivement sur la semaine qui suivi la mort tragique de Lady Di. Alors que le monde accuse le choc et exprime son chagrin, Buckingham Palace reste muet, s'efforçant de respecter le protocole. Un choix narratif étonnant mais intéressant tant la Reine avait été, face à l’incompréhension du peuple britannique, la cible de vives critiques, essuyant pour l'occasion une sévère baisse de popularité. N'offrant qu'une réflexion limitée, le scénario porte un regard sans acerbité, ni sarcasme sur la monarchie. Outre une certaine caricature - les inepties déplacées du Prince Philip -, la mise en scène de Stephen Frears est respectueuse, rehaussée subtilement par des images d’actualités. Récompensée par un Oscar, Helen Mirren est parfaite dans le rôle d’Elisabeth II alors que Michael Sheen brille dans celui déterminant du Premier Ministre, fraîchement élu, Tony Blair.
De prime abord, on doit souligner la justesse de la reconstitution. Mais après... posons simplement la question: quel était l'intérêt de faire un tel film? On ne saisit pas où veut en venir Frears, à quel niveau il entend situer sa critique, si toutefois il y en a une. Est-ce une charge contre la reine ou contre Tony Blair? Un peu des deux, ou en fait non pas du tout. On ne sait plus très bien. Tout cela semble hélas très superficiel et se concentrer sur l'aspect médiatique des événements plus que sur une réelle introspection. On aurait tendance à s'ennuyer.
Film que je vénère et que j'avais totalement oublié de noter et de mettre un avis. Shocking ! Autant je ne supporte pas et je ne supporterai jamais la série sur cette extraordinaire souveraine, autant ce film me paraît réaliste et respectueux. Il n'occulte pas des points d'ombre quand l'ex princesse de Galles est décédée tragiquement et les répercussions importants que ce décès a provoqué sur la monarchie britannique et sa souveraine. C'était il y a 28 ans jour pour jour. J'étais toujours été du côté de la Reine et de son remarquable et génial fils Charles, vilipendé, attaqué trop souvent par les fanatiques de son ex belle-fille. Le film ne rend pas toujours justice à Charles. De même le rôle de Tony Blair et tous ceux de son entourage est parfois caricatural. Le film lève un peu le voile, sans plus et tant mieux, sur ce qu'est vraiment la vie d'une souveraine en tant de crise. Il a le mérite d'aborder le sujet, d'en proposer une lecture, mais la réalité est sans doute plus complexe. Cependant un tel sujet est déjà une gageure, totalement réussie par ce remarquable réalisateur et le rôle d'Elizabeth II si bien joué par une actrice extraordinaire Helen Mirren. A voir, à revoir; D'autant plus émouvant qu'il repasse ce soir et les jours prochains à bientôt trois ans du décès de la reine d'Angleterre au plus long règne. C'est l'histoire d'une femme ordinaire au destin extraordinaire, mais qui fut exceptionnelle pour tout un peuple.
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2,5
Publiée le 29 janvier 2009
Le film de Stephen Frears se concentre surtout sur la fameuse semaine qui suivit la mort de Diana en racontant les coulisses des rapports entre la Reine Elizabeth II et le Premier ministre britannique Tony Blair! Sa satire de la cour d'Angleterre est fèroce et tire la sensiblerie lorsque l’on voit les images d’archives des masses devant Buckingham pleurant "la princesse du peuple"! Suite à son admirable interprètation d'Elizabeth II, à l'autorité fragilisée par le décès de son ex belle-fille, l'immense Helen Mirren recevra l'oscar de la meilleure actrice à Hollywood, ainsi que la Coupe Volpi pour la meilleure interprétation fèminine reçue à la Mostra de Venise en 2006!Un beau film qui s'appuie sur le fait divers pour ètudier de l'intèrieur l'exercice du pouvoir et l'èquilibre des forces entre le premier ministre et la reine...
Acteurs brillants, histoire bien ficellée, decors soignés; tout est reuni pour faire de ce film un film ou on accroche sans regarder sa montre toutes les 15 minutes! Ce n'est pourtant pas un chef d'oeuvre du 7 eme art car ce film est aussi mi documentaire et ne degage aucune magie.
Si l'on doit reconnaître à Helen Mirren sa prestation magistrale et surtout son incroyable ressemblance avec Elisabeth II, il n'en reste pas moins que "The Queen" ne m'a pas séduite. Stephen Frears nous brosse un portrait de la famille royale (et plus particulièrement de la Reine) juste après l'annonce du décès de Lady Di. On découvre une femme seule, sans empathie et en total décalage avec le Peuple qu'elle gouverne. Aidée par Tony Blair, Premier Ministre fraîchement élu, cette dernière va tenter de faire face au "séisme" qui détruit le pays: la disparition de la "Princesse du Peuple". L'intégration d'images d'archives tend à voir le film plus comme un documentaire que comme un drame historique. L'ensemble est plutôt décevant.
Film très intimiste de Stephen Frears, j'ai été étonné en voyant The Queen, je m'attendais à quelque chose de plus crue, d'un peu plus "choquant" (le mot est fort). La reine Elizabeth 2 n'est pas présenté en tant que reine mais en tant que femme, un point de vue très intéressant car peu fait. L'un des bons points du film vient du fait que le film n'est pas pro ou anti-royaliste spoiler: (quoique qu'à la fin le film penche d'un côté). Helen Mirren est excellente dans le rôle très froid de la reine et Michael Sheen est étonnant de ressemblance avec le premier ministre Tony Blair. Un bon film pas vraiment historique dans le traitement.
Le film conte ce qu'il s'est passé au sein de la famille royale anglaise lors de l'accident de Lady Di. À la fois film en costumes (la famille royale à l'air de vivre dans l'ancien temps), film historique (nous imaginons que le scénariste Peter Morgan s'est inspiré de faits réels), mais aussi documentaire (les us et coutumes de la reine du Royaume-Uni et protocoles de la vie politique au royaume uni (sa rencontre régulière avec le Premier Ministre Tony Blair). Le film est intéressant sur le traitement du personnage de Tony Blair et le rôle et l'influence des médias dans ce que peut faire le un homme politique, ici le premier des ministres: Michael Sheen est parfait. Car les turpitudes de la famille royale anglaise ne nous intéressent aucunement. Heureusement pour la dramaturgie ils ont l'air de souffrir, mais nous nous en moquons et n'avons aucune empathie. Le film est sauvé par l'ensemble de ses qualités. Au total c'est de la belle ouvrage. Très académique, dans le bon sens du terme: conventionnel sans être guindé.
Une insertion dans la famille royale anglaise tout a fait reussie. J ai donc ete agreablement surprise par ce film dont j avais un mauvais a priori ! On comprend mieux le "choc" du deces de Lady Di en grande Bretagne ; de plus les roles sont tres bien interpretes , ce qui ne gache rien !
"The Queen" est une exposition naive et sans fond d'une société actuelle attaché à sa reine exerçant une monarchie préhistorique. La réalisation n'est pas mal et les acteurs excellents, mais on oscille sans cesse entre le film dramaturgique et le documentaire ... On aurait préféré une histoire concentrée davantage sur les stratégies décisives du pouvoir, sous forme de petit thriller, ou alors que la réalisation se concentre réellement sur l'aspect doc de la mort de la princesse Diana. Mais, on est loin de tout ça et l'alternance des fichiers de documentation et les démonstrations du caractère ambivalent de la reine donne une impression brouillon et lassante. Quelques scènes d'émotions sont néanmoins importantes à signaler, mais la majorité du film montre des scènes trop surfaites pour y croire, notamment le personnage de Tony Blair trop propret. Au final, le film est vide et ennuyeux.