Le Caïman
Note moyenne
2,7
880 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

87 critiques spectateurs

5
18 critiques
4
21 critiques
3
19 critiques
2
13 critiques
1
14 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2013
Le cinéma de Nanni Moretti est une source d’inventivité permanente. Ce Caïman, un peu sous-coté par la critique, ne fait pas exception. Un cinéaste dépassé et pas franchement génial se voit proposer le film de sa vie pendant que son couple s’effondre. Avec sa sensibilité particulière, Moretti laisse le récit se dérouler en toute liberté, sa caméra toujours aussi prodigieuse de fluidité et de pertinence se contentant de filmer… définition même du cinéma, n’est-ce pas ? À part ça, ce n’est surtout pas un film sur Berlusconi comme quelques sourdingues aveugles ont pu le penser, c’est un film sur la famille, le couple, la société, l’Italie de la fin du XXe siècle et du début du XXIe… C’est un film sur la vie comme tous les films de cet auteur passionnant qu’est Moretti. Pour finir, reconnaissons que ce n’est certes pas son meilleur, qu’il y manque cette dose de souffle que l’on trouve dans le récent Habemus papam par exemple ou cette touche de finesse de La Chambre du fils… Mais tel quel, c’est cependant un bien beau film.
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 août 2015
Malgré son titre et son affiche assez trompeurs, "Il caimano" (2006) n'est pas un véritable biopic sur Berlusconi. Certes, il y est bien question du Cavaliere, mais de façon assez succincte, c'est un prétexte pour parler de la société italienne dans son ensemble.
En effet, le 10ème long-métrage de Nanni Moretti prend pour (anti-)héros un producteur quinquagénaire, représentation de l'Italien moyen, dont le mariage et la société partent à a dérive.
Dans ce contexte de déliquescence, cet homme se laisse convaincre par une jeune réalisatrice de produire un film sur Berlusconi, comme une sorte de baroud d'honneur.
Il se retrouve alors confronté aux pires difficultés pour mener à bien ce projet, tant ses partenaires potentiels sont fatalistes face à la situation politique de leur pays et décrètent que le peuple italien l'est tout autant. En gros, tous sont complices en ayant voté au moins une fois pour l'actuel Président du Conseil, et ne souhaitent pas se replonger dans cette tragédie politico-économique.
"Il caimano" montre bien comment au départ Berlusconi a conquis une majorité d'Italiens par le biais de son omniprésence télévisuelle, après être entré en politique pour échapper à la justice!
Un portrait à charge donc, comme on pouvait s'en douter de la part de Moretti, homme de gauche qui s'oppose aux valeurs ultra-libérales du "caïman", et a fortiori à ses magouilles et à ses débordements verbaux, ironiquement rappelés ici par quelques images d'archives.
Le film de Moretti ne convainc toutefois pas totalement, en raison d'une structure narrative un peu confuse, soulignée par quelques scènes familiales tragi-comiques qui paraissent en décalage avec le sujet politique. C'est de toute évidence la volonté de Moretti de mélanger les genres, mais perso "Il caimano" a fini par me perdre quelque peu au cours du récit, avant un dénouement réussi, une fois encore décalé mais fort.
Un mot sur la mise en scène de Moretti, fluide et porteuse de sens, et sur la distribution de qualité (Silvio Orlando et Jasmine Trinca se mettent en valeur).
Pour conclure, voici une œuvre intéressante, bien ancrée dans l'Italie du XXIème siècle, qui à défaut d'être passionnante de bout en bout apporte un regard pertinent sur la société transalpine et ses contradictions.
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2012
Déçue de cette manière brouillonne d'amonceler les pièces de puzzle, ulcérée par le flot de bavardages, j'ai soupiré pendant la longue présentation, à peine touchée par les gags et les coulisses du monde cinématographique. On rit souvent jaune dans cette tragi-comédie. Ce couple avec enfants qui se sépare souffre pour enfin connaître la libération (très joli face-à-face entre ex en voiture). Fort aussi la bévue masculine, et pan une arme habituelle en moins ! Berlusconi qu'on croirait statuette du Musée Grévin parlante est montré dans l'un de ses dérapages publics les plus savoureux. Qui va le singer à l'écran, ce bel homme mûr ou cet autre plus quelconque quoique habité par ses tics ? On tient le coup grâce à la jeune scénariste, d'apparence douce (toujours irrésistible Jasmine Trinca !), ses audaces d'individu sain et déterminé, ses silences blasés offrent de quoi s'identifier. Très habiles tours pour égarer le spectateur... Moretti qu'on avait aperçu dans l'hésitation, débarque soudain de dos et à grands pas, pour se retourner plein du jargon et des mimiques du Cavaliere. S'ensuit une salve à l'intention des électeurs italiens, moins d'Etat, tout au privé, déjà en 2006... Un discours magistral dans l'Hexagone qui vient, en ce 6 mai 2012, d'évacuer sa copie conforme du maestro !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Un film de Moretti, c'est toujours caiman la même chose...
Tout a été déjà vu cent fois dans ce film, le film dans le film, la difficulté de création (Moretti en sait quelque chose) mais attention Moretti a trouvé un sujet très courageux et sensationnel : la critique de Berlusconi! alors là chapeau, on pouvait difficillement faire plus convenu et conformiste.

Aujourd'hui il y a al qaida, le nucléaire en iran, l'hyperterrorisme, la mondialisation mais Moretti nous fait un film politique complètement provincial, des scènes pathétiques et lourdes de sens se succèdent aux autres comme par exemple celle où un polonais insulte les italiens (cqfd :volià l'image de l'Italie à l'étranger) mais Nanni Moretti connait la Pologne et son histoire ? il sait qu'actuellement il y a une extrême droite antisémite qui fait partie du gouvernement au pouvoir ? même pas je suppose.
Moretti se comporte comme un petit bourgeois nombriliste qui ne comprend rien du monde et de sa complexité, il ne sait rien des réalités du monde mais il ne comprend même pas son pays, pour lui ête normal, c'est être comme lui : un gros bourgeois de gauche.

Si Moretti est un représentant de la gauche italienne et de son intelligentsia, on peut être inquiet pour l'Italie.
bobmorane75
bobmorane75

27 abonnés 216 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Depuis peu, je croyais assister au réveil du cinéma italien avec quelques bons crus, et puis patatrac ! Nani moretti fiche tout en l'air avec une insipidité sans nom. C'est long, c'est chiant, c'est bavard et ça n'apporte rien aux non initiés. Avec toujours les mêmes clichés nombrilistes qui vous assome d'ennui. Berlusconi dedans ??? si peu et ça pas à cause de ce film qu'il a perdu le pouvoir, il aurait même gagné si le film avait été plus vu en Italie comme mickel moore a fait gagner g.w. bush. Un excellent soporifique... mais à plus de 9 euros, ça fait cher et ça fait chier !
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 529 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 août 2024
Un film dans le film c est un concept, mais a vouloir faire rentrer tellement d idées de son réalisateur cela en devient une foire tout assez imbuvable. C est brouillon et les messages assez simplistes et politiques en perdent de l intensité. Bof !
Kubrick's Club
Kubrick's Club

43 abonnés 694 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 octobre 2008
A l'instar du personnage principal, grand rêveur en dilettante, le réalisateur ne parvient pas faire sa critique de Silvio Berlusconi, les rares moments qui le concerne, c'est à dire la scène finale, est réussie. Mais tout le reste du film n'est que péripéties sentimentales sans le moindre intérêt. si qui fait au final de ce film une comédie raté et un documentaire inachevé.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 120 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 septembre 2025
Pas le meilleur film de Nanni Moretti qui signait là une charge anti Berlusconi, avec ici et là quelques èclairs d'inspiration, mais aussi quelques longueurs de scènario qui cassent le rythme, mais un cinèaste qui a su ne jamais perdre de vue l'essentiel! Les moyens ne sont pas toujours à la hauteur de ses intentions! Et l'on dècroche parfois de l'histoire avant de remonter en selle à l'heure et demie du film! Les acteurs sont convaincants (notamment Silvio Orlando en producteur sur le dèclin) et Jasmine Trinca, dans le rôle de la jeune rèalisatrice, rayonne ici de toute sa beautè! On relèvera une scène touchante entre deux voitures et un final sombre (pour ne pas dire terrifiant) qui montre une certaine maestria de la part de Moretti / Berlusconi! Pour le reste, Moretti a fait tellement mieux...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 août 2024
Malgré un début assez ridicule, le film s’étoffe au fur et à mesure avec quelques humour bien distillé et une vision politique qui reste heureusement en arrière plan pour s’intéresser au personnage et à son portrait final. Beau portrait aussi d’une famille qui maintient malgré la joie et la bonne humeur.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2020
Nanni Moretti signe une satire à la fois drôle, subtile et acerbe sur la politique italienne incarnée par Berlusconi.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 824 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2020
Emblématique de cet esprit sarcastique aux relents burlesques, le film se révèle sautillant et caustique, s'en prenant tant au monde de la production qu'aux faiblesses des illusions politiques tout en brossant le portrait d'un homme perdu entre ses utopies et sa réalité familiale en pleine déliquescence. Avec cette rythmique et cette gestuelle propres au jeu italien, le moment se révèle plaisant tout en remettant en cause nos propres attitudes d'électeurs.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2019
Moretti part dans tous les sens, à l'image de son pays d'ailleurs, où les individus n'ont peur de rien, tel se lancer dans les plus folles aventures sans y avoir bien réfléchi. Le résultat est plaisant à voir, mais un peu foutraque. On parle de Berlusconi, mais pas tant que cela; son irruption dans le paysage politique n'est que le prétexte de filmer l'Italie de cette fin de siècle, qui croit s'être libérée de ses démons, pour mieux retomber dedans. On parle de séparation de couples, et des hommes qui ne savent pas casser le cordon. De créateurs fantasques mais qui ne perceront jamais, et de leurs amis, qui un beau jour, vont voir si le ciel est plus bleu ailleurs. On cherche un sens au propos, il n'y en a probablement pas. Surnage seulement un flot mélodieux et continu de belles paroles italiennes, définitives et destinées à se dissoudre dans la minute qui suit. Et Rome en arrière-plan, ça ne lasse pas les yeux! TV1 - octobre 2019
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2020
Un récit passionnant et intelligent qui offre un parallèle intéressant entre la vie de couple, la vie d'artiste et le système politique italien de Berlusconi.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2018
En pleine campagne des législatives italiennes en 2006, Nanni Moretti signe "Le Caïman" où il devient l'un des premiers réalisateurs transalpins à évoquer la figure de Silvio Berlusconi. Et il le fait de la manière la plus intelligente qui soit ; loin de constituer un portrait au vitriol façon Oliver Stone, Moretti l'aborde à travers le prisme d'un cinéaste de navets, remis en selle grâce à une proposition de long-métrage sur le controversé président du Conseil italien. Ainsi le film s'affirme à la fois comme une satire berlusconienne mais également un hommage au cinéma populaire et ses résistances face aux industries. Moretti puise aussi bien dans les chefs-d'oeuvre de la comédie italienne à la Risi tout comme à la grande tradition du film politique. Or, à la moitié du film, le cinéaste dévie de ce double particulièrement intéressant pour se concentrer davantage sur le protagoniste principal et son couple, virage nettement moins captivant que la première partie. Alors viennent quelques longueurs et plus généralement de la lassitude, venant diluer un peu le message politique initial. Un portrait sincère de l'Italie contemporaine.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 228 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 avril 2025
Producteur de séries Z assez saugrenues, et se qualifiant lui-même d'ennemi du cinéma d'auteur, Bruno fait figure d'homme de cinéma ringard (personnifie-t-il, selon Nanni Moretti, le cinéma italien exsangue?). S'il Bruno s'apprête à produire une curieuse et fauchée histoire de Christophe Collomb, c'est finalement ue scénario anti-Berlusconi qui passe dans ses mains...
La comédie de Moretti a, au moins au début du film, les accents savoureux de la comédie italienne de jadis. Sa démarche satirique lorsqu'il parle de cinéma et de politique italienne -voir comment la télévision publique et les acteurs pressentis pour le rôle de Berlusconi se défilent- offre des séquences plutôt plaisantes. Et le pamphlet contre l'intouchable premier ministre italien s'annonce corrosif, partisan et audacieux.
Pourtant, le film déçoit. L'attaque frontale, l'instruction à charges contre Berlusconi n'ont pas vraiment lieu. Elles sont comme des contingences du portrait de Bruno dont Moretti raconte -sujet peu intéressant- les déboires, conjugaux notamment.
"Le Caïman" ne traite pas tant de la crise politique italienne que de la crise personnelle que traverse un père de famille et professionnel en plein marasme. On a le sentiment d'un récit trop foisonnant et manquant d'unité.
Les meilleurs films de tous les temps