Un scénario pas très accrocheur, une Karin Viard qui en fait trop et un Eric Caravaca qui n’en fait pas assez, c’est mou et paresseux, j’attendais plus de la réalisatrice de « Partir », « La belle saison » et « Un amour impossible ».
Un scénario mal fagoté , pas très crédible. La rencontre de cet écrivain en devenir, pas vraiment raté mais un peu paumé, provincial, et d'une éditrice ambitieuse , snob et arrogante , parisienne est bien improbable , et surtout leur coup de foudre. Même Karine Viard , excellente actrice, joue mal , elle surjoue ,elle cherche le bon "ton", elle fait l'hystérique ,on ne sait pas bien pourquoi, on y croit pas. Les scènes érotiques sont filmées tristement , quelle horreur si c'est cela la sensualité, que le sexe est triste avec Corsini . On se moque un peu du microcosme parisien, et le final tombe dans un romantisme à la Ouioui, presque ridicule, à l'image de tout le film.
Une petite comédie sentimentale pas désagréable, même si on est assez loin d'"Elle et lui", qui égratigne, au passage, les moeurs du petit milieu parisien de l'édition ( savoureux Jacques Weber..). Il faut dire aussi que Karine Viard cabotine quelque peu et qu'Eric Caravaca, dans le rôle du Rastignac de province ( il s'appelle Marsay !), monté à la capitale, manque un peu d'épaisseur..
Etrange "comédie" où le protagoniste féminin est spolié, humilié, terrorisé, agressé, et accepte tout cela comme une punition !! et c'est censé être drôle. C'est plutôt pénible, et tellement pas crédible. En plus je trouve Caravaca bien mauvais.
Le synopsis du site dit tout.... Je n'ai pas aimé le casting fait d'acteurs et au final de personnages agaçants. L'histoire est assez basique et les ressorts trop personnels pour en faire de l'universel. J'ai aimé plein de films sur le milieu littéraire. Ici, il y a bien une trame mais un survol et une caricature nous laissant en dehors. 2,5/5
C'est enlevé, c'est bien joué (Karin Viard très belle, à son sommet). Mais c'est profondément irréaliste et immoral. Le pauvre petit libraire de village provincial terne et complexé dont s'éprend quasiment en un claquement de doigts la première lectrice hystérique et arrogante d'un grand éditeur parisien, déjà quelque chose de la confiance dans le récit est cassé. Donc les divers retournements psychologiques des personnages qui s'ensuivent laissent sceptique, trahissant méconnaissance et même mépris pour les finesses et subtilités de l'amour propre.Mais, surtout, surtout, le ressort principal du scénario, je nomme l'énorme indélicatesse, que dis-je, le VOL, de documents personnels par le petit libraire scribouillard, qui lui permet, après quelques péripéties, d'accomplir son destin de néorastignac, est totalement passé sous silence. Comme si c'était normal, voire bien. La victime n'en parle pas, pire elle remercie son voleur comme s'il avait foncièrement fait une bonne action. Les Ambitieux (2006) est un peu moins antipathique et un peu plus cohérent que La Répétition (2001), mais aussitôt vu aussitôt oublié. Malgré les allusions à Shakespeare, Dostoïeveski, malgré les retournements de situation, une sorte de même manque de vérité et d'humanité. Un cinéma moyennement sympa.
Ambitieux, d'accord, mais en quoi exactement ? A commencer par les deux personnages principaux. Une éditrice parisienne pleine d'oseille, méchante, pleine d'oseille, qui méprise tout ce qui sort de son quartier mais qui, finalement, Ô miracle n'est pas si méchante, c'est juste qu'elle porte un lourd secret, comme de par hasard, comme dit le poète. Et un écrivaillon sans saveur, d'apparence modeste, mais quand même bien nombriliste pour écrire un roman qui ne parle que de lui et dont personne n'aura rien à carrer. Des clichés sur pattes ! Et, comme de bien entendu, comme le disait le poète (pas c'ui-là, l'autre), y vont se rencontrer, s'aimer, se déchirer et finir par se retrouver sur le quai d'une gare, elle éplorée, lui tout content qu'elle lui revienne. Le truc, c'est du Barbara Cartland, saupoudré d'un saladier de chantilly et de trois seaux de pétales de roses. Quant à la satyre du monde faux-jeton de l'édition, ne cherchez même pas, vous ne trouveriez rien ! Mais alors, pourquoi deux étoiles après tout ça. Oh, parce qu'aujourd'hui, je suis de bon poil , finalement, ça n'est pas si horrible à regarder et puis, y a quelque chose de cool à voir Karin Viard jouer les garces en déployant autant d'énergie. Quant à Caravaca, le mec est sympa, sincère mais rappelle tellement ces acteurs de la Nouvelle Vague, style Jean-Pierre Léaud ou Claude Mann, à la diction à la fois monocorde et précieuse, ça n'est pas un compliment.
Une bonne comédie à la française et à l'ancienne (ça a le goût, la couleur et l'odeur des comédies des années 70-80) comme on aime en voir un dimanche AM d'hiver en mode flemme / canap' / couverture !
une comédie douce amère sur les milieux de l'édition et des médias, un peu trop parisienne, dans laquelle le côté exagéré, voire caricatural des 2 personnages principaux, elle autoritaire, cynique et égoïste, lui naïf, timide et résigné, crée une sorte de malaise chez le spectateur et ôte au propos toute subtilité.
Le film se laisse regarder.Les personnages, un gros naïf et une carriériste sans état d’âme, ne sont pas vraiment attachants. J'ai été surprise par la fin qui m'a déçue.
La mise en scène est assez convenue (plans et transition) et aucune surprise ne vient nous sortir d'une certaine torpeur. Mais Karine Viard est une nouvelle fois remarquable. Que demander de plus à ce gentil film ?
Caricatural certes, mais extrêmement bien joué par Caravaca et Viard ( quelle santé pour jouer les garces !) ce qui fait qu'on passe un moment agréable.