Un film qui sent bon la campagne profonde. Les dimanches après-midi passés chez papy et mamie à boire du thé, manger des petits gâteaux tout en contemplant d'interminables albums de famille. On était content d'aller les voir. Comme on était content de rentrer ensuite. Comme pour tous les films ruraux que Jean Becker aligne depuis le début des années 2000, Dialogue avec mon jardinier est une ode à l'amitié sans chichis, aux plaisirs simples de la vie, à la nature verdoyante et revigorante. Becker oppose constamment la ville : Paris, ses critiques d'art prétentieux, ses supporters de foot agressifs et la campagne rassurante où on peut venir y peindre au calme, aller à la pêche, cultiver son jardin. Vision binaire, certes. C'est un reproche qu'on pourrait lui faire encore qu'on voit bien l'ancien cheminot devenu le jardinier du titre écouter du Mozart. Comme quoi l'un n'empêche pas l'autre. On peut très bien ne pas être cultivé, en être pleinement conscient et écouter de la musique classique et savoir l'apprécier. En tout cas, les retrouvailles entre ces deux amis d'enfance émeuvent. Leurs échanges ne sont jamais lassants, malgré la quantité de texte que Darroussin a dû ingurgiter, car ils reflètent la vie tout simplement. Le passé. La nostalgie. Face à un monde qui bouge sans cesse très vite, miné par le chômage (celui du gendre), la crainte peut-être de ne plus pouvoir vendre de tableaux, les souvenirs ont l'avantage d'être du sûr, du concret, de rassurer et de ne pas s'oublier si on en parle. Même si Becker tend à se répéter un peu au fil de ses films, on peut quand même se poser une heure trente et écouter ce que le jardinier a à dire. C'est toujours intéressant.
Je sais, il y en a qui n'aiment pas le cinéma de Jean Becker...J'ai pour ma part passé un excellent moment à visionner (tardivement) ce petit bijou de fraîcheur campagnarde, qui prend encore plus de sens depuis que des dizaines de milliers de citadins aient fui leurs centre-ville menaçants pour la campagne française de leurs parents ou grands-parents ruraux du fait de la pandémie de COVID 21 . J'ai adoré les interprétations si justes de Daniel Auteuil et Jean-Pierre Darroussin qui nous emmène dans cette retrouvaille émouvante 30 ou 40 ans après entre un peintre parisien de retour aux sources et un cheminot en retraite ayant toujours voulu être jardinier. Cette belle histoire qui peut nous concerner tous commence par le fait qu'ils ne se reconnaissent pas tout de suite alors que le second répond à une annonce pour un poste de jardinier du premier mais très vite ils vont se souvenir de moments marquants et d'anciens camarades moqués de leur enfance commune dans ce village retiré. La confrontation entre deux mondes, deux classes sociales opposés : l'artiste parisien un peu bobo et le cheminot en retraite un peu "beauf" et très rural est passionnantes ici avec des dialogues ciselés et beaucoup d'humour. j'ai ri de bon cœur à plusieurs reprises lorsque le jardinier ("Dujardin") se moque du peintre ("Dupinceau") avec par exemple la séance d'un fou rire magistral entre les deux amis à l'enterrement d'un de leur ancien camarade dont le nom Poileau permettait toutes les vannes...On peut y entendre aussi des conseils ou des piques du style " Si tu ne vas pas à son enterrement, tu vas te mettre la moitié du pays à dos" ou " Les parisiens, rien n'a de valeur pour vous !" ou "Vivre en ville rend fragile"... Un film émouvant et joyeux devenu plus que jamais d'actualité. A voir ou revoir.
Encore une fois, un film de Jean Becker n'est pas perçu de la même façon par le public et les critiques professionnels. Personnellement, je me sens plus proche du public : Jean Becker arrive à trousser un film dans lequel on ne s'ennuie jamais avec vraiment pas grand chose. Auteuil et Daroussin sont excellents.
J’aime bien le cinéma un peu vieillot de Jean Becker (Elisa, Les enfants du marais, Un crime au Paradis, Effroyables jardins...) mais là, je suis un peu resté sur ma faim ! Car, malgré 2 acteurs exceptionnels campant 2 personnages très bien écrits (Daniel Auteuil en peintre et Jean-Pierre Darroussin en jardinier) et une jolie 1ere partie (les retrouvailles, les souvenirs…), le film peine à se renouveler et tourne en rond. La faute à un scénario trop léger et à une surabondance de dialogues. Reste une belle histoire d’amitié pleine de métaphores (le jardin qui, à l’instar de la vie du peintre, renaît grâce à la présence du jardinier) magnifié par son duo d’acteurs.
Snif snif le gentil monsieur innocent est spoiler: mort alors je suis touché et du coup je mets 5 étoiles car comme pour "intouchables" je n'ai plus le courage d'exprimer une critique ni un quelconque avis objectif. Lol non sans blagues, j'ai bien aimé cette rencontre humaine entre deux amis, ainsi que la poésie et le côté philosophique que l'on a voulu exploiter. Après les réflexions des personnages ne vont pas révolutionner ma vie et je ne vais pas les inscrire en lettre d'or dans mon salon, mais le film est un minimum agréable à regarder en tant que spectateur, d'autant plus que l’interprétation est bonne (et même si je me demande pourquoi Daniel Auteuil interprète autant de personnages ayant des conflits relationnels ou découvrant une amitié). En résumé un film plutôt intéressant pour les amateurs du genre, même s'il est parfois aussi convaincant que l'image d'un cheminot qui aurait bossé dur.
Des dialogues artificiels qui sentent le "il-faut-à-tout-prix-faire-rural", des situations inintéressantes, bref, un énorme gachis. Un Becker que je vais oublier vite fait.
Un beau film sur l'amitié, tout en nuances et en tendresse. Une histoire très simple racontée de façon très simple par une réalisation lumineuse la plus simple qu'il soit. Un film sur des gens simples, sans violence, sans armes à feu, sans prises de tête. Un retour à la nature qui fait du bien et qui donne envie de se mettre au vert. Les deux acteurs sont vraiment parfaits pour les deux rôles principaux. Jean-Pierre Darroussin un peu au-dessus de Daniel Auteuil. C'est vrai que c'est aussi le rôle le plus touchant et le plus émouvant. Il est criant de vérité et de subtilité. Le film de Jean Becker est tout ce qu'il y a de plus classique dans sa forme et dans son fond. Mais il est aussi intemporel et à l'époque des effets spéciaux numériques et des grosses machineries hollywoodiennes, voilà un beau film bien de chez nous. Un film sur l'amitié, sur la nature, sur les retours aux sources, sur les choses simples de la vie. Une bonne bouffée d'oxygène dans la morosité ambiante actuelle. De temps en temps cela fait le plus grand bien.
N'allons pas chercher midi à quatorze heures : il s'agit là d'un petit film sans prétentions, gentillet mais qui fait du bien, porté par deux monstres du cinéma... Les clichés ont ici leur place, ils apportent une certaine crédibilité à cette partie de campagne ( difficile d'imaginer le film de Jean Becker débarrassé de ses poncifs, tant ces derniers en forment l'essence ). Malheureusement, ce long dialogue manque parfois d'intérêt et le scénario, cousu de fil blanc, peu décevoir. Et puis pour un film sur la campagne, ça manque cruellement de relief : les néophytes trouveront leur bonheur en termes de bons sentiments, les autres regarderont le film d'un oeil amusé ( au mieux ) ou agacé ( au pire ). Si l'on a connu Jean Becker plus inspiré, c'est parce qu'il parvient généralement à dépasser les consensus, mais aussi parce qu'il sait apporter à ses films quelques rebondissements susceptibles de les rendre souvent passionnants. Ici, le dénouement prévisible laisse le spectateur sur sa faim. Dialogue avec mon Jardinier reste un divertissement léger, agréable... mais fort peu cinématographique. A voir pour les acteurs, exceptionnels comme d'habitude.
Une histoire simple avec des personnages simples et attachants au milieu d’un ravissant cadre bucolique, telle est la marque de fabrique commune à tous les films de J.Becker et que l’on apprécie tant. Si « Dialogue avec mon jardinier » n’apparaît pas comme le meilleur film de l’auteur, la magie née de l’atmosphère champêtre et de la peinture de tempéraments attendrissants, opère une nouvelle fois pour notre plus grand plaisir. Quelle plus belle idée que d’imaginer les retrouvailles totalement inopinées de deux amis d’enfance dans un coin de la France profonde pour la réalisation d’une sympathique comédie pastorale ! La mise en scène, toute en nuances et en délicatesse, laisse transparaître une impression de douceur et de quiétude et donne lieu à un grand jeu d’acteurs. Naturellement, la distribution est à la hauteur des ambitions du réalisateur, Daniel Auteuil et Jean-Pierre Daroussin, deux comédiens intelligents, sensibles et subtiles, se révélant parfaitement complémentaires. Le jeu tout en finesse des comédiens est agrémenté de dialogues savoureux, parfois mordants souvent cocasses, directement tirés du roman de H.Cueco. Daniel Auteuil, excellent dans le rôle de l’ami fidèle et protecteur soucieux du bien-être et de la santé de son vieux copain d’enfance, dégage un formidable capital sympathie. Jean-Pierre Daroussin, bouleversant d’authenticité, empreint de profondeur et de simplicité, est absolument stupéfiant dans un rôle initialement prévu pour Jacques Villeret ; il joue sans aucun doute le plus beau rôle de toute sa carrière. Ce film constitue un fort agréable spectacle rempli d’humour, de tendresse et de poésie qui ravira immanquablement tous les amateurs du genre.
Dialogue avec mon jardinier n'est pas le genre de film sur lequel on s'acharne pour dénoncer sa nullité et sa débilité. Toutefois, il faut lui reconnaitre certaines faiblesses importantes : d'abord la mise en scène assez plate de Jean Becker, qui, bien qu'il soit un metteur en scène sympathique, manque tout de même manquer d'idée de réalisation. Dialogue avec mon jardinier ressemble d'ailleurs plus à un bon petit téléfilm que l'on regarde le dimanche soir sur tf1. De plus, l'ensemble ressemble souvent à un long sketch assez bavard, ou certaines répliques fonctionnent et d'autres pas. Ceci dit, l'ensemble n'a rien d'insoutenable : on appréciera au passage la preformance de Daniel Auteuil et Jean-Pierre Darroussin, sans aucun doute le point fort de ce film. Au final, un divertissement pas désagréable mais un peu neuneu, dont on pouvait espérer quelque chose de costaud.
Jean Becker reprend les thèmes de son très réussi "Les enfants du marais" mais il le fait ici sans passion ni conviction, ainsi l'opposition entre ville et campagne ne devient qu'un dialogue pompeux sans émotion.
Un film émouvant, touchant.. Des dialogues sensiblements magnifiques. Les acteurs sont super. Sans une petite touche de longueurs ce film aurait vraiment été génial !
Un joli film, délicat, fin , et bien mené. Le sujet sensible aurait très rapidement dériver vers de la sensiblerie, ou du Drama. Mais il n'en est rien et Jean Becker fait preuve de beaucoup de maestria ..Les deux acteurs sont vraiment excellents et surtout Daroussin qui est dans un de ses meilleurs rôles de cinéma.. L'histoire est simple, mais belle touchante.. Une réussite et un bon moment de cinéma..
Bon alors tout de "Go" ...c'est un des pires films que j'ai vue récemment...pourtant j'ai apprecié 3 autres films de Jean Becker par le passé...avec ce charme désuet assez agréable à regarder , meme si certains jeunes pouvaient trouvés ça assez ringard et critiquais...moi je trouvais qu'au moins c'étais vieux jeux mais inspiré et agréable...
Par contre déçu avec ce film...embourbé (malgré le pollen ambiant)...c'est mou...un peu chiant comme de la crotte de cheval (au moins pire odeur ça existe)...en plus l'opinion sur les drogues (marijuana) m'a fait décroché un sourrire ironique...mais ça m'a aussi agacé...j'arrivais pas à croire ce que je voyais...tout les vieux clichés de l'an 30 ressortis en plein nouveau millénaire...coté vieilleries alors là le Monsieur Jean il pulvérise les records...il a pas été très subtile dans l'affaire...
L'histoire en elle meme elle prend pas...le personnage principale est assez désagréable à voir...les dialogues pas tres recherché...nan franchement on a connu Becker plus inspiré et moins moralisateur... vraiement pas au top de sa fraicheur cerebral l'ancien...ça ce voit qu'il était pas né du tout de la dernière pluie... mais bon ...ça ne me découragera pas à l'avenir de tanter d'autre de ces films aux charmes champêtres n'en déplaise à la hype society...parce que les faux pas tout le monde en fait...