L’imposture du rêve américain - en l’espèce du racisme, ici - est totalement supplantée par une histoire vénéneuse d’adultère totalement prévisible et qui n’évite pas l’écueil du « déjà-vu » ... rien de bien transcendant !
Je ne saurais dire pourquoi ce film reçoit un si mauvais accueil de la part du public... Sans méchanceté aucune, peut-être que beaucoup sont passés à côté du 2ème sens, pourtant entretenu tout le long du film avec finesse. Aucune morale forcée ici, juste une satire sociale centrée sur la violence naturelle de l'homme dans nos sociétés pourtant si propres, si lisses. En opposant puritanisme hypocrite et lynchage d'innocents Clooney présente un cadre simple et brillant.
Encore une fois la bande annonce aura été un peu trompeuse. Bienvenue à Suburbicon reste un bon divertissement au bon goût des œuvres passées de l'équipe Coen/Clooney. On préfèrera le souvenir des précédents films que de celui-ci, moins marquant, moins fort malgré la tentative des sujets abordés. Au moins, toute cette petite équipe semble s'être bien amusée et Clooney se sera sûrement fait plaisir en offrant ce rôle d'homme détestable à son ami Matt Damon.
Du sous Cohen, un scénariste très original qui rappelle celui de "Fargo". Colonel essaie de le compléter par une analyse "sociologique" donc politique d'un quartier typique"way of life" du rêve américain. Mais ça ne fonctionne pas, il reste englué dans le polar Coheien, sans grande originalité. Bref on s'ennuie un peu, seule la fin donne un certain souffle, mais il est bien tard...
Entre thriller et chronique d’une Amérique raciste, le réalisateur ne trouve pas vraiment le ton juste, la faute à une mise en scène trop sage et une intrigue trop prévisible.
Je n'ai pas accroché à la dernière réalisation de George Clooney.... Désolé. De bons acteurs (Matt Damon ou Julianne Moore ) bien sur, une qualité d'image indéniable, une recherche du scénario remarquable, mais une certaine lenteur ... - due à l'époque peut être - .... une plastique trop nette, des dialogues lisses - et très durs, m'ont laissé un goût très amer ! Une énorme déception pour moi, car il me semble que le sujet très intéressant aurait pu être traité autrement ?? **
Un régal de noirceur et d'humour. Quelle horreur sous les apparences, c'est effrayant. Je recommande cette comédie originale, glaçante et divertissante.
Ce film vous scotche dès le départ. On croit lire une BD. Et même s’il vire au hachis de corned-beef à la fin, on reste scotché longtemps. Bravo à Clooney réalisateur pour tout ce qu’il a voulu accomplir, même s’il n’y est pas arrivé pour tout. On sort étonné par ce film ahurissant même si la fin se cherche. Étonné d’avoir pensé souvent à Alfred Hitchcock, d’avoir pensé au film Shining, d’avoir pensé à Fargo –sur ce dernier, l’étonnement n’en est pas un puisque les frères Coen font partie des auteurs du film. Étonné enfin et surtout par l’héroïne: la bêtise ordinaire. Quelle source d’inspiration ces années 50 aux États-Unis, pitoyablement prétentieuses, profondément racistes, tellement bigotes (et l’on ne doit pas confondre un Épiscopal et un Nazaréen). Prospérité pour tous et vices chez personne. Le départ est donné par un facteur qui est une vraie caricature de l’Américain, toujours à sourire aux anges, avec les dents blanchies, le gras du cou qui déborde, les plis de chemise bien repassés. C’est le premier gentil, le premier faux-gentil. Il n’y a que des gentils dans ce film, même parmi les méchants, comme dans une farce, mais il n’y a que des prédateurs en réalité, sauf un gamin de 11 ans et une famille noire. Ce film est bien une farce. Mais c’est une farce, ciselée comme une BD, qui fait peur et qui donne la nausée. Matt Damon excelle dans son rôle –on ne dira pas en quoi pour ne pas spoiler, mais il vaut le déplacement (comme le film).
Un seul regret à la sortie de "bienvenue à Suburbicon": que le film n'ait pas été réalisé par les frères Coen, do,t on sent la "patte" typique dans le scénario. La mise en scène de Clooney est plus sage mais pas déshonorante, et les acteurs sont très bons.
Il a voulu faire du Coen et s’est complètement planté... les personnages sont lisses, le rythme trop lent, et la 2e histoire - le harcèlement des nouveaux voisins black.par la communauté blanche- n’en est pas une. Bref, une catastrophe... Clooney ferait mieux de rester dans son rôle d’acteur.
En voyant les critiques précédentes, j'ai quelque peu hésité à aller voir ce film... et finalement quelle bonne surprise! On passe un très bon moment devant cet univers complètement loufoque, cette satire de l'Amérique, qui rappelle Edward aux mains d'argent sur les décors et sur l'esprit des personnages. Le scénario est original, on rit, on sursaute, on reste en haleine jusqu'à la scène finale. Cela faisait longtemps que je n'étais pas sortie du cinéma en étant enchantée. Je vous le recommande vivement!
Ne pas se fier aux apparences de la ville de Suburbicon car les gens qui paraissent bien sous tous rapports sont en fait horribles, minables, monstrueux pour une bonne partie d'entre eux. Cette comédie policière nous le démontre de façon exemplaire. C'est cinglant, horrible ce qui se passe et en même temps drôle car certains dialogues ou situations valent leur pesant d'or. A voir.
" bienvenue à suburbicon " est une comédie macabre sur l'Amérique des années 1950. En effet George clooney critique férocement la société de cette époque, c'est dommage que le thème du racisme et le dénouement soit un peu bâclé. A noter la bonne performance de Matt Damon et julianne moore en rôle de psychopathe.