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Un visiteur
0,5
Publiée le 6 avril 2007
Ca commence plutot bien mais ca finit plutot mal. Des longueurs, des longueurs et surtout, un manque flagrant de professionnalisme dans la manière toute simple de reproduire les images. Du coup, on se désintéresse de l'histoire et on se prend au jeu de relever les incohérences totales de ce qui nous est donné à voir. Alors que les critiques sont forcément subjectives, les erreurs que j'ai relevé dans le film sont indiscutablement objectives: mise au point approximative, incrustations ratées et surtout, un paysage de 2006 dans un film censé se passer en 1985. Regardez les voitures passer, les panneaux de circulations, etc... C'est hilarant surtout quand la production se vente d'avoir reproduit des vrais journaux de l'époque. C'est assez surprenant que les imminant critiques, qui ont l'oeil soit disant aiguisé, n'ont pas été sensibilisés par la désagréable impressions qu'on n'est jamais dans ces années 80.
Encore novice pour Téchiné et son art, mais déjà impressionné par son verbe. C'est assez classieux, intelligent, où tu mets ta sensibilité en avant et tu laisses filer l'histoire. Retissant peut-être à des longs plans massacrés par un raccord trop imprécis. Je pense à la scène de la noyade. Niveau pro-gay masculin, je pense que, bien que de six ans son cadet, L'inconnu du lac devient une référence. Enfin, j'approuve le choix judicieux de faire finalement du sujet central, un sujet presque secondaire qui vient pimenter une histoire déjà riche.
C'est le début des années 80, la liberté sexuelle est en pleine fleur de l'âge, comme en attestent les relations extra conjuguales que pratiquent le couple Béart/Bouajila, la ribambelle d'homos dans les lieux de drague ou tout simplement, ce qui nous parait bizarre au jour d'aujourd'hui, l'absence toute simple de préservatif. Manu (Johan Libéreau, très bon, présent dans le film Douches Froides) va choper le Sida, victime comme tant d'autres de ce virus fatal. Les autres vont être les témoins de tout ça, impuissants face au destin qui l'attend.
André Téchiné, comme souvent, ne livre pas un film facile, mais une oeuvre personnelle, certainement inspirée de ses souvenirs de l'époque et du sentiment d'impuissance face au fléau. Les personnages sont filmés à fleur de peau, avec leurs forces et leurs faibleses, sans complaisance aucune ni caricature préfabriquée. En effet, il n'y a pas de personnage parfait: Sarah n'est pas une très bonne mère par exemple, Adrien est un mauvais jaloux...
Oeuvre intime et acteurs inspirés, tous aussi bons les uns que les autres. L'autre force des témoins réside dans sa musique (entre tubes années 80 et classique, superbe chant du personnage de Julie Depardieu) mais aussi dans ses couleurs chaudes, principalement le jaune, donnant au film une passion plus présente.
Un sujet difficile à entreprendre, je veux bien admettre. Mais pourquoi là, le film même si il relate des années 80(un peu tardivement traité)il est lourd, pesant, sans rythme, triste et pauvre à la fois. Il est à l'image de ce médecin qui est interprêté par Michel Blanc, sans vie. Le message est donné sans pudeur et sans morale. Dommage, une perte de temps.
Chapitres de la vie au fil des saisons, au gré des sentiments, selon les aléas d’une nouvelle maladie : le SIDA. André Téchiné signe un beau film sur la mort, humain, brutal et paradoxalement emprunt de vitalité et de plaisir, magnifié par une irréprochable direction d’acteurs.
Témoin, n. m. : personne qui certifie ou peut certifier quelque chose ; personne en présence de qui s'est accompli un fait et qui est appelé à s'en souvenir.
Sauf erreur, s'agissant des premiers dégâts du Sida en Europe/France.
Un film très réussi sur un sujet nécessaire et difficile, les débuts de l'épidémie du sida. Comme d'habitude, en grand directeur d'acteur, Téchiné choisit de faire passer son propos à travers différents personnages, en s'intéressant à leurs sentiments, leurs relations, leurs mal-être... Les acteurs, éléments clés de la réussite du film, sont éblouissants ; et l'on notera la confirmation, après "Douches froides", du très grand talent en devenir de Johan Libéreau.
film détestable, tant par le sujet que par le jeu des acteurs, mis à part le jeune johan libéreau et julie depardieu, tous les autres acteurs sont mauvais, michel blanc dans le rôle du doc homo, on y croit guère, sami bouajila dans celui du flic bi-séxuel n'est pas convaiquant, quant à emmanuelle béart on voit bien qu'elle s'emmerde dans ce film, elle est venue juste par amitié pour téchiné avec qui elle a fait quelques films, qui eux, étaient bien meilleurs que celui-ci, je pense notemmment à "j'embrasse pas" ou "les égarés"
Beau film. A la hauteur de la réputation de Téchiné. Excellents acteurs. Grande maîtrise de la direction d'acteurs. Malgré un scénario un peu romancé. Mais vraiment un beau film.
Les Témoins est film décevant. Les clichés font perdre tout intérêt à l'histoire mais ils représentent les obsessions de A.Téchiné. Ainsi du policier (Bouajila), comme par hasard maghrébin, qui est attiré par l'homosexualité. Ce déjà très improbable personnage vit évidemment avec une femme (Béart) très libérée. La jalousie, ce mauvais sentiment, n'existe évidemment pas dans ce couple idéal de tolérance. La tentation homosexuelle prend par ailleurs la forme d'un jeune (Libérau) à l'accent des cités qui multiplie les aventures fugaces dans un éternel bonheur ... jusqu'à ce qu'il tombe malade du SIDA. Il en mourra, mais debout, en bon petit soldat qui n'a pas peur de la mort. Courageux donc, le bellâtre insouciant. Son mentor prend les traits d'un médecin (Blanc), forcément courageux, qui va se battre contre le SIDA avec l'aide d'une prostituée, forcément altruiste. Bref, l'alliance bien connue du bourgeois progressiste et de la putain généreuse. Voici les principaux personnages ; personne n'y croît, pas même les acteurs ; aussi ne peut-on pas leur reprocher de jouer faux avec un scénario aussi peu crédible. Tout est factice : l'histoire et ses personnages ; mais c'est l'univers auquel tient Monsieur Téchiné.
Les témoins ? Mais quels témoins ? Pour quel témoignage ? André Téchiné est passé complètement à coté de son sujet. Les personnages sont creux, l'histoire inintéressante. Sur un thème propre à déchainer les passions, Téchiné réussi l'exploit de ne provoquer que l'ennui et l'envie de partir avant la fin. Aucune émotion n'est jamais transmise. C'est une tranche de vie quelconque de gens quelconque, pas un témoignage sur les années SIDA... On ressort de la salle déçu !
Je m'attendais à un beau film de Téchiné, mais quelle déception ! Les acteurs ne sont pas dans leur personnage, les anachronismes sont trop flagrants, le scénario inexistant, bref je me suis ennuyée, et je n'avais qu'une envie ... sortir de la salle.
Actuel . Un film dérangeant qui bouscule nos conventions. L'arrivée du SIDA dans les années 80 bouscule les vies intimes des personnages . Il remet en question le droit d'aimer qui cotoie cette fois la mort . Belle galerie de gens ordinaires confrontés à une nouvelle maladie , pas ordinaire . Très belle interprétation notamment du jeune provincial Johan Libereau, dont la jeunesse et la joie de vivre sont confrontées malgré lui à ce fléau moderne . A voir notamment par les jeunes adolescents .
L'éloge général des critiques est difficilement compréhensible, à tel point qu'on ne peut que se demander si ça et là, un snobisme convenu n'est pas venu parasiter ce que les critiques pensaient vraiment de ce film. Difficile de s'exalter pour une première partie parfaitement insipide, très mal interprétée (à l'exception de l'honnête composition de Sami Bouajila), sans queue ni tête, ne menant nulle part. La réplique de Michel Blanc: "Là, on nage vraiment dans le ridicule" sonne presque comme un mise en abyme involontaire du film. Puis, arrive la seconde partie, à laquelle le côté dramatique apporte forcément un surcroît de profondeur, mais sans qu'on en sorte plus content. Le film s'étire ensuite interminablement, avec deux ou trois rappels parfaitement superflus. Pour couronner le tout, la voix off et ses évocations grandiloquentes et pompeuses amène parfois le film à la limite du ridicule (l'évocation des deux "anges" dans le ciel...). La critique aurait-elle été unanime si le réalisateur s'était appelé Mr X.? J'en doute un peu. Peut-être faudrait-il, comme pour les vins, regarder les films à l'aveugle, pour garder son impartialité.