1714 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
362 critiques spectateurs
5
99 critiques
4
116 critiques
3
17 critiques
2
53 critiques
1
42 critiques
0
35 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Flotibo
72 abonnés
1 441 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 23 mai 2008
Un très bon film, les acteurs sont tous excellents et nous servent une histoire poignante sur les premières réactions face au sida en France. Un sujet sensible très bien traité.
Le nouveau Téchiné semble être l'aboutissement d'un travail qui dure depuis plus de trente ans. Avec une histoire très proche d'un simple mélo, le cinéaste évite tous les pièges possibles et signe une oeuvre aboutie qui émeut par petites touches, sans jamais recourir à des effets faciles. Soutenu par un casting 4 étoiles, dont un étonnant Johan Libéreau, Téchiné dresse le bilan des années SIDA et nous invite à suivre des personnages amoureux. Car il s'agit bien ici de traiter de l'amour sous toutes ses formes possibles : platonique, sexuel, filial, de soi etc... Pour finalement, faire de ce film un cri d'amour à la vie. Difficile pour tous, souvent injuste, elle griffe et déchire les êtres. Certains s'en remettent, d'autres pas. Dans cette guerre permanente, chacun lutte à sa façon et le cinéaste parvient à ne juger personne. Juste à montrer avec sa patte inimitable le destin poignant d'une poignée de gens qui, comme nous, souffrent beaucoup et, parfois, atteignent le temps d'un instant leur part de lumière.
Le sujet (le SIDA) est bizarrement très peu traité au cinéma, et le film mériterait pour cette seule raison d'êter vu.
Le film se passe dans les années 80, et André Techiné a trouvé un rendu de couleurs et un grain de pellicule qui rend parfaitement d'époque. Du coup, j'ai trouvé les anachronismes chocants (sans tous les cités: Le Crédit Lyonnais a une enseigne LCL toute fraîche, les bus défilent avec de la pub pour Navigo, on voit des Twingo partout, etc.)
Manu, le jeune gay qui monte à Paris pour trouver du travail est superbebement interprété par Johan Libéreau que j'avais déjà remarqué dans "Douches Froides". Les acteurs jouent très bien leurs rôles dans l'ensemble.
André Téchiné traîte du thème de la mort qui se rapproche pour le sidéen et du temps qui passe. Malheureusement, pour le spectacteur aussi le temps passe, et parfois bien lentement. J'ai vraiment senti des longueurs dans le film.
Malgré un sujet intéressant, on sombre dans l'ennui par moments, beaucoup trop souvent pour apprécier pleinement le film. La mise en scène est soignée, les acteurs sont bons la plupart du temps (même si parfois les répliques ne sonnent pas juste). La voix off est inutile, en ce qui me concerne. "Les Témoins" ne restera pas un film référence sur les débuts du sida.
Ca part comme un plaisant chassé croisé amoureux puis le film prend de l'épaisseur et évoque le sida: la maladie, la peur de l'autre, la mort...Les acteurs sont excellents (à part peut-être Emmanuelle Beart trop gonflée des levres et trop" poseuse").On est vraiment dans l'intimité des personnages, près d'eux .Johahn Libereau n'est pas beau mais charmant et magnetique, Michel Blanc credible en gay transi d'amour. Le film est une ode à la vie, au sexe, au charnel.
Sous ces images colorées et dynamisées par une musique eighties, le film d’André Téchiné n’en reste pas moins âpre et déchirant… L’apparition du Sida dans les années 80 ne laissera personne indemne… et surtout pas les spectateurs… Une merveille !
Avec Les Témoins, André Téchiné s'attaque à un sujet qui lui tient à coeur. Etant lui même homosexuel et ayant perdu des amis du sida, il nous replonge dans les début de la découverte du virus par le publique dans les années 84-85. Les premières minutes sont assez difficiles. Non pas difficiles parce que le thème est dur, mais difficile parce qu'on a du mal à rentrer dans la peau des personnages. Ils nous semble tous complétement extérieur au film et on craint beaucoup pour la suite. Heureusement, très vite les acteurs prennent leur place et on peut se laisser complétement imprégné de ce nouveau film de Téchiné. La plus grande partie du film est constitué de tête-à-tête particulièrement intenses entre deux personnages, les couples changeant bien sûr tout du long du film. La voix off, lue à la manière d'une italienne de Théâtre par Emmanuelle Béart, rajoute encore à l'intensité du film. Emmanuelle Béart, justement, nous présente Sarah, un écrivain, un peu libertine et surtout pas à l'aise dans son nouveau rôle de mère, et ayant une grande soif de vie et de connaissances. Comme à son habitude, elle est ici encore une fois éblouissante. Le personnage de Michel Blanc est beaucoup plus difficile à cerner. Dans la peau d'un médecin homosexuel attaché au problème du sida et ayant surtout beaucoup de mal à rendre réciproque l'amour qu'il a pour un jeune homme, Manu (interprété par Johan Libéreau) il a un coté très moralisateur, lui même ne vivant pas forcément dans le respect de ce qu'il dit. Manu est la personne du film infecté par le virus. Cet acteur que l'on découvre pour la plupart d'entre nous dans ce film, joue de manière simple et naturel un homosexuel aimant s'amuser, aimant profondément la vie, et foudroyé sans s'en rendre compte par le virus, qui va le tuer très vite. Réalisé en trois tableaux, le film bénéficie d'une image simple et belle, et d'un scénario parfaitement réussi.Les Témoins restera certainement un film important dans la carrière de Téchiné.
C'est beau, c'est simple, c'est triste, c'est émouvant, c'est tout ça à la fois et encore tant... Les Témoins est un film juste, qui révèle toute la complexité entre les rapports humains. Qui aborde la maladie d'un point de vue personnel, sans jamais chercher à dramatiser. Une ode à l'amour et à la vie.
Énormément d'anachronismes et une mise en scène peu soignée qui n'enlèvent rien à ce petit chef d’œuvre à la française. L'histoire est bouleversante, très bien aidée par la BO (les Rita Mitsouko, Vivaldi et le Dieu vivant Philip Glass) et les acteurs correspondent parfaitement avec ce que recherchait, je pense, le réalisateur. A voir d'urgence, même si le côté dramatique me rappelle un peu The Hours.
Un très beau film sur la vie, l'amour et l'amitié, perturbé par l'apparation d'une maladie inconnue à l'époque qui frappe d'abord des populations fragiles et qui fait peur.
La réalisation est excellente tout comme les acteurs qui ne versent jamais dans le pathos. Johan Libéreau incarne à merveille un jeune homme innocent, un peu naïf, qui débarque à Paris et qui peut librement vivre sa sexualité.
Ce film nous rappelle que le sida c'est la guerre. On en a malheureusement besoin.
L'un des films de Téchiné les plus aboutis, entre la perfection formelle des "Roseaux sauvages" et le lyrisme désespéré du "Lieu du crime". Une oeuvre de maturité et de totale liberté, qui révèle en outre le talent du jeune Johan Libéreau.
Bon film de moeurs, avec des bons acteurs ça aide bien et ici ils sont tous très bien. La partie la plus intéressante est le moment de l'arrivée du fléau sida. Par moments le film est moins prenant, mais Téchiné nous fait replongé assez vite dans l'histoire.
Un film juste et simple sur un sujet dur et douloureux. "Les Témoins" nous laisse voir le quotidien d'un groupe de personnes qui va être frappé de plein fouet par un fléau dont on terra le nom pendant tout le film. Les acteurs, confirmés ou non, sont tous excellents, de Johan Libéreau à la candeur lumineuse à Michel Blanc, enfermé dans sa solitude. Les couleurs éclatantes, le montage rythmé et la musique très 80's plonge cette chronique dans une ambiance dépourvue de mièvrerie et de misérabilisme là où beaucoup seraient allés dans la surenchère d'effets dramatiques. Plus qu'un mélodrame, le dernier Téchiné est une ode à la vie et à l'amour.
Après un début de film qui fait craindre le pire on arrive à quelque chose de plus intéressant pour retomber rapidement dans des scènes sans ambitions. Film raté faute d'avoir fait des choix tranchés dans la réalisation, on entre ainsi dans l'intimité de tout les personnages sans s'en sentir plus proche pour autant.