Très bon film sur la dépendance à l'alcool avec un casting parfait que les seconds rôles mettent au plus haut niveau (chapeau Vuillermoz !). Le scénario est précis et à le mérite de mettre en avant des scènes clefs malgré un genre peu cinématographique... D'ailleurs le problème vient bien de Godeau qui n'est assurément pas réalisateur, la mise en scène est beaucoup trop académique voir scolaire. Mais dans ce film le but est de nous montrer une désintox avec toute la sincérité et le respect qu'un tel sujet doit avoir. Pas un chef d'oeuvre c'est sur mais un film emblématique qui mérite qu'on le voit.
Tirée de l'histoire vraie d'Hervé Chabalier le patron de Capa, ce premier film du producteur Philippe Godeau est plutôt réussi. Une mise en scène classique et sans surprise qui fait la part belle à la direction d'acteur. François Cluzet, lui aussi par le passé touché par l'alcoolisme, campe avec justesse Hervé. Il est formidable, on le dirait fait pour le rôle, il est vraiment le personnage. Tout le reste du casting est aussi très bien avec un Michel Vuillermoz extraordinaire. Mélanie Thierry est aussi convaincante bien que je ne l'apprécie pas trop d'habitude. Avec également la toujours parfaite Anne Consigny. D'entrée on est pris par l'histoire et on s'attache à (aux) personnage(s). Quelques beaux moments d'émotions achèvent de nous faire adhérer totalement au film. Le dernier pour la route n'est sans doute pas un chef d'œuvre et on peut trouver mieux sur le thème mais c'est solidement fait, bien écrit et surtout très bien joué. Ce serait dommage de bouder son plaisir...
Des moments forts, des acteurs toujours justes et une histoire touchante cependant, quelques longueurs et pas de réelle période de sevrage (avec douleurs et souffrances!!! Curieux!!!). Donc, un bon film sur un sujet difficile mais qui aurait pu gagner encore plus en profondeur et en accroche.
A eviter !! C'est plat , c 'est long et surtout c est pas representatif de ce que peut être un centre de desintox, le personnel soignant est tres peu present, les patients semblent etre plus dans une colo qu 'en traitement ! Cluezt joue mal, il est moralisateur et surtout on y croit pas un instant, il n a pas l air de souffrir de manque, on ne sait pas pq il boit enfin bref ne surtout pas montrer ce film a des alcooliques ...
Première réalisation pour Philippe Godeau (producteur d’une dizaine de films) et qui adapte pour l’occasion, le roman homonyme et autobiographique de Hervé Chabalier (patron de l’agence de presse Capa). Le Dernier pour la route (2009) est un drame intimiste & psychologique, dans lequel plusieurs alcooliques tentent une cure de sevrage au sein d’un complexe spécialisé. Parmi eux, Hervé, marié et père de famille absent et sous l’emprise de l’alcool, tente coûte que coûte de se sortir de là, même si au fond de lui, il n’y croit pas trop. L’histoire captivante et la mise en scène parfaite, ajoutez à cela, des interprètes crédibles aux rôles complexes. Bien évidemment, c’est François Cluzet qui se démarque le plus, sa prestation est (comme toujours) excellente, au côté d’un casting tout aussi riche. Prestations marquantes et B.O séduisante (Jean-Louis Aubert), Philippe Godeau promet de belles choses pour la suite.
Exemple type du film qu'on ne peut ni vraiment tailler ni vraiment encenser, "Le Dernier pour la route" est ce que l'on peut qualifier d'honnête moment de cinéma, sans réelle fausse note mais sans grande créativité non plus. A vrai dire, sa sobriété extrême est à la fois sa force et sa faiblesse. En effet, d'un côté on apprécie vraiment les efforts fournis par Philippe Godeau pour ne pas nous engloutir sous un déluge de pathos, permettant ainsi systématiquement au film de garder une profonde dignité, mais en même temps on regrette tout de même un cruel manque d'émotion, et ce quasiment du début à la fin. On ne se sent d'ailleurs qu'à moitié concerné par les personnages (à une ou deux exceptions près), et ce malgré quelques scènes somme toute plutôt réussies. Bref, ni bien ni mal, "Le Dernier pour la route" est en définitive un film honorable, mais qui ne marquera pas (et c'est dommage) vraiment les esprits.
C'est un sujet rare au cinéma, qui fera donc tout l'interêt de ce long-métrage qui camoufle trop maladroitement ses incompétences cinématographiques, à savoir une réalisation plate et un scénario faible. Pourtant, il faut reconnaître à Philippe Godeau, grand producteur du cinéma français qui passe pour la première fois derrière la caméra, une sincérité importante. Récit d'une histoire vécue par Hervé Chabalier, qui a écrit un livre autobiographique sur ce parcours contre la mort, et coécrit le scénario du film, "Le dernier pour la route" a tout d'un film de mise en garde contre les ravages de l'alcool ; il rappelle fortement à quel point la conscience ne peut distinguer la barrière entre le plaisir épicurien et la dépendance qui finit par noyer toute forme de vie sociale et d'issue. Les interprètes sont exceptionnels (de François Cluzet, que l'on a jamais vu aussi poignant, à Mélanie Thierry, véritable révélation, en passant par Michel Vuillermoz d'une sensibilité étonnante) et le film leur doit beaucoup ; à part quelques séquences réussies montrant la finesse qui se cache derrière la maladresse globale de la mise en scène (le récit en Afrique est un moment bouleversant), le film réduit ses possibilités au simple talent de ses comédiens. La famille détruite et l'apparition de la jeune fille alcoolique ne prennent jamais l'importance nécessaire à force de focaliser le récit sur le courage de ses combattants aux armes jusqu'à la fin de leur vie, les étapes qu'ils traversent et leur lutte éternelle contre le poison de leur existence. Sans forcément passer à côté du sujet, Philippe Godeau sert une technicité polie qui manque de desservir en puissance les grandes lignes du film. A force de se rabattre sur la cure, "Le dernier pour la route" fait l'erreur de considérer la mise en scène comme anecdotique au profit d'une quasi-documentarisation. Seulement, la façon dont le film romance l'horreur banale le conduit à ne pas coller avec ce qu'il voudrait être. En découle une s
Magnifique film sur la dépendance à l'alcool et la cure de désintoxication !! Très réaliste, éprouvant et touchant !! François Cluzet tient son rôle à peu près correctement (bon moi il m'agace mais ça il n'y a rien à y faire!!) et malgré quelques longueurs on suit la réinsertion de cet homme avec plaisir !! Certaines scènes sont émouvantes et tristes et j'ai passé une bonne soirée même si dans le genre j'ai mille fois préféré Un Singe Sur Le Dos !!
Pour son premier long-métrage, sorti en 2009, Philippe Godeau aborde le sujet de l’alcoolisme. Même si le ton reste très didactique, ce film réussit, grâce à l’insertion de plusieurs flashbacks, à conserver un certain rythme et proposer beaucoup d’émotions. Il est aidé par l’excellente prestation de François Cluzet qui incarne cet homme malade rejoignant un centre de désintoxication. A ses côtés, Mélanie Thierry en écorchée vive (César du meilleur espoir féminin pour son rôle) est également surprenante. Le reste de la distribution reste solide (Michel Vuillermoz notamment). Bref, un ensemble juste avec une compassion toute en retenue.
Bof bof, je ressors de la salle en ayant l'impression d'avoir vu une sorte de long clip de prévention contre l'alcool. Bien sur que le sujet du film est intéressant, mais était-on obligés d'assister à ces scènes rébarbatives où un ancien alcolo énumère un par un les dangers de la dépendance et les effets ravageurs de l'alcool sur le corps ? Alors oui, Cluzet est très bien, comme d'hab ce mec dégage quelque chose qui fait qu'on l'aime tout de suite, lui et ses failles. Oui le message est beau, on ne peut pas s'en sortir tout seul. Mais le film reste un peu chiant sur les bords, et c'est dommage !
Un film à la mise en scène minimaliste pour accentuer la force du récit. Certes, c'est réactionnaire mais, sans verser dans le larmoyant, on a une œuvre poignante, magnifique et sans concessions quant à la dureté du thème abordé. D'un ensemble très juste, assez violent psychologiquement parfois, vraiment fort. Les acteurs avec François Cluzet et Melanie Thierry en tête sont exceptionnels. Seul bémol : le film ne montre que des gens aisés financièrement en train de combattre leur alcoolisme et ça me gêne un peu.
LE DERNIER POUR LA ROUTE (2009). Hervé Chabalier recevra une belle gifle, un acte représenté par deux mots: le déni. L'acceptation d'une thérapie. Vivre à l'intérieur d'un cocon, d'un groupe, pour réussir à comprendre les choses différemment, à pouvoir se reconstruire, à sortir vainqueur d'un bras de fer destructeur, et surtout à retrouver sa dignité. Un film réaliste, livrant de très bons messages, offrant aussi plusieurs clés qui aideront à déverrouiller des structures psychologique abimées. Des profils sur la souffrance humaine, servis par d'excellents acteurs. FRANCOIS CLUSET admirable dans le rôle d'Hervé, un personnage très poignant. Un long-métrage bouleversant, dont l'éducation nationale devait inclure à l'intérieur de son programme (c'est peut-être déjà fait). Je n'oublierai pas le compositeur JEAN-LOUIS AUBERT qui apporte par sa contribution, une B.O très gratifiante. UN FILM QUI PEUT AIDER. RENVERSANT.
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4,5
Publiée le 6 octobre 2020
L'alcoolisme n'est guère un nouveau sujet au cinéma. De son côté le réalisateur Philippe Godeau pour la première fois a opté pour une approche beaucoup plus sobre ce qui ne veut pas dire que Le dernier pour la route n'est pas sérieux et passionnant bien au contraire. En effet en choisissant de se concentrer sur la thérapie de désintoxication d'Hervé son personnage principal et de n'évoquer sa descente aux enfers qu'à travers de courts flashbacks Godeau a écarté tout ce qui était spectaculaire et peut-être un peu lugubre au profit du réalisme et de la réflexion. Après tout il ne s'agit pas ici de décrire la chute accrocheuse d'un ivrogne mais de la renaissance d'un homme responsable qui a décidé de reconstruire sa vie et sa relation avec sa femme et son fils. Défi relevé avec succès puisque ce film plutôt austère nous garde toujours intéressés. En fait nous aimons tous les personnages patients et thérapeutes quels que soient leurs défauts et leurs faiblesses. Comme Hervé, François Cluzet est en phase avec le style du film, sérieux et sobre. Deux autres interprètes se démarquent Michel Vuillermoz dans le rôle de Pierre le clown désespéré de la clinique et Mélanie Thierry incarnant une jeune patiente troublée et troublante qui développera une étrange relation amour-haine avec Hervé. Il n'y avait pas de grandes scènes dans Le dernier pour la route mais il y en a quelques-unes puissantes comme la douloureuse visite de la femme d'Hervé. Toutes les scènes mettant en scène Pierre en particulier sa mort émouvante et celles impliquant l'inquiétante et imprévisible Magali sont puissantes. Vous ne serez pas déçu par Le dernier pour la route. C'est en effet un film enrichissant à la fois éducatif, émouvant (sans être trop sentimental) et très sincère. En évitant les effets horribles Philippe Godeau a réussi à trouver le bon ton et à s'y tenir tout le long du film. Et ce n'est pas un mince exploit pour un réalisateur...