Un avocat véreux révèle des informations compromettantes à un jeune garçon, avant de se suicider devant lui. Le jeune adolescent est maintenant la cible de la mafia qui souhaite le faire taire, et d'un procureur carriériste qui veut à tout prix lui faire vider son sac. « The Client » marque les débuts au cinéma du jeune Brad Renfro, acteur talentueux, charismatique dans le rôle d'un sale gosse qui ne peut se fier à presque personne. Cette prestation lui permettra d'ailleurs d'enchaîner sur plusieurs rôles poignants dans les 90's, avant une descente aux enfers et un suicide dans les années 2000. Face à lui, les vétérans Tommy Lee Jones, en procureur arriviste, et Susan Sarandon, en avocate maternaliste dont la relation avec le protagoniste sera au cœur du film. Ainsi qu’Anthony LaPaglia, qui cabotine gentiment en mafieux détraqué. Le tout filmé sans fioriture par Joel Schumacher, qui nous livre ainsi un thriller efficace, mêlant intrigues judiciaires et menaces de mort.
Joel Schumacher n'est pas apprécié de beaucoup de monde, la raison: "Batman Forever" et "Batman & Robin" mais voilà il n'a pas fait que des nanars, "Le Droit de tuer ?", "Chute libre", "Phone Game" et là "Le Client", alors sans êtres des monuments du cinéma ces films sont loin d’être des grosses nazeries. Pour "Le Client" y'a un très bon casting, une bonne réalisation et une histoire déjà vu certes mais pas mauvaise.
Un solide thriller judiciaire,adapté d'un roman de John Grisham,mais qui a tout de même la facheuse tendance à délaisser son suspense pour une évocation à peine voilée de la famille reconstruite. "Le Client"(1994) nous permet de suivre le très attachant Brad Renfro,14 ans,qui ayant assisté au suicide d'un avocat,se voit acculé de toutes parts et contraint d'engager une avocate téméraire et sensible. Dans ce rôle-là,Susan Sarandon emporte tout,faisant passer toute sa frustration,sa vulnérabilité et sa volonté d'aider cet enfant qu'elle aimerait sien. Tommy Lee Jones est un procureur retors dans le style qu'il affectionne. Joël Schumacher met tout ça en images avec efficacité,bien qu'il multiplie les invraisemblances. Mais c'est une histoire que l'on suit avec implication et application,où l'on se met à la place de ce gamin qui a juste besoin de protection et d'amour maternel.
Schumacher a su donner du rythme aux invraissemblances du best-seller de John Grisham. Ce film démontre qu'on peut maintenir l'attention du spectateur sans faire pèter la moitié de la Louisiane. Un thriller original et sympathique.
Un thriller honnête. Conventionnel pour l'usage hollywoodien qu'il en est fait, surtout avec son scénario et son rythme effréné. Synopsis : un gamin est soupçonné d'avoir entendu les confessions d'un avocat peu scrupuleux. La mafia et le FBI se l'arrachent, car il devient un témoin trop gênant. Il embauche une avocate pour mieux se protéger... . Voguant sur le succès de "La firme", "Le client" est le deuxième roman de John Grisham à être adapté au cinéma. Et cela aurait pu être une gageure. Or, Joel Schumacher a su tirer profit en ne gardant que la consistance du roman et en le remaniant façon thriller pour ne donner qu'une infime partie du côté judiciaire. Il est obligé de ne pas passer outre et parle justice à l'intérieur de son thriller. En cela, je trouve qu'il a su doser mise en scène, stylisme et garder le contact mais aussi ses distances avec son interlocuteur, c'est-à-dire le spectateur. Coup de chapeau Joel !! Tu ne t'engouffres pas, tu ne prends pas partie, et pour ça, je tiens à te féliciter. Tu restes vraiment en dehors de la fiction que tu proposes, tu prétends divertir, et pour ça, tu vas cash dans le mille. Bingo ! Jackpot ! Soulignons aussi une très bonne composition d'Howard Shore qui a l'art de rendre l'atmosphère du film alambiquée, chimique, détonnante et un rien saupoudrée d'effroi. Il faut bien noter qu'Howard sort tout juste de sa bande-son non moins réussie du "Silence des agneaux". Pour le rôle de l'enfant, Joel fait coup double en engageant Brad Renfro car ce dernier, alors inconnu, arrive à porter "Le client" du début à la fin, et ce, sans broncher. Une excellente interprétation d'ailleurs. Toujours dans le juste ton, il dégage une présence et un charisme impressionant. Personnellement, je l'ai adoré. Sans doute l'un de ses meilleurs rôles dans son tout premier ! Extraordinaire, non ? On le retrouvera dans "Sleepers" aux côtés de De Niro, "Un élève doué" avec Ian McKellen et "The jacket" (avec Brody) notamment avant de se suicider. Pour moi, il fait partie de ces talents décédés trop jeune comme James Dean, River Phoenix ("Stand by me", "My own private Idaho") ou Heath Ledger ("The dark night", "Brockebak mountain", "Les frères Grimm"). Le réalisateur nous propose un duel très prometteur aussi : Susan Sarandon (l'avocate)-Tommy Lee Jones (le chef de sa brigade du FBI). Il faut dire que ces deux lurons se livrent à de sacrés jeux d'acteurs et que leur affrontement final tient du sans faute. Suivent des seconds couteaux très affûtés eux-aussi : Ron Dean (apparu un an plus tôt dans "Le fugitif"), Anthony La Plaglia (revu au cinéma dans "Accords et désaccords" de Woody Allen et "Salton sea" de D. J. Caruso) et le regretté Ossie Davis ("La colline des hommes perdus" avec Connery, "Malcolm X", ...). Pour terminer, "Le client" s'apparente à un divertissement basique mais pris de haut par deux talents hors pairs, l'excellentissime Brad Renfro et le non-moins génial Schumacher (qui nous donnera deux autres jolis jeux de style : le très bon "Chute libre" (avec le tandem Douglas/Duvall), et l'électrique et chaotique "Phone game"). Mafioso, ce film n'est pas à prendre à la légère... !
Un avocat d'un parrain de la mafia confie à un jeune garçon un secret avant de se suicider. L'histoire est en tout point remarquable, la psychologie des personnages et le déroulement de l'intrigue sont des modèles du genre. Les acteurs amènent le film à un niveau impensable, Sarandon et Lee Jones mais aussi et surtout le jeune garçon. La finesse des rapports entre les personnages est peu commune, Ce film est simplement l'un des meilleurs thriller juridico-psychologique.
Adaptation du célèbre roman éponyme de l'illustre romancier John Grisham, "Le client" est - à défaut d'être complètement original ou franchement bon - un bon petit film policier - même si cette adaptation est bien en dessous du roman qui perd beaucoup de sa qualité ainsi que sa consistance - et fait partie des films plutôt réussis de Joel Schumacher. Si le scénario reste basique et que la totalité du film ne recèle pas de véritable surprise, ce sont les personnages qui sont les plus intéressants - avocate en mal de réussite, abimée par la vie, gosses livrés à eux-mêmes par une mère sous cachetons, ect... - et les interprétations de Susan Sarandon, Tommy Lee Jones mais surtout le jeune prodige qu'était Brad Renfro permettent au film de vivre et d'inspirer le spectateur. "Le client" se laisse donc aisément regarder et apprécier.
Au départ le scénario qui est une variante originale sur le thème du témoin en danger laisse espérer un bon film, hélas la réalisation accumule les longueurs et les invraisemblances. Pire encore, le jeune héros a fini par me porter sur le système au point d'avoir de la sympathie pour le tueur.
Avec un synopsis digne d'un bon thriller et ses têtes d'affiche (à savoir Susan Sarandon et Tommy Lee Jones), Le Client avait de quoi susciter l'intérêt. Mais dès les premières minutes du film, on ressent très vite que l'ensemble s'avère assez bancale. Pire, le film n'est pas ce qu'il prétendait être. En effet, au lieu d'être un policier hollywoodien de bonne facture, nous nous retrouvons plutôt avec un film qui ne se prend que trop rarement au sérieux et qui nous débite un scénario tiré par les cheveux. Bref, à aucun moment on ne croit à l'histoire de ce gosse, témoin d'un suicide, qui préfère engager un avocat pour éviter que d'autres ne le harcèlent de questions et de faits qui pourraient lui sauver la vie. Sans compter que ce jeune personnage se montre tout simplement agaçant de par ses paroles tantôt agressives, tantôt roses bonbon. Ce que l'on retiendra du Client? Juste les joutes verbales entre Susan Sarandon et Tommy Lee Jones (bien trop rares...) qui arrivent à passer le temps.