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jamesluctor
168 abonnés
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2,5
Publiée le 14 mars 2010
Le parcours d'une ordure, assez bien tracé, avec des personnages secondaires crédibles et des caractères humains intéressants à voir. Le problème du film, c'est que tout ça ressemble un peu à une tranche de vie. Une vie pourrie et mouvementée, mais sans grand but. Pas aussi bon qu'un tarantino, je pense. Mais ça reste tout à fait abordable.
Film passé totalement innaperçu lors de sa sortie en salle,Arrivederci...est pourtant un chef d'oeuvre dans le genre du polar européen. On pourrait croire qu'il s'agit d'une grande fresque mafieuse comme l'excellent Romanzo Criminale, toutefois le film de Soavi se démarque de celui de Michele Placido (ironie du sort, ce dernier joue le rôle d'un flic ripoux dans le film de son compatriote) pour suivre le parcours d'un seul homme. Giorgio incarné par le ténébreux Alessio Boni s'impose comme l'une des plus belles figures d'anti-héros du cinéma de genre. Soavi filme le parcours de cet éphèbe prés à tout (trahison, meurtre, chantage, etc...) pour retrouver une respectabilité perdu à cause de ses activités de terroristes. Le film inverse totalement le cliché de la rédemption en nous montrant un homme qui sous pretexte de se racheter une conduite devient encore plus mauvais qu'il ne l'était par le passé. En effet, Giorgio ne tue plus au nom d'idées révolutionnaires tombées en désuétude mais uniquement pour des motivations personnelles et en faisant preuve d'une froideur qui contraste avec son image de beau gosse. Enfin, Soavi ancre son récit (faisant ainsi référence à ses précédents films) dans une imagerie de film fantastique, notamment lors de la scène de l'attentat manqué qui semble tout droit sortie d'un film d'horreur.Cette logique se retrouve également lors d'un final implacable,cruel et ironique qui laisse le spectateur mal à l'aise le poussant à s'interroger sur la notion d'intégrité. En clair, il serait dommage de passer à côté d'une petite perle comme Arrivederci...sachant que les bons films policiers européens sont plutôt rares de nos jours.
Cela s'appelle une claque : un film vénéneux, sans espoir de réemption pour les criminels, ni pitié pour les innocents, mais sans complaisnce aucune dans la violence extrême, morale et physique, qu'il dépeint. La justesse du contexte politique et psychologique (soit une sorte d'écho des "années de plomb" qui ont semble-t-il désintégré la morale Italienne), la précision de l'interprétation (avec une mention pour Placido, impressionnant en policier corrompu jusqu'à la moelle), la belle originalité d'une mise en scène qui fait le choix d'un lyrisme coloré et baroque très seventies, tout concourt au plaisir (!) d'un spectateur qui réussirait à s'affranchir des codes actuels du thriller efficace à l'américaine (ce qui n'est clairement pas le cas de tous les spectateurs, vus les commentaires à la sortie...). Le plus remarquable cependant, c'est la magnifique atmosphère fantastique, très giallo, que Soavi distille en permanence, ajoutant une tension irréelle aux ficelles classiques du polar.
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1,0
Publiée le 12 octobre 2020
Il y avait un réalisateur italien prometteur avec une main presque parfaite quand il s'agissait d'éclabousser du plaisir comme Stage Fright et qui a finalement livré le film de zombie postmoderne exquis et ironique Dellamorte Dellamore avec Rupert Everett dans son meilleur rôle de premier plan. C'était il y a longtemps alors Soavi a fait beaucoup de travail à la télévision entre-temps et c'est peut-être la raison pour laquelle Arrividerci amore, ciao sa première entreprise sur grand écran ressemble exactement à un film TV pour la RAI Uno exécutée par des professionnels son affectation de télévision. Le plus gros problème du film est le scénario qui ne fonctionnant pas donne un bâillement extraordinairement ennuyeux sur l'histoire de meurtre d'épouse qui se dissolve finalement dans l'air tiède. La fin du film étant l'est l'une des grandes déceptions de l'histoire du thriller italien. C'est probablement mon dernier film Soavi alors Arrividerci Michele, ciao...
Le cinéma italien se porte bien, après avoir vu Romanzo Criminale, j’ai regardé Arrvivederci Amore, ciao. Film très sombre, oubliant les codes du genre, c’est un excellent polar interprété par de très bons acteurs et réalisé sans faille. Très violent et dépourvu d’émotions superflues, il est tout de même difficile de s’identifier au protagoniste, et du coup, on se sent un peu extérieur au film.
Mon premier de Soavi et cest une véritable découverte, du cinéma italien de qualité. Lhistoire est mafieuse comme je les aime, un extrêmiste religieux est exilé en Amérique Centrale suite à un attentat, il décide alors de tuer son ami en échange dun passeport français qui lui permettra de rentrer en Europe. A partir de là, tout deviendra chantage et traffic afin de pouvoir redevenir quelquun de normal, un citoyen comme les autres. Loriginalité du film vient de là, cest le passage vers le Mal, Giorgio interprété par Alessio Boni sera près à toutes les atrocités possibles pour retrouver son statut et une vie normale. Roberta la femme, quil épousera, sera son avant goût de ce que peut être cette vie, une vie heureuse qui est associé à une vie simple. Cest ce passage entre les deux états qui est intéressant, ce film est un véritable détournement des codes civils et moraux. Limmoralité de cette homme sera justement le but dans son atteinte dans la normalité qui est aussi signe de bonne conduite et donc de moralité. Un film tout en nuance qui retrace bien une réalité de la vie, cest celle quil ny a pas justice. Chacun voit la vie comme il lentend mais certains ont plus de chance que dautres, certains savent saisir des opportunités ou tout simplement bouger pour obtenir quelque chose. Un film totalement immoral mais qui fait réfléchir sachant que ce nest pas si bête, ce film cest un peu comme la vie. Parfois injuste et difficile mais cest aussi une récompense quand on veut vraiment quelque chose et quon lobtient même si cest dans la souffrance. Un exemple original que lon peut appeler une « immoralité morale ». Un film qui peut paraître banal dans le style mafieux tout est là (sexe, drogue, violence et règlements de compte). Le film est simple si on ne regarde pas le fond de son questionnement et les nombreuses thématiques qui sont exposés mais extrêmement intéressant si on creuse son contenu.
Renouveau du polar à l’italienne, c’est vite dit. Disons plutôt remake d’un obscur film noir américain par un fan du genre italien. A réserver aux amateurs du genre, les néophytes risquent d’être déçus. Il est clair que ce film accumule tous les poncifs du polar moyen, (exagération des situations, individus clichés, violence gratuite). Déjà le début qui nous entraîne sur une fausse piste, un peu maladroitement. Après j’ai du mal à croire que cet ancien terroriste convaincu, devient tellement paumé, qu’il se laisse manipuler par un simple flic ripoux, mal dégrossi. Et puis cette voix off qui ne sert absolument à rien. Le personnage principal, antipathique, stupide, froid et malgré tout un peu sympathique ne tient pas la route sur la longueur d’un film. L’acteur principal n’est pas fait pour ce rôle, avec son physique d’athlète qui sort de la salle de gym, il est trop jeune, et sa palette d’expression n’est pas assez large pour exprimer toutes les facettes de cet être complexe. Il est entouré de caricatures qui ne décollent pas, (la femme pure, la maîtresse qui est femme mariée, le flic pourri mais jusqu’à la moelle) et puis c’est tout. Le final je le laisse à qui voudra, mais la complaisance du cinéaste, la façon dont est filmée toute l’agonie de la femme, me laisse de marbre (marbre de Carrare plus précisément). C’est inutile et ça ne nous apprend rien. Les ellipses je ne suis pas arrivé à les combler tout seul, il manque quelque chose, des incohérences à combler sans rien autour. Téléfilm qui ferait un polar du tonnerre avec plus d’exigence à l’écriture, un bon script derrière et un cinéaste inspiré à coté. Jonathan Demme présente : le renouveau du polar à l’italienne ? c’est pour ça que j’ai loué le film, erreur. Arrêtes de blaguer, Jonathan ce n’est pas drôle, et tu ne m’as pas fait rire.
Ton, parti pris et mise en scène intéressants mais petite déception sur la fin. Trop d'effets, de sujets. Aurait gagné à se recentrer et à raconter vraiment une chose. Scènes fortes (SPOIL : la mort de R.) mais au service de... ? 60%
Absolument sublime. Un film noir dans la grande tradition italienne. Après Romanzo Criminale, voici Arrivederci Amore Ciao. A voir absolument... et en VOST bien sur!!
Deux très bons acteurs (le charismatique Alessio Boni, vu dans "Nos Meilleures Années" et le formidable Michele Placido en flic corrompu, réalisateur de "Romanzo Criminale") dans un film moyen aux trop nombreux effets de style (caméra aérienne) et clichés (bar où femmes et coke sont à disposition). Le film hésite entre polar noir et thriller gore (la scène finale, outrancière). On gardera en mémoire cependant certaines scènes d'action assez efficaces.
Sympathique thriller mais qui s'essouffle petit à petit du fait d'une réalisation assez mollassonne. Hormis la dernière séquence assez poussive et tirée par les cheveux, le film se laisse voir.
Je ne sais pas ce qui manque à ce film mais l'ensemble est long et ennuyeux... Pourtant, l'idée est intéressante : le retour en Italie d'un ancien terroriste (de quoi d'ailleurs ? des BR ?) qui refait sa vie du côté des voyous (sans qu'on évoque la mafia) aux côté d'un flic ripoux. Séduisant ? Oui... mais la réalisation est poussive, froide et en définitive, sans intérêt ! Dommage, moi qui aime les films italiens...
Amateur du genre, de ces films de mafieux, gangsters et autres bandits qui sont des histoires vraies ou du moins qui paraissent très réalistes, je dois dire que je considère ce film comme un classique en la matière. On y retrouve tous les ingrédients habituels avec le jeu d'acteur qui va bien, je l'ai revu deux fois à des années d'intervalles et il fait toujours le même effet. Je valide et je recommande.
Je m'attendais à un film plus structuré, plus en rapport avec le passé politique du personnage principal et de cette période trouble de l'Italie des Brigades Rouges. Au lieu de cela, nous assistons aux tribulations d'un homme sordide, immoral, totalement nuisible aussi bien dans ses relations affectives que sociales. On aimerait aussi que l'auteur conclut. Or pas de chute, si ce n'est l'impression que toute l'Italie est vouée aux magouilles les plus infâmes, que celles-ci touchent tous les milieux et que nous avons là la représentation italienne d'un honnête homme parmi les autres, comme le dit le personnage pour terminer. Le film est trop décousu, le seul fil conducteur est la violence qui permet d'évincer les gêneurs. L'auteur a-t-il voulu dénoncer la supercherie que représente la "réhabilitation" à l'italienne ? Ou m^me l'impossibilité de se réhabiliter ??